Réponses aux reviews
kazenoseiren : Heu, pour l'action, genre verbes de mouvement-massacre-bataille-armes, va falloir attendre un peu... :/ Là c'est mouvement scénaristique uniquement.
Holidays : Oui, quand je sais pas trop quoi dire dans un chapitre, je m'arrange pour faire un miroir, que ça ne fasse pas trop plat tout de même. :) Erza faible, c'est bien, mais faut pas qu'elle le reste trop longtemps non plus. Sinon c'est pas marrant. :)
Moirice : Mais vas-y, te gêne pas, engueule-le, ça le fera peut-être réagir ! :) Si tu tues Jellal, c'est l'auteur qui va te couper en morceaux, puis Erza passera les restes à la broyeuse et enfin la Garde Royale fera une carpette avec les bouts restants. :) Mais sinon, tu es libre de faire ce que tu veux, hein *PAN*
Lauraine Tonksm : Beaucoup de gens ont envie de me crier dessus dernièrement :) Pauvre Erza, imbécile de Jellal et foutu Safir. Et enf***ée d'auteur à la c**, surtout ! *PAN*
Lehanna : Oui, je l'ai reçue. Une histoire d'amour, tu dis ? Ah oui, maintenant que tu le dis, c'est estampillé Romance, mon histoire... *PAN* Qu'est-ce que je fais ? Je passe le Romance en Angst et le Happy End en Sad End ? :p
Lyra : Effectivement. :)
54. Mariage
X792, Edolas, Cité Royale
Les Conseils.
Jellal avait rarement vu de chose plus inutile que ces réunions de Conseillers casse-pieds qui pensaient tout savoir parce qu'ils étaient plus vieux que lui. Et pensait parfois, de façon assez agacée, que sous le règne de son père ils n'auraient pas osé moufter.
Mais il n'était pas Faust. Et en conséquence, il gagnait à chaque réunion des regards condescendants et des remarques paternalistes sans grande subtilité, à tel point qu'il se retenait parfois de porter la main à ses cheveux pour vérifier si, oui ou non, il avait bien une couronne sur la tête.
Avant, encore, il y avait Erza pour le distraire. Mais désormais son siège était occupé par Simon et rares étaient ceux qui s'en plaignaient - Hugues, principalement, en fait. Parce que taquiner le colosse impassible l'amusait bien moins que faire la même chose avec la rousse irascible. Les Conseillers, eux, devaient espérer que la guerrière ne repointerait jamais son nez dans la salle de réunion - parce qu'elle avait tendance à leur clouer le bec de façon assez humiliante quand elle n'était pas d'accord avec eux.
Jellal se fustigea intérieurement. Il ne devait pas penser à elle. Pas tant qu'elle ne serait pas venue s'expliquer pour son comportement, avec des excuses en bonne et due forme en prime. Il était Roi, nom de Dieu ! Il était parfaitement dans son droit. Elle, bien qu'elle soit son amie d'enfance, était aussi et surtout sa subordonnée. Par conséquent, elle lui devait respect, obéissance et politesse. Il avait peut-être laissé couler au début, mais désormais ça n'était plus possible. Erza avait dépassé les bornes bien trop de fois.
Il fut tenté un instant de s'adoucir et de lui pardonner son comportement odieux. Elle avait toujours été comme ça, de toutes façons. Mais le souvenir du cou de la Commandante, décoré de marques rouges qui ne pouvaient provenir que des lèvres d'un homme, lui fit serrer les dents et revenir à sa position première. Non. Il ne céderait pas. Qu'elle avoue, au moins, qu'elle avait pris et prenait encore du bon temps ! A vingt-sept ans, personne ne s'étonnerait.
Même si ça lui resterait dans la gorge. Lui, il n'avait cédé à aucune femme, aussi séductrice soit-elle. Parce que depuis qu'il s'était rendu compte qu'il aimait la guerrière aux cheveux couleur de feu, il voulait que ce soit avec elle, et elle uniquement, qu'il passe des nuits magiques. C'était naïf, romantique, fleur bleue même, comme pensée. Mais il avait aimé imaginer ces moments où il pourrait l'aimer à loisir.
Sauf qu'elle ne l'aimait pas. Elle n'avait sans doute même jamais imaginé qu'ils puissent un jour être ensemble. Elle avait donné son corps à un autre homme, qui ne la méritait certainement pas, pour satisfaire un désir primaire. Et ça lui donnait envie de vomir. N'avait-elle aucune considération pour son propre corps, pour laisser le premier venu en profiter ainsi ?
Jellal sentit un pied frapper brusquement son mollet et sortit de ses pensées, relevant la tête, pour s'apercevoir que le Conseil entier le regardait. Habitué à cette situation, il haussa un sourcil, permettant à celui qui lui avait adressé la parole de continuer.
Ce fut Guran Doma qui parla - que lui voulait-il encore, ce vieux schnock ? Il l'aimait bien au début de son règne, mais désormais le vieux Conseiller avait une méchante tendance à lui casser les pieds.
« Je disais donc, Majesté, que le temps file. Vous avez désormais vingt-sept ans et vous régnez depuis près de huit ans, mais vous n'êtes toujours pas marié. Nous commençons à craindre pour l'avenir de la lignée royale. »
Le Roi d'Edolas retint un soupir - voilà qu'ils remettaient ça sur le tapis. Il remarqua que tous les visages présents étaient sérieux et attentifs - même ceux des Commandants d'armée. S'ils s'y mettaient tous, il n'était pas sorti de l'auberge.
« Je pense avoir déjà répondu de nombreuses fois à cette question, Conseiller Guran. Je ne me marierai pas par convenance à une quelconque dame de Cour.
- Nous le comprenons bien, Majesté, déclara Purehito. Mais vous tenez exactement le même discours depuis huit ans ! Ne serait-il pas temps de vous décider ? Vous connaissez toutes les femmes de la noblesse, désormais. N'allez pas nous dire qu'il n'y en n'a pas au moins une ou deux que vous appréciez plus que les autres. »
La plupart des visages présents acquiescèrent de la tête. Non, il n'y en n'avait aucune qui lui plaisait, tout bêtement parce qu'il ne s'était jamais embêté à les observer de trop. Tout simplement parce qu'il avait bien assez à regarder avec une certaine Commandante à la crinière écarlate.
« Majesté, reprit Guran Doma d'un ton grave, il en va d'une question de sécurité nationale. Vous devez vous marier !
- Si je n'en n'ai pas envie, vous ne pourrez pas me forcer, Conseiller, déclara Jellal d'un ton menaçant.
- Malheureusement si, intervint Luxus. Si tous les participants au Conseil sont d'accord, vous n'aurez d'autre choix que de suivre, Majesté.
- Dura lex, sed lex, cita Purehito. C'est peut-être vous qui décidez des lois, Majesté, mais vous êtes également le premier à devoir les respecter.
- Très bien, craqua Jellal. Je me marierai, puisqu'apparemment je n'ai pas le choix ! Maintenant que vous avez eu ce que vous vouliez, ce Conseil est terminé ! »
Les Conseillers et les Commandants quittèrent rapidement la salle, laissant le Roi d'Edolas complètement énervé sur sa chaise. Le Conseiller Guran s'arrêta au niveau des portes et se retourna.
« Vous avez jusqu'à la fin de l'année, Majesté. Inutile non plus de vous précipiter. Le choix de la future Reine est primordial. »
En réponse, Jellal lui envoya un regard meurtrier et le vieil homme fila sans demander son reste, se rappelant peut-être du temps où Faust faisait exécuter ceux qui lui déplaisaient un peu trop.
Le Roi se prit la tête dans les mains. Il devrait se marier avant la fin de l'année.
Et la seule personne qu'il aurait jamais voulu épouser était inaccessible.
Dura lex, sed lex : "La loi est dure, mais c'est la loi."
