Bonjour tout le monde.

Merci pour vos review, mises en alerte et favoris.

Bien sûr tous les personnages appartiennent à Stephenie Meyer.

Un grand merci à ma beta Léa228 qui m'a apportée son aide et ses connaissances.

Réponse à Guest : Merci pour ton com, j'espère que la suite te plaira.

Bonne lecture

CHAPITRE 50

POV Bella

Je tournai le dos à Jacob. Je ne voulais pas y voir la déception que je lui procurai. Je n'étais même pas capable de m'occuper de mon fils. Quelle mère j'étais. Indigne, faible, incapable. Voilà ce que j'étais. Mes larmes recommencèrent à couler alors que des sanglots me secouèrent. J'entendis la porte de ma chambre s'ouvrir et se fermer. Jacob venait de partir sans un mot ou un geste pour moi. Ca prouvait à quel point je le dégoutais. Je ramenai mes jambes contre moi et me retrouvai en position fœtale. Une nouvelle crise de larmes fit son apparition. J'étais trop enfoncée dans ma peine que je n'entendis pas à nouveau la porte s'ouvrir.

« Tu te prends pour qui ? » Je sursautai en entendant cette voix. Je me retournai maladroitement et trouvai Rosalie et Esmé.

« Alors tu me réponds ? » Ajouta Rosalie plus agressivement.

«Pardon ? » fis-je

« Ho, regardez-moi comme je suis malheureuse. Je suis enceinte et j'ai un fils certes malade mais vivant et se battant. Alors dis-moi très chère Bella, qu'est-ce qui peut te faire croire que tu as le droit d'être malheureuse ? » se moqua Rosalie

« Rosalie » dit Esmé comme pour l'avertir

« Non Esmé, je veux qu'elle me donne une putain d'explication. Je donnerai tout ce que j'ai pour pouvoir vivre seulement une journée à sa place. Alors Bella, qu'est-ce qui nous vaut ces pleurs.» Son ton dédaigneux me fit voir rouge.

« Et toi Rosalie qui tu crois être pour venir me rabaisser. »

« Moi, je ne pleure pas un bonheur que je possède déjà. »

« Et tu crois quoi que ça me plaît d'être dans cet état. D'être dans cette chambre avec cette perf au bras, d'avoir failli perdre le bébé que je porte alors que mon fils souffre et que je ne peux pas être auprès de lui. Explique-moi, il est où là le bonheur comme tu dis parce que je ne le vois absolument pas » crachai-je

« Bella personne ne t'accuse de quoique ce soit. Ce que Rosalie essaye de te dire c'est que tu as la chance de pouvoir porter la vie en toi et qu'une autre t'aime plus que tout. Sans compter Jacob. » répliqua Esmé gentiment.

« Comme il doit me détester à l'heure qu'il est. » fis-je

« Pourquoi tu dis ça? » demanda Esmé

« Je ne suis même pas capable de rester auprès de notre enfant pour l'aider. » Mes larmes qui s'étaient taries refirent surface.

« Bella arrête. Personne ne t'accuse. Et tu n'es certainement pas incapable. »

« Et pourtant je suis ici au lieu d'être avec William à le soutenir. »

« Mais bon sang, tu vas te réveiller oui. Tu es égoïste ma parole. Tu es enceinte Bella. Tu comprends, tu ne peux plus te permettre de faire selon tes envies. Tu dois penser à cette vie qui grandit en toi. » me réprimanda Rosalie

« Je sais mais William… »

« Bella » me coupa Esmé « Est-ce qu'au moins tu te souviens des raisons pour lesquelles tu te retrouves à attendre un bébé ? »

« Nous voulions cet enfant pour aider William à guérir. » répondis-je

« Exactement. Alors raconte-moi comment tu l'aideras, si tu viens à perdre ce bébé car tu te forces à vouloir te battre sur plusieurs fronts en même temps. »

« Mon fils me manque. » Une nouvelle crise de larmes s'abattit sur moi. Esmé me sera dans ses bras comme seule une mère peut le faire. Elles me laissèrent pleurer de tout mon saoul. Quand je retrouvai mon calme, Esmé m'exposa les circonstances :

« Je peux comprendre que ce n'est pas évident pour toi, que tu sois partagée entre ton amour pour William et celui qui grandit dans ton ventre mais tu te dois de décider ce qui est le plus important pour le moment. Mettre un enfant au monde et aider William à guérir plus rapidement ou être auprès de William et risquer que ta grossesse se passe mal ce qui ne l'aidera pas. De plus, si William guérit rapidement, il rentrera chez toi plus vite. » Je regardai Esmé qui me sourit. « Que veux-tu Bella?»

« Je veux avoir mes enfants auprès de moi. »

« Alors tu sais ce qu'il te reste à faire. Prendre soin de toi et du bébé pour mieux aider William dans quelques mois. » Je hochai la tête et me redressai pour me trouver semi-assise.

« Bon, fille ou garçon ? » questionna Rosalie. Je me mis à rire.

« J'en sais rien et presque je m'en fous tant qu'il va bien. » Mes doigts dessinaient des cercles au-dessus de mon ventre légèrement arrondi. « Pourquoi n'appelles-tu pas Alice pour le lui demander ?»

« Bonne idée. » Elle sortit son téléphone de sa poche et composa le numéro.

« Alice ? »

« … »

« Tu es sûre ? »

« … »

« Très bien, je lui dis. A tout à l'heure. » Elle le remit dans sa poche.

« Alice t'embrasse. » Elle me regarda et je me tortillai sur place à cause de la curiosité. Ne tenant plus je lui demandai:

« Donc ? »

« Un garçon encore. » Je souris et me mis à imaginer un deuxième garçon ressemblant énormément à son aîné courant après celui-ci. « Vivement qu'il soit là. »

« Il arrivera bien assez tôt, t'inquiète pas pour ça surtout s'il est aussi pressé que son frère pour sortir. » Nous rîmes au souvenir de mon accouchement.

« Il va falloir lui emménager une chambre à ce futur bébé dans ta maison. »

« Nous avons déjà le lit à barreaux de William. Je récupérerai la commode également. Ca libèrera de la place pour un coffre à jouer plus gros comme ça. »

« Que je construirai » ajouta Esmé. Je lui souris en remerciement.

« On va devoir certainement supprimer la chambre d'amis pour la transformer en chambre à bébé numéro 2. Pour ce qui est des habits, pas besoin je réutiliserai ceux de William surtout ceux de bébé. On ne peut pas dire qu'ils soient beaucoup usés. » Nous continuâmes à discuter des choses que le bébé aurait besoin ou pas.

Elles me quittèrent lorsque le repas fut servi. Je mangeai rapidement. Jacob arriva au moment où je repoussai la tablette sur roulette. Je lui tendis les bras en restant assise dans le lit.

« Ho Jacob. » dis-je avec des trémolos dans la voix. Il accouru jusqu'à moi. « Je te demande pardon. »

«Je suis là. Tout va bien ma puce. A partir de maintenant, tu vas te reposer et ne penser à rien d'autre qu'à maintenir notre bébé au chaud jusqu'au bout. »

« Mais William… »

« On trouvera une façon pour que vous puissiez vous voir. Mais Bella, c'est presque dangereux que vous soyez physiquement ensemble. Toi, tu aurais pu perdre le bébé et William se rend malade de te voir comme ça. Il croyait qu'il t'avait transmis sa maladie. Je vous veux tous les trois en pleine forme quand William s'en saura sorti. S'il te plaît Bella. » J'avais les yeux embués.

« Je ferai ce qu'il faut. » Il m'embrassa comme si sa vie en dépendait. Et quelque part c'était le cas. Nous nous couchâmes sur le côté et Jacob derrière moi. Je ne mis pas longtemps à plonger dans le sommeil.

Nous étions à quelques jours de Noël. Les médecins avaient donné leur accord afin que William puisse passer les fêtes avec nous. Jacob avait été cherché le sapin et le décora avec Seth. Je surveillai leur avancée depuis le canapé en leur donnant des conseils. Nous avions réussi à communiquer William et moi malgré la distance qui nous séparait. Jasper avait acheté un ordinateur portable avec webcam. Du coup on se parlait en direct. Je lui montrais de temps en temps mon ventre. William avait sauté de joie quand il apprit qu'il aura un petit frère. J'avais attendu que l'échographe me le certifie pour le lui annoncer. Ma mère avait fait également le voyage jusqu'à la Push avec Phil. Quand elle me vit, elle se rua vers moi en larmes. Elle n'avait pas revu William depuis qu'on avait découvert sa maladie. J'avais peur de sa réaction.

Jacob et William devaient arriver d'une minute à l'autre. Leah et Nahuel devaient faire la route avec eux. Je n'en pouvais plus d'attendre. Ma mère m'obligea à m'assoir car je n'arrêtai pas de faire les cents pas. Phil était à mes côtés et me surveillait tout en regardant un match à la télé. Quand j'entendis une voiture s'arrêtait, je bondis jusqu'à la porte pour l'ouvrir. Jacob sortait de la voiture ainsi que Leah et Nahuel. Il ouvrit la portière et sortit William délicatement qui dormait. Je me poussai afin de les laisser passer et fermai la porte.

Jacob s'avança jusqu'à la chambre de William, je le rejoignis et l'aidai à enlever son blouson son bonnet, ses chaussures. Nous le laissâmes avec ses habits mais le recouvrâmes avec une couverture. Je passai une main sur son crâne chauve. Je ne pus empêcher mes larmes de couler. Jacob se déplaça dans mon dos et me prit dans ses bras. Ses mains étaient sous mon ventre et ses pouces le caressaient. Je sentais des sortes de bulles dans mon utérus. Je savais que c'était mon bébé qui remuait. Nous laissâmes William se reposer pendant que nous retournions dans le salon.

Ma mère était en pleurs dans les bras de Phil. Seth, Leah et Nahuel s'étaient retirés dans la cuisine. Ils mangeaient avec nous tout comme mon père, Sue et Billy. D'ailleurs ils arrivèrent cinq minutes après Jacob. Sue, Leah et moi préparâmes à manger. Enfin Sue et Leah préparèrent à manger, je ne faisais que donnait les assiettes déjà prêtes. Le repas se passa calmement. De temps en temps Jacob et moi à tour de rôle allions voir William. Mais ce fut Jacob qui le ramena avec nous quand on était au dessert. Sue avait mis une assiette au four qu'elle sortit immédiatement.

Nous regardâmes William manger lentement sur les genoux de son père. Mon père et Billy faisaient le clown pour le divertir. Et ça fonctionnait assez bien. Il avait eu trois ans au début du mois. Je n'avais pas pu lui rendre visite. J'avais donné à Jacob un gâteau que j'avais fait en espérant qu'il puisse en manger. Jacob avait laissé le portable de l'hôpital allumé toute l'après-midi pour que je puisse le voir ouvrir ses cadeaux et souffler ses bougies. Comme à chaque fois ses moments sont magiques et poignants en même temps. Le voir mais ne pas le toucher ou l'embrasser m'étaient très pénibles.

« Alors William, tu veux faire quoi cet après-midi? » demanda Seth quand William eut fini de manger.

« Maman » fut tout ce qu'il dit et il me tendit ses bras. Je le pris contre moi et le portai jusqu'au canapé. Je l'allongeai alors que je m'agenouillai au sol et l'embrassai sur tout le visage ce qui le fit rire. Je lui soulevai son pull et son sous-pull et lui fit des baisers péteurs sur son ventre. Ce qui le fit gigoter et rire.

« Arrête maman » Je me redressai et le serrai contre moi.

« Tu m'as tellement manqué mon chéri »

« Toi aussi maman. Je peux toucher? » Il désigna mon ventre. Je m'assis à côté de lui et relevai mon pull. Il avait la main fraiche. Au début il ne fit que le frôler des bouts des doigts puis posa sa main sur le haut de mon ventre. Je le regardai en souriant.

« Quand je le vois ? »

« Encore trois bons mois. Quand les arbres auront des fleurs mon chéri. »

« C'est long »

« Oui, mais après tu pourras jouer avec lui pas au début parce qu'il dormira beaucoup mais quand il sera plus grand comme toi, vous vous amuserez dans le jardin. »

« Il sera malade comme moi ? » Mes yeux se remplirent de larmes mais je les ravalai. Je ne voulais pas que William me voit pleurer.

« Non, mon chéri, il ne sera pas malade et d'ailleurs, tu ne pourras pas la lui transmettre. Tu pourras être avec lui autant que tu le voudras. » J'essayai de le rassurer et moi avec. « Dans deux jours le père Noël va venir. J'espère que tu as fait ta liste. » Je savais que c'était le cas mais je voulais changer de sujet.

« Oui et c'est Esmé qui l'a envoyé au papa Noël. Il l'a eu, tu crois ? »

« J'en suis sûre, il ne pourrait pas oublier un enfant aussi courageux que toi. J'espère que le salon sera assez grand. » Ma mère nous rejoignit.

« Tu as mis quoi sur ta liste ? Tu ne me l'as pas dit. » William énonça tous les jouets qu'il aimerait. Je regardai Jacob et haussai les sourcils. Je suis sûre que certains des jouets lui ont été soufflés. Il détourna le regard et se mêla à la conversation de nos pères. William et moi restâmes sur le canapé tout l'après midi à regarder des dessins animés. Il fit une petite sieste, sa tête posée sur mes cuisses et contre mon ventre. Je lui caressais ses bras et son dos.

La soirée se passa tranquillement, on fit manger William avant nous et nous le couchâmes quand on eut fini de manger. Il nous raconta toutes les bêtises qu'Emmett faisait à l'hôpital. D'ailleurs plusieurs fois Carlisle dut le gronder.

Le lendemain, Jacob et William jouèrent à des jeux de construction alors que je préparai le repas de midi mais aussi celui du soir. La meute vint à tour de rôle rendre visite à William. Emily qui était dans le même état que moi me précédait d'un mois. Nous discutâmes ensemble de nos grossesses ainsi que de l'accouchement. Audrey et Claire nous rejoignirent alors que les garçons s'occupaient de William. J'étais en train de préparer la dinde pour ce soir quand Audrey partit en courant. Claire la suivit ainsi d'Embry. Nous nous regardâmes avec Emily et allâmes rejoindre Audrey.

« Ca suffit maintenant, dès que les fêtes seront passées, je t'emmène chez le médecin. »

« Embry » supplia Audrey

« Non, je ne reviendrai pas là-dessus, ça fait trois semaines que tu es malade. » Il sortit de la salle de bain en laissant Audrey en pleurs. Je le regardai partir et me tournai vers Jacob. Je lui désignai Embry et mon ventre après. Il dut comprendre mon message et ouvrit en grand les yeux. Il suivit Embry dehors. J'espérai qu'il lui ouvre l'esprit. Je rejoignis les filles dans la salle de bain.

« Depuis combien de temps ? » demanda Emily

« Huit semaines » répondit Audrey

« Ne t'inquiète pas, je crois que Jacob a compris ce que vous vivez. Auprès tout il est passé par là au début de ma première grossesse. »

« Embry … »

« Embry acceptera parce que tu es toute sa vie. »

« On n'en a jamais parlé. »

« Ben, il va falloir maintenant. »

« C'est vrai, un bébé ? » Embry nous fit toutes sursauter. Audrey hocha la tête. En trois enjambées, il fut auprès d'elle et la souleva pour l'embrasser. Je retournai dans le salon comme Emily et Claire. Jacob me rejoignit avec William dans ses bras.

« Pourquoi elle est malade Aurrey ? » me demanda William. Je voyais bien qu'il était inquiet.

« Ne te fait pas de soucis pour Audrey, mon chéri. Elle n'est pas malade. En fait elle est comme maman. Elle a un petit bébé qui grandit dans son ventre. C'est pour ça qu'elle a couru jusqu'à la salle de bain. »

« Toi, Emy, Aurrey et après ce sera qui ? » Malgré moi, je me retournai vers Claire.

« Pourquoi tu me regardes comme ça? » me demanda-t-elle. Je haussai les épaules

« Pour rien. » Elle plissa les yeux.

« C'est vrai, c'est toi qui va avoir un bébé après maman, Emy et Aurrey. » Quil recracha le contenu de son verre. Sam lui tapait le dos en riant alors que Claire rougissait.

« Ce n'est pas encore prévu. » répondit celle-ci en regardant ses doigts. Hum, à mon avis c'est Quil qui ne veut pas.

« Tu sais mon chéri, il y a aussi Kim et Jared, Rachel et Paul, Leah et Nahuel. » dis-je pour détourner son attention de Claire. « Mais une chose est sûre, c'est toi qui sera le plus grand de tous les enfants.» Un grand sourire barra son visage. Je me remis au travail. Audrey et Embry revinrent parmi nous. Embry portait plus Audrey qu'autre chose. Ils nous quittèrent rapidement.

Le reste de la journée se passa plutôt calmement excepté les fois où William demandé aux couples s'ils allaient avoir un bébé comme moi. Du coup tout le monde sut pour Audrey et Embry. Les Cullen étaient invités ce soir même s'il ne mangeait rien. On expliqua à ma mère et Phil qu'ils avaient eu un repas plutôt à l'hôpital et qu'ils ne mangeraient pas.

Ils arrivèrent à vingt heures. Nous avions déjà commencé l'apéritif. Enfin, moi je buvais que du jus de fruit. Je fis la bise à tous sauf un qui n'était pas présent. Je me tournai vers Rosalie mais elle me prit de vitesse.

« Il nous rejoindra plus tard. » Elle me fit un clin d'œil. Je restai perplexe. Sue, Leah et moi apportèrent les plats à table. Les Cullen restèrent debout autour de la table. Les femmes étaient près de moi pour mieux voir William. Les hommes étaient près de Billy et Charlie et discutaient de sport. Un bruit sourd provenant de dehors nous fit taire. Nous entendîmes tous :

« HO, HO, HO » William qui était silencieux fut le premier à réagir et à courir vers la porte. Je me retournai vers Rosalie qui souriait tendrement.

« Papa Noël » cria William. Je me tournai vers mon fils. Effectivement le père Noël était bien à notre porte. Je me levai et allai rejoindre William. Je le poussai contre mes jambes pour que le père Noël puisse entrer. William le regardait passer avec des étoiles dans les yeux et sa bouche grande ouverte. Le père noël laissa tomber sa hotte sur le sol et refit :

« HO, HO, HO. Alors c'est toi le petit William. » Je pense que mon fils avait dû perdre sa voix car il hocha de la tête.

« Tu m'as envoyé une jolie lettre dis-moi. » Le père Noël sortit de sa poche une lettre qui devait être celle de William au vu de la réaction de mon fils. William regarda Esmé qui lui sourit. Il s'avança vers le père Noël timidement.

« Et si on regardait ce qu'il y a dans ma hotte. Tu veux ?» William hocha frénétiquement sa tête. Le père Noël défit le nœud qui tenait le drap fermé. Les yeux de William s'écarquillèrent davantage. Il poussa un léger cri puis courut vers les cadeaux.

« Attends petit bonhomme, il y en a pour tout le monde.» Le papa Noël énonça au fur et à mesure les prénoms inscrits sur les paquets. Tout le monde reçut quelques choses. Je regardai Jacob avec les larmes aux yeux. Même le bébé que je portai nommé bébé n°2 eut son cadeau. William déchirait le papier accompagné par des rires et des cris. A chaque cadeau, il projetait ce qu'il ferait avec.

« Whaou, maman regarde une Wii comme celle de Mett. Je suis déçu. Il n'est pas là. » Je regardai le père Noël qui me fit un clin d'œil. Bien sûr qu'Emmett était avec nous mais déguisé.

« William, je n'ai encore rien entendu.» William me regarda en essayant de comprendre. Il sauta dans les bras du père Noël et l'embrassa.

« Merci, merci, merci Papa Noël »

« De rien petit bonhomme. Allez, il faut que je file, il y a encore beaucoup d'enfants qui attendent leurs cadeaux. » William le lâcha et pris l'un de ses nombreux cadeaux pour le montrer à son père. Je raccompagnai le père Noël à la porte.

« Merci beaucoup » dis-je

« Ne me remercie pas, Bella. » J'entourai sa taille de mes bras, enfin j'essayai parce qu'entre mon ventre et celui du père Noël, il était difficile de faire le tour.

« Je dois partir pour mieux revenir. » fit Emmett. Je le lâchai mais lui fis signe de descendre. Je lui déposai un baiser sur sa joue.

« Merci » Il me sourit et passa la porte.

« HO, HO, HO » William releva la tête et lui fit de grands signes en guise d'au revoir. Je fermai la porte et me dirigeai vers lui.

« Alors, je vois que le père Noël t'a gâté. »

« OOOOUUUUIIIIII » Je secouai la tête désespérément et me tournai vers les Cullen. Alice, Rosalie et Esmé me souriaient. Elles savaient que si je le pouvais je les réprimanderai. On tapa à nouveau à la porte. Je l'ouvris et fis entrer Emmett.

« MMMEEETTTTT » cria mon fils en accourant vers lui.

« Et coucou toi. » Il le souleva et lui fit faire l'avion.

« Emmett, je ne voudrais pas qu'il vomisse ce qu'il vient de manger. » le prévins-je. Il déposa William au sol mais mon fils refusa de le lâcher et le tira vers sa pile de jouets. Il lui montra la Wii.

« Tu peux la mette à la télé pour jouer. » Emmett fit ce que mon fils lui demanda et ils jouèrent ensemble avec Jacob et Jasper. Je rejoignis les femmes et leur dis :

« C'est à se demander qui s'éclate le plus. » Elles partirent à rire.

Nous restâmes ensemble à parler de tout et de rien. William au bout d'une demi-heure commença à montrer des signes de fatigue. Jacob et moi l'emmenâmes dans sa chambre. Je lui mis son pyjama et le fis allonger dans son lit. Je le couvris de sa couette et lui donnai son doudou.

« Maman » Je lui souris en lui caressant son crâne.

« Oui mon chéri ? »

« Lis-moi une histoie.»

« Tu veux que je te lise une histoire?» Le repris-je

« Oui »

« D'accord » Jacob me tendis un livre. Le petit poucet. Je l'ouvris et l'entamai. William s'endormit au bout de la quatrième page. Je refermai le livre et l'embrassai sur son front. Jacob fit la même chose et nous sortîmes sans un bruit. Nous poussâmes la porte mais sans la fermer. Nous retournâmes auprès des autres. Les hommes regardaient un match de baseball alors que les femmes étaient assises à la table. Sue et ma mère avaient une tasse devant elle. Je les rejoignis et nous papotâmes tranquillement. Un bâillement me fit prendre conscience de mon état de fatigue.

« Je pense qu'il serait préférable d'aller te coucher Bella » me fit remarquer ma mère.

« Oui, mais je n'ai pas beaucoup l'occasion de vous voir ces derniers temps. Je voudrais profiter.»

« Peut être mais tu dois en priorité te reposer » intervint Jacob. Il tira ma chaise et me souleva dans ses bras.

« Bon, puisque je n'ai pas le choix. » grondai-je « Bonne nuit. » dis-je à l'assemblée.

« On va partir nous aussi. Nous avons accompli notre mission.» Les Cullen se levèrent et s'habillèrent pour donner le change. Je pus leur faire la bise malgré Jacob qui me portait toujours. Ils sortirent avec des au revoir.

« Nous aussi, on y va. Je dois ramener Billy chez lui. »

« D'accord papa. A demain. »

« Repose toi bien et à demain Bella. Joyeux Noël. » Il me fit la bise et sortit en poussant la chaise roulante de Billy. Il ne restait plus que ma mère et Phil qui en profitèrent pour se retirer dans la chambre d'amis. Jacob nous emmena dans notre chambre. Il me déposa sur notre lit et alla fermer la porte. Quand il revint vers moi, son comportement changea. Il enleva ses habits avant de m'aider à me dévêtir. Il se coucha sur moi alors que nous étions en sous-vêtements.

« Je sais que tu es fatiguée mais j'aimerai te souhaiter Noël comme il se doit. » Sa bouche erra le long de mon cou avant de descendre jusqu'à ma poitrine. Il repoussa le tissu de mon carcan afin d'avoir accès à mon sein sans barrière. Il aspira mon téton entre les lèvres pendant qu'avec sa main il faisait rouler l'autre toujours prisonnier du tissu. Il léchait, mordillait et tirait sans me laisser de répit.

« Jacob » haletai-je

« Chut, nous sommes pas seuls à la maison. » répondit-il avant de reprendre son assaut sur mon autre sein. Il me souleva afin de défaire mon soutien-gorge qu'il jeta au sol. Sa bouche resta coller à mon mamelon durant toute l'opération. Une de ses mains descendit sur mon ventre et alla rejoindre mon intimité en écartant ma culotte. Il me fit ouvrir mes cuisses à l'aide des siennes et me pénétra d'un doigt suivi rapidement par un deuxième. Je plaquai un coussin sur ma bouche pour éviter que mes cris soient entendus.

Jacob se retira et pendant un instant je n'avais plus aucun contact avec sa peau. Je soulevai le coussin et le vis assis sur ses talons en train de me regarder. Ma poitrine se soulevait au rythme de ma respiration rapide. Mon ventre commençait à être proéminent. Ses mains saisirent mes hanches et tirèrent sur ma culotte pour me l'enlever. Je levai légèrement mon bassin pour lui faciliter la tâche. Il fit remonter mon dessous le long de mes jambes qu'il avait posées sur son épaule. Elle partit rejoindre mon haut.

Il se saisit de mes jambes et les écarta. Je me retrouvai complétement exposée. Apparemment la vue lui plaisait, le son qu'il émit n'était pas humain. Son grognement me donna des frissons. Il ferma les yeux et inspira longuement. Il plongea sur mon centre avec une rapidité telle que je ne le vis pas bouger. Par contre sa bouche se fit pressante. Il me léchait de bas en haut avec des mouvements réguliers. Puis il enfonça sa langue dans mon antre. Je plaquai à nouveau le coussin sur moi pour laisser mes cris sortir.

Ses mains qui maintenaient mes jambes me lâchèrent. Une se posa sur mon pubis et son pouce décrivait des cercles sur mon paquet de nerfs alors que l'autre se faufila entre mes fesses et caressa ma petite entrée avant de la pénétrer avec un doigt. Jacob se fit intraitable. Il ne me laissa aucune seconde pour souffler. J'explosai rapidement en un orgasme des plus intenses. Il avala tout mon jus jusqu'à ce que je retrouve mes esprits. Il remonta vers moi mais en se mettant sur le côté à cause de mon ventre.

Sa bouche s'empara de la mienne et je pus me goûter. Nous gémîmes ensemble. Jacob avait repris un de mes seins dans sa main qu'il triturait. Il se plaça dans mon dos et m'attira contre son torse. On se retrouvait dans la position de la petite cuillère. Il fit passer ma jambe droite au-dessus des siennes et vint se frotter contre mon centre. Je ramenai l'oreiller conte ma bouche. Il se décala et s'enfonça en moi. Il était doux et attentionné. Il dut faire quelques va et vient pour me pénétrer jusqu'à la garde. Il resta ainsi pendant quelques secondes. Il fit glisser son bras sous mon cou. De cette manière il pouvait de sa main gauche jouer avec mon sein pendant que l'autre agaçait mon clitoris gonflé.

Il reprit ses mouvements lents mais profonds. Je lâchai l'oreiller pour me tenir au bras de Jacob. Je plaquai ma bouche contre afin d'étouffer tous les sons que j'émettais. Quand mes parois se resserrent en l'emprisonnant en moi, je le mordis. Il accéléra mes coups de rein afin de jouir à son tour. Sa tête était dans mon cou et ses dents me grignotaient. Son grognement provoqua un autre orgasme en même temps que le sien.

Nous restâmes accrocher l'un à l'autre jusqu'à retrouver notre lucidité. Il se retira de moi et s'affala sur le dos. Je relevai la tête afin qu'il puisse le récupérer. Je me retournai et m'allongeai à ses côtés. Je posai ma tête sur son torse.

« Joyeux Noël, ma puce. » Il embrassa le dessus de ma tête. Je sentis la couette être posée sur moi avant que le sommeil m'emporte.

Alors qui a aimé voir Emmett en père Noël ? Moi je le trouve parfait pour ce rôle.

Bises

Hé bien sur une review = un teaser.