Bonjour!

Voici le 50e chapitre! J'espère que vous allez l'aimer, je commence à avoir certaine difficulté à tenir le rythme...

Je crois que je vais prendre une pause, que je ne me mette pas à pleurer pour rien… J'ai commencé à écrire une version alternative, je ne sais pas où ça va m'emmener ou quand je vais décider de le publier… Qui sait?

Je remercie tous ceux qui me review, il n'y a pas plus magnifique cadeau, vraiment.

Maintenant je suis fatiguée et mon moral est au même niveau que mon énergie

Prenez soin de vous

Bonne lecture!

P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.

P.S. Désolée, j'ai été incapable de me relire...

CHAPITRE 50 : L'amitié entre femmes

Comme toujours, ils repartirent. Je me retrouvai à nouveau seule- non, je me retrouvais encore éloignée de Tom, ça ne faisait pas de moi quelqu'un de seule juste… une femme loin de la personne qu'elle aime… Avoir de tels sentiments pour Tom faisait de moi une femme, non? Plus que l'apparition de mes menstruations, non?

Argh! C'était ridicule! Je me laissai tomber sur mon lit.

– Est-ce que ça va?, me demanda ma mère de la cuisine.

On était relativement au début d'une journée de semaine, nous étions donc tout à fait seules dans la maison… Est-ce que je voulais lui parler de ça?

– Nagini?

– Ah oui! Je vais bien.

Et pour lui demander quoi d'abord? Ou était-ce que pour potiner? Si je ne voulais que potiner, ce serait mieux avec Yasmina, non? Mais je me sens moins en confiance avec elle qu'avec ma mère… Mais les mères des fois… s'enflamment trop? Les pas de ma mère vinrent jusqu'à ma porte de chambre.

– C'est plutôt atypique de te voir sans rien faire, me souligna-t-elle.

En fait, depuis que j'étais encore régulièrement épuisée par le venin, ce n'était pas si atypique que ça… ce qui était atypique était sans doute le fait qu'on était encore en avant-midi.

– Tu crois que je peux aller visiter Yasmina?

– Tu as un ton si sérieux, il y a quelque chose?, me demanda-t-elle en s'assoyant sur mon lit.

Je m'assis à mon tour pour être à la même hauteur qu'elle.

– Je… je voudrais simplement lui poser quelques questions, lui répondis-je en rougissant et en regardant ailleurs.

– Je vois, et bien, la maison de ses parents est sur le réseaux de cheminée, tu n'as qu'à y aller.

– Sans prévenir?

– Leur famille est très prospère, leur cheminée n'est pas dans une salle commune telle que la nôtre. Oh, chérie, as-tu déjà vu un elfe de maison?

– … Non, mais j'ai lu à ce sujet.

– Bien, tu risques fort d'en voir un.

Je me levai, remis mes jupons en ordre, saluai ma mère et partit. Et c'est à ce moment-là, lorsque je me remis du transport qu'un vérité me frappa. La famille de Yasmina n'était pas juste aisée, elle était une véritable aristocrate! Elle était riche! Un crac sonore vint m'arracher à ces pensées et me fit faire un sursaut de quelques centimètres avant de tomber au sol.

– Oh non! Armand ne voulait pas surprendre mademoiselle! Méchant Armand! Méchant!

Avoir lu sur cette créature et la voir en vrai était deux choses complètements différentes. Premièrement, cette créature était hideuse, pour que ça me fasse, mais je ne comprenais pas comment il puisse s'infliger de telles choses de son propre chef.

– Arrête tout de suite Armand, pas besoin de te punir ou de te faire mal pour ça, ça me dérange.

Il arrêta subitement, ses immenses yeux se remplissant de larmes à vue d'oeil, horrifié d'apprendre que ça m'avait dérangé.

– Est-ce que Armand peut vous aider à vous relever?, m'offrit-il un peu précipitamment.

– Oui, merci., répondis-je en utilisant sa main comme support.

– Armand est désolé, vraiment, vraiment très désolé.

– Je comprend. Pourrais-je voir Yasmina, je m'appelle Nagini Desbois.

– Armand va voir si mademoiselle Haddâd est disponible.

Un nouveau crac et il était parti. Je n'attendis pas longtemps avant son retour.

– Mademoiselle est enchantée de votre visite et elle désire que Armand vous guide jusqu'au jardin floral.

– Un jardin? Mais je n'ai rien amené contre le froid.

– Ne vous inquiétez pas, mademoiselle, c'est un jardin intérieur, on s'y croirait en été, mademoiselle.

– Oh, fis-je surprise.

Il me guida jusqu'à… la pièce qui était vraiment comme sortir dehors en été. Cette température me manquait tellement! Yasmina vint me voir et me prit dans ses bras. Je comprenais un peu plus ses manières maintenant, elle était fille de très bonne famille.

– Je suis contente que tu sois venue!

Armand fit une révérence et il disparut encore.

– Alors, que me vaut cette visite?, me demanda-t-elle en me guidant vers une table de fer forgée.

– Je me… posais des questions, lui dis-je en reprenant mon teint pivoine de tantôt.

Nous nous assîmes. Des tasses fumantes et sentant délicieusement sucrées étaient devant nous. Curieuse à souhait, je ne pus m'empêcher d'en prendre une petite gorgée et de m'en brûler la langue. Mais c'était très bon, elle m'en avait déjà fait avant. Il y avait de la menthe, du persil, du basilic, de la cannelle, du clou de girofle, du citron et du miel [1].

– À propos de quoi?, m'encouragea-t-elle.

– … Promets-moi de ne pas rire!

– … Je te promets que je ne rirais pas, me répondit-elle, perplexe.

– … Je… et bien… je crois que… peut-être… je sois…

Mon Dieu qu'elle était patiente!

– … peut-être… que j'ai… des… sentiments pour… Tom…

Elle continuait à me fixer, son visage impassible, comme encore en attente. Alors c'est ça, elle se retenait de rire. Je savais que c'était ridicule. Je commençai à me ratatiner sur ma chaise.

– C'est tout?, me demanda-t-elle un peu surprise.

– Comment ça c'est tout!?

– Et bien… loin de moi l'idée de te répondre que c'était évident… mais… vous êtes très proches tous les deux, ça me semble logique. Je pensais même à un moment que vous sortiez ensemble.

Mais non! C'était loin d'être logique! On était devenus « amis » presque sur un coup de tête! J'avais travaillé fort pour qu'une amitié naisse et je ne pensais jamais, mais jamais que je me mettrais à l'aimer ainsi! C'était…! Trop! Je doutais pouvoir un jour croire qu'il me considèrerait comme une amie, alors comme une… femme qu'il aimerait!? Ça n'avait rien de logique! Pas dans notre cas! Qui pourrait croire une chose pareil!? Pourquoi tout le monde semblait croire une chose pareil!? Et si c'était son plan à lui, pour rire, pour prouver que c'est lui le plus fort et qu'au final, c'est moi qui était idiote de vouloir s'asseoir à côté de lui, cette fameuse fois à l'orphelinat!? Et s'il voulait me torturer!? Je savais qu'il était bon dans les tortures!

– NAGINI!

Je sursautai et regardai, perplexe, Yasmina le teint rouge par le cris me regarder avec une certaine dose d'angoisse. Je crois qu'elle avait à quelques reprises essayé d'avoir mon attention.

– Je crois que tu penses trop, sur ce sujet, me dit-elle. Si cela peut te soulager, je suis aussi persuadée qu'il t'aime que je l'étais pour toi.

Elle ne lisait quand même pas dans la tête des gens alors comment pouvait-elle répondre une telle chose?

– Nagini?

– Ça m'effraie, lui admis-je. On en a déjà parlé une fois, quand j'étais venue à Poudlard… Une fille était venue et lui avait demandé si on sortait ensemble et il est parti à rire, parce qu'il trouvait que c'était si risible… Et bien, moi aussi je trouvais ça ridicule mais… pas à ce point-là, tu comprends?

Yasmina fronça les sourcils.

– Crois-moi, Nagini, soit c'était parce qu'il était jeune et immature, soit c'était parce qu'il y a eut malentendu. Tu es la seule personne qu'il défende pour de vraie, la seule personne qu'il surveille du coin de l'oeil pour être sûr que rien ne t'arrive, la seule personne avec qui il passe tant de temps, la seule personne avec qui il baisse autant ses barrière.

– Nous avons connu l'enfer ensemble.

– Il t'aime.

– Et si c'était qu'un jeu, une manipulation? Il est incroyablement charmant.

– Je ne crois pas qu'il se mettrait dans tous ses états pour quelqu'un qu'il manipule.

Je n'étais toujours pas persuadée qu'il m'aimait comme ça, mais c'était effectivement rassurant et agréable de parler de ses choses avec une amie. Je comprenais mieux maintenant pourquoi de telles amitiés puissent naître entre femmes, c'était précieux. Je bus quelques gorgées du breuvage maintenant tiédi.


[1] C'est effectivement un mélange que j'adorais faire avant que je ne tombe malade cet été, c'est vraiment délicieux et très bon pour le système immunitaire et la fatigue. Bien sûr, il faut savoir doser, le clou de girofle, par exemple, ça peut surprendre!