Perdu

L'état second dans lequel il était n'était pas désagréable. C'était presque l'inverse bien que la situation ne prêtait nullement à sourire. Asuma se répéta encore une fois encore une fois qu'il avait perdu un être cher et ce moment était tragique.

Mais qu'avait-il perdu ? Un père, un guide, un chef politique ? Cette question n'était-elle pas plus importante de son vivant ? Logiquement, il … – Ah non. Il n'y avait pas de logique sinon ce ne serait pas lui le mort.

Il arrêta brusquement ses gestes et même son flot de pensées – tout du moins, essaya-t-il. Pourquoi la tristesse ne lui déchirait-elle pas le cœur ? Son quota de tristesse avait-il été épuisé ? Des années plus tôt, des litres d'eau avait coulé pour sa sœur bien aimée.

Normal qu'il ne reste plus rien. Logique. Non, quel non-sens. Il se rendit brusquement compte qu'il avait une cigarette dans la main droite. Bienheureux. Sa main gauche disparut brusquement.

Il se borna à adopter l'attitude de tous ceux présents. La tête basse. Le regard fixe. Il était bien le seul à observer les autres. Ah non lui était observé. Il ne fallait surtout pas regarder le malheur d'autrui. Jamais. Sa main capturée attira son attention par une quelconque pression.

Son amie lui désigna un petit garçon du menton. La cérémonie prenait fin et les lieux se vidaient. Le ciel était bleu, un bleu clair et lumineux. D'ailleurs le mémoriel brillait.

— Va le voir, murmura-t-elle.

Soit, les vivants semblaient morts mais était-ce une raison suffisante pour murmurer ? Sentant qu'elle lui échappait, il raffermit sa prise avec son ami. D'un mouvement soudain, alors que l'enfant était prostré et immobile depuis les premières lueurs de l'aube, il courut.

Alors qu'il sautait sur le dos de son jeune mentor, il s'exclama :

— Je veux des ramens !

— Youpi ! À plus tard le vieux, direction Ichiraku !

Ils disparurent faussement gais à toute vitesse. Le rythme de ce mensonge était parfait pour qu'on y croit. Là résidait la logique.


Voilà j'ai décidé de tenter le coup et de poursuivre ce périple. Le rythme de mes études s'est accéléré ce qui n'est pas très bon pour mon imagination. Ce qui n'empêche pas que j'ai plein de trucs à dire. Malheureusement..., ma plume n'a pas encore bénéficier de l'esprit des fêtes. Ne désespérons pas.
Je vous remercie de me communiquer vos avis et vos envies, c'est super motivant ! A très bientôt, Maneeya.