Chapitre 53
Deux jours plus tôt
Parfois, Jonathan se demandait si personne n'entendait Ron de dehors, tant ses cris étaient forts.
- Accepte, fit le mangemort. Tu n'as plus rien à perdre à présent.
- Ja... Jamais.
- Endoloris.
Les larmes. Les cris. Ron avait parfois l'impression de n'être fait que de cela.
- Que te faut-il de plus ? demanda Lira. La douleur ne te suffit.
- Elle... Elle serait enc... Encore plus grande, si... Si j'acceptais de...
- Endoloris.
Du feu. Ses veines n'étaient plus que du feu. Sa tête avait pris tellement de coups, et il dormait si peu qu'il ne se rappelait plus l'époque où elle ne martelait pas.
Un regard s'échangea entre Jonathan et Lira, quand cette dernière interrompit le sort, et ils lancèrent, en même temps un autre Doloris. L'effet fit hurler Ron à s'en faire saigner les cordes vocales et il se tortilla au sol, comme si le feu l'avait réellement pris et qu'il voulait l'éteindre.
- J'imagine que tu te souviens de cela, fit Jonathan.
- Et je suis persuadée que tu ne veux pas que cela reprenne, ajouta Lira.
Il ne répondit pas.
- J'imagine que la souffrance te submerge trop pour que tu ne puisses répondre mais sache que si tu ne le fais pas, nous recommencerons jusqu'à ce que nous puissions t'arracher le moindre mot.
- Quand... Com... Comprendrez... V-vous... Que je...je... N'aiderais ja... Jamais... Voldemort.
Au son de ce dernier mot, Lira asséna un coup de pied dans la mâchoire de Ron.
- Un traitre n'est pas digne de prononcer son nom, ajouta Jonathan.
Et avant que qui ce soit n'aie pu ajouté un mot, on entendit frapper à la porte. Les deux mangemorts savaient de qui il s'agissait. Ils foudroyèrent Ron du regard et allèrent ouvrir.
- Greyback, reconnu Lira avec une fausse joie, quelle joie. Tu es venu seul à ce que je vois.
- Lestrange, répondit il, mes sentiments sont réciproques et, en effet, je suis seul. J'ai su que cela venait de chez toi et j'imagine que ce n'est pas toi qui a pronocé du Seigneur des Ténèbres, mais peut être est-ce Brown ?
- Toujours autant d'humour à ce que je vois, fit Jonathan.
- Content de voir que tu ne m'as pas oublié, mais ce n'est pas la question. Tu devrais savoir, Lira, qui aurait osé faire cela...
- C'est un... Un ottage, répondit elle.
- Tu ne penses pas que je vais me satisfaire de cela.
- Pourquoi pas ?
- Les choses font que, si je n'ai pas de noms, c'est le tien que l'on retiendra. Tu ne voudrais pas que le maître et nous tous pensions que...
- Si en parler au Seigneur des Ténèbres te tient tant à cœur, je ne t'en empêche pas : il est le seul a qui j'accepterai de dire qui il est.
- Ce n'est pas que cela me coûterait beaucoup, mais si je choisissais de faire cela, je serais dans l'obligation de te faire patienter dans la cellule d'attente pour Azkaban. Jusqu'à ce que le Seigneur des Ténèbres aie le temps de venir à toi. En plus du fait que beaucoup d'entre nous te prendrait pour une traîtresse, je pense que l'idée ne te réjouit pas, n'est ce pas ?
- Entre, céda Lira.
Ils s'assirent dans le salon, autours de la petite table, Jonathan et Lira face à Greyback.
- Sache une chose : son nom reste entre nous trois et le Seigneur des Ténèbres, j'imagine. Si qui que ce soir d'autre l'apprend, vous pouvez déjà tous deux vous considérez comme morts. Je n'ai pas besoin de te donner toutes les raisons d'avoir peur de cela.
- Si tu y tiens, Lestrange, mais fais vite, je n'ai pas tout mon temps.
- Il s'agit de Ron Weasley, dit Jonathan, si tu es content, tu peux t'en aller.
- Si tu veux me faire croire que l'ami de Potter est ici, il faudrait que tu permettes de le voir.
- Tu en demandes un peu trop à mon goût, Greyback, reprit Lira sur un ton qui se fait de plus en plus menaçant.
- Penses à cette petite cellule du ministère, Lestrange. On y a ajouté des Détraqueurs depuis la dernière fois. Tu y serais traitée au même titre que si tu étais une vulgaire Sang de Bourbes.
- Bien, mais c'est la dernière chose que tu me demanderas, ensuite, tu t'en iras. Sans nous dire au revoir ou quoi que ce soit, cela nous ferra gagner du temps.
Greyback suivit la sorcière dans la cave et Jonathan resta dans le salon, comme soulagé d'être seul. Il les entendit, en bas. Il ne perçut pas tout mais juste assez pour comprendre que Ron était évanoui ou endormi. Quand ils firent remontés, Jonathan croisa le regard satisfait de Greyback avant qu'il ne s'en aille. Enfin.
- Je ne savais pas que vous vous connaissiez, dit Lira en fermant la porte.
- Pourtant, c'est la cas, répondit Jonathan évasif.
- Comment vous êtes-vous renontrés? Je ne vous ai jamais vu ensemble aux réunions.
- Je préfère ne pas parler de cela.
- Plus tu seras mystérieux et plus j'aurai envie de savoir... Et je suis prête à tout pour connaître cela.
- Lira, il... il m'a mordu, il y a quelques années.
- C'est impossible s'il t'avais mordu, tu serais un...
- Un loup garou, coupa Jonathan. Et c'est ce que je suis.
- Comment ? S'exclama Lira.
- Tu ne m'as jamais vu un jour de pleine lune, rien n'aurait pu te permettre de savoir. De plus, seul le maître était au courant.
- Pourquoi ne m'en avoir jamais parlé ?
- Mon sang est pur, je ne peux me permettre d'avoir un rang plus faible. Je suis le seul de ma famille à ne pas être en disgrâce, il est hors de question que je ne les rejoigne.
- Je ne dirai rien. Aaron Martinez a été une erreur que je n'aurais pas aimé faire connaitre, je comprends cela.
- Bien.
Ils hochèrent tous deux la têtes : un pacte silencieux venait d'être signé.
J'espère que cela vous a plu ! Bientôt la suite ! N'hésitez pas à me laisser des reviews ! ;-)
