Bonsoir

Ca y est, cette fois, on y est arrivé, c'est la fin, le dernier chapitre de cette traduction.

Que vous dire? Je suis contente de vous livrer cet ultime chapitre, mais bien évidemment, triste que cela s'arrête.

Bien entendu, je tiens à vous remercier pour m'avoir suivie durant ces 2 ans 1/2, pour tous vos messages.

Je remercie aussi Mynxi, l'auteur, pour m'avoir permi cette traduction et pouvoir vous faire partager cette histoire.

Et enfin, un grand merci à Tracie, pour ses correction, en lui adressant toutes mes félicitations pour la naissance de son petit bouchon.

Je vous laisse à votre lecture maintenant.

La fic appartient à Mynxi


Saving Bella chapitre 55

Précédemment dans le chapitre 54

Je restais avec elle la plupart des nuits, et les quelques fois où je ne pouvais pas, dû à mon besoin de chasser, les filles passait la nuit chez Charlie, de cette façon, Rose, Char, Vicky, et même Alice, pouvaient garder un œil sur Bella. Je ne la laisserais pas seule avec Fuckward qui était toujours en ville, et pour de bonnes raisons. Sa quasi transformation en vamp cake, à cause de la bulle de la mort, l'avait bien énervé.


J'étais chez Bella, l'aidant à emballer les choses qu'elle voulait emporter pour notre voyage, avant de commencer la fac à l'automne prochain. En fait, nous faisions deux tas, un pour le voyage et un pour la fac. Charlie avait accepté de nous envoyé les affaires au dortoir de Dartmouth, en août. Jusque là, nous avions environ un mois et demi pour voyager à travers les États-Unis et aller où l'on voudrait, même si nous prévoyions de rester sur le territoire américain.

En silence, Bella me passa une pile de t-shirts pris dans son placard et désigna une boîte. Je les pliai et les empaquetai. Ses étagères étaient déjà bien vides, cela ne prit donc pas trop de temps à les mettre en cartons. En fait, tout ce qu'elle emmenait étaient des vêtements et l'ours en peluche blanc qu'Emmett lui avait offert. Elle avait tant de fois enroulé le nœud, qu'il avait à son cou, autour de ses doigts, qu'il était maintenant tout bouclé. Et l'ours avait carrément l'odeur de Bella. Ça m'embêtait un peu que je puisse même sentir des traces de larmes dessus, provenant des nuits où elle avait pleuré, soit à cause de moi, ou d'autre chose. Mais elle aimait l'ours et Emmett était ravi qu'elle l'aime autant.

Pendant notre voyage, Spirit resterait chez Charlie, avec Emmett et Rose. Quand la fac commencera, Spirit restera pour tenir compagnie à Charlie, vu que nous étions tous d'accord pour rester dans les dortoirs durant la première année. Toutefois, je doutais que nous tiendrions si longtemps. Nous nous étions assurés de partager un appartement avec une chambre à trois lits pour les garçons, un salon commun, et une autre chambre avec trois lits, pour les filles chaque chambre ayant sa propre douche. Char, Peter, Emmett, Rose et moi n'étions pas vraiment contents de cet arrangement, mais Bella avait insisté sur le fait qu'elle voulait avoir une expérience de la vie universitaire, comme une personne normale. En espérant que nous ne nous tuions pas entre-temps. Évidemment, l'organisation pour la nuit n'était pas un gros problème, mais pour avoir du temps seul, ça l'était, et cinq vampires dans un dortoir de trois pièces, ben, je n'étais pas ravi. Mais je le faisais pour elle. Nous le faisions tous. Enfin, les autres le faisaient pour moi, parce que je les avais suppliés. Je ne voulais pas vivre dans un appartement avec quatre personnes que je ne connaissais pas, et être obligé de prétendre que j'étais humain, 24h/24.

Je travaillais toujours sur mes tendances possessives, mais je réalisais aussi qu'ils aidaient Bella à se sentir aimée et rassurée sur le fait que je n'allais pas la quitter. Ce n'était pas forcément quelque chose de sain pour chacun de nous deux, mais nous le savions et nous y travaillions. Je détestais que ces émotions refassent surface de temps en temps, mais elle allait mieux la plupart du temps. Son Cocktail avait disparu, voilà pourquoi elle s'était sentie si bizarre après avoir enfermé Edward. Elle avait oublié ce que ça faisait de ne pas être sujette à la colère et à la haine. J'étais heureux que sa rage et son sentiment de revanche lui enlèvent la peine qu'elle ressentait.

Depuis cet incident, elle n'avait pas été capable d'alimenter les bulles comme elle le faisait auparavant. Elle n'avait plus cette violente émotion enfouie en elle, et même si elle pouvait encore contrôler ses capacités à me bloquer mentalement, tout comme Edward et Alice, son bouclier physique était quasiment inexistant. Si je lui envoyais une forte émotion, elle pouvait ressortir quelque chose qui s'en approchait, mais rien d'aussi puissant que ce qu'elle avait pu faire avant. Nous supposions tous que ça reviendrait quand elle serait vampire, ou soumise à une forte émotion, ce qui, espérons-le, n'arriverait jamais. A ce niveau-là, notre accouplement prenait son sens, les émotions étaient ce qui alimentait son pouvoir, et mon pouvoir était l'émotion. Techniquement, je pense que nous nous nourrissions l'un de l'autre.

Bella s'était mise à emballer les chaussures et me les balançait depuis le placard, quand j'entendis une voiture se garer. Je ne sais pas pourquoi je fus surpris qu'ils soient là nous partions le lendemain après tout. J'entendis les portes de la voiture, puis la sonnette. Bella sursauta puis sortit du placard en me regardant curieusement, me demandant, silencieusement, qui était à la porte. Ne rien se dire nous convenait parfaitement. Honnêtement, je ne crois pas lui avoir dit plus que « bonjour », « je t'aime » et « peu importe », de toute la journée. J'embrassai ses lèvres, pris sa main et l'emmenai en bas.

Jake, Sam et Billy étaient juste dans l'entrée, en train de parler avec Charlie, quand nous arrivâmes dans la pièce.

« Salut, » Dirent-ils simultanément, voyant nos doigts entrelacés. Je fis un signe de la tête pour les saluer et lâcha Bella, sachant qu'elle allait les prendre dans ses bras. Elle alla vers chacun des indiens, les embrassant et leur disant bonjour.

Je restai en retrait et observai pour une fois, je n'avais aucun doute sur le fait qu'elle était mienne. Je savais que nous quittions cette ville demain, ensemble, et cela me suffisait elle était à moi. Charlie les invita tous au salon, et comme il n'y avait pas beaucoup de place pour s'asseoir, je pris une chaise dans la cuisine et m'installa en face du canapé. Bella vint se mettre sur moi, et je lui envoyai un peu de désir, tandis que mes mains vinrent automatiquement se placer autour de sa taille. Je suppose que notre petit jeu n'était pas des plus appropriés en présence des loups, parce qu'ils grognèrent tous les deux, à voix basse, et plissèrent les yeux quand l'odeur de l'excitation de Bella les atteignit.

Ils savaient que nous étions ensemble, mais ils ne voulaient pas que nous l'étalions devant eux. Je hochai la tête et leur envoyait mes excuses silencieuses. Je n'allais pas être grossier. Ils avaient été bien avec Bella et aimable avec ma famille.

Charlie et Bella allèrent chercher à boire après avoir demandé à chacun ce qu'il voulait, et me laissèrent en leur compagnie.

« Il faut que je parle avec Carlisle, » Bougonna Billy.

J'allais répondre, mais Sam m'interrompit avec autorité. « Nous avons à faire à Rosalie maintenant, pas Carlisle. Je vais m'en occuper. »

« Il y a un problème ? » Demandai-je.

« Tu emmènes Bella, pour la changer, nous présumons, et le traité sera annulé quand ce sera fait. » Répondit Jake en grognant.

« Ce n'est ni le moment, ni le lieu pour parler de ça. Cependant, Bella ne sera pas changée d'ici deux ans. Et oui, si dans deux ans, elle veut toujours être avec moi, je la changerai. C'est quelque chose dont vous devriez me parler, puisque ça nous concerne, Bella et moi. » Dis-je, un peu plus impoliment que je ne l'aurais voulu, mais je n'étais pas préparé à cette discussion. Ils étaient tous en colère contre moi, mais ça allait. J'envoyai une vague de calme dans la pièce et ils me lancèrent tous des regards noirs, mais Charlie et Bella entèrent à ce moment-là, alors ils se calmèrent un peu par respect pour eux.

Ils burent, racontèrent quelques histoires sur Bella, parlèrent de chasse et de pêche, et apparemment, leur visite se transforma en une petite fête d'adieux imprévue. L'ambiance était tendue mais tolérable, et j'essayais d'aider pour qu'elle reste calme et légère. Quelques heures plus tard, ils décidèrent de partir. Je dis à Sam que je prendrai contact avec lui ce soir et il accepta.

Charlie me remercia d'avoir été courtois envers ses amis et Bella me jeta un regard interrogateur. Je haussai les épaules et l'accompagna dans sa cambre pour qu'elle puisse finir d'emballer. Nous partions tout de suite demain matin, mais nous n'étions pas sûrs de notre destination. Mais c'était ce qu'il y avait de bien dans ce voyage. Nous pouvions aller où nous voulions, conduire aussi longtemps que nous le souhaitions, s'arrêter quand bon nous le semblait, faire l'amour où nous le voulions, baiser quand nous le voulions, et ainsi de suite. C'était une liberté que je ne crois pas avoir déjà eu en tant que vampire. C'était ça, ou alors, c'était juste bien mieux parce que j'allais le faire avec ma Bella.

Une heure plus tard, sa chambre était en cartons et complètement vide, à l'exception de quelques photos sur le mur, qu'elle ne voulait pas, et ses draps. Elle en aurait besoin ce soir, et il n'y avait aucune raison de les prendre avec nous. Mais comme elle avait jeté la plupart de ses affaires quand Edward avait rompu avec elle, et qu'elle ne les avait jamais remplacées, elle n'avait pas grand-chose.

Charlie et Bella avait fait des plan pour dîner ensemble, juste tous les deux, entre père et fille. C'était l'idée de Bella pour éviter à neuf vampires d'être forcés de manger de la nourriture humaine. Je remerciai ma bonne étoile pour ça. Elle dit qu'elle avait fait à ça à cause de Peter, qui l'avait obligée à nous regarder vomir après avoir mangé la dernière fois, et qu'elle trouvait que c'était dégoûtant pour nous. Donc je suppose que je devais aussi remercier ce trou du cul, puisqu'elle avait retenu la leçon à partir de là.

Quand je revins chez les Cullen, je trouvai tout le monde assis dans le salon. Enfin, tout le monde sauf Vicky. J'étais franchement triste de la voir partir, mais je savais qu'elle le devait. Fuckward lui avait trop fait peur quand il était sorti de sa bulle. Il était complètement cinglé et menaçait les vies de tous, mais surtout celle de ma femme. Si Esmé, Carlisle et Alice ne m'avais pas retenu, je l'aurais tué dans les deux minutes qui avaient suivi sa libération. Bella était montée à l'étage en fin d'après-midi pour une sieste, et nous avions attendu qu'elle s'endorme pour qu'il soit relâché de sa prison-bulle. Je ne la rejoignis pas, même si j'en avais envie, affreusement. J'attendais de voir ce que le con, dans sa bulle de la mort, allait dire. Je crois que je n'aurais pas dû être surpris par sa colère. Il avait vraiment cru qu'il allait se transformer en vamp cake.

Il avait immédiatement tenté d'aller vers les escaliers, mais Alice l'avait bloqué, tandis que Carlisle et Esmé l'avait attrapé. Instinctivement, Peter et Charlotte m'avait retenu. Ils savaient tous que je pouvais les mettre à terre et le tuer plus vite qu'un battement de cœur d'un colibri, mais je ne l'avais pas fait. Je les avais autorisés à me retenir. Je ne pouvais même pas expliquer pourquoi. J'avais décidé que Fuckward, même s'il était un total abruti, ne méritait pas de mourir. Je ne sais pas à quel moment j'étais devenu indulgent, et même charitable, mais c'était arrivé, tout du moins, dans son cas. Je ne peux pas l'expliquer et j'ai peur d'essayer réellement. J'aurais dû le faire frire, avec un côté en guimauve, dès qu'il avait passé la porte. Être clément n'aurait, alors, pas été nécessaire. Je souris face à mes idées très différentes, la clémence ou la guimauve ? J'accordai la clémence, mais il ne devrait pas abuser de sa chance, dans le futur.

Quand il finit par être assez calme pour être raisonnable, il nous avertit que Bella ne serait rien d'autre qu'un repas pour lui. Il a dit qu'il ne tolérerait pas d'être enfermé comme ça et que ça n'arriverait plus jamais. Ouais, il était un peu trop sûr de lui. Carlisle et Esmé lui crièrent dessus, lui disant qu'il était un enfant pourri gâté et égoïste, et qu'il était en colère parce qu'il n'obtenait pas ce qu'il voulait. C'était probablement la première fois qu'ils avaient l'air de vrais parents, mais aussi qu'ils criaient sur Edward. Malheureusement, leurs hurlements s'avérèrent inefficace, et la seule chose qui lui fit fermer sa bouche, fut quelque chose que lui montra et lui dit Alice, par la pensée.

Aucun d'eux ne voulut nous dire ce qu'il se passait, mais Alice m'indiqua, plus tard, en privé, qu'Edward avait maintenant compris qu'il ne pouvait pas s'en tirer en menaçant la vie de Bella. J'espérais que ça veuille dire qu'il avait vu sa propre fin. Mais ça ne voulait pas dire que nous lui faisions confiance. Il se tut, bouda, mais je pouvais toujours sentir qu'il était énervé. Toutefois, je ne pouvais pas dire pourquoi. Que ce soit son comportement, son emprisonnement ou ma relation avec Bella, je n'avais aucune certitude. Mais j'étais sûr que nous allions garder un œil sur Bella.

Malheureusement, Edward n'en était pas arrivé à cette conclusion avant de détruire un bon nombre de meuble qui restaient dans la maison, à la plus grande consternation d'Esmé. Carlisle finit par centralisé sa propre colère sur la cause du problème, principalement Edward, et le remit à sa place, chaque jour pendant une semaine lui disant comment traiter les femmes, comment traiter sa famille, et comment ne pas être un sale gosse. Il avait même arrangé les choses pour qu'Edward ait une place de caissier dans le magasin des Newton, pour gagner de l'argent pour aider pour les dégâts. Ce n'était pas comme s'il allait gagner beaucoup avec ce boulot, mais cela servait plus à gagner en humilité que de l'argent. Mike allait montrer le travail à Edward cette semaine, pour le roulement du soir, pendant lequel Mike le superviserait, en tant que manager du soir. Je dus admettre que cela nous fit tous plaisir en entendant cette nouvelle.

Peu de temps après la crise d'Edward, suite à sa libération de la bulle, Vicky craqua. Cette fois-ci, Esmé et Alice étaient là pour la réconforter, ainsi que Rose et Char. Bella réussi à dormir durant toute cette pagaille, ce dont j'étais content. Vicky pleurait, frissonnait, gémissait et hurlait à chaque fois qu'un homme s'approchaient d'elles. Je pensais vraiment qu'elle allait bien, j'en déduis que ce n'était qu'une façade. Je savais qu'elle avait peur de moi, mais elle était vraiment forte. Elle s'était montrée sûre d'elle un bon nombre de fois. La violence d'Edward lui avait rappelé trop de choses, même si ce n'était pas dirigé contre elle. Esmé comprenait ce que ça faisait de vivre ça. Bien que la plupart de ses souvenirs humains soient flous, elle se souvenait de la peur que pouvait infliger un homme abusif.

Après que Vicky ait repris ses esprits et se soit abondamment excusée pour sa crise de panique, elle accepta d'aller vivre avec les Denali. Il y aurait Eléazar, mais il était le seul mâle, et un plutôt contenu. Laurent, qu'elle connaissait déjà, venait de temps en temps, rendre visité à Irina, mais d'après Tanya, il ne restait jamais longtemps. Tanya avait parlé avec Alice, pour arranger le déménagement de Vicky. Les sœurs Denali compatissaient à la situation de Vicky, et avaient accepté de l'aider, par n'importe quel moyen, à surmonter la torture qu'elle avait subie. Même Eléazar était d'accord pour dire que les sœurs pourraient, avec le temps, lui apprendre à être une femme plus heureuse et plus saine. De par ma propre expérience avec Bella, je savais que les blessures mentales mettaient plus de temps à guérir que des coupures ou des bleus. J'aurais souhaité pouvoir aider Vicky. J'étais heureux, au moins, de m'être débarrasser de James pour elle.

Je saluai, à mon tour, ma famille, qui était assise sur les nouveaux meubles du salon. Le piano d'Edward n'avait pas encore été remplacé, mais il arrêtait vite de se plaindre quand les regards noirs se posaient sur lui. Il n'avait même pas tous ses doigts. Spirit avait toujours son doigt, mais nous le lui laissions à la maison des Cullen, parce que nous ne voulions pas que Charlie le voit. Quant à son oreille, hé bien, Rose la lui avait rendu parce que tout le monde l'avait convaincue qu'il avait l'air trop bizarre sans. Toutefois, elle ne la rendit pas sans dommage. Elle puait et était percé par six boucles d'oreille, à intervalles réguliers. Tout le monde se demanda d'où venait cette odeur, mais je le savais. Je ne savais juste pas pourquoi, jusqu'à ce qu'elle l'explique.

Après que Rose nous ait brièvement enseigné comment percer des trous dans une oreille, elle expliqua que des boucles ordinaires ne resteraient pas en place, et que l'oreille, se guérissant d'elle-même, rejetterait l'objet étranger. Cependant, elle avait appris que les poils de loups pouvaient empêcher la plaie de se refermer. Carlisle fut plutôt intrigué quand elle expliqua, qu'un jour, elle avait trouvé des poils et les avaient gardés, pour avoir l'odeur des loups, au besoin. Ce n'avait été que de la curiosité de se servir des poils pour les trous. Apparemment, elle avait remplacé la tige en acier par les poils et avait obtenu des boucles d'oreille pour vampires. Elle admit même qu'elle aurait aimé en avoir une paire s'il n'y avait pas cette horrible odeur. Edward était agacé mais pas en colère, et il enleva simplement les boucles d'oreille et remis son oreille en place.

« Bella est partie dîner avec Charlie. » Annonçai-je à la pièce. « Les loups se sont arrêtés et je crois qu'ils ont besoin de nous parler à tous les deux, » Dis-je en regardant Rose, qui hocha la tête.

« Hé bien, ne devrais-je pas parler avec eux ? » Demanda Carlisle.

« Nous avons traité avec eux et nous en sommes bien sortis. Ce dont ils doivent nous parler ne concerne ni toi, ni ta famille. » Dis-je. Je voulais être sympa, vraiment, mais je n'en étais pas encore là. Il était franchement chanceux que je veuille bien être gentil. Il nous regarda, Rose et moi, puis tous les autres.

« Bien sûr, je suis désolé. J'ai juste pensé que si cela concernait le traité… Je… Tant pis. » Ajouta-t-il, vaincu. Je hochai la tête.

« Je sais, mais c'est à propos de Bella et moi, et ils ont eut à faire à Rose depuis notre retour. Sam est à l'aise avec elle et l'a demandée. » Dis-je doucement, espérant qu'il comprenne. Il fit un autre signe de la tête.

« Bien, comme vous le savez tous, nous partons demain matin. Nous aurons nos téléphones si quelqu'un à besoin de nous, mais s'il vous plaît, évitez. » Dis-je avec un petit sourire en coin.

« Esmé et moi partons aussi dans la matinée, pour l'île d'Esmé. » Ajouta Carlisle. Je hochai la tête.

« Rose et moi partons chez Charlie demain matin. » Dit Emmett avec un sourire. Il appréciait vraiment Charlie et il aimait avoir quelqu'un qu'il pouvait appeler papa. C'était différent d'avec Carlisle, je suppose, parce qu'il était humain et se comportait comme un père. L'écart d'âge faisait aussi la différence pour nous tous, tout comme le fait qu'il nous avait acceptés avec amour. Il nous avait accueillis et intégrés à sa famille, et nous l'aimions tous pour ça. Je fis un signe de tête à Emmett.

« Je crois que nous partirons en même temps que vous tous, mais nous ne vous suivrons pas. » Dit Peter avec un petit sourire. « Nous devons rentrer et nous occuper de la maison pour l'hiver si nous vous rejoignons à l'école, et nous récupérerons quelques affaires également. » Je fis un signe à Peter, l'avertissant qu'il n'avait pas intérêt à nous suivre. Je voulais du temps seul avec ma femme.

« J'ai un entretien d'embauche à New York, demain. » Intervint joyeusement Alice. « Je vais être la nouvelle fashionista pour le magazine Vogue. Je sais déjà que j'ai obtenu le poste. » Elle était excitée et bondissait presque. Ce serait son premier travail et la première fois qu'elle serait loin de la famille, mais j'étais heureux qu'elle sache où elle allait et ce qu'elle allait faire. Nous n'en avions pas entendu parler jusqu'à maintenant. Je pouvais tout de même sentir son excitation et c'était contagieux. J'étais content pour elle. Elle serait proche mais en solo.

Juste à cet instant, le téléphone de Rose sonna, c'était Sam. Nous sortîmes tous les deux pour aller dans un endroit plus privé, pour pouvoir parler avec lui. Je pense qu'il était impatient et ne pouvait pas attendre jusqu'au rendez-vous. Il posa immédiatement des questions au sujet de la transformation de Bella, et voulait savoir si je disais la vérité à propos de nos projets. Rose lui assura que nous avions prévu d'attendre deux ans avant de la changer, ou plus si elle le désirait. Toutefois, nous la changerions plus tôt si un accident ou toute autre chose menaçait sa vie. Nous ne la perdrions pas. Sam indiqua que le traité serait annulé mais Rose lui demanda de faire une exception.

Jake était à l'arrière, hurlant des obscénités et qu'il en était hors de question, qu'il y aurait une guerre. Au final, je dis à Sam que je ne faisais pas parti du traité initial, tout comme ma famille. Ma famille comprenait Peter et Char, et maintenant Rose et Emmett, s'ils le voulaient. Sam était furieux qu'il y ait des buveurs de sang humain dans la région, et qu'ils ne s'en soient pas aperçus. Je ricanai discrètement, mais je ne voulais pas d'affrontement. Nous nous accordâmes pour nous rencontrer dans quinze minutes, dans la forêt, vers une clairière.

Rose et moi y allâmes sans prévenir la famille et retrouvâmes Sam, Jake et deux autres loups que je ne connaissais pas. Je leur expliquai que Bella était ma vraie compagne, et nous parlâmes de l'imprégnation et des similarités qu'il y avait entre les deux. Je leur fis sentir l'amour que j'avais pour elle et ils furent ébahis. Pour finir, nous acceptâmes de laisser Sam et Jake appeler Bella aussi souvent qu'ils le voulaient, pour qu'ils s'assurent qu'elle était toujours humaine et qu'elle poursuivait cette relation de son plein gré. Quand le moment de la transformation de Bella viendrait, elle devra expliquer sa décision à Sam, et basé sur cette discussion, il autorisera, ou non, une exception au traité.

Nous étions aussi tombés d'accord sur autre chose : j'offrirai ma vie si Bella devait mourir pour une autre raison que son changement. Honnêtement, ce fut mon idée. J'étais tellement lié à elle, de quelque manière que ce soit, que la simple idée de la perdre serrait mon cœur de pierre de chagrin. Quand le rendez-vous fut terminé, nous rentrâmes et trouvâmes Bella et Alice à la table de la cuisine en train de parler de son nouveau travail, tandis que tous les autres étaient dans leur chambre.

« Prête pour aller au lit, Darlin' ? » Demandai-je.

« Pas encore ! » Cria Rose, puis elle apparut devant nous en un instant, un peu ébouriffée.

« Pourquoi ? » Demanda Bella.

« Nous voulons faire quelque chose avec toi, comme c'est ta dernière nuit ici. Que dirais-tu d'un jeu, ou d'un film, ou autre chose ? » Demanda Rose. Je mis ma main dans la poche arrière du jean de Bella, caressant légèrement ses fesses, et en ressortis son iPhone. Elle me regarda curieusement avant de sourire.

« Il y a un film d'horreur à Port Angeles qui commence à 21h30. » Dis-je, regardant le téléphone. Je savais que Bella ne voulait pas jouer. Elle en avait assez que Peter triche sans arrêt et qu'Emmett se moque d'elle à chaque fois qu'elle perdait. Nous avions fait un tas de jeux chez Charlie, et je n'avais pas envie qu'elle soit en colère après quelqu'un pour sa dernière soirée ici.

« Ca me parait bien. » Dit-elle, m'envoyant ses remerciements. Je hochai la tête avec un clin d'œil, en retour.

« Alors en route ! » Peter apparut soudainement derrière Rose et attrapa Bella, la tirant vers sa voiture. Je grognai et le suivis. Peter, Char, Bella et moi nous installâmes dans la voiture de Peter. Emmett, Rose et Alice prirent la jeep. Nous appelâmes pour si voir s'il y en avait d'autres qui voulaient venir mais nous ne reçûmes aucune réponse.

Bella s'endormit à la moitié du film, mais nous restâmes et la regardâmes et fûmes heureux d'être tous ensemble une dernière fois. Quand le film fut terminé, je la portai jusqu'à la jeep même si les gens nous regardaient comme si nous étions fous. Heureusement, il n'y avait pas beaucoup de personnes pour nous regarder. Alice bondissait tout autour, me disant que nous allions bien nous amuser, nous expliquant qu'elle pouvait voir Bella quand elle dormait. Cela me surprenait que pendant tout ce temps, Edward n'ait jamais pu lire les pensées de Bella, et je me demandais pourquoi. J'avais envie de croire que, quelque part, son esprit savait qu'il devait lui refuser l'accès, mais comme elle le bloquait depuis le premier jour, je ne pouvais pas en être certain.

Sur le chemin du retour, nous parlions tous de ce que nous allions faire pendant l'été, de l'excitation de vivre ensemble dans un dortoir, de retourner à la fac comme des jeunes normaux. Quelques expériences que Peter et Char n'avaient jamais eues. Il fallait que je me souvienne de donner à tous leurs papiers, quand je serai de retour. J'avais les papiers du divorce pour Alice, bien que ce ne fût qu'une formalité pour le bien de Bella, puisque Jasper Hale n'existait pas. J'avais les papiers d'identité avec mon changement de nom, revenant à Whitlock. Char et Rosalie serait les sœurs Hale, et Emmett récupérait le nom de McCarty. Nous ne pouvions pas être mariés en allant à la fac, les couples mariés n'étaient pas admis dans les dortoirs. Peter et moi serions les frères Whitlock et Bella serait juste Bella. Elle avait été admise à l'université de son propre chef et nous n'allions rien changé à ça, pas encore.

J'étais pour qu'elle ait son diplôme en quatre ans, sans mémoires vampiriques, mais elle insistait qu'elle voulait avoir le même âge que moi, c'est-à-dire 20 ans. Cela nous donnait deux ans pour arranger les choses, mais je savais, grâce aux erreurs d'Edward, que le jour où elle dirait qu'elle voulait être changée, elle le serait. Je ne lui refuserai jamais une éternité avec moi, parce qu'en vérité, je me priverai aussi, et j'étais trop égoïste pour faire ça. Je la voulais à mes côtés.

Rose était contrarié par la grossesse, mais Bella lui expliqua que, indépendamment de ses sentiments sur les enfants, Rose ne pouvait pas vivre à travers Bella. Bella dit aussi que vivre 80 ans ou plus, et juste mourir, sachant que les personnes qu'elle avait créées mourraient aussi, lui semblait plutôt cruel. Bella avait une façon étrange de voir les choses. Je pensais qu'elle avait fait face à la mort plusieurs fois, et certains diraient même quotidiennement, puisqu'elle était en couple avec un vampire. Mais elle était catégorique sur le fait qu'elle ne voulait pas amener des enfants et des petits-enfants dans un monde violent, où les gens se faisaient maltraités, étaient affamés, et allait vivre l'enfer, juste pour finir par mourir. Elle était d'accord pour dire que la vie n'était pas si mal, il y avait de l'amour, mais il y avait aussi des pertes, il y avait du bonheur dans les réalisations, mais il y avait aussi des échecs. Tout avait ses bons et ses mauvais côtés, y compris être un vampire qui pouvait vivre pour toujours mais ne jamais se reproduire, et Bella l'acceptait.

Elles argumentèrent sur le fait que tous les humains ne pouvaient pas se reproduire, que d'autres mouraient pendant l'accouchement, que des enfants étaient malade et mouraient, et des tas d'autres possibilités. Bella fit remarquer que si Rose n'avait pas été changée, elle serait morte, elle n'aurait jamais trouvé Emmett, et, de toute façon, elle n'aurait jamais eu d'enfant. Finalement, elles se mirent d'accord sur le fait que Bella prendrait ses propres décisions, et que Rose la soutiendrait, qu'elle soit d'accord ou pas. Je souris à Rose qui étaient à l'avant de la jeep alors que mes pensées et la conversation sur notre futur se terminaient. Emmett nous déposa chez Charlie et je portai Bella dans la maison. Charlie dormait déjà dans sa chambre, et Spirit sautait autour de moi comme un fou mais silencieusement, tandis que je montai à l'étage et déposai Bella dans son lit.

Je redescendis, fis sortir Spirit et m'assis quelques minutes pour regarder la lune. C'était étrangement clair ce soir, surtout que cela ne l'avait pas été de la journée. Je profitai de la vue depuis quelques instants avant que je n'entende le changement dans le rythme cardiaque de Bella, indiquant qu'elle se réveillait. Je fermai la porte derrière moi et atteignit l'entrée de sa chambre juste quand elle ouvrait les yeux. Elle scanna la pièce et sourit quand elle me vit là.

« Salut beauté. » Dis-je avec un sourire.

« Salut. » Répondit-elle ensommeillée. « Nous sommes à la maison. Comment était le film ? » Demanda-t-elle doucement avec un sourire.

« Il était nul, mais nous avons aimé sortir ensemble. Comment était ta sieste ? » Demandai-je avec un grand sourire.

« C'était bien. Désolée, je n'avais pas l'intention de m'endormir et vous laisser tomber. » Elle avait l'air un peu triste. Je haussai les épaules, lui faisant savoir que ce n'était pas grave. J'avançai doucement vers le lit et la regardai me détailler. Je jetai mon t-shirt par terre et ses yeux remontèrent sur mon corps.

« Prête à dormir ? » Demandai-je, sentait l'odeur de son désir dans l'air. Elle secoua la tête et tendit la main vers moi. Je posai doucement mon corps sur le sien, juste pour sentir sa chaleur m'imprégner, un gémissement s'échappant de mes lèvres quand elles touchèrent les siennes.

« Je t'aime. » Murmura-t-elle quand je me reculai.

« Je t'aime aussi. » Je suçai sa lèvre inférieure et remontai ma main sur sa poitrine.

« Montre-moi. » Encouragea-t-elle. Je grognai et regardai la porte ouverte, et je jurai que j'avais une vision aux rayons X qui me montrait Charlie, profondément endormi dans son lit, de l'autre côté du couloir.

« Et si je te faisais jouir, ensuite tu dors, et demain, nous pourrons faire ce que nous voulons, quand nous voulons. » Suggérai-je, agitant mes sourcils, lui envoyant plusieurs vagues successives de plaisir. Elle gémit et secoua la tête, l'interrompant. Je le sentis aussitôt que cela rebondit sur moi, et gémit juste comme elle venait de le faire. Elle sourit malicieusement.

« J'ai envie de toi, pas de tes émotions. » Bouda-t-elle.

Je me penchai, l'embrassant, allant sur son cou, puis son oreille, murmurant, « Tu m'as, tout entier. » Je frottai mon sexe devenu dur contre son centre, et avant que je ne m'en rende compte, nos vêtements ne furent plus du passé, et nous fîmes l'amour, lentement, sensuellement. Nous ne fûmes pas bruyants, aucune goutte de sang ne coula, et nous atteignîmes notre apogée, lentement et intensément. De toutes les fois où j'avais été avec Bella, je crois que celle-ci était peut-être la meilleure. J'étais impatient d'essayer de la battre.

J'enfilai un pantalon de pyjama, fermai la porte de la chambre, et recouvrai le corps nu de Bella. Je la serrai fort, m'imprégnant des odeurs de la pièce, de Charlie, et écoutant le monde autour de moi. Je profitai de l'instant, toute la nuit. Quand l'aube commença à pointer, ce qui ne fut que quatre heures plus tard, l'alarme de Bella se mit en route. C'était seulement 6h du matin, mais nous voulions partir de bonne heure. Elle pourrait dormir dans la voiture, ou nous pourrions trouver un hôtel, aucune option n'était à écarter. Aujourd'hui était le départ de notre été de liberté. Ça me faisait presque sentir comme un hippie. J'étais excité, parce que dans un sens, c'était comme si nous commencions enfin notre vie ensemble.

L'alarme de Charlie se déclencha une minute plus tard. Il devait travailler aujourd'hui, mais il y allait plus tard. Mon pick-up était devant puisque j'avais couru pour aller chez les Cullen hier, et que Charlie avait déposé Bella. Nous dirions au-revoir ici, puis nous irions faire nos adieux là-bas, et ensuite nous prendrions la route.

Bella et Charlie prirent leur petit déjeuner, Charlie ne me proposait plus rien. Une chose de plus montrant qu'il savait que nous ne mangions pas. Il savait que nous étions différents. Alors que nous nous douchions puis nous préparions, Charlie m'entraîna dehors. « Fiston, est-ce que tu as assez d'argent ? » Demanda-t-il, inquiet.

« J'ai tout ce qu'il faut, Charlie. Tu le sais bien. » Répondis-je. Je n'avais aucune raison de mentir, et il était certain que je ne voulais pas qu'il m'offre de l'argent.

« Bon, et si jamais vous avez besoin de quelque chose, n'importe quoi, dites-le moi. » Je hochai la tête. Je voyais qu'il n'avait pas encore fini, alors j'attendis qu'il mette ses idées en ordre, ressentant sa peur, sa peine et son inquiétude. « Jasper, fils, heu, je dois savoir… Est-ce que… Est-ce que je vais revoir ma petite fille ? » Il était au bord des larmes, et sa peur de la perdre était écrasante.

Je posai une main lourde sur son épaule, et essayait de lui envoyer du réconfort, faisant attention à mes mots, « J'ai promis Charlie. Je t'ai promis de te le dire pour que vous puissiez vous dire au-revoir, et ce n'est pas le jour. » Je souris. Il me retourna timidement ce sourire.

« Combien de temps ? Combien de temps me reste-t-il ? » Demanda-t-il. Merde, il était bon.

« Deux ans papa. Je te promets de te prévenir. Et tu peux venir nous voir quand tu veux. Je payerai pour le billet, ce n'est pas un problème. Et s'il te plaît, profite de mon offre. Tu appelles et tu me dis, et j'aurais un billet pour toi dans les 24h. Peu importe où nous sommes. Nous viendrons pour les vacances quand l'école aura commencé. Mais tu es le bienvenu, n'importe quand. Tu as tous nos numéros de téléphone, appelle-nous. » Lentement, je retirai ma main de son épaule et il la regarda curieusement, tandis que je la repositionnai le long de mon corps. Merde, trop observateur. Bien sûr, il connaissait déjà mes différences. J'avais levé le secret la dernière fois que nous avions eu une discussion sérieuse et que je lui avais fait cette promesse.

« Je ne serai jamais un grand-père, hein ? » Il rigola doucement, luttant contre les larmes. Je ne répondis pas. Je ne pouvais pas c'était une de ces choses dont Bella le privait pour être avec moi, et je me sentais mal. Mais comme elle l'avait dit, elle ne pourrait peut-être même pas avoir d'enfant. C'était plutôt invraisemblable, puisque pour moi, elle avait l'air d'être une jeune femme en bonne santé et ses règles étaient régulières, sans dire que c'était ma période favorite du mois. Mais bon, c'était sa décision, et, franchement, je ne pouvais pas vivre sans elle. Je ne vivais que pour elle maintenant, et sans elle, je ne sais pas ce que je ferais. Je regardai l'homme qui essayait de se contenir devant moi, et je ne pus m'empêcher d'avoir de la peine pour lui, pour nous deux. Aucun de nous ne serait grand-père, mais au moins, il savait ce que c'était que d'être un vrai père.

« Papa ? » Il leva les yeux vers moi. « Je suis désolé que les choses soient comme ça, mais tu nous as tous maintenant moi, Char, Peter, Emmett et Rose. Bella nous a réunis, a fait de nous une famille. Nous ne t'abandonnons pas, nous… Grandissons, c'est tout. » J'essayai de le réconforter avec un sourire et un peu de confiance. Il hocha la tête.

« Merci, fiston. » Il me prit dans ses bras, je lui retournai son étreinte, contente qu'il ne soit plus si contrarié. « Bien, vous deux devez partir, et je dois aller travailler. Prends soin de notre fille, Jasper. » Insista-t-il, et j'étais fier d'entendre qu'il me faisait assez confiance pour la partager avec moi.

« Oui, Monsieur ! » M'exclamai-je, et il sourit. Nous rentrâmes dans la maison, Bella était en larmes quand elle fit un câlin à son père et lui dit au-revoir. Je crois que les yeux mouillés de Charlie furent trop pour elle. Il monta dans sa voiture et s'en alla. Mais ce soir, quand il rentrera, Rose et Emmett seront là à notre place.

Spirit monte dans la voiture avec nous et nous allâmes chez les Cullen pour faire nos derniers adieux.

Cela se passa mieux que je l'aurais pensé. Char et Peter étaient dans l'allée. Ils avaient déjà dit au-revoir à tout le monde et nous attendaient. Quelques embrassades, une poignée de mains et ils furent partis. Bella renifla tandis que nous entrions dans la maison pour rejoindre le reste de la famille. Seule Alice manquait et je ne la sentais nulle part dans la maison.

« Où est Alice ? » Demandai-je à tous. Une énorme quantité de nervosité me frappa d'un coup et plusieurs personnes regardèrent vers Bella. Merde ! Elle était partie.

« Elle avait un vol à 6h. Désolée, il fallait qu'elle parte. Elle a demandé de vous dire qu'elle vous aimait et qu'elle vous appellerait plus tard dans la journée. Elle ne voulait pas réveiller Bella en appelant trop tôt. » Expliqua Esmé. Bella grogna quand nous la regardâmes.

« Quoi ? Je ne vais pas paniquer si c'est ça que vous attendez. » Dit-elle, clairement agacée.

« Bien sûr que non, » Dit Esmé, s'avançant vers elle les bras ouverts. Bella recula contre ma poitrine et je mis mes bras autour d'elle. Je fis un sourire forcé à Esmé et secoua la tête. Bella n'avait pas été ouvertement méchante envers eux, depuis le jour de la bulle, mais elle n'était pas encore prête à leur pardonner. En toute honnêteté, elle n'avait pas à le faire. Ils n'étaient pas ses parents, ils n'étaient personne pour elle.

Entre l'inquiétude dont ses parents avaient fait preuve durant sa période catatonique, et sa thérapie, elle avait réalisé qu'elle avait plutôt des parents biens. Elle avait expliqué qu'elle n'accepterait pas d'excuses de la part de Carlisle et Esmé tant qu'ils ne gagneraient pas sa confiance, ce qui prendrait du temps, peut-être même des années. Elle avait également dit qu'elle ne se mettrait pas dans une position où ils pourraient la blesser si elle n'y était pas obligée ce qui voulait dire que pour le moment, elle les gardait à bonne distance. Je la laissai prendre cette décision et fut d'accord avec elle. J'étais en colère contre eux pour la façon dont ils avaient géré la situation, mais ma capacité à sentir leur tristesse et leurs remords m'avait aidé à pardonner plus vite.

Esmé recula et baissa lentement ses bras, se sentant blessée mais acceptant la situation.

« Bon, installons le chiot et en route. » Dit Emmett, soulevant le chiot qui se baladait autour de la pièce. Il brisa la tension et tout le monde se détendit un peu. A la façon dont il parlait, on aurait dit qu'il se préparait pour un voyage. Ils allaient juste de l'autre côté de la ville. Mais il se dirigea vers la porte, jusqu'à sa jeep chargée et y déposa le chien.

Il prit Bella dans ses bras et me serra la main il embrassa Carlisle et Esmé, serra la main d'Edward et monta dans sa jeep. Rose fit le tour et en fit de même, puis ils partirent. Bon, apparemment, c'était prévu que nous restions avec ces trois-là. Je regardai Bella qui me lança un regard lourd de sens. Je ne pus m'empêcher de sourire face aux tactiques de la famille.

« En fait, nous devons attraper notre avion, alors au-revoir Bella, Jasper, je vous souhaite un très bon été. S'il vous plaît, appelez quand vous voulez nous aimerions avoir de vos nouvelles. » Parla Carlisle, très proprement et avec diplomatie. Je m'approchai de lui et lui serrai la main, le remerciant de m'avoir laissé utiliser la maison en son absence. Bella resta silencieuse.

J'allai ensuite vers Esmé, la prenant rapidement dans mes bras, et la remerciant aussi. Elle essayait de ne pas pleurer face à la froideur de Bella, mais Bella se radoucissait déjà sous mes yeux, devant l'allure contrite des parents. Elle n'était pas prête à leur pardonner aujourd'hui, mais les choses seraient probablement différentes la prochaine fois que nous les verrions. Ils embrassèrent Edward et s'en allèrent.

'Et puis, il y avait nous trois', pensai-je silencieusement, regardant Edward. Il sourit en coin, et je sus que Bella ne savait pas pourquoi il souriait. Elle ne lui avait pas parlé depuis l'incident de la bulle. Mais elle avait entendu parler de sa réaction et de ce qu'il avait dit. Elle n'avait ni sympathie, ni pardon à son égard. Elle se tourna et monta dans le pick-up sans rien dire. Je haussai un sourcil, lui demandant, silencieusement, s'il avait quelque chose à dire.

Un regard blanc s'afficha sur son visage et il regarda dans le vide, je supposai alors que nous en avions terminé. Je montai dans la cabine, sans un autre mot, et démarrai. Je fis demi-tour et m'engageai sur le chemin, suivant le même trajet que ma famille. En regardant dans mon rétroviseur, je sentis beaucoup de tristesse et d'animosité de la part d'Edward, qui se tenait juste derrière mon pick-up, quelques mètres plus loin. J'entendis un faible « Et moi ? », flotter dans l'air avant que nous ne disparaissions de sa vue. Je l'ignorai et continuai.

Je souris à Bella elle est mon futur, mon éternité. J'étais venu dans le but de sauver Bella, et j'aime à penser que j'y suis arrivé… Je n'avais simplement pas prévu qu'elle me sauve aussi.

FIN