Résumé: Tout à commencé lorsqu'ils naquirent. Au début, ils n'avaient ni renommée, ni talent, ce n'étaient que deux nourrissons ordinaires. Et puis un jour leur nom inspira la peur et le respect. Mais avant d'être les dragons jumeaux de Sabertooth, ils n'étaient que Sting et Rogue.
Ou comment inventer un passé à des personnages secondaires.
Les personnages et l'Univers de Fairy Tail appartiennent à son créateur.
Il est possible que certains éléments diffèrent du manga. Avis aux puritains: c'est Mon histoire je fais ce que je veux nah! Mais toutes les divergences seront expliquées et détaillée.
Love you guys
712, 7 ans
Ruines de l'Institut, Biorn
712 s'éveilla dans un bâtiment en ruine.
Il se frotta les yeux, autant parce que le soleil agressait ses pupilles, habituées à l'éclairage artificiel, que par incrédulité.
Les murs sans coupole se fondaient dans le ciel gelé. Les flocons couvraient lentement , avec tendresse, les ruines qui par endroit n 'étaient réduit qu'a une pile de gravas informes.
Le bâtiment avait été désintégré.
Il voulut se lever, cependant, il constata qu'il ne le pouvait pas. Il voulut appeler à l'aide, la gorge n'émit qu'il gazouillement. Il voulut se souvenir de ce qui s'était passé. Il voulut se rappeler. Son esprit était brumeux, mais la sensation persistance d'une douleur sourde à la poitrine lui soufflait qu'il ne voulait peut être pas éclaircir ce point. Il baissa les yeux. L'enfant laissa échapper un cris d'horreur.
Il avait un putain de trou dans la poitrine.
Il se redressa avec lenteur, prenant conscience que ses appuis branlant ne le supportaient plus. Il dût se rattraper à un débris de cloison pour se retenir. Ce fut un échec et il amortit sa chute avec ses genoux écorchés. "M-mm-merde" jura t il. Il voulut de nouveau se relever mais son regard embrassa un objets éclatant qu'il reconnut immédiatement et qui mit fin a ses gesticulations.
Un scalpel. Celui de l'homme au tablier vert
Va t'en
L'éclat d'une lame aux reflets carminés.
Va t'en
La brulure des néons.
Va t'en
L'odeur de l'urine.
Va t'en.
Le bip assourdissant des machines.
Stop.
La pointe inflexible qui entre dans son sternum.
Stop.
Ca faisait mal. Mal. MAL. MAL BORDEL!
ASSEZ!
Il vomit sur ses genoux, incapable de taire les spams terrorisés de son corps paniqué. Sa tête cognait fort. Fort. FORT. Son cerveaux allait exploser. Il allait exploser. Exploser. Il cala son dos contre la pierre froide, peinant à reprendre un souffle fuyant. Il ne devait pas y penser, surtout pas. Se calmer et respirer. Il y avait plus grave.
Il était dans l'Extérieur.
C'était la première fois que 712 voyait le ciel, un amas cotonneux et gris, effrayant et pesant. Il se sentait terriblement vulnérable sans le plafond de béton dont il avait l'habitude. C'était la première fois qu'il voyait le soleil, une espèce de boule pâle lointaine et frigorifiante qui déclinait. L'angoisse lui serrait la gorge, le soleil dispensait une lueur vacillante, bien loin de la constance agressive des néons.
712 craignait que l'Ombre ne vienne le chercher à chaque nuage passant.
Il y avait de la neige et des tourbillons de flocons tout autour de lui. 712 n'avait jamais vu ces manifestations météorologiques, c'était blanc, pur et beau. Ca ressemblait aux couleurs des salles d'opération. Il s'en dégageait la même hostilité glacée. La neige avait fait de ses doigts des loques brulées et lui piquait la peau.
Si c'était ça l'Extérieur, 712 n'en voulait pas.
Priscille lui manquait atrocement, il chercha à retrouver les docteurs, les enseignants, les élèves, n'importe qui. Il supplia qu'il serait sage, implora qu'ils cessent leur jeux, pleura que ce n'était pas drôle, et quand il comprit que ce n'était une punition cruelle mais la réalité, il avait dut de rendre à l'évidence.
Il était désespérément seul.
Seul au milieu d'un univers souhaitant son trépas, inhospitalier et vicieux. La solitude ne l'avait jamais autant broyé.
La culpabilité aussi.
Ses souvenirs de l'Opération étaient flous et confus. C'était comme regarder à travers une vitre embuée, on devinait les silhouettes mais on arrivait pas à en définir les formes. Il se souvenait de la douleur, atroce, terrassante, et de la peur, surtout de la peur. Il ignorait comment l'Institut avait été détruite, ni ou tous les autres avaient disparut mais il avait quelques suppositions. 712 était un sujet naïf, mais pas aussi stupide que ses notes laissaient présager. L'enfant savait que personne ne viendrait le chercher.
Il allait périr ici, submergé par le froid et l'angoisse.
Il s'écroula sur le sol.
Le vent glacial lui gelait les os. Il avait faim, froid, sommeil, soif, mal. Ses doigts étaient bleus et gourds, son visage blême par le fouet des bourrasques. Il s'était recroquevillé, la tête enfouie contre les genoux serrés contre sa poitrine et ses bras repliés. Il ne parvenait pas a se réchauffer, le froid lui donnait la migraine. Il n'osait plus regarder ses orteils et ses doigts que des engelures avaient rendu boursouflés, rouges.
Sa poitrine le sciait en deux de souffrance, il sentait quelque chose près de son coeur, comme un gros cailloux bloquant sa respiration.
Au début la douleur le maintenait en éveil mais a présent l'enfant était totalement engourdit, somnolent et tremblant.
Il avait envie de dormir.
Profondément.
Intensément.
Indéfiniment.
