Bonjour tout le monde !

Aujourd'hui, c'est surtout un petit chapitre de transitions, sans rien d'importants, à part le retour d'une chieuse de première.

Bonne lecture !


Chapitre 52 : Où l'on prend une décision

Harry s'étira, n'étouffant nullement le bâillement d'hippopotame qui lui échappa. S'asseyant dans son lit, il passa ensuite une main lasse dans ses cheveux et jeta un regard autour de lui.

Ses compagnons de chambre étaient tous encore dans les bras de Morphée, bienheureux qu'ils étaient. Seamus était roulé en boule sur l'extrême droite de son matelas, serrant contre lui son livre de Métamorphose : il avait du s'endormir en lisant. Dean avait le visage écrasé dans son oreiller, atténuant sa forte respiration, qui n'était rien en comparaison des ronflements sonores de Ron, étalé comme un pacha sur son sommier. Seul Neville semblait dormir à peu près normalement, dans une position de fœtus au milieu de son lit.

Harry s'étira une dernière fois avant de descendre de son lit à baldaquin et de rejoindre la salle de bain, assez rapidement pour ne pas que le froid mordant s'attaque à ses membres.

Malgré qu'ils étaient déjà en Mars, le temps ne s'adoucissait pas, au contraire, les températures ne faisaient que diminuer. Ils avaient déjà l'impression d'être en plein mois de décembre, avec les lourds nuages blancs qui menaçaient à chaque instant de déverser sur l'Angleterre de gros flocons de neige. Pourtant, les experts du Ministère de la Magie faisaient ce qu'ils pouvaient pour contrer les sorts de Voldemort.

Harry sortit de la salle d'eau, près d'un quart d'heure plus tard, lavé et rasé de près, alors que ses compagnons de chambre s'éveillaient les uns après les autres.

- Bonjour Harry. Déjà debout ?

- Bonjour Seamus. Et oui, comme tu le vois. Vous feriez mieux d'accélérer l'allure, le petit-déjeuner sera servi dans quelques minutes.

L'irlandais hocha de la tête avant de balancer son oreiller sur Dean qui émergeait à peine de sous ses couvertures. L'objet volant rebondit sur le crâne du jeune homme noir qui le regarda tomber sur son lit avec un intérêt limité. Avant de riposter brusquement, occasionnant une bataille de polochon qui termina de faire émerger Neville et Ron.

Souriant, Harry quitta précipitamment la chambre, peu désireux de se retrouver à devoir vendre chèrement sa peau. Il prit juste le temps d'attraper sa cape, son écharpe et son sac avant de claquer la porte du dortoir.

- Espèce de lâcheur ! Entendit-il hurler Ron derrière le pan de bois. Allez, va retrouver ta blondinette !

Harry laissa échappa un rire amusé en imaginant la tête qu'aurait fait Drago s'il avait entendu le roux le surnommer ainsi, puis passa dans la salle commune où il rejoignit Alyssa et Hermione.

- Tiens, s'étonna-t-il, je pensais que Sirius était avec vous. Au fait, bonjour.

- Bonjour Harry, répondit Alyssa en même temps qu'Hermione avant de poursuivre : Non, il est parti plus tôt pour aller voir Drago avant votre rendez-vous.

- Il essaye toujours de le convaincre ? Devina Harry.

Alyssa acquiesça d'un signe de tête, l'air fataliste.

- Quelqu'un va-t-il un jour lui dire que ça ne sert à rien ? Fit Hermione.

- A quoi bon ? Drago n'est pas le fils de Sirius pour rien ! Tous les deux aussi têtus l'un que l'autre !

Harry et Hermione rigolèrent, puis passèrent à un autre sujet de discussion.

Le sujet sur lequel Sirius était aussi engagé était celui du véritable Drago, comme il se plaisait à l'appeler. Le jeune homme ne savait toujours pas s'il voulait qu'Alyssa lui rende sa vraie apparence ou pas, ainsi que la magie Néphilim, toujours bridée en lui. Mais Sirius, lui, voulait le convaincre d'essayer au moins une fois, juste par simple curiosité. Mais depuis plus de trois semaines, Drago ne pliait pas, malgré les lamentations régulières du Maraudeur qui avait fini par casser les pieds de tout le monde au vu des regards meurtriers qui se tournaient constamment vers lui à son passage.

Quand Harry remarqua qu'à sa montre il était sept heures passé, il prit congé des deux jeunes femmes et sortit de la salle commune. Il parcourut rapidement les quelques couloirs qui le séparaient de la Grande Salle et se posta devant les portes ouvertes. En jetant un coup d'œil à l'intérieur de la pièce, il constata que seul le professeur Chourave était présente, ainsi que quelques élèves de Serdaigle.

- Bonjour.

Harry sursauta puis se retourna, tombant nez à nez avec un visage pâle bien connu.

- Je t'ai fait peur ? S'amusa Drago.

Harry secoua la tête.

- Du tout, tu m'as seulement surpris, nia-t-il avant de se hisser légèrement pour embrasser chastement le jeune homme. Sirius ne t'a pas suivi ?

Drago fit la moue.

- Si, j'ai du lancer Blaise à ses trousses pour qu'il me lâche. A l'heure qu'il est, ils doivent être quelque part du côté de l'infirmerie.

Harry rigola à la plaisanterie de son ami avant de l'inviter à le suivre jusqu'à la table des Gryffondor où ils entamèrent leur petit-déjeuner. Leur tête à tête se termina quand Blaise et Sirius les rejoignirent, près d'un quart d'heure plus tard.

- Toujours pas mort ? Demanda Harry à son parrain.

- C'est pourtant pas faute d'avoir essayé, rétorqua le métis avec un grand sourire. Mais il faut croire que ce spécimen des Black est increvable. J'espère que tu as hérité de ce trait, Dray.

Pour seule réponse, il reçut un regard noir.

Drago n'arrivait toujours pas à se faire à l'idée qu'il n'était pas un Malefoy et il avait horreur qu'on le lui rappelle.

- Toujours est-il que je persiste à dire, asséna Sirius avec la force de l'habitude, que Drago devrait . . .

Il ne put terminer sa phrase, il fut coupé par Harry.

- On sait ce que tu veux dire Sirius, mais c'est encore à Drago de décider ce qu'il veut faire de sa personne. Tu ne peux pas le forcer s'il ne veut pas !

- Certes, convint le Gryffondor, mais je peux le faire chier jusqu'à ce qu'il craque.

Harry leva les yeux au ciel, alors que Drago poussait un soupir agacé et que Blaise éclatait de rire.

Mais au moins, après ça, Sirius ne continua pas et les laissa déjeuner en paix. Harry, grâce à de brefs coups d'œil, pu alors remarquer que Drago paraissait fébrile. Même une fois que Ron, Hermione, Alyssa et Ginny les eurent rejoints, le Serpentard semblait angoissé à propos de quelque chose.

Harry attendit la fin du repas et le fait qu'ils soient dans les couloirs bondés pour questionner Drago.

- Est-ce que tout va bien ? S'inquiéta-t-il.

Son ami lui lança un regard acéré et agacé avant de répliquer sèchement :

- Tout va bien, pourquoi ?

Harry ne releva pas le comportement du Serpentard. Tout comme lui, il attaquait pour se défendre.

- Je te connais assez bien pour savoir quand tu angoisses, même si cela échappe à tous les autres. Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? C'est Sirius qui te tape sur le système ? Ou . . .

Harry venait d'y penser. Il y avait longtemps que les Serpentards de septième année n'avaient pas fait d'esclandre et qu'ils se tenaient à carreau. Il y avait peut-être quelque chose de louche là-dessus, mais accaparés qu'ils avaient été par leurs propres problèmes, Harry n'y avait pas prêté attention.

- . . . Nott et Parkinson ont remis le couvert ?

Drago le regarda, surpris.

- Non, s'étonna-t-il, ils sont aussi aimables qu'à leur habitude. Et ce n'est pas non plus Sirius, bien qu'il pourrait tout à fait en être la cause.

Il soupira.

- En fait, je . . .

Il s'arrêta, hésitant, alors que leur groupe s'installait pour patienter en attendant l'arrivée du professeur Malefoy. Harry l'attrapa par le bras et les mena un peu plus loin, afin que des oreilles indiscrètes ne tournent pas autour d'eux. Ils se positionnèrent derrière l'angle d'un mur et Harry demanda à Drago ce qui le rendait anxieux.

Soupirant, Drago avoua :

- Je crois que finalement, Sirius a réussi à me convaincre. J'ai l'intention de demander à Alyssa de . . . Me rendre . . . Ma véritable apparence.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

Drago n'arrivait pas à se concentrer sur ce que disait le professeur Babbling. Elle virevoltait dans la salle de classe comme à son habitude, énonçant une à une les runes du jour et leurs diverses significations lorsqu'elles étaient couplées avec telle ou telle autre rune, mais lui n'avait d'yeux que pour Alyssa, installée devant lui à côté d'Hermione.

Il avait encore en tête sa conversation du matin même avec Harry, celle où il lui avait avoué qu'il voulait demander à la Néphilim de lui rendre sa véritable apparence. Mais il n'avait pas encore eu le courage d'aller la voir pour lui en parler. En fait, il ne savait même pas comment aborder le sujet. Cela remontait à de nombreux jours auparavant la fois où sa mère lui avait laissé le choix de faire ce qu'il voulait. Mais c'était difficile de se décider.

- Drago ?

Le Serpentard, surpris, redressa la tête.

Le professeur Babbling était assise à son bureau, penchée sur un livre volumineux. Devant lui, Alyssa s'était retournée de moitié et lui tendait un morceau de parchemin froissé. Il le prit et le déplia :

Harry m'a dit pour ta décision. Je pense que pour la première fois où tu te découvriras, tu auras nullement envie et besoin de spectateurs. Et je sais de quoi je parle, je suis passée par là. Retrouve moi devant la Salle sur Demande, ce soir à 22 heures. Alyssa.

Drago cligna plusieurs fois des yeux, peu sûr d'avoir compris.

Harry lui avait parlé ? Pourquoi avait-elle parlé de spectateurs ? Et . . . Ce soir ?! Déjà ?!

Son cœur cogna très fort dans sa poitrine.

Et s'il n'était pas prêt finalement ? Si c'était . . . Trop tôt ? Mais d'un autre côté, s'il n'était jamais prêt ? Il passerait le reste de sa vie à se demander s'il n'avait pas fait une erreur . . . Ou tout du moins, jusqu'à ce qu'Alyssa meure, ce qu'il espérait arriver le plus tard possible.

La cloche marquant la fin de la journée sonna soudainement, tirant Drago de ses pensées. Il rangea distraitement ses affaires, alors que le professeur de Runes leur promettait un devoir pour le cours suivant. Quand il sortit de la classe, il rejoignit Blaise, fidèle à son poste depuis Septembre, malgré les dangers qu'ils ne couraient plus.

- Alors ce cours ? Demanda-t-il.

- Ennuyeux à souhait, répondit Drago en installant correctement la lanière de son sac sur son épaule. Tu étais avec Ginny ? Ajouta-t-il en voyant la rouquine descendre l'escalier en compagnie d'Hermione et Alyssa.

- Oui, fit Blaise alors qu'ils quittaient le couloir, histoire de faire passer le temps. Elle avait des difficultés en potions.

- Comment ça se passe entre vous ? S'enquit Drago, curieux de savoir ce qu'il advenait de leur couple.

- Bien. Plus le temps passe et plus on en apprend l'un sur l'autre, alors on n'a pas le temps de s'ennuyer. Elle me raconte tout ce qu'il y a à savoir sur sa famille - et crois-moi il y a plein de choses à savoir ! - et en retour, je lui parle de la mienne. Inutile de préciser que ça ne va pas bien loin.

Effectivement, pour toute famille, Blaise avait une mère, un père dont il ne connaissait que le nom, et une ribambelle de beau-père riches - et décédés. Ca n'allait pas bien loin.

- Et toi avec Harry ?

- Si on nous laissait un peu plus d'intimité, ça pourrait peut-être passer la barre du simple bécot, ronchonna Drago. Parce qu'avec Sirius qui ne me lâche pas de la journée et Ron et Hermione qui surprotègent Harry, il est difficile d'avoir du temps pour nous.

Blaise eut un sourire hilare.

- Vous n'avez qu'à leur proposer de se joindre à vos activités de couple. Je suis sûr que ça leur ferait plaisir.

Pour toute réponse, Drago frappa son ami sur l'arrière du crâne.

OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo

- Tu penses que nous sommes au point pour le match contre les Poufsouffles ?

Harry passa une main indécise dans ses cheveux, ne sachant trop quoi répondre à Ron.

- Eh bien, malgré leur jeu médiocre, ils ont un bon gardien, alors . . . Je ne sais pas trop. Cela dépendra de leur humeur ce jour-là. Mais si tu arrêtes les tirs aussi bien que d'habitude, j'arriverai peut-être à attraper le vif au bon moment.

Ceci dit, Harry lança un regard circulaire dans les vestiaire de l'équipe, vérifiant qu'il n'y avait plus personne, puis ferma la porte derrière lui.

- Oh, pour ça, je ne m'en fais pas Harry, n'oublie pas que tu es le . . .

- Je sais, je sais, le coupa son ami, mais mêmes les meilleurs peuvent faire des erreurs. Ca m'est déjà arrivé.

Ron secoua la tête alors qu'il remontaient le terrain de Quidditch jusqu'au château.

- Ce n'était jamais entièrement ta faute, le rassura-t-il. A chaque fois, il y avait un facteur extérieur, comme avec les Détraqueurs.

Harry soupira.

Comment expliquer à Ron que s'il n'était pas confiant pour le prochain match de la saison, c'était surtout parce qu'il avait vu l'équipe de Poufsouffle s'entraîner et qu'il avait constaté qu'elle était bien meilleure qu'auparavant ? Mais il ne pouvait pas le lui dire. En tant que capitaine, il se devait d'influer de la confiance à ses joueurs, et ce n'était pas en leur certifiant qu'ils allaient avoir du mal à remporter la partie qu'il y arriverait. Autant le laisser dire.

- Tu as raison, Ron, fit Harry avec un sourire forcé, on les battra, comme d'habitude.

- Ah, voilà le capitaine que j'aime ! s'exclama le roux avec une vigoureuse tape dans le dos de son ami. Maintenant, allons manger, je meurs de faim.

Harry rit.

Ils remontèrent d'un pas rapide le parc, et parvinrent à l'escalier qui permettait de passer les grandes portes de chêne. Mais arrivé là, Harry intercepta du coin de l'œil un mouvement du côté des arbres. Curieux, il s'arrêta et scruta la pénombre pour essayer de mieux voir ce qu'il se passait.

- Harry ? L'interpella Ron, quelques marches plus haut.

- Chut ! Lui intima-t-il. Regarde.

Ron fit ce qu'il lui disait. Et laissa échapper un grondement sourd de colère.

- Je vais les étriper, grogna-t-il.

Ainsi, Harry n'avait pas la berlue. C'était bien à nouveau Nott et Vane qu'il voyait discuter sous le couvert des arbres. Et la dernière fois qu'il avait vu une telle scène, ses vacances avaient été quelque peu mouvementées.

Que manigançaient-ils encore ?

- On les rejoint ? Proposa Ron.

Harry hésita.

Ils n'avaient aucune raison valable de les agresser. Et après le coup de la Salle des Trophées que le professeur McGonagall avait encore au travers de la gorge, il valait mieux faire profil bas.

- Non, évitons. La directrice nous écorcherait vif si on faisait à nouveau des vagues. Et j'apprécierais de ne pas de nouveau être obligé de supporter Rogue en retenue.

Ron gronda pour montrer son mécontentement, mais ne dit rien, preuve qu'il était d'accord avec Harry.

- Mais ils ne perdent rien pour attendre, promit le rouquin alors qu'ils passaient dans le hall.

Harry sourit.

- Ne t'inquiète pas, ca fait plusieurs semaines que je réfléchis à la façon dont on pourrait se venger, sans se faire attraper.

- Et ? Demanda son meilleur ami alors qu'ils pénétraient dans la Grande Salle.

- As-tu déjà entendu Sirius raconter comment Alyssa s'était vengé d'une fille qui lui avait fait du mal ?

Ron réfléchit quelques instants avant de répondre non.

- Alyssa possède des pouvoirs que personne ne soupçonne, alors elle pourra peut-être nous aider à concocter un plan.

- En plus, c'est elle qui a été la plus touchée par la traitrise de Vane, renchérit Ron avec un sourire malicieux, donc elle ne pourra décemment pas nous dire non. Brillant comme plan.

Harry sourit de la félicitation de son ami, alors qu'ils s'installaient à côté de leurs amis pour dîner.

- Et que vise-t-il ce plan brillant ?

Harry se tourna vers Sirius qui venait de poser la question.

- Se venger de Romilda Vane. On vient de la croiser, et elle se cachait pour discuter avec Nott. Ce n'est pas bon signe.

A côté de Sirius, Hermione fronça des sourcils.

- Tu penses qu'elle manigance encore quelque chose ? Demanda-t-elle.

- Pourquoi était-elle là autrement ? Fit Ron avec justesse.

La jeune fille acquiesça d'un mouvement de sourcils.

- Y a-t-il quelque chose que les autres ne devraient pas savoir ? Demanda Ginny. Cachons-nous encore une information ?

Tout le monde se tourna vers Alyssa qui, surprise, stoppa tout mouvement. Elle se retrouva donc avec la fourchette figée à deux centimètres de sa bouche ouverte.

- Quoi ? S'exclama-t-elle. Ne me regardez pas comme ça, j'ai l'impression d'être accusée d'un crime.

Harry pensait que ce n'était pas loin. Entre les mensonges sur sa véritable identité et la naissance de Drago, il y avait de quoi la soupçonner.

- T'es sûre que tu ne nous caches rien de plus ? Demanda Sirius. Histoire qu'on n'ait pas la surprise de le découvrir au moment où on s'y attendra le moins.

- A part que je suis enceinte, non, dit-elle en avalant enfin sa bouchée.

Sirius s'étouffa et les autres la regardèrent, les yeux ronds, Harry y compris.

Enceinte ?!

- Q . . . quoi ?! S'écria le maraudeur.

Alyssa, soupirant, leva les yeux au ciel.

- Je plaisantais, Sirius. Tu sais très bien que les Néphilims sont incapables d'avoir plus d'un enfant et que j'ai déjà donné la vie, alors c'est impossible que je sois de nouveau enceinte.

Harry sentit son cœur repartir à un rythme plus normal. Elle lui avait fait une de ses peurs ! Pas qu'il ne voulait pas que sa marraine et son parrain aient de nouveau des enfants, mais ce n'était pas trop la bonne période pour procréer.

- Bref, trêve de plaisanterie, y a-t-il quelque chose que nous savons et qu'ils ne doivent pas savoir ? Redemanda Ginny.

Tous réfléchirent chacun de leur côté durant quelques minutes, Harry en profitant pour continuer à manger.

- Je ne vois rien, dit enfin Hermione. Visiblement, ce n'est rien qui nous concerne.

- Peut-être cela concerne-t-il Drago et Blaise ? Proposa alors Sirius.

Par réflexe, Harry jeta un coup d'œil à la table des Serpentard, où les deux amis dinaient calmement.

- Il faudra leur demander, dit-il, vaut mieux ne pas prendre de risques.

- Bien, et maintenant, pouvons-nous revenir au sujet premier et à notre vengeance ? S'impatienta Ron.

Hermione le fusilla du regard.

- Voyons Ron, pourquoi veux-tu que . . . ?

- Hermione, l'interrompit Alyssa, il a raison, nous ne pouvons pas laisser Vane agir à sa guise, où elle finira par faire réellement du mal à quelqu'un. Il faut réagir et lui couper l'envie de se mêler de ce qui ne la regarde pas.

Heureux qu'elle approuve leur entreprise, Harry dit :

- On ne peut décemment pas faire quelque chose de voyant, autrement McGonagall va nous tomber sur le bout du nez, et ça ne va pas faire du bien. Alors on a pensé, Ron et moi, que tu pourrais utiliser tes pouvoirs Néphilims. Ca devrait passer à peu près inaperçu.

Alyssa fronça des sourcils, soucieuse.

- Le souci, avoua-t-elle, c'est que Minerva connait quelques uns des pouvoirs que je possède. Mais si je m'arrange convenablement peut-être que . . .

Elle laissa la fin de sa phrase en suspens.

- Je vais y réfléchir, promit-elle.

Harry approuva d'un signe de tête.

Depuis le temps qu'il y pensait, il était bon de constater que quelque chose allait finalement se passer.


Et voilà. Rien de très passionnant dans ce chapitre, mais c'est ce qu'on appelle le calme avant la tempête.

A la semaine prochaine !

Bisous.