Coucou à tous, me voilà pour cet avant-dernier chapitre. Je peux vous assurer que cela me fait une impression vraiment bizarre, un petit pincement au cœur mais bon il faut bien que cela se termine. Je vous remercie pour votre soutien, pour l'intérêt que vous portez à ma fiction et à tous ceux qui laissent des messages pour donner vos avis. Je le répète et le ferais encore c'est grâce à vous que j'en suis là .

Message Perso sur Fanfiction et les autres c'est ici :

Hafsa : coucou à toi et bienvenue. Ne t'inquiète pas il n'est jamais trop tard pour découvrir l'histoire et de commenter. J'ai été ravie de découvrir ton message surtout avec de tels compliments. Un grand merci à toi et j'espère que tu prendras du plaisir dans la continuité de ta lecture ou en la relisant. Bisous à bientôt.

Nikita : Merci beaucoup à toi pour ton message , c'est hyper important pour moi de connaître vos impressions alors un grand merci. Bonne lecture à toi et j'espère que tu prendras tout autant de plaisir dans celui-ci, bisous.

Odessa : ;) Tu trouves que j'ai fait Carton plein, super . Franchement cela fait trop plaisir, un grand merci à toi. J'aimerais parfois être une petite souris pour découvrir vos mimiques lorsque vous lisez mes lignes. Savoir à quel moment je vous fais rire, sourire, pleurer ou bien froncer les sourcils. L'écriture est vraiment magnifique et le partage avec ses lecteurs extraordinaires. En tout cas, j'imagine bien tes collègues lever le nez en se demandant " Pourquoi elle rit ? " mdr. Bien sûr on a tous cette même réaction en découvrant nos enfants pour la première fois et j'ose imaginer que dans le prochain chapitre tu te retrouveras aussi dans certains moments. Après tout c'est une aventure magique et remplie d'émotions. Pour replonger dans une histoire KC je ne pense pas, cela s'essouffle comme les messages et j'en ai besoin pour avancer. Après peut-être qu'une mini suite verra le jour , on verra tout dépendra de vos avis sur le dernier chapitre. Bisous à toi et merci encore et encore.

Yaya: Coucou ma bichette, enfin le voilà le nouveau chapitre depuis le temps que tu souhaites le découvrir. J'espère sincèrement que tu passeras un bon moment en le lisant. On sent la fin de l'histoire et j'ai eu beaucoup de mal à l'écrire, bien plus que je le pensais alors pour le coup j'ai un avis mitigé dessus mais on verra bien , je compte sur toi pour me le dire comme d'habitude ;) . Un grand merci pour ton soutien et ta présence sur la page, tu es adorable. Bonne lecture bisous.


-ooo-

Entre rêves et réalité

...

Pov Caroline

Ma tête heurte le mur sans ménagement et pourtant la seule chose qui me fait souffrir est cette douleur lancinante que je ressens dans mon bas-ventre. Dos au mur mes jambes encerclent ses reins et je remue comme si cela pouvait apaiser le brasier qui me consumme. Ses lèvres dévorent chaque parcelle de mon cou et je ne cesse de gémir, mes doigts agrippés à ses cheveux les tirant même par poignées. Un feu est en train de me ravager de l'intérieur, je n'en peux plus mais lui semble prendre son temps et j'en deviens folle...complètement folle.

"-S'il te plaît..." lachais-je d'une voix plus que plaintive .

J'arcboute davantage mes hanches contre son bassin. Mon corps entier est engourdi, désireux qu'on le soulage de cette faim devenue insatiable. J'attrape je ne sais comment l'ourlet de son tee-shirt pour le faire passer au-dessus de sa tête. Le contact de sa peau glaciale sur la mienne brulante la rend encore plus frissonnante qu'elle ne l'était déjà. Sa bouche est partout sur mon corps, ses lèvres descendent de mon omoplate à ma poitrine. Sa langue sur les pointes sensibles de mes seins ne cesse de m'arracher des sons plaintifs. Mon souffle et mon coeur sont à son apogée et je ne cesse de gémir tout en roulant des hanches sur son désir semblable maintenant à une barre en acier. Il est si proche de mon intimité et à la fois si loin. Ma danse tout contre son bas-ventre lui arrache un grognement guttural et je n'en peux plus. Mes doigts impatients luttent sur le premier bouton de son jean avant de s'attaquer au second.

"-Tss..st " pose t-il sa main sur la mienne pour me faire cesser.

"-Je te déteste " me plaignais-je le faisant sourire.

Mon corps entier tremble de le sentir tout contre moi mais sans l'avoir réellement. Je le force à rapprocher ses lèvres des miennes mais il me les refuse. Il est absolument diabolique. J'en veux plus, bien plus.

"-En t'éloignant de moi, en retirant ta bague ...tu as été très vilaine mon ange ! Laisse moi maintenant savourer ma petite vengeance." ronronne t-il à mon oreille d'une voix suave " Tu sais à quel point je peux me montrer rancunier "

Mon Dieu, je vais mourrir, s'il ne me fait pas sienne tout de suite.

Une nouvelle fois sans pouvoir m'en empêcher ma main repart vagabonder entre nos deux corps et mes doigts arrivent par bonheur à faire sauter le second bouton de son jean. D'un coup bref et dans un nouveau grognement il saisit ma main et la plaque au-dessus de ma tête. Mon regard chute sur le bas de ses reins et mes yeux observent sa main libre glisser dans son pantalon redressant son sexe malmené jusque-là. Ses yeux rencontrent les miens tandis que je me mords la lèvre de désir et de frustration.

Est-il possible de me réincarner le temps d'un instant dans cette main ?

Lorsqu'un de ses sourire diabolique semble me répondre, je sais qu'il est bien conscient de mes pensées salaces.

-Nik ..." le suppliais-je

Lorsque je l'ai senti se figer, j'ai pris conscience que je viens d' utiliser pour la première fois le diminutif de son prénom mais mon esprit est bien trop embrumé pour y songer davantage lorsqu'il reprend le rythme de notre danse langoureuse.

Je me cambre encore davantage, désireuse qu'il retire mes derniers vêtements et les siens. Il doit me soulager de toute cette souffrance qu'il me procure mais une fois de plus il n'en fait rien et continue sa douce torture. Ses hanches s'ondulent contre moi et ainsi la forme allongée de son membre nu contre mes parois intimes me titille à travers mes dessous. A chaque mouvement de sa part, je me sens flotter. Je gémis sans pouvoir me retenir face à cette douleur brulante et si délicieuse. Cette frustration et ce désir qui s'amplifient de plus en plus me procurent d'ondes électriques qui viennent à la rencontre de chacune de mes terminaisons nerveuses. L'orgasme pointe le bout de son nez et j'ai beau tenter de le retenir, il a raison de moi . Dans les secondes qui suis, j'explose et ma tête vient se nicher dans son cou.

Alors que j'essaie de retrouver un rythme cardiaque cohérent il me transporte dans la chambre. Lorsqu'il me dépose sur la commode, j'arque un sourcil. Ses mains viennent écarter mes cuisses afin de pouvoir se faciliter un passage entre elles et ses yeux pénètrent les miens dans une intensité que lui seul a le secret. Captivée, je le regarde avec une véritable fascination.

"-Et maintenant on passe au second ? "

"-Vantard ! " lâchais-je alors qu'il disparait entre mes cuisses.


Chapitre 55- Rameau d'olivier

...

Si tu étais une substance...

tu serais aphrodisiaque

...

Pov Rebekah

Assise à table dans le plus beau restaurant de la ville les sons autour de moi viennent se noyer dans le décor. Bien que ce dernier soit splendide et l'ambiance chaleureuse mes yeux restent rivés sur la pulpe de mon index qui redessine le contour de mon verre arrachant un son bien plus cristallin que toutes les paroles futiles qui m'entourent. Chris des plus silencieux est assis en face de moi et la lumière du chandelier entre nous éclaire ses traits et accentue encore davantage sa beauté.

"-Toujours fâchée ?" me demande t-il alors que ses yeux dont le bleu est semblable à un océan se verrouillent dans les miens.

"-Je ne le suis pas ! " lâchais-je le faisant hausser un sourcil, apparemment peu convaincu . " ... Pourquoi t'en voudrais-je après tout? ...Parce que je me suis ridiculisé en croyant que cette bague était pour moi ou bien parce que tu n'as jamais désiré que je devienne ta femme un jour ? " lâchais-je n'arrivant pas à passer outre ma frustration.

Dépité, il soupire et laisse son dos se recaler sur le dossier de sa chaise faisant signe pour qu'on lui remplisse à nouveau son verre. Je sais que ce n'est pas de sa faute mais celle de Niklaus. Ce dernier trouve toujours un malin plaisir à se jouer de moi. Lorsque la serveuse arrive à notre table je ne manque pas son regard plus qu'explicite qu'elle lui offre. Je ne sais pas s'il feint de ne rien remarquer car il se montre complètement désintéressé et heureusement pour lui car mes hormones n'arrangent rien à mon caractère déjà exécrable. Sans la lâcher des yeux, mon regard meurtrier suit la jeune femme jusqu'au bar. Je me fais la promesse qu'une fois redevenue un vampire, je reviendrais ici pour la contraindre à devenir lesbienne. Ce sera sa punition pour convoiter ce qui est à moi.

"-J'aimerais savoir pourquoi le mariage est si important pour toi ? "

Surprise de sa question je détourne mon attention de la serveuse pour se poser sur lui.

"-N'est-ce pas ce que font les couples amoureux ? "

"-Plus sérieusement...qu'est-ce que ça changerait ? "

"-Aux yeux du monde, nous serions un couple. Je t'appartiendrais autant que toi tu m'appartiendrais ."

-...Parce que cela ne l'est pas déjà ? ... Personnellement je n'ai pas besoin de signer un papier pour te considérer comme ma femme "

Même si son aveu me touche cela ne comble pas ma déception de rendre cela officiel un jour et je ne comprends pas son refus catégorique. Moi et comme la plupart des femmes, j'imagine, j'en ai toujours rêver. Et quand je pense que Niklaus va se marier avant moi je me demande vraiment dans quel monde parallèle je suis tombé.

"-Pourquoi ne pas franchir ce cap, tu crains de ne pas réussir à tenir les promesses qu'engendre le mariage ? " l'attaquais-je

"-Peut-être que c'est toi qui crains que je ne les tiennes pas ! " raille t-il d'un ton direct et à la fois très calme.

Mes lèvres quittent leur jonction et dessinent un O parfait tout en le dévisageant. Je me terre davantage dans le silence et mes pensées les plus profondes.

"-Tes parents se sont mariés et pourtant cela n'a pas empêché à ta mère de le tromper avec Nikalan." me dit-il

"-Cela n'a rien à voir ..." m'offusquais-je " C'était son alpha, comment pouvait-elle ne pas y succomber? Tu es d'ailleurs bien placé pour le savoir au vu de toute la volonté que tu as mise pour me résister! " lui dis-je alors qu'un sourire amusé fend ses lèvres "...Et puis je te signale que si ma mère n'avait pas rencontré Mikael, je ne serais pas née et tu dinerais tout seul ce soir ! " croisais-je les bras sur mon ventre.

Alors qu'il se penche dans ma direction ses yeux viennent se noyer dans les miens encore plus profondément.

"-Cette peur sans cesse de l'abandon qui te hante laisse la derrière toi ma puce, cette histoire-là ...elle est terminée " me dit-il d'une voix douce. " Tu ne seras plus jamais seule "

Une larme quitte la pointe de mon oeil, une larme qui trouve refuge sur l'un de ses doigts.

Comment fait-il pour me percer à jour si facilement et me rassurer par la même occasion ?

Nous venons de briser la glace et je me rends compte à quel point tout mon corps était noué. Je vais maintenant pouvoir profiter d'un bon repas dans le magnifique restaurant dans lequel il m'a invité. Mais avant d'en profiter pleinement j'ai une dernière petite chose à faire. Mon regard bascule sur la serveuse qui sans surprise observe toujours Chris. Sourire aux lèvres et sous ses yeux je déchausse mon escarpin et laisse mon pied nu caresser sa jambe musclée remontant d'une lenteur exagérée.

"-Tu marques ton territoire bébé ? " me dit-il, bien conscient de mon petit jeu.

Lorsque la plante de mon pied se pose sur son entrejambe, il cherche tant bien que mal à se mettre dans une position confortable. Son corps sous mes orteils se contracte durement et je m'en mords la lèvre inférieure.

"-Vous êtes une femme cruelle, Rebekah Mikaelson!" me dit-il " Si vous continuez ainsi, j'ai bien peur de ne pas tenir jusqu'au dessert."

Dans un sourire satisfait de le sentir si respectif à mes caresses je tourne la tête en direction du bar et offre un petit geste de salutation à la serveuse dont la bouche est semblable à un poisson hors de son habitat naturel. Que c'est jouissif !

...

France

...

Pov Elijah

Au-dessus de ma tête le ciel a enfilé son manteau parsemé d'étoiles et ce dernier s'étend à l'infini. Silencieux tout comme elle l'est elle-même, je me satisfais de la mélodie qu'offre ses talons sur le sol pavé. Katherine est accrochée à mon bras et ses boucles brunes flottent dans l'air ambiant et quoi qu'elle fasse sa beauté et sa grace attire toute mon attention. Fidèle à moi-même, tout au long de ma vie j'ai conservé l'espoir que le mal ne puisse pas toujours l'emporter sur le bien ... j'avais raison ...que ce soit pour elle ou pour Niklaus.

Aujourd'hui, je peux affirmer que toutes ses années à y croire encore la rédemption de mon frère est bien entamée et son enfant à naitre lui apportera le coup de grace.

Katherine s'est arrêté face à une devanture et observe avec attention son contenu tandis que je regarde mon image qui se reflète sur la vitre.

Il est désormais temps pour moi de commencer à vivre et de lâcher prise. Plus besoin de faire bonne figure, plus besoin de cette image droite qui impose la droiture. Ce n'était qu'un leurre, porter un costume n'a jamais été un signe de rédemption. Aujourd'hui, je n'en ai plus besoin... ils n'en ont plus besoin.

Je lâche la main de Katherine et défait ma cravate pour la laisser choir sur le sol. Cette dernière me regarde faire un sourcil relevé quand je fais de même avec ma veste de costume.

"-Vas-tu te déshabiller dans ton intégralité ? " me demande t-elle

J'éclate de rire, l'attrape à ma vitesse surnaturelle au beau milieu de la rue et la penche à l'horizontale, mes lèvres écrasants les siennes dans un baiser à la fois fougueux et délicat.

...

Nouvelle -Orléans

...

2 mois plus tard

...

Pov Rebekah.

( 18 semaines d'aménorrhée)

Dirigée à l'aveugle, je tâtonne d'une main chaque recoin et de l'autre empoigne son bras avec force pour ne pas chuter.

"-Mais où est-ce que tu m'emmènes ? demandais-je en ne pouvant m'empêcher de rire.

"-Stop, ne bouge plus ! "

Les liens derrière ma tête se défont et mes yeux commencent à s'habituer à la lumière avant de parcourir le lieu qui m'est inconnu. Je suis au beau milieu d'une pièce vide dont le sol est très souple. Une horrible et dégoutante moquette me fait grimacer mais malgré tout je continue à déambuler dans la pièce avec curiosité. Lorsque j'atteins une cage d'escalier monumentale ou un plafond en verre l'illumine, je tourne sur moi-même. Les cadres exposés dans ma vision du futur semblent prendre place les uns après les autres sur les murs. Je rebascule mon attention sur la pièce principale. L'image d'un canapé se positionne sans mal dans mon esprit. J'avance progressivement vers cette petite table qui s'est elle aussi installé. Le même cadre y a trouvé sa place. J' y revois Nolan dans la baignoire riant aux éclats et moi à ses côtés recouverte de mousse, nos regards dirigés vers l'objectif .

Mon regard bascule sur Chris qui ne m'a pas quitté des yeux et scrute la moindre de mes réactions.

"-Alors ? " me demande t-il avec une certaine inquiétude "Est-ce que c'est celle-ci ? ...Non attend avant... j'ai une dernière carte à jouer !"

Je le regarde se baisser où son postérieur musclé, moulé dans son jean me fait saliver. C'est un crime d'être aussi canon.

Il tire et arrache la moquette pour dévoiler un parquet ancien qui me laisse bouche bée.

"-Dis-moi que s'est celle-ci car je crois que j'ai visité toutes les maisons de cette fichue ville et c'est la seule qui semble correspondre "

Je me mets à éclater de rire. Cet homme est adorable.

"-Au vu du peu de temps qu'on a mis à venir, je suppose que nous sommes toujours à la Nouvelle Orléans. "

"-En effet on est à Garden district "

"-Je ne veux pas te forcer, je sais que tu n'es pas fan de cette ville "

"-La nouvelle Orléans a toujours été un repère de vampires et où les loups n'avaient pas leur place. Aujourd'hui c'est différent et puis si on doit affronter d'autre Silas ou tout autre ennemi il est préférable de rester soudés les uns avec les autres sans compter que cela n'est pas l'unique raison .

"-Vraiment ? "

"-Nos enfants vont être également lié l'un à l'autre alors autant leur donner la possibilité de grandir ensemble et ...il y a aussi le Bayou " m'avoue t-il

"-Le Bayou ? "

"-Il est rare qu'une ville possède une si vaste étendue sauvage et même si je suis aujourd'hui complètement démuni de mon statut de loup originel, j'aimerais pouvoir les enseigner à la prochaine génération. Il n' y a donc pas de meilleur endroit où Nolan et Niklaus junior puissent tous deux être eux-mêmes "

"-C'est une excellente idée, ils n'ont pas à vivre dans l'ignorance. Il est indispensable qu'ils puissent connaitre tous ce que cela implique d'être un bon loup originel."

Face à mon soutien, il sourit et pose ses mains sur mes joues pour me déposer un baiser sur mes lèvres.

"- ... Niklaus junior ? " grimaçais-je

"-Vois ça avec eux car ils n'ont toujours pas trouvé le prénom."

"-Et bien heureusement ! " éclatais-je de rire


Pov Davina

Chaussée de mes bottines pourtant pas très hautes j'ai du mal à suivre son rythme dans les rues du vieux carré. Comment font toutes ses femmes perchées sur des talons aiguilles et qui conservent une élégance naturelle ?

Lorsqu'il s'arrête brusquement, je me cogne dans son dos ce qui le fait grogner d'agacement. Je ne relève pas, au fil de le côtoyer j'ai dû en prendre l'habitude.

"-C'est ici ! "

Lorsque mon regard se pose sur la devanture, je comprends pourquoi il ne m'avait pas dit où nous allions. Je ne serais jamais venue et il le savait. Au cours de nos leçons lui aussi semble avoir appris à me connaitre.

"-Hors de question ! " lâchais-je en faisant demi-tour d'un pas bien plus rapide.

Je me cogne contre lui et cette fois c'est moi qui exprime mon agacement quand mon visage se retrouve niché à son torse qui ne laisse aucune place à l'imagination. Pourquoi faut-il qu'on me torture de la sorte ?

Mes yeux se redressent sur son visage pour se noyer dans ses yeux aussi noirs que peuvent l'être la nuit et j'en déglutis. Les battements de mon coeur résonnent en moi comme des tambours de guerre. Il reste silencieux mais me fait signe de revenir sur mes pas, pointant son doigt dans la direction que je dois prendre.

"-Non ! " lâchais-je

"-OH...si ! "

"-Notre contrat fait référence à des leçons privilégiées, je ne veux pas en perdre inutilement avec ce genre de choses ."

"-Alors voit le comme un bonus que je te donne" me dit-il avant de reprendre " Davina c'est seulement un magasin de lingerie pas de quoi fouetter un chat. Si tu veux séduire Timy , c'est indispensable que tu t'améliores de ce côté car ce n'est pas très... glorieux. "

Face à son sourire moqueur, je croise les bras d'un geste d'affront.

"-Tim !" rectifiais-je

Est-il stupide ou le fait-il exprès de modifier sans cesse son prénom ?

"-Je ne peux pas faire ça, pas avec toi !"

"-Quel est le problème ? " arque t-il l'un de ses sourcils " ...crois moi j'en ai vu un certain nombre de petites culottes !"

Mes yeux le fusillent du regard et malgré moi des piques de jalousie sont en train de me foudroyer. Pourquoi se trouve t-il dans l'obligation de me le rappeler ?

Sa main attrape subitement la mienne et je me liquéfie sur place. Mon corps entier se retrouve mou comme une poupée de chiffon. La sensation de ses doigts emmelés dans les miens est indescriptible. Quelque chose dans ma poitrine se gonfle et sans m'en rendre compte je le laisse me guider à l'intérieur. A peine avons nous franchit le seuil que la vendeuse nous propose son aide mais cette dernière se fait vitre contraint par Kol de prendre congé.

Mal à l'aise dans cet environnement je n'ose faire un pas. Mes bras viennent entourer ma poitrine et mes doigts tortillent mes cheveux. Kol observe un certain temps mes gestes avant de s'approcher de moi tel un prédateur sur sa proie. L'espace devient vraiment étouffant. Sa main vient se poser sur la mienne pour faire cesser mes mouvements et ses doigts viennent libérer mes mèches emprisonnées des miens pour les placer derrière mon oreille.

"-Cesse de faire ceci s'il te plaît "

Sa voix face à moi n'a jamais été si fébrile. Est-il possible que je ne le laisse pas complètement indifférent ? Bien sûr que non, ne soit pas stupide Davina seul Magellan a de l'importance.

Mon regard toujours mêlé au sien ma poitrine ne cesse de se surélever. Comment résister à une beauté aussi ténébreuse ? Mes lèvres se séparent à l'appel des siennes. La moindre de mes pensées le suppliant de faire un pas. Il se gratte la gorge et recule avant de me tourner le dos sans le moindre mot.

Quelle idée d'avoir proposé ce stupide marché ! Il ne sera peut-être jamais capable d' éprouver quelque chose. Et si je n'arrive à rien, je devrais faire ma part du contrat et la ramener. En même temps comment rivaliser avec une femme dont la beauté est semblable à une déesse ? Je suis fade à côté d'elle et complètement inexpérimentée.

Comme d' autres avant moi, il semblerait que je me suis laissé prendre dans sa toile attirée par sa beauté.

Il s'active dans les rayons et me ramène quelques ensembles à essayer. Plongée dans mes pensées, je me montre obéissante et m'engouffre dans l'une des cabines. Pour ma plus grande surprise, ceux qu'il a sélectionné pour moi sont en effet bien plus féminins que ce que je porte habituellement mais aussi très sobres. Au vu des ses yeux qui déviaient souvent sur des ensembles beaucoup plus affriolants, je m'attendais à tout.

"-Alors ?" me demande t-il

"-Pas concluant ! "

"-Et pourquoi ? " lâche t-il d'une voix visiblement agacée. " Laisse-moi voir ça "

"-Non ! " tenais-je le rideau alors que ce dernier l'ouvre de l'autre côté, sourire aux lèvres.

Son regard se pose sur moi, longeant mes jambes chauffant mes hanches et nouant mon ventre. Mal à l'aise j'essaye de me cacher de mes mains mais en vain elles ne sont pas assez grandes pour cacher ma peau mise à découvert. Son sourire se perd et un muscle semble tressauter sur sa mâchoire quand ses yeux bruns se posent sur ma poitrine.

"-Tu as raison c'est trop petit ! Tu as des formes bien plus harmonieuses que je ne l'avais imaginé "

Venant de sa part, dois-je le prendre comme un compliment ?

"-Tu les cachais bien sous tes brassières en coton " attaque t-il

"-C'est Sophie qui les avait choisi ! " croisais-je les mains sur ma poitrine, agacée de ses reproches .

Ses yeux se posent sur la carnation ivoire de mes seins qui menacent de déborder face à la pression de mes bras sur ma poitrine. Lorsque je m'en aperçois, je laisse mes mains retomber le long de mon corps.

"-Oh et bien soit ta soeur n'a pas de goût soit elle te prend toujours pour une gamine de dix ans ! " me dit-il avant de repartir.

Dissimulée derrière le rideau, je le regarde revenir vers moi avec d'autres ensembles tout en s'arrêtant pour loucher sur un en particulier. Plongé dans ses pensées, ses doigts en viennent même à longer le bonnet. Inconsciemment je me demande s'il est en train d imaginer Magellan dedans. Cette pensée fait mal, très mal.

"-Est-ce que tu voudrais que je l'essaie ? " lâchais-je en le faisant sursauter .

"-Non !" raille t-il d'une voix dure tout en plaquant les ensembles choisis sur mon ventre avant de refermer le rideau un coup sec.

La colère le domine, mieux vaut alors le laisser se calmer.

La deuxième séance d'essayage est cette fois un succès. Pas de doute, il en connaît un rayon.

"-Alors je prends quoi ? toi... tu préfères lequel ? "

"-Prends les tous, ce n'est pas comme si tu n'en avais pas besoin !" me dit-il

J'en profite de l'envoyer chercher une autre taille pour échapper à sa vigilance et attraper l'ensemble sur lequel son regard s'était arrêté. C'est ma seule chance pour savoir si mon combat n'est pas complètement vain. S'il l'est autant tout arrêter de suite et faire ma part du contrat. Plus le temps passe plus mes sentiments pour lui deviennent ingérables.

"-Kol !" l'appelais-je d'une voix chancelante, bercée d'inquiétude " Tu veux bien juste regarder à nouveau celui-ci " ouvrais-je le rideau en grand pour la toute première fois.

Je le découvre en équilibre sur une chaise, ses doigts en pleine écriture d'un message.

"-Ouais, il est bien prends le aussi " me dit-il sans lever le nez de son portable.

"-Tu n'as même pas regardé ! "

Tout en continuant de se balancer sur sa chaise il soupire d'agacement et lève la tête machinalement avant de baisser son visage et le relever brusquement. Un fracas résonne lorsqu'il tombe à la renverse.

Il se relève brusquement et avance vers moi. Ses boots martèlent le sol et un masque glacial recouvre ses traits angéliques. Son regard me fait froid dans le dos et sans m'en rendre compte je recule avec hâte dans la cabine jusqu'à ce que je rencontre le mur.

A quoi je m'attendais ? Qu'il se montre tendre et gentil ? Qu'il puisse seulement l'être ?

Sa présence aussi prêt de moi répand une chaleur étouffante dans cet espace confiné. Je me retrouve piégée, sans issue de m'en sortir et écraser contre son corps puissant.

"-Pourquoi l'avoir essayé je t'ai ordonné de ne pas le faire ! " gronde t-il en frappant son poing au-dessus de ma tête " Tu es trop jeune pour porter ça ! "

Mes yeux sont fermés avec force, mon coeur est en train de me lâcher. Ais-je peur ou est-ce seulement son souffle sur ma peau qui me recouvre de chair de poule ?

Je retrouve le courage d'ouvrir mes paupières pour me noyer à nouveau dans ses yeux. Je coule, je sombre sans bouée de sauvetage à l'horizon.

"-J'ai dix sept ans Kol , je ne suis plus une enfant " murmurais-je tandis qu'il fronce les sourcils.

Ma poitrine ne cesse de se lever et de descendre contre son torse et mes yeux sont vissés dans les sien. Mon regard chute sur ses lèvres qui semble aussi douces que de la soie et l'envie de m'en assurer me traverse. Dans un manque total de lucidité je me jette en avant et capture ses lèvres des miennes. Ma langue pourtant inexpérimentée semble savoir la marche à suivre car elle force le passage pour y trouver la sienne. Mon corps entier se met à trembler et des flèches de désirs viennent toutes se loger dans mon bas-ventre. Prise dans l'élan de mon baiser et le feu qui naît dans mon propre corps je fais tomber sa veste le long de ses épaules et ses mains puissantes se posent sur mes hanches et je sens la prise de ses doigts. Je suis convaincu qu'ils en laisseront des marques sur ma peau fragile mais peu importe. Il a déjà marqué mon âme, mon coeur. Ma peau se met subitement à me picoter d'une façon à la fois étrange et délicieuse au niveau de mes hanches, l'endroit exact où ses mains sont posées.

Il me soulève et mes jambes viennent entourer ses hanches, une dureté vient à la rencontre de mon intimité. Je ne réfléchis pas une seule seconde car tout me semble instinctif avec lui. Mes mains viennent s'agripper dans ses cheveux avec possessivité et ma bouche dévore la sienne. Je gémis sans m'en rendre compte, murmurant son prénom tandis qu'une moiteur se propage au coeur de mon intimité. Puis la chaleur qui me comblait s'échappe pour ne laisser plus qu'une sensation de vide et de fraicheur. Ma respiration est saccadée et mon corps fébrile, ma main reposée contre l'une des parois de la cabine pour ne pas tomber. Lui...il a disparu.

...

2 semaines plus tard

...

Pov Klaus

Debout devant mon chevalet je suis parfaitement concentré sur le mélange des couleurs qui jauge ma toile. Quelque chose a changé dans mes oeuvres, la lumière semble s'être infiltré dans les ténèbres et je dois admettre que ce résultat aussi contrastant qu'il peut l'être est épatant. Je termine les dernières finitions avec mon pinceau lorsqu'une musique éclate dans mes tympans et me fait déraper du trajet que je devais suivre.

Je grogne de frustration, donne un coup de pied dans le chevalet qui se brise et part à la renverse. Je me baisse ramasse ma toile heureusement intact hormis le barbouillage que cette musique assourdissante a provoqué.

Agacé, je quitte la pièce et longe les couloirs à la recherche du responsable de mon malheur. Je me penche à la balustrade pour apercevoir l'étage en dessous. Mon frère Kol est avachi sur le fauteuil et une femme se dandine à califourchon sur lui sans se douter auquel jeu elle est en train de se soumettre. Je hausse un sourcil lorsqu'il m'accorde un sourire sournois avant de plonger ses crocs dans le cou de cette dernière sous mes yeux.

Invitation ? non merci. Après le chaos que j'ai causé avec le départ de Caroline, je me tiens désormais à carreau. Enfin..j'essai.

Je hausse les yeux au ciel et continue mon chemin d'un pas élancé avant de me stopper net à la porte de ma chambre. Les portes vitrées de la pièce attenante prévue pour être la chambre de notre enfant sont ouvertes en grand. Caroline est en haut d'un escabeau en train de détapisser pour entreprendre la nouvelle décoration. Ses cheveux sont attachés en queue de cheval et où seul quelques mèches rebelles se sont échappés pour venir entourer son visage aux traits fins.

Elle se dandine, roulant ses hanches au rythme de la chanson et je dois admettre que la vue est des plus plaisante, je m'en satisfais grandement accoudé au chambranle de la porte. En voulant se tourner son pied dérape dangereusement. Quelle idée de monter là dessus avec son ballon de baudruche qui a remplacé son ventre plat ? Je flash a ma vitesse vampirique et la rattrape dans mes bras.

"- Mon héros !" papillonne t-elle des yeux avant d'exploser de rire face à ma grimace.

Moi un héros ? cela m'étonnerait ! Oublie pas chérie, le méchant de l'histoire... c'est moi.

Je la dépose au sol et éteins la musique, offrant de nouveau le calme au QG. Dieu merci.

"-Je ne pense pas que tes activités soient très raisonnables dans l'état où tu es !" raillais-je " je vais te trouver des larbins pour terminer le travail "

"-Je suis enceinte de six mois Klaus, je ne suis pas impotente mais je suis contente de constater que tu te soucis de notre bien-être " me dit-elle d'un air taquin " ...tu as vu comment papa se souci de nous, il est trop mignon ! " continue t-elle en caressant son ventre.

Un sourire sournois fend mes lèvres et je décide de me laisser prendre au jeu.

"-Il se trouve que contrairement à Maman, Papa lui, se souci davantage de son bien -être ! "

"-Qu'est-ce que tu racontes ? je me soucis de lui ! " riposte t-elle, visiblement vexée

"-Oh et bien sans prendre en considération tes goûts musicaux, il s'avère que le volume ahurissant doit gravement nuire à ses capacités auditives! A cet âge il se trouve qu'il entend ! " lui dis-je fier de ma repartie, mes bras noués derrière mon dos.

Un grand sourire se dessine sur ses lèvres et fait perdre le mien par la même occasion. Je n'aime pas quand elle affiche ce regard, il n'est jamais bon pour moi.

"-Tu t'es renseigné sur la question ? " me demande t-elle

"-Ne sois pas stupide ! " niais-je fermement

"-Alors comment sais-tu ce qu'il est ou non capable de faire ? " se place t-elle face à moi .

Je m'enterre dans mon silence. Lui avouer avoir regardé deux ou trois petites choses pour satisfaire ma curiosité...jamais. Un sourire fend son visage et je préfère encore choisir la fuite. C'est d'ailleurs ce que je fais.

Je passe devant mon frère qui est en train de se débarasser du corps de sa victime.

"-Kol quand mon enfant sera né, je ne veux plus de ça à la maison ! " ordonnais-je

"-Bien CHEF !" raille t-il l'air mauvais .

Décidément, je ne compte plus les jours ou sa mauvaise humeur perdure.

Alors que je pousse la grille de l'entrée, je tombe nez à nez avec la plus jeune sorcière Deveraux et j'en fais un temps d'arrêt.

"-Davina ? " Lâchais-je surpris " Que nous vaut l'honneur de ta visite ? "

"-En réalité , je venais voir si tout allait bien pour vous ."

Depuis quand s inquiète t-elle du bien-être de ma famille? Ais-je loupé un épisode ?

"-En faite Kol et moi on devait se voir la semaine dernière mais il n'est pas venu à notre rendez-vous alors je voulais m'assurer de sa présence ce soir ! " me dit Davina en se tortillant les mains.

Je ne loupe pas la veine à son cou qui sautille dangeureusement et le rythme de son coeur qui pulse plus rapidement.

Est-elle la raison de la mauvaise humeur de mon frère ?

"-Il est à l'intérieur, tu n'as pas besoin d'invitation pour entrer il me semble " lui dégageais-je le passage.

Dans les secondes qui suivent j'entends un profond bruissement fendre l'air, signe que mon frère vient de quitter le QG. La déception que je lis sur son visage est la preuve qu'elle a pris conscience elle aussi de sa fuite.

...

2semaines plus tard

...

Pov Kol

Des grimoires s'étendent à pertes de vue , j'ai feuilleté la plupart de ces derniers mais aucun ne m'apporte satisfaction et le son qui m'entoure a le chic de m'agacer sérieusement.

"-Ne pourrais-tu pas cessez de geindre ? " grondais-je "... tu me fatigues !"

A ma réplique la sorcière ligotée à l'une des chaises, baîllonnée de sa culotte me regarde d'un air mauvais. Se croit-elle plus effrayante que moi ?

Pour la faire réfléchir, je laisse mes yeux s'injecter de sang. Elle écarquille les yeux et regarde le sol et se tait...enfin.

Les heures qui suivent ne sont pas plus concluantes, je ferme le dernier grimoire de sorcellerie ...en vain et regarde la sorcière qui se demande surement ce que je vais faire d'elle maintenant. Je récupère un canif sur l'une des étagères et observe la lame.

Des cris étouffés résonnent et cette dernière tente de s'échapper tout en sautillant sur sa chaise tandis que j'avance dans sa direction. Je bloque le pied de la chaise avec l'une de mes chaussures et glisse le canif dans sa main. Elle pourra ainsi se détacher d'elle-même et sans plus attendre je quitte le magasin de magie. A l'extérieur une petite brise fraiche flotte et le froid commence à s'installer. Je rabats ma capuche sur ma tête avant de reprendre la direction du QG.

A quelques mètres , et pourtant même si les rues sont bordées par la foule je capte un rire qui se détache de tous les autres et je reconnais sans mal la petite silhouette fragile de Davina sur l'un des trottoirs . Cette dernière est arrêtée face à un garçon brun au cheveux bouclé et elle sourit. Peut-être que c'est ce Tim qu'elle cherchait tant à impressionner avec ses cours particuliers que nous n'avons pas terminés et que je n'ai pas le courage de poursuivre.

Je soupire en l'observant encore quelques minutes et me détourne d'elle, préférant prendre une route différente pour rentrer. Lorsque je marche j'ai l'impression de sentir la brûlure de son regard sur ma nuque et quand j'entends le son de sa voix, je sais que cela était bien réel.

"-Hey...Kol ...stop ! crit -elle

Je ne veux pas lui donner satisfaction alors je ne m'arrête pas et augmente mes pas. Ma main se pose brutalement sur mon crane m'obligeant ainsi à me stopper. Un anévrisme est en train de me foudroyer et je sais qu'elle est seule responsable.

Sa main saisit mon bras pour m'arrêter et la douleur s'arrête tout aussi brutalement. Lorsqu'elle me fait face Sa poitrine ne cesse de se surélever, elle semble avoir du mal à reprendre son souffle et étrangement je trouve cela mignon. Ses cheveux sont électriques et certaines mèches lui collent au visage.

"-Est-ce que c'était Tim ? " lui demandais-je d'une petite voix

"-Tu n'es plus venu à nos leçons."

"-Tu n'en as plus besoin Davina. Quand le moment sera venu, tu seras exactement quoi faire pour satisfaire un homme." lui dis-je

Sans pouvoir la contrôler ni la retenir ma main capture l'une de ses mèches collées à son visage pour la placer derrière son oreille.

"-Tu avais seulement besoin de te dévoiler en tant que femme." finis-je la rendant légèrement émue. " Tim va craquer c'est évident !"

"-Kol, il faut ..il faut que je te dise quelque chose " me dit-elle en prenant mon visage en coupe.

"-Tout a été dit Davina, soit heureuse maintenant !" lui retirais-je ses mains chaudes de mes joues.

Sans plus attendre je flash et disparaît de son champ de vision malgré ses appels incessants . Je m' éloigne par la même occasion de la seule chance que j'avais trouvé de faire revenir Magellan car elle seule était en mesure de pouvoir réussir un tel sortilège.

...

Deux mois plus tard

...

Pov Caroline

(36 semaines d'aménorhérée)

Dans la chambre de notre futur enfant chaque chose est maintenant à sa place. Les draps y sont installés et sont désormais prêt à l'accueillir. Tout est parfait ou le sera bientôt quand Klaus se sera enfin décidé à peindre le dernier pan de mur. Je me demande pourquoi il met autant de temps mais je ne céderais pas alors j'attendrais.

Assise dans le rocking chair face au lit vide, une feuille dans les mains je rature les derniers prénoms qui y figurent encore. Qui aurait cru que choisir le prénom de son enfant était une tâche si complexe ? De plus mon désir que son prénom commence par Nik n'arrange en rien ma situation. Nikalan, Niklaus, il faut que cela commence obligatoirement par Nik.

Nikolas, Nikolai, Nikolaz, le choix est limité et tous ceux qui me restent sur cette feuille ne m'apporte pas de réelle satisfaction. J'envie Rebekah qui a échappé à cette lourde tâche, le découvrant à travers sa vision du futur et de plus de la bouche de mon petit trésor. Malgré toutes mes questions elle a refusé de me dévoiler des choses à son sujet. Elle n'a cessé de sourire face à ma curiosité en me disant que peu importe il serait exactement comme on le désire et je n'en doute pas un seul instant.

Je grimace et me caresse le ventre dans des gestes circulaires. Ma peau me tire tellement que je ne cesse de me gratter mais celle-ci est devenue si fine que ce geste en est devenu douloureux. Il est nerveux aujourd'hui et étrangement je n'en suis pas le moins étonné. Le jour J est arrivé, le ressent-il ?

Reste au chaud bébé...encore un petit peu ! Ton tour viendra...

"-Tu es prête , mon ange ? " me fait sursauter une voix

Mon regard se pose sur Klaus dont la main est tendue dans ma direction. Je souris puis me redresse en plaçant la mienne au creux de la sienne. Je me retourne un instant, fixant le lit vide et éteins la lumière de la pièce.

Après une dizaine de minutes nous arrivons à l'hôpital et avons la joie de retrouver des visages familiers. En effet Katherine et Elijah ont dû écourter leur voyage, le corps de Rebekah n'était plus en mesure de satisfaire les besoins de Nolan. Même si à ce stade de développement se dernier est un peu plus grand que la normal , il n'évolue plus. Meredith a été formelle pour sa sécurité, il doit sortir maintenant.

Les deux frères, heureux de se retrouver s'étreignent dans une étreinte fraternelle. Au vu de leurs sourires plaqués sur leurs visages respectifs, je sais que tous les deux sont comblés car oui ils ne peuvent vivre l'un sans l'autre.

Mes reins se compriment à intervalles irréguliers et même si la douleur est supportable, je préfère m'asseoir le temps que cela passe. Le temps défile et j'en profite pour poursuivre ma liste des prénoms tandis que Klaus jette des coups d'oeil sur cette dernière de temps à autre. Quand je la lui tends il feint de ne pas la voir. Ce qu'il peut-être agacant parfois !

"- Tu pourrais faire un effort ! " lui fis-je remarquer

"-Caroline on s'en fiche que cela commence par Nik !" roule t-il des yeux

"-Si c'était le problème pourquoi ne pas me l'avoir dit avant ? Cela fait des mois que je t'en parle."

"-Ce que j'essai de te dire c'est que cet enfant n'a rien de comparable avec un autre alors choisi un prénom qui te plaît et non pour satisfaire cette obsession qu'il commence par Nik...D'ailleurs en parlant de ça " se rapporche t-il de mon oreille " ...on n'en a jamais parlé mais entendre mon diminutif de ta bouche lorsque je te fais l'amour , j'aime beaucoup ! " me lance t-il d'une voix suave et mes joues en deviennent rouge écarlate.

Pour mon plus grand soulagement Meredith apparaît et me tire de mon embarras. La jeune médecin nous sourit et nous fait signe de la suivre.

Au pas de course, on la suit tous jusqu'au bloc opératoire. A l'intérieur, Chris et Rebekah, têtes collées et tous sourire offrent le plus magnifique des tableaux. En approchant d'eux, je découvre Nolan sur le ventre de ma future belle sœur et ma main se pose automatiquement sur ma bouche. Il est si minuscule que mon cœur se sert. Des tuyaux parsèment son visage et semblent beaucoup trop imposants comparés à sa taille.

Mes pensées s'assombrissent.

Suis-je vraiment prête à endosser le rôle qui m'attend, qu'un être aussi fragile puisse dépendre de moi ?

Klaus dépose un baiser sur le front de sa soeur et observe un certain temps son neveu. Elijah imite son geste mais se montre moins distant face à Nolan en déposant un baiser sur son petit bonnet molletonné.

"-Tu n'es pas prêt de draguer les gonzesses toi ! " Lance Kol en s'adressant à Nolan " ...Ne t'inquiète pas petit... je t'apprendrais !"

A la remarque du plus jeune des frères Mikaelson nous éclatons de rire et cela me permet un moment de me tenir à distance de tous ses doutes qui m'envahissent. Chris et Rebekah s'embrassent avant de reporter leur attention sur leur petit trésor. Une sensation chaude vient glisser le long de ma cuisse et me fait froncer les sourcils. Klaus détourne les yeux dans ma direction et observe le liquide à mes pieds en grimaçant.

Mon coeur s'accélère et j'ai du mal à reprendre le contrôle de ses pulsations.

...

Je suis vite placé en bloc opératoire sur un lit modulable et inconfortable, je crois d'ailleurs qu'il ne peut pas l'être moins. Les différentes parties s'écartent sans arrêt à chacun de mes mouvements et c'est agaçant. Je suis sujette à des examens et sans surprise on nous apprend que mon col est déjà bien ouvert et que bébé pousse sur ce dernier.

"-Je ne vais pas accoucher aujourd'hui " écarquillais-je les yeux, prise subitement de panique.

Non, j'ai décidé...je ne suis pas prête...pas encore. J'avais encore du temps devant moi, bébé ...pourquoi maintenant ?

"-La poche des eaux est rompue Caroline, il est est prêt ! " me dit Meredith

"-Mais je n'ai pas pris le sac avec moi ! "

Cette broutille fait sourire Meredith et y a de quoi. J'ai beau en être consciente je n'arrive pas à me calmer et même si Klaus me dit qu'il va envoyer Kol le récupérer.

Au fil des heures, les contractions deviennent régulières et se rapprochent devenant de plus en plus douloureuses. Respire Caroline, respire !

Mes yeux cherchent automatiquement mon point d'ancrage dont les siens sont rivés sur l'écran du monitoring.

"-Comment fais-tu pour être si calme ? Cela ne te ressemble pas ! " lâchais-je difficilement entre deux contractions.

"-Ce n'est qu'une façade ! " me sourit-il en se retournant sur moi.


Pov Klaus

C'est la stricte vérité. Suivre des yeux le tracé de cette ligne sur cette simple feuille me permet de conserver une attitude nonchalante qui pourtant est très loin de l'être.

L'anesthésiste arrive dans la salle pour la péridurale et j'en profite pour m'éclipser et me retrouver seul face à moi-même.

"-Tu reviens hein ?" me demande mon ange en me cherchant par dessus l'épaule de l'anesthésiste.

"-Bien sûr , dans une minute ! "

Je ferme la porte du bloc opératoire et me plaque contre cette dernière. Jamais je n'aurais cru que cette situation m'arriverait et aujourd'hui nous y sommes. Tout n'est plus qu'une question de temps maintenant. Je vais être père à mon tour mais je sais désormais que je ferais mieux que celui qu'on m'a imposé. L'image de Nikalan, mon père biologique, plane au-dessus de ma tête mais pour lui je ne saboterais pas la chance que nous n'avons pas eu tous les deux.

Elijah me rejoint. Comment fait-il pour savoir que mon esprit est en plein tourment ? Il me sourit et tend sa main pour saisir ma nuque. Je me laisse aller contre lui et l'enlace à mon tour.

"-Je suis fier de toi petit frère !" me murmure t-il et j'en ferme les yeux de satisfaction.

Je lui souris et me décide à retourner auprès de mon ange après une tape amicale sur l'épaule de mon frère . Lorsque je rentre à nouveau dans le bloc Caroline bascule son regard sur moi.

"-Tu dois me trouver faible n'est -ce pas ? Ta soeur a refusé la péridurale contrairement à moi !"

"-Je t'ai jamais vu comme quelqu'un de faible Caroline...jamais !" déposais-je un baiser sur son front avant de m'asseoir à ses côtés.

...

Tout commence à s'agiter autour de nous, bébé s'est bien engagé alors on transforme le lit . Le coeur de mon ange bat à s'en rompre alors je prends sa main pour l'apaiser sans grand succès.

"-Meredith... " souffle mon ange " est-ce qu'il va être aussi petit que Nolan ? " demande t-elle inquiète

"-Non Caroline, Nolan est un grand prématuré nous savions qu'il aurait besoin de soins , toi...tu es enceinte depuis plus longtemps cela ne sera pas un gros gabarit mais ses poumons sont bien formés. Tout va bien se passer " la rassure t-elle ." Tu vas d'ailleurs pouvoir prendre une grande inspiration et pousser quand je vais te le dire "

Autour de moi tout s'efface, les décors deviennent flous et la voix de Meredith qui guide Caroline dans la marche à suivre tombe au plus profond des abysses. Mes yeux restent ancrés sur cette petite tête qui commence à se dévoiler. Ses cheveux sont si fins et si clairs qu'ils semblent presque inexistants. Une épaule puis une seconde apparaît et mon regard n'arrive pas à se détacher de son visage pour s'ancrer dans ses yeux. J'ai d'ailleurs la vague impression qu'il me regarde lui aussi un certain temps avant qu'il ne se dévoile entièrement. Je me mets à sourire sans pouvoir me retenir mais reste silencieux tandis qu'on dépose ce petit être sur le ventre de Caroline qui pleure à chaudes larmes. Mes yeux se posent sur le minuscule triangle gravé sur son épaule et je soupire de satisfaction. On m'a longtemps privé de cette part de moi mais malgré tout elle n'a cessé d'exister et elle existera toujours. C'est mon héritage et le sien désormais. Caroline lui parle comme elle l'a toujours fait et le calîne de toute la douceur qui la qualifie. Lorsqu'elle le déplace légèrement pour le voir davantage un hoquet de surprise quitte sa bouche et elle me regarde intriguée et j'étends un large sourire en guise de réponse.

Je dois l'admettre ce moment est tout juste parfait.

Après une bonne toilette et habillé, Meredith me le dépose dans mes bras et je crains de ne pas le faire correctement, est-ce la bonne pression que j'utilise ? Elle relève un peu mon bras et me rassure sur sa position. Tenir un être si fragile pour la créature que je suis est une sensation étrange. Lorsque ses yeux aux nuances bleuté retrouvent les miens ils se colorent un instant dans une teinte dorée comme un appel et je l'imite sans pouvoir me retenir.

"-C'est dans des moments tels que celui-ci que je regrettes de ne pas avoir ton talent pour le dessin !" résonne la voix de Caroline

"-Pourquoi ? " Levais-je les yeux dans sa direction

"-Parce que cette simple image mériterait de rester gravé à jamais " me dit-elle sourire aux lèvres, son regard pénétrant le mien avant de devenir fuyant.

Elle hoquète difficilement et son teint devient subitement livide et j'en fronce les sourcils.

"-Est-ce que tout va bien ?" lui demandais-je

Ma question, le timbre de ma voix employé attire l'attention de Meredith sur Caroline. Des traits d'inquiétude se sont dessinés sur le visage de la médecin et je reste figé sur place pendant qu'elle l'ausculte.

Dans mes bras, l'enfant se met subitement à pleurer et agite ses poings dans tous les sens. Qui pourrait croire qu'une si petite chose puisse avoir autant de voix ? Un chagrin, une colère semble l'avoir envahi. Une colère qui ne m'est pas inconnue et cela a l'effet de me faire quitter de ma léthargie.

"-Prenez le !" ordonnais-je à Meredith qui me regarde un instant " Prenez le bébé " hurlais-je faisant crier davantage le nouveau-né et je m'élance jusqu'à mon ange.

"-Caroline !" l'appelais-je avec tendresse alors que ses paupières viennent recouvrir ses iris. "Caroline ! ...Caroline " hurlais-je en prenant son visage entre mes mains.

Je la secoue de toutes mes forces surement bien trop fort pour son corps humain.

Une douleur dans ma poitrine m'oppresse, elle est pire que tout ce que j'ai connu. Dans ma tête nos deux coeurs qui battent à l'unisson se détachent l'un de l'autre. Un ralentit dangereusement et mes cris et mes appels ne changent en rien la situation.

Je refuse de ne pas être maitre de mon destin, j'ai trop longtemps été une marionnette brisée par des choix qui n'étaient pas toujours les miens. Cette fois c'est moi qui mènerais la danse.

Je laisse mes traits vampiriques se mélanger à la lycanthropie avant de plonger mes crocs dans mon poignet. Elle reviendra, elle n'aura pas d'autre choix car non je ne la laisserais pas partir.

Tout comme les ténèbres ne peuvent exister sans lumière moi-même sans elle je n'existe pas. Elle est le remède à ma vie misérable.

Son coeur s'arrête et une larme silencieuse roule sur ma joue, une seconde puis une troisième ou bien même une cinquième je ne sais plus. Je ne les compte plus. Je m'assis sur ce qui reste du lit et redresse Caroline tout contre moi. Ma bouche se dépose sur son front et je la berce dans un temps qui me semble infini. Mes mains se perdent dans sa longue chevelure blonde et mon regard bascule sur mes frères pour venir s'ancrer dans celui de mon ainé. Les cris du bébé qui ne se sont pas stoppé les ont surement alerté.

Le regard de Katherine me brûle , se réjouit-elle de voir son pire ennemi, le grand Klaus Mikaelson, dans cet état de faiblesse ?

Meredith tend le bébé à mes frères mais c'est finalement Katherine qui l'accueille dans ses bras et le berce sous mes yeux pour tenter de faire calmer ses pleurs.

En la regardant, la réalité me rattrape. Je ne l'aime pas et je ne l'aimerais jamais mais puis-je la blâmer sur la personne égoïste qu'elle est devenue ? La vie ne l'a pas épargné , je ne l'ai pas épargné et si je devais l'en blâmer d'être qui elle est je ne pourrais sans aucun doute plus regarder mon propre reflet.

Elijah puisse t-il être sa lumière tout comme Caroline est la mienne ?

Un souffle frais se faufile dans mon cou. Je ferme les yeux, soulagé et redresse Caroline. Mes mains capturent son visage en coupe pour voir ses paupières s'ouvrir et elles le font. On a réussi.

"-Hey , te revoilà mon ange " murmurais-je

"-Je n'avais pas d'autre choix, j'ai oublié de te dire quelque chose ."

Je fronce les sourcils , intrigué.

"-Je t'aime Nik " me dit-elle avant de me sourire et d'écraser ses lèvres sur les miennes, ses bras s'enroulant autour de mon cou.

Je n'entends que très peu les ricanements de mes frères. Mon frère cadet me traite même de guimauve. Attends un peu que je termine de l' embrasser, je te referais ensuite le portrait. Mon front se pose sur le sien et nos yeux se lient l'un à l'autre.

"-Caroline est-ce que tu veux reprendre ta fille ? " demande Katherine

"-Fille ? " s'étonne mes frères ne pouvant s'empêcher de vérifier sous la couverture. " Ouille !" s'écrient-ils tandis que j'étends un large sourire.


Comment avez vous trouvé le chapitre ? J'espère que vous serez davantage présents sur ce chapitre que le précédent car ce n'est pas motivant quand vous n'êtes pas là snif. ;(

Désormais il ne reste plus qu'un chapitre pour cloturer cette fiction et refermer la couverture. Merci à vous tous , c'était vraiment une super aventure et j'ai vraiment fait la connaissance de personnes formidables.

A bientôt pour un dernier chapitre.

Klausetcaroline.