Bonjour tout le monde !

Désolée du retard, j'aurais du poster ce chapitre au plus tard mardi dernier mais j'ai eu une journée d'animation avec 300 gamins (et on est passé à la télé :D) et j'ai eu mon dos de bloquer tout hier et pas la possibilité de me lever

Mais aujourd'hui je pète la forme , et tout ça juste pour vous mes p'tits loups !

Donc au programme, réconciliation, aveux, chouille (bave encore de sa soirée de désint'), retrouvailles, conneries et bref, je vous laisse découvrir ce beau petit mix !

Bonne Lecture !


Une main sous la tête, l'autre tenant son livre, Sabo était allongé sur le lit, tranquillement entrain d'attendre sa compagne. Enfin, il tentait de rester tranquille puisqu'il attendait Edessa depuis maintenant plusieurs heures.

Il ne releva même pas la tête lorsque la porte s'ouvrit, ignorant royalement la nouvelle arrivante qui s'installa sur le bord du lit.

-Ça ne vas pas ?

-Je t'attends depuis la fin du repas, grogna Sabo.

-Oh je suis désolée mon Ange, j'étais avec Kali et j'ai pas vu le temps passer.

Edessa s'installa à califourchon sur son amant, l'obligeant à poser son livre. Le révolutionnaire posa ses mains sur ses hanches et l'attira à lui pour l'embrasser. Doucement d'abord. Puis plus langoureusement, appuyant son corps contre le sien.

La vague de caleur commençait à les traverser et leurs mains caressaient leurs peau. La respiration plus saccadée, Sabo se redressa de façon à être assis, une main dans le dos de sa fiancée et l'autre remontant sur sa jambe, dévoilant sa peau.

Le blond allait lui retirer ses vêtements que doucement mais fermement, Edessa repoussa ses mains, le forçant à s'allonger. Elle répondit à son regard interrogateur par un sourire.

-Je dors dans le dortoir des filles ce soir, j'ai promis à Kali. J'étais juste venu te le dire.

Sabo ne réagit pas tout de suite et alors que Edessa passait la porte de la cabine, il se redressa.

-T'es pas sérieuse là ? Tu vas pas me laisser comme ça ! Implora-t-il.

-Tu peux t'en occuper tout seul non ? Sourit-elle.

Elle ouvrit la porte pour passer dans le couloir et allait refermer quand la brune se tourna une dernière fois vers lui.

-Il faudra bien que tu te réhabitue lorsque tu partiras.

-Je ne vois pas le rapport, s'offusqua le révolutionnaire.

Seul un petit rire qui s'éloignait lui répondit. Sabo mit l'oreille sur sa tête et gémit de frustration. Il grimaça en comprenant qu'il allait devoir se démerder seul et que son amante ne reviendrait pas avant le lendemain.


La nuit avait été courte. Il crispa sa main contre son pantalon en repensant au début de soirée. Puis, de fil en aiguille il se mit à réfléchir à son départ. Il ne devait pas trop le retarder. Et ce que lui avait dit Ivankov l'inquiétait un peu au vu des dernières nouvelles.

-Sabo ?

Sabo détourna la tête de la mer pour regarder son aîné.

-Tu fais quoi debout à cet heure-ci ? s'étonna Ann.
-Bonjour, Ace, bien dormi ? Moi oui ! Matakku, c'est pas à ton âge que je vais t'apprendre les bonnes manières, sourit Sabo.

Ann leva les yeux au ciel étoilé et secoua la tête. Son frère ne put retenir un petit rire discret.

-Je regarde l'océan, en essayant de savoir la tête que fera Dragon quand il me verra débarquer, lui dit Sabo.
- Tant que j'ai pas entendu ce que je veux, ne songe même pas à partir d'ici, marmonna Ann en se dirigeant vers le local aux canots.
- Où tu vas ?
- Sauf si tu veux m'aider à piéger le pont, tu devrais retourner te coucher, ou Edessa risque de râler.
- Je sais pas ce qu'elle mijote avec Kali-san, mais Eda a choisi de dormir dans le dortoir, cette nuit.
- Miracle, Kali s'ouvre à quelqu'un.
- Hein ?

Sabo suivit la commandante dans le local et la regarda farfouiller entre les canots de sauvetage et son Striker.

-Kali ne s'ouvre pas vraiment. Faut un miracle pour qu'elle parle d'elle au premier venu. Je ne connais même pas son vrai nom. Quand je l'ai rencontré, elle se faisait appeler Dourgâ. En entrant dans le Paradis, c'est devenu Agnayi… une fois à l'île Gyojin, c'est devenu Kali.

Sabo haussa les sourcils, mais Ann ressortait du local avec son matériel qu'elle présenta à Sabo.

-Bon, tu m'aides, ou tu rentres ?

Le sourire machiavélique qui s'étendit sur le visage du révolutionnaire voulait tout dire. Surtout que le matériel était très explicite sur les intentions de son frère.


Sabo soupira en sentant des mains passer dans son dos. Un sourire de bien-heureux sur le visage, il se détendit totalement.

-Je suis pardonnée, minauda Edessa alors qu'il se tournait vers elle.

-A voir, souffla-t-il en capturant ses lèvres.

Il commença à caresser son ventre et ses cuisses, lui laissant échapper quelques petits soupirs. Il descendit ses lèvres dans son cou et mordilla la peau avant de la décaler sur le côté dans le lit.

Le révolutionnaire l'embrassa une dernière fois et se leva pour s'installer au bureau sous le regard étonné de sa compagne.

-Vengeance pour hier, sourit-il en se saisissant du den den.

Edessa allait répliquer qu'il leva la main pour lui dire de se taire, son correspondant ayant décroché de l'autre côté.

-Ohayo Makino-nee-san !

« Sabo ? »

La voix de la jeune femme le fit sourire.

« Co-comment vas-tu ? » s'enquit Makino.

-Je vais bien. Je … Je suis heureux d'être là.

Le révolutionnaire essuya des larmes qui coulaient de ses yeux. Il sentit Edessa s'asseoir sur ses genoux et il la colla contre lui, la tête de sa compagne se nichant dans son cou et sa propre main dans ses cheveux bruns.

« Sabo ? » s'étonna Makino. « ça ne va pas ? »

-Si, si … C'est juste des larmes de joie, sourit-il. Et toi, comment vas-tu ?

« Hormis la belle peur que tu m'as faite ça peut aller. Supporter Dadan et Garp est un peu fatiguant mais j'ai réussit à me débarrasser d'eux pour le moment. »

Quelqu'un toqua à la porte de la chambre et dans un bruissement de tissus Edessa se leva pour ouvrir, laissant place à Kali qui s'appuya nonchalamment contre la porte.

-Désolée de déranger. Je peux t'emprunter ta femme blondinet ?

-Le blondinet t'emmerde, grogna Sabo. Tu disais Maki ?

Il fit signe aux femmes de déguerpir pour se retrouver au calme. Il s'installa plus confortablement dans son fauteuil, échangeant les dernières nouvelles.

-Je viendrais te voir dès que je pars du Moby. Edessa ne sera pas avec moi mais vaut mieux que je sois seul au début.

« Commet tu veux. Préviens-moi juste avant que tu ne parte, au cas où ton grand-père soit encore là. »

-Ne t'inquiète pas pour moi, je suis pas né de la dernière pluie. J'aimerais bien te parler plus longtemps mais je ne veux pas te poser de problèmes au cas où le jiji se pointe.

« Oui, on ne sait jamais. Il a toujours tendance à débarquer quand il ne faut pas. Prends soin de toi Sabo et reviens nous vite d'accord ? »

Le révolutionnaire haussa les sourcils. Ace lui avait quand même pas dit ça ? Il secoua la tête et sourit. Souhaitant une bonne journée à sa marraine et raccrocha.

Le blond se laissa aller dans le fauteuil, repensant à ce que Makino avait dit sur Garp et son attitude plutôt déroutante. Il soupira et préféra passer dessus et y repenser plus tard, pour l'instant il voulait juste prendre l'air.


Sabo se battait, fauchant ses ennemis avec son bô. Il n'avait pas prit la peine de se déguiser, de toute façon ses ennemis ne le reconnaitraient pas et ne se douteraient pas de son existence.

Pas très loin de lui se trouvait Edessa et le couple se retrouva dos à dos. Le révolutionnaire se tourna pour serrer rapidement la main de sa compagne dans la sienne et échanger un rapide regard.

La brune s'écarta rapidement en esquivant un coup de sabre et le perdit dans la foule des combattants. Le blond se retrouva seul un peu plus loin, ne se préoccupant que de ses ennemis qui s'approchaient un peu trop près de lui.

-Espèce d'abruti congénital ! Ton Haki te sert à quoi ?! s'énerva Ann en arrivant derrière lui.

Il comprit par là, en voyant les ennemis au sol, qu'il n'avait as utilisé le Haki pour ses arrières puis haussa les épaules.

-Ben, je fais comme on a toujours fait. Je te confie mes arrières, et je m'occupe des tiennes. C'est comme ça qu'on marche, non, nii-chan ? sourit Sabo d'un air entendu, se mettant directement contre le dos de la commandante.

Ann le regarda avec surprise, puis eut un sourire.

-Comme tu sens ! lança la pirate.

Et les deux frères repartirent avec plus d'ardeurr dans le combat. Sabo fit une rotation sur lui, balayant la zone autour d'eux au moment même où Ann se baissait. Campé sur ses jambes, il sentit plus qu'il ne vit le D. passer entre ses jambes et se relever pour assommer l'un des hommes.

Les deux calaient leurs mouvements, sachant comment agir, connaissant la moindre technique de l'autre.

-Pas trop difficile de te battre avec Junior ? taquina Sabo, alors qu'il les adverses commençaient à se faire plus rare
-Il t'emmerde ! Chiotte, à la fin ! Je suis un commandant, pas une fillette qui a peur de se casser un ongle ! grogna Ann en parant un coup d'épée.

Avisant une lance qui venait dans sa direction, Sabo se décala d'un petit centimètre, lançant Ace gérer l'arme.
Un sifflement retenti et lentement, les derniers adversaires se mirent à genoux, les mains derrière la nuque, la tête basse.

-Roooo… je commençais tout juste à m'amuser… bouda Ann.
- T'en fait pas, t'en trouvera d'autre avec qui faire joujou, lui assura Sabo en lui tapotant l'épaule.

Marco fit son chemin vers eux, et eut un air rassuré en voyant Ann indemne. De loin, il regarda rapidement si Edessa allait bien et la vit se diriger pour aider les siens.

-Toi et moi, on va avoir une petite discussion sur ce que je peux ou ne peux pas faire dans ma situation, Fushisho Marco, avertit Ann.
- Je n'ai rien dit, yoi. Merci d'avoir surveillé cette Allumette Indisciplinée pour moi, mec.
-Avec plaisir, Marco, assura Sabo en souriant.

Ann eut une moue faisant soupirer son frère avec un sourire.


Les deux frères étaient assis l'un à côté de l'autre dans la cabine de Ace. Sabo avait prit sur lui et sentait qu'il devait lui parler. Il en avait besoin et il le lui devait. Il devait mettre sa fierté de côté pour le bien de tous.

- Je… je tiens à m'excuser de mon comportement avec toi, depuis Impel Down. J'ai toujours eut confiance en toi, en notre famille… non, c'est en moi que j'ai perdu confiance. J'ai… j'ai perdu beaucoup avec les tortures et l'emprisonnement. J'ai eu très peur, là-bas. J'ai beaucoup prié pour que toi ou Ji-chan vienne me tirer de là… Chaque jour, chaque heure, chaque instant, j'espérais que tu viendrais me sauver, comme tu faisais à Dawn, toujours là pour prendre un maximum de coups et de blessures à ma place, me tirer autant que possible des mauvais pas.

-On est une famille, c'est comme ça que ça marche… T'en fait pas, je sais que tu arriveras.
- Ace ?
- Nani ?
- Je… je suis désolé pour ce qu'il s'est passé, avant-hier. On est pas à Dawn, je peux pas me permettre de me comporter de la façon dont je l'ai fait avec toi, alors que c'est ton univers, ton monde, et qu'il y a certaines choses à ne pas faire pour ne pas briser l'équilibre sur lequel tu as fait ta vie à bord. Je peux te poser une question ?
- Laquelle, dis-moi.
-Qu'est-ce… qu'est-ce que tu aurais fait si je n'étais pas arrivé à cet instant dans l'infirmerie ?

Ann resta un instant pensive, Sabo joua avec l'une de ses mèches qu'il n'avait pas voulu coupé, aimant bien leur longueur.

-J'ai paniqué, sur le moment. J'avais pas pensé à cet instant à ta réaction, devant la nouvelle. Je… je sais pas vraiment ce que j'aurais fait, mais prendre la fuite, je pense pas que je l'aurais fait. Je crois que je serais allé voir Marco, pour lui dire en face ce qu'il en était, et non pas me cacher comme je l'ai fait. C'est du passé, alors, ne t'en fait pas. J'aimerais juste que le temps que tu passes ici, tu évites de trop fouiner dans mes affaires, sauf pour me faire une mauvaise blague. Je suis un Commandant Pirates. J'ai des documents qui ne peuvent pas tomber entre les mains de n'importe qui, et certains que Dragon ne doit jamais trouver, aussi. Viens, on va prendre l'air.

Elle prit Sabo par le poignet, et le fit se lever pour le conduire jusqu'au pont, ignorant quelques hommes qui commençait à dresser les tables pour la fête. Là, elle l'emmena tout au milieu et le serra très fort dans ses bras, souriante.
Sabo ne savait pas comment réagir. Ce que Ace venait de faire était un peu étraange pour lui, d'habitude il se contentait d'un coup de Haki sur la tête et d'ébouriffer ses cheveux.

-J'ai enfin retrouvé mon frère. J'ai enfin retrouvé le Sabo que j'avais laissé à Dawn. T'en fait pas, les choses vont rentrer dans l'ordre…

Le révolutionnaire resserra ses bras sur son frère. Puis Ann le recula pour le regarder, toute souriante.

-J'ai fait tout ce que j'avais à faire, Sab'. Je n'ai plus aucune raison de te retenir ici, contre ton gré. Dis-moi où on doit te déposer, et je m'arrangerai avec Oyaji pour que tu puisses t'y rendre… même si je serais d'avis que l'on a pas encore montré ce qu'est vraiment l'enfer de Dawn à cet équipage… il faut leur prouvé qu'on est peut-être jeune, mais redoutable et effrayant ! Je suis coincé jusqu'en Mars, autant lui prouver qu'il a fait une connerie !

En gros, prend encore un peu de temps pour toi, et reste avec ta nana et ton frère.
Sabo éclata de rire et enlaça sa sœur qui le lui rendit.

-Message reçu, Ace… murmura Sabo.
- Gurararara ! Il en aura fallu du temps pour que tu puisses satisfaire ton aîné, jeune homme ! commenta Shirohige qui les avait entendus, comme près de la moitié de l'équipage.
- Je suis vraiment désolé de m'imposer aussi longtemps, Shirohige-san, s'excusa Sabo en s'inclinant devant le Yonkou.
-Foutaise, tu es le bienvenu ici ! De plus, nous allons voir bientôt ce kozzo d'Akagami. Je suis certain qu'il sera heureux de voir que tu vas bien !

Il regarda sa sœur blanchir et quand elle crocheta ses mains à ses épaules, il sentit sa peur l'envahir mais resta calme pour le rassurer.

-Aide-moi ! Sauve-moi ! N'importe quoi ! Il va me tuer !

Sabo éclata de rire et passa un bras autour des épaules de sa sœur.

-T'en fait, on est une famille, on s'entraide !

Son sourire disait néanmoins qu'il avait une toute autre idée en tête.


Sabo regarda plus loin, son frère s'était échappé de la fête et regardait la mer. Son verre toujours en main, il s'approcha de Ann et sa sœur posa ses yeux sur lui au moment où il posait son verre sur le bois, signalant sa présence.

-Marco essaye toujours d'échapper à un Thatch qui a encore une fois trop bue ?
- Oui, je crois, sourit Sabo. Tu fais quoi par ici ?
- Je profite du calme et j'évite des questions, du genre, pourquoi je surveille ce que je mange et pourquoi je bois pas d'alcool. T'es pas avec Edessa ?
- Tes seconds lui ont mis le grappin dessus.
- Ne t'en fait pas, Ed' et Pat' lui feront rien, c'est pas leur genre. Assis-toi, j'aimerais te parler.

Sabo se laissa tomber à côté de la D. qui regarda le jus de fruit d'orange dans sa choppe, perdu dans ses pensées. Il se sentait bien, comme dans un petit cocon.

-Je… je voudrais tout d'abord m'excuser, pour les quelques jours où j'ai été invivable.

Le révolutionnaire tourna le regard vers Ace.

-J'aurais dû t'en parler, avant même d'avoir la confirmation, comme j'aurais dû en parler avec Marco. Je sais que vous êtes les dernières personnes qui songeraient à me juger, ou quoique ce soit… mais j'étais effrayé.

Ann posa sa choppe et ramena ses jambes contre elle, refusant de regarder son frère.

-Je… je suis resté bloquer sur les mêmes questions, sur les mêmes peurs… peur qu'à cause de cet enfant, je perde ma famille… que Marco ne veuille plus de moi… qu'Oyaji ne veuille plus me garder à bord… peur de ce qu'être de mon sang pouvait entraîner pour ce bébé… C'est bien simple, je considère que ma vie est un foutu miracle et je me disais que ma bonne étoile venait de me lâcher. Alors, j'ai espéré. Espéré que ce ne soit qu'une erreur… même si au fond, j'avais accepté cet enfant et que je voulais pas le perdre. Je me voyais déjà me retirer malgré moi, pour élever cet enfant, seul, rejeter de tous… Je sais que c'est con, que y'avait aucune chance que ça arrive… mais j'ai pas été très rationnel, et j'ai causé pas mal d'inquiétude. J'ai cru pouvoir me démerdé seul cette fois, mais j'avais tort, et je regrette ça, à présent. Je suis désolé de t'avoir causé du souci.

Sabo passa un bras autour des épaules d'Ann et lui sourit.

-T'en fait pas. J'étais inquiet pour toi, et en colère contre toi et Marco. Contre toi, au départ, parce que tu ne partageais pas ce qui te tracassait, et avec Marco parce que je ne le voyais pas de mes yeux faire quoique ce soit pour résoudre ton mal être… puis parce que j'ai eu peur qu'il ne soit qu'un salop et te laisse tout assumer seul. S'il n'était pas venu me voir avec un sourire, me prouve que je l'avais mal jugé, je l'aurais tué, j'aurais dit à Shirohige pourquoi, et je serais parti avec toi et Edessa. Il était pas question que je laisse ma fiancée dans un équipage où le fuku-senshô est incapable de prendre la responsabilité de ses actes, quand ils ont autant d'impact, et surtout, j'aurais fait mon possible pour t'aider dans les épreuves qui t'attendent. J'aurais l'esprit en paix, pour les deux personnes les plus importantes de ma vie, qui sont sur ce navire…
- Tu t'es excusé auprès de Marco ?
- Oui. Je sais que j'ai causé pas mal de souci à bord et que j'ai trop usé de ton influence pour me couvrir les fesses, soyons honnête. Ace ?
- Mmmh ?
- Pourquoi tu as refusé de me parler, quand il s'est avéré que Marco et toi alliez garder cet enfant ?
- Je… je craignais que tu me sortes tout un tas de raison logique pour me forcer à m'en débarrasser. On commençait déjà à se demander si ça serait un garçon ou une fille… à quoi le bébé ressemblerait… tout ça… et si tu m'avais dit que je devais m'en débarrasser, alors que je rêvais déjà du futur que cette petite vie représente…. Je l'aurai pas supporté. Je sais déjà pas comment je vais annoncer ça à Ji-chan, sans qu'il veuille tuer Marco. Point positif, j'ai rien à dire à Garp. Là, y'aurait vraiment eu des morts….

Les deux frères eurent un petit rire à ce commentaire.

-Ji-chan le prendra bien, ne t'en fait pas, assura Sabo avec un sourire. On est une famille, on se soutien, quoiqu'il arrive. Si tu annonces à Ji-chan que tu vas avoir un bébé, avec un sourire immense et un Marco radieux, il sera content pour vous deux. Bon, il risque très certainement de dire de façon très clair à ton chéri ce qu'il risque de lui arriver s'il ose t'abandonner alors que tu attends cet enfant, mais sinon, ça ira. Je suis heureux d'être tonton, crois-moi. Je pense qu'Edessa et moi, on va attendre un peu, tout de même, avant d'en faire autant… juste histoire de voir comment tu t'en sors !
- Ah-ah-ah… hilarant.
- Ensuite, Luffy… très sincèrement… tu te plais à dire que tu aidais Ji-chan à lui changer les couches ! Tu crois que cet idiot serait capable de te renier parce que tu agrandis la famille et trouve le bonheur ? C'est pas lui ! Il te sautera au cou dès la première occasion pour te dire oh combien il est heureux d'être lui-aussi tonton, et surtout, il te posera des questions des plus bizarres comme seul lui peu le faire ! Enfin, tu peux pas espérer du rejet de Luffy. Z'êtes pareil, tous les deux, au final. Vous avez peur plus que tout d'être seul et rejeter.

Ann rougit et détourna la tête en faisant mine de bouder.

-Ace ?
- Quoi, ingrat ?

Sabo lui offrit un magnifique sourire.

-Merci de t'être ouvert à moi.
- Tu en as bien fait autant, c'est le minimum que je devais faire. Kampai ?

Ils trinquèrent en souriant, portant un toast au futur membre de la famille.
Sabo se leva et alla rejoindre Edessa qui rigolait en compagnie des membres de la flotte de Ace.

Il passa un bras autour de ses épaules et déposa un baisé dans ses cheveux avant de participer à la conversation.


Le couple était tranquillement allongé sur le lit. Sabo caressait les cheveux de son amante en lui disant des mots doux pour la faire rougir. Un coup à la porte le fit se lever.

-Que veux-tu Marco ?

-Akagami est là, yoi.

Le révolutionnaire fit un signe à Edessa de le suivre et ricana en voyant le commandant hausser un sourcil en regardant la brune sortir toute rouge. Une fois sur le pont, Il inclina son chapeau sur la tête et rejoignit le petit groupe. Les deux Shirohige restèrent dans un coin, laissant le Roux expliquer en long, en large, en travers et même en profondeur, ce qu'il avait pensé de la fausse nouvelle de la mort du Révolutionnaire qui le laissa faire avec un petit sourire.

-Sinon, qu'est-ce que tu comptes faire ? s'enquit Benn, coupant Shanks dans sa tirade mélodramatique, ce qui provoqua une moue chez son capitaine.
- Shanks, le titre de Drama Queen revient à Iva-san… tu es loin de pouvoir le surpasser et arrête de faire la moue, tu as passé l'âge, lui dit Ann avec amusement.
- Tu l'as fait toujours, Ace lui dit Sabo, très charitable.
- Mais j'ai que vingt et un ans, et je suis une D. J'ai donc tous les droits de faire la moue !

Sabo secoua la tête et répondit à Benn :

-Ace m'a pris en otage pour me rebrancher le cerveau. C'est pas passé sans quelques accrochages, mais il a réussi. Vu ce que j'ai en tête, je crois que quand je reprendrais du service, Dragon sera déçu que je ne sois pas réellement mort…

Son sourire voulait tout dire, et il fit rire les Akagami.

-C'est mon otouto d'amour, ça ! sourit fièrement Ann en ébouriffant le crâne de Sabo.
- Bon, maintenant, toi ! Explique-moi ça ! Je ne vois pas l'intérêt du déguisement quand tu devrais ne pas en avoir besoin pour être toi, attaqua Shanks en brandissant un doigt menaçant vers Ann.
- C'est rien, fit Ann avec un sourire nerveux.
- Shanks… l'heure est très grave, fit Sabo en s'accrochant au bras unique du Yonkou.

Il se mordait la joue pour ne pas craquer tellement son idée était géniale ! Par contre il ne pouvait empêcher ses yeux de briller de malice, les rendant un peu plus clair.

-Tu nous fais peur, gamin, commenta Yassop au blond.
- Oh, j'ai vu ton fils, à Shabaody, lui dit Ann, essayant de noyer le poisson.
- Comment il va ?
- Il a pris en force depuis la première rencontre, c'est certain. Et s'il a bien reçu le message de Lu', il doit prendre les deux ans à venir pour s'entraîner.
- Luffy est où ? s'enquit Shanks.
- Ruskaïna, avec Ji-chan. Il s'y entraîne, lui dit Sabo. Tu veux pas savoir pourquoi l'heure est grave ?
- Dis-moi…

Le révolutionnaire ricana discrètement, Ace n'avait pas réussit son coup.

Sabo passa son bras autour du cou de Shanks et l'autre autour de celui de Benn. Lucky Roo se rapprocha, cessant de manger pendant un instant. Yassop leva un sourcil perplexe devant le comportement de Sabo, se demandant quel genre de tour il leur réservait.

-Alors, c'est quoi le truc si grave qui te fait arborer ton air de conspirateur, gamin ? demanda Yassop.
- Ace… ou plutôt Ann…
- Sabo… fit Ann sur un ton menaçant.
- … est en cloque !
- T'es un homme mort.

Oui, il le savait. Son frère l'avait pensé tellement fort que le blond savait qu'il allait prendre un bain forcé avec les Kai-ô mais il s'en foutait.

Trois chapeaux.

Deux chapeaux.

Un chapeau.

-NANI !?

Benn regarda Ann avec surprise. Bingo il avait réussit.

-C'est possible, au moins ?
- Faut croire, sourit Sabo.
- QUI ?! IL EST DE QUI ?! rugit Shanks en secouant Ann par les épaules.

Ann se dégagea et s'approcha de son frère. Il vit son regard et son sourire. Oh oui, il savait qu'il allait prendre cher.

-Shanks… tu me promets de ne rien dire à Ji-chan, ne ? demanda Ann en faisant ses yeux de

chiots. Il sera tellement choqué par la nouvelle… mais, ça dure depuis si longtemps…
Et elle prit la taille de son frère entre ses bras, se collant bien à lui, la tête sur l'épaule du blond, battant des paupières au point de se donner un air presque stupide.
- Inutile de le cacher plus longtemps, Sabo… c'est trop tard, il nous faut assumer…et cette nuit-là était si… aaah~ !

Et elle fit exprès de descendre ses mains sur les hanches de son frère, lui souriant avec béatitude malgré les insinuations qu'elle était en train de formuler.
Shanks ne semblait pas bien suivre.
Sabo resta un instant surpris, il était sérieux la ? Oh et puis zut, après tout pourquoi pas, il rejoignit sa sœur dans le délire :

-Tu as raison, on ne peut plus cacher cela !

Et il posa sa main sur le ventre de sa sœur, là où son neveu à venir attendait son heure.

-C'est le mien, Shanks. On a tout fait pour le cacher, mais c'est trop dure… on s'aime depuis si longtemps… et là… on va avoir un enfant.

Shanks tomba à la renverse sous le choc, alors que ses hommes de confiances comprenaient la blague et se marrait.
Enfin, croyait la comprendre…
Les deux frères s'écartèrent l'un de l'autre, échangeant un sourire complice et se frappèrent victorieusement dans les mains.

-Hum-hum… J'ai cru entendre un petit idiot de Révolutionnaire essayer de se casser avec mon gosse, yoi, siffla Marco en se rapprochant avec une Edessa perplexe et un peu énervé.
- Oups, firent les deux frères.

Shanks finit par éclater de rire.

-Vous avez failli m'avoir, tous les deux ! fit le Yonkou. Dahahahahaha ! J'ai eu peur pendant un affreux moment que ce soit vrai ! Félicitation pour avoir impliqué Marco dans la blague !

Ann perdit son sourire et Sabo croisa le regard étonné de Edessa. Et oups, il avait légèrement oublié ce détail. Elle n'était pas au courant. Le révolutionnaire reporta son regard sur son frère et lui assura son soutient.

-Shanks… y'a du vrai dans la blague, avoua Ann, sérieuse.

Shanks eut un air horrifié.

-Vous couchez tout de même pas ensemble, tous les deux !
- Oh merde… jura Benn en comprenant ce qu'il en était vraiment.

Marco prit une main d'Ann et lâcha la bombe, abrégeant l'angoisse de Ace :

-Ace et moi allons avoir un enfant, yoi.


Bam !
Shanks tomba à la renverse, en état de choc, sur le pont.

-Je crois que vous avez cassé Okashira avec vos conneries, commenta Lucky.


Et voilà ! Suite au prochain chapitre avec beaucoup, beaucoup de choses ! Allez, arrêter de baver et de vous roulez par terre de rire, on va vous prendre pour des fous/folles !

A la prochaine !