Aïe aïe aïe... Vous ne m'avez pas oublié au moins? ?
Il faut remercier Gwenetsi qui a su me rappeler à l'ordre.
Donc revoici les héros du NCIS à ma sauce, Ziva sort du bureau de Vance qui a accepté son retour au NCIS...
Pour ceux qui se demandaient où est passé Ducky, le revoilà!
La suite? Aucune idée de quand je la posterai... Plus rapidement, c'est sûr
Bonne lecture, et vive les reviews...
Chapitre 53 : Règle numéro 12.
Ziva descendait d'un pas régulier les escaliers de l'open-space. Elle sortait tout juste du bureau de Leon Vance. Elle jeta un œil sur l'ensemble de l'espace. Abby était toujours là, alors que Gibbs n'était pas revenu. Elle les rejoignit lentement. Tony semblait quelque peu être le centre de l'attention, en proie aux nombreuses questions de ses collègues. Elle se doutait qu'ils le questionnaient à son sujet. Elle se demandait ce qu'il pouvait bien leur répondre.
Ziva s'approcha d'eux. Ils relevèrent immédiatement les yeux vers elle, et se turent, inquiets de ce qu'elle allait leur dire.
- Je crois que cette fois je suis définitivement de retour, annonça-t-elle devant les regards inquisiteurs de ses amis.
- Ah! Super! J'étais sûre que Vance serait d'accord! S'écria Abby avant de une fois de plus la serrer dans ses bras. C'est génial. Il faut à tout prix que l'on fête cela. Il faut prévenir Gibbs, je lui dirai. Et il faut aussi le dire à Ducky, et à Palmer. Ce sera l'occasion pour toi de rencontrer sa nouvelle copine. Tu verras, tu seras surprise! Dit Abby à l'attention de Ziva.
- Mais chez qui on va faire ça? S'interrogea Abby, en regardant Tony qui affichait une drôle de moue face à son débit élevé de paroles. On ne peut pas faire ça chez toi, tu n'es pas encore installée. Nous serions un peu trop à l'étroit chez Tony. Chez nous au moins on pourrait coucher Elina, continua-t-elle en regardant Timothy cette fois. Mais nous n'avons qu'une petite table de cuisine, se rappela Abby. Il est hors de question qu'on se rende chez Palmer. On pourrait aller chez Gibbs, ou chez Ducky. Enfin, ce dernier se fait un peu vieux, et même si il aime nous recevoir et que nous l'aidons à chaque fois, je ne veux pas le prendre au dépourvu. C'est décidé, on dîne chez Gibbs, conclut-elle finalement, en élevant encore un peu la voix.
- J'ai peut-être quand même le droit de donner mon avis vous ne croyez pas? Demanda l'intéressé, qui s'était doucement avancé vers ses agents et avait pris la discussion, ou plutôt le monologue en route, son gobelet de café à la main.
Abby, toujours aussi énergique, se retourna pour faire face à son grand manitou.
- Oh, tu ne vas pas dire non Gibbs, ta salle à manger est parfaite. Légèrement rétro, mais parfaite. Et puis ça fait longtemps qu'on ne s'est pas tous réuni. Et ne cherche pas quelque chose à répondre, tu n'as tout simplement pas le droit de dire « non ».
- Je ne comptais pas dire « non » Abs, la rassure-t-il.
Elle lui sourit.
- J'en étais sûre.
Il lui fit un clin d'œil.
- Alors on est tous d'accord, reprit-elle à l'attention de ses amis cette fois. On se retrouve tous chez Gibbs ce soir à 20 h pour un dîner en famille?
Tony regarda Ziva. Elle sentit ses yeux sur elle et le regarda à son tour. Ils échangèrent un faible sourire. Il avait raison, fut-elle une fois de plus forcée de constater, ils étaient une famille et elle en faisait partie.
- Vous êtes d'accord? Répéta Abby devant leur silence.
- Oui, répondit Tim, on est tous d'accord, ajouta-t-il face aux sourires muets de Tony et Ziva qui cessaient seulement de se regarder.
- Bien, alors je me charge du repas, vu que je n'ai que ça à faire de ma journée, alors que plein de crimes passionnants vous attendent. Je vais faire les courses, puis j'irai directement chez toi préparer le dîner Gibbs, ok?
- Ok Abbs.
- Bien, alors, il y aura Gibbs, Ducky, Tony et Ziva, Palmer et Marta, Timmy et moi, Elina, même si elle se contentera d'un biberon, commença Abby en comptant sur ses doigts. On devrait peut-être inviter Hélène vous ne croyez pas? Si elle reprend le travail demain, elle doit être rentrée de chez ses parents… Et puis elle sera heureuse de venir. Et ça permettra à Ziva de la rencontrer avant demain matin ici même. Je suis certaine que ça facilitera les choses.
Abby se retourna vers la jeune femme, cherchant son approbation.
- Sans problème Abby, répondit l'israélienne.
- Chouette alors, parce que tu vas être la reine de la soirée.
Ziva rit doucement.
- Bon, alors je vais appeler Hélène, dit Abby en s'éloignant. À ce soir tout le monde, et à l'heure!
Chacun répondit positivement alors qu'Abby disparaissait au détour d'un couloir. L'open-space se fit bien calme après le départ de la jeune gothique, et les quatre collègues restèrent quelques secondes sans rien dire une fois qu'elle les eut quitté.
- Elle est toujours aussi débordante d'énergie, commenta Ziva.
- Electric-Abby, répondit simplement Tony en retournant derrière son bureau pour se remettre au travail.
Tim fit de même. Ziva se tourna alors enfin vers le sien. Elle fut alors forcée de constater que celui-ci était bien différent de lorsqu'elle était montée voir le Directeur. L'ordinateur était allumée, un paquet de feuilles, de post-it et de crayons y étaient. Une photo de l'équipe était réapparue sur le muret à sa droite, comme avant son départ. Quelques trombones se trouvaient à droite et à gauche. Un taille crayon en forme de chat, rose, était posé au milieu de ce foutoir. Sur ses quatre pattes, la bouche ouverte, il semblait prêt à accueillir un crayon.
Ziva le prit dans ses mains, et posa un regard à la fois interrogateur et amusé sur Tony en lui montrant l'objet.
- C'était ça ou un dauphin vert. Je me suis dit que le chat s'entendrait mieux avec mon agrafeuse.
Ziva soupira.
- Tu es pire que ce que je pensais, dit-elle dans un sourire avant de finalement s'asseoir à son bureau.
Elle reposa son nouveau taille-crayons avant de discrètement relever les yeux en direction de Tony. Elle constata avec plaisir qu'il la regardait toujours. Il était plein de petites attentions.
Elle ne pouvait s'empêcher de le trouver séduisant ainsi assis derrière son bureau dans son costume italien qu'il n'avait pas dû acheter dans un supermarché. Il dut le remarquer car son sourire s'agrandit, il redressa ses épaules et le leva légèrement le menton. Ziva se retint de rire, et lui aussi. Il faudrait peut-être qu'ils pensent à travailler, se dirent-ils tous les deux, car à ce rythme là ils n'allaient pas être très productifs. Tony baissa les yeux et replongea dans ses dossiers, il fallait qu'il se concentre et cesse de penser à Ziva. Il aurait tout le temps de la voir plus tard. Et puis après tout, elle était juste devant lui…
Ziva, le voyant ainsi travailler ne put s'empêcher de se le remémorer, le matin même, endormi dans son lit, les cheveux en broussaille. Quelle que soit sa tenue, ou ce qu'il faisait, il la faisait craquer. Elle avait eu raison d'accepter sa demande la veille au soir. Elle en était certaine à présent.
- Je descends voir Ducky, dit Gibbs, la sortant de ses pensées.
- Je viens avec toi Gibbs, intervint Ziva avant de se lever pour le suivre. Après tout, si il vient dîner ce soir, il serait peut-être temps qu'il sache que j'ai ressuscité.
Gibbs acquiesça et prit le chemin de l'ascenseur sans l'attendre. Il savait qu'elle le rattraperait. Il entra seul dans la cabine, appuya sur le bouton correspondant à l'étage de la morgue, et c'est à ce moment qu'elle pénétra à son tour dans la cabine métallique. Il s'écarta légèrement pour la laisser entrer. Elle se plaça à ses cotés, et l'appareil débuta sa descente.
Le silence ne fut que de courte durée. A peine la machine s'était mise en route que déjà il la stoppait, et se positionnait face à elle, la fixant de son regard transperçant. Gibbs et les ascenseurs pensa Ziva…
- Je suis content de te voir là Ziva, commença le patron.
- Merci Gibbs. Moi aussi.
- Vance. C'est réglé?
- On peut dire ça, répondit l'israélienne, aucun d'eux n'ayant encore baissé les yeux.
-Bien, dans ce cas-tu fais de nouveau partie de mon équipe.
Ziva hocha la tête.
- Et mon équipe, mes règles David.
- Sans problème Gibbs.
L'ancien Marin prit le temps de la détailler avant de reprendre.
- Règle numéro douze Ziva, dit-il d'un ton froid.
- Ne jamais sortir avec un collègue, déclara lentement Ziva après un court instant de silence. Où voulait-il en venir? Se questionnait-elle. Il ne s'était pourtant pas montré opposé à une quelconque relation jusque là.
Gibbs s'approcha et claque l'arrière de son crâne.
- Je sais Gibbs, mais je… Débuta Ziva pour se justifier.
- Non, tu ne sais pas. Alors tais-toi et écoutes. Grâce ou à cause d'Elina, à toi de voir, la règle numéro douze a été amendée.
Ziva le regarda surprise, ne pouvant s'empêcher de hausser les sourcils. Modifier une de ses règles n'était pas vraiment dans les habitudes de son patron.
- Et qu'elle est la nouvelle version?
Gibbs réenclencha l'ascenseur, et resta face aux portes grises, ne regardant plus Ziva.
- Au travail nous ne sommes que des collègues.
Les lèvres de Ziva s'étirèrent en un fin sourire.
- Je tacherai de m'en souvenir.
- Ça vaudrait mieux pour tout le monde.
Les portes s'ouvrirent et Gibbs reprit son chemin en direction de la morgue, suivit de près par Ziva, qui calait ses pas sur son allure pressée. Une très légère appréhension lui serra le ventre alors que les portes automatiques de la pièce la plus froide du bâtiment s'ouvraient sur leur passage. Elle ne craignait pas la réaction de Ducky, et encore moins de Palmer. Mais elle ne pouvait s'empêcher de s'interroger sur la manière dont ils allaient réagir. Elle espérait que cela allait bien se passer.
- Ah Jethro, commença Ducky en entendant les portes s'ouvrirent. Il ne cessa toutefois pas ce qu'il était en train de faire. Penché sur les entrailles d'un cadavre, il semblait partir à la recherche de quelque chose dont seul lui avait la connaissance. Monsieur Palmer lui faisait face, de l'autre coté de la table d'autopsie, et lui tendait tour à tour divers instruments.
- Abbigaïl vient de me prévenir de ta visite. Tu m'excuseras, mais je ne peux pas lâcher la rate de ce pauvre homme, sous peine de devoir tout recommencer.
- Pas de problème Duck, répondit Gibbs en s'approchant du cadavre. Ziva le suivait légèrement en retrait.
- J'ai cru comprendre que nous étions tous conviés chez toi ce soir à l'occasion d'un dîner.
- En effet.
- Abbigaïl avait l'air enchantée à cette idée, mais elle a refusé de me dire ce qui motivait ce rassemblement. Monsieur Palmer, pouvez vous me passer le bistouri s'il vous plait?
Ducky tendit sa main droite en direction de son assistant. Celui-ci, le bistouri à la main, ne semblait pour autant pas prêt à le lui donner.
L'œil hagard, il restait stoïque, debout, à observer Ziva. Elle ne se sentait pas tellement gêné. Palmer avait toujours été quelque peu spécial. Depuis son entrée dans la morgue, depuis qu'il avait posé son regard sur elle, il était ainsi immobile, incapable de réagir, persuadé de voir un fantôme.
- Monsieur Palmer, intervint Ducky, d'une voix plus ferme. Si je vous dérange, il faut le dire.
Gibbs, qui jusque là était resté à observer le cadavre, se redressa et regarda l'assistant. Il remarqua alors que celui-ci était totalement absorbé par autre chose. Gibbs se retourna et avisa Ziva, à quelques pas à peine derrière lui, qui le regarda, un fin sourire sur les lèvres. Il comprit aussitôt que Monsieur Palmer restait subjugué par la présence de la jeune femme.
- Pardonne le Ducky, mais je crois qu'il a vu un fantôme, dit Gibbs en reposant son attention sur Palmer.
L'apprenti légiste le regarda, surpris. Gibbs savait. C'est donc qu'il ne rêvait pas? Mais alors, Ziva était bien là?
- Un fantôme? Interrogea Duck en se redressant, sans toutefois lâcher la rate qui occupait sa main gauche.
Il regarda Monsieur Palmer, qui se décida enfin à réagir.
- Euh… Je… Je… Désolé Docteur Mallard, mais… je… C'est que… L'officier David… Parvint enfin à dire Palmer.
Ducky fronça les sourcils.
- Et bien quoi Monsieur Palmer? Insista Ducky, légèrement énervé par le comportement de son second.
- Elle est là, dit Palmer, en la désignant de son bistouri.
Ducky soupira et se retourna vers la direction indiquée. Il regarda une courte seconde Gibbs, avant de distinguer la jeune femme, souriante, qui se tenait derrière son vieil ami. Il fut alors forcé d'admettre que oui, la jeune femme était bien là.
- Ziva…
- Bonjour Ducky, répondit Ziva en s'approchant. Monsieur Palmer, ajouta-t-elle en lui adressant un bref regard.
- Je croyais connaître mon sujet, mais la vous me surprenez. Je vois que les morts ont encore des choses à m'apprendre, déclara Ducky.
- On n'est jamais au bout de ses surprises, répondit Ziva.
- Je crois que Monsieur Palmer devrait prendre note, au lieu de continuer de vous observer ainsi, le réprimanda Ducky. Je suis ravie de vous revoir Ziva.
- Moi aussi Ducky.
- Il faudra que vous preniez le temps de m'expliquer tout cela en détails.
- Je crois que ce soir sera l'occasion parfaite.
- Je comprends bien mieux maintenant le coup de fil d'Abbigaïl, dit Ducky en regardant tour à tour Gibbs et Ziva.
- Bon alors Duck, cette autopsie, où en es-tu? Intervint Gibbs, les forçant à se concentrer sur leur travail.
Ziva adressa un dernier regard à Palmer, qui ne semblait pas se lasser de la regarder. Elle était heureuse de tous les retrouver.
