Bonsoir !

Non non je ne vous ai pas oubliées ! Juste j'ai pris du retard. Je pense passer à un chapitre tous les six jours, ça me semble raisonnable. J'accélérerai peut-être le rythme, on verra !

Merci à Solealuna, Arroganz, Ficandbones, nath16, TempBrennan, T'Pau, Flo et BONES-NCIS.

J'ai perdu Mimimoon, honey'l et plein d'autres...snif

Solealuna : déjà répondu lol – tu n'as pas le droit de faire ça dites-le vous autres !

Arroganz : Pauvre Booth ? Tu vas changer d'avis j'espère ! Oh Brennan oui j'avoue, la pauvre. Promis ma prochaine fic c'est Booth qui prend !

Ficandbones : Quelle longue review ! J'adore ! Merci !

nath16 : Ah tu vas voir tu vas adorer !

TempBrennan : C'était l'effet recherché ! Coïncidence ? Ça n'existe pas !

Flo : Pas si vite non ! Merci j'aime tes commentaires ils sont constructifs !

BONES-NCIS : Une mitraillette à marhmallows ? Moi aussi j'adore le friendship Booth/Angela ! Énorme oui...

Bonne lecture !


Chapitre 43 : Angela à la rescousse !

Une jeune femme dormait à poings fermés dans les bras d'un jeune homme. Il devait être aux environs de deux heures du matin. Ils avaient l'air tranquilles, paisibles.

Soudain le téléphone vibra sur la table de nuit. L'homme se réveilla le premier, maugréant contre la personne qui essayait de le joindre à cette heure-ci. Il prit le téléphone tandis que sa femme se réveillait elle aussi.

«Jack...c'est qui ?

-C'est pour toi. Brennan.»

Angela saisit le portable des mains de son homme et le porta à son oreille, décrochant. Hodgins alluma la lumière.

«Ma chérie ?

-Bonsoir madame, je suis barman. J'ai devant moi une femme complètement saoule et elle m'a donné son portable en vous disant de vous appeler.

-Une femme brune, les yeux bleus, la trentaine, très jolie ?

-Oui c'est ça. Vous pouvez venir la chercher ? Elle n'est pas en état de rentrer seule chez elle.

-Oui bien sûr. Donnez-moi l'adresse.»

Angela fit signe à Hodgins de lui passer un crayon et du papier, ce qu'il fit. Elle écrivit l'adresse dictée par le barman.

«Oui. Très bien, je suis là dans trente minutes avec mon mari. Merci. Au revoir.»

Angela raccrocha sous l'œil interrogateur d'Hodgins.

«Alors ? C'était qui ? On va où ?

-C'était le barman d'un pub. Brennan est complètement saoule et on doit aller la chercher.

-À cette heure-ci ? marmonna Hodgins.

-Mon chéri, tu sais que le seuil de tolérance à l'alcool de Brennan est élevé ; si elle est saoule, c'est qu'elle a dû énormément boire. Elle doit être désespérée pour en arriver là, et elle aura sûrement besoin de parler. Alors tu arrêtes de râler, tu t'habilles et tu viens !»

Hodgins obéit à sa femme sans protester. Avec les hormones en feu, ça n'était pas le moment de la contrarier.


Angela trouva son amie effondrée sur le comptoir du bar, en pleurs. Elle la serra doucement dans ses bras.

«Ma chérie...

-Angela...

-Viens ma chérie, on va te ramener chez toi.»

Elle soutint Brennan jusqu'à la voiture, précédée d'Hodgins. Elle l'assit sur la banquette arrière et l'attacha, s'installant près d'elle. Hodgins se mit au volant.

Pendant le trajet, Angela parlait à Brennan :

«Ma chérie ? Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi tu as fait ça ?

-Booth... balbutia-t-elle entre deux sanglots.

-Quoi «Booth» ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

-Il...»

Brennan éclata en sanglots avant de pouvoir dire autre chose. Angela posa sa main sur la sienne, faute de pouvoir la prendre dans ses bras.

«Ma chérie...calme-toi, je suis là...Brennan...»


Booth était affalé sur le comptoir. Il ne parlait presque plus, complètement ivre. Il avait donné son portable au barman. Ce dernier appuya sur la touche «2», le «1» sonnant dans le vide.

«Booth ?

-Bonsoir madame. Je m'appelle Parker Tonny et je suis barman.

-Bonsoir...comment avez-vous eu ce portable ?

-J'ai un homme affalé sur mon comptoir ; c'est lui qui me l'a donné.

-Brun, les cheveux courts, les yeux marron, 35-40 ans ?

-Oui c'est ça. Il est complètement saoul et il aurait besoin qu'on le ramène chez lui. Vous pouvez venir le chercher ?

-Oui bien sûr. J'arrive. Mais pourquoi est-ce moi que vous appelez ? Le docteur Brennan serait plus à même de venir, non ?

-Le docteur Brennan ? Ça ne serait pas «Bones», par hasard ?

-Si pourquoi ?

-Il vous expliquera ça lui-même ; il n'a pas été clair à ce sujet.

-Bon très bien. J'arrive.»

Rebecca raccrocha. Elle appela la baby-sitter pour la nuit et prit sa voiture.


Angela et Hodgins étaient assis en face de Brennan, qui s'était endormie sur son lit.

«On devrait peut-être rester ici cette nuit non ? suggéra la jeune femme. Elle a l'air vraiment mal.

-Angela...il est tard et...

-Et quoi ? Tu voudrais que je laisse ma meilleure amie dans cet état ?

-Non, bien sûr, mais...

-Alors on reste ici cette nuit. Elle a besoin de nous Jack.

-Bon, ok...je vais préparer la chambre d'amis.»

Hodgins s'absenta quelques minutes, pendant qu'Angela observait Brennan endormie. Elle prit la main froide de son amie dans la sienne.

«Qu'est-ce qui s'est passé ma chérie ? murmura-t-elle. Pourquoi es-tu partie ? Et pourquoi t'es-tu saoulée comme ça ? Ça ne te ressemble pas de boire comme ça...»

Il réapparut dans l'encadrement de la porte.

«Chérie ?» Angela se retourna. «La chambre est prête.

-J'arrive Jack.»

Elle lança un dernier regard à Brennan avant de sortir de la chambre.


Rebecca installa Booth sur le lit. Elle le déshabilla et rabattit le drap sur lui. C'est alors qu'il ouvrit les yeux :

«Rebecca ?

-Oui Seeley, c'est moi. Ça va ?

-Oui...viens, assieds-toi à côté de moi...»

Il se redressa. Rebecca s'assit près de lui.

«Tu veux me raconter ce qui s'est passé ?»

Booth acquiesça. Il prit une grande inspiration et commença :

«C'est Bones. J'étais...on était ensemble, en couple, on était heureux mais...»

Booth s'arrêta, les larmes lui montant aux yeux.

«Elle est partie, c'est ça ?»

Il acquiesça silencieusement, se mordant la lèvre inférieure tandis que des larmes se déversaient sur ses joues. Rebecca le prit dans ses bras pour le calmer. Booth posa sa tête sur l'épaule de la jeune femme, se laissant aller dans cette douce étreinte.

«Merci... murmura-t-il.

-De rien Seeley...c'est normal...»

Ils se séparèrent quelques instants plus tard. Les yeux de Rebecca étaient plongés dans ceux de Booth. Soudain, elle l'embrassa passionnément. Booth répondit à ce baiser, la basculant en arrière sur le lit...


Angela ouvrit les yeux. Une odeur de café – qui semblait vouloir la pousser à succomber à la tentation – flottait dans l'air. Elle se leva, constatant que son homme dormait encore. Ça devait être Brennan.

L'artiste se dirigea vers la cuisine, où elle trouva son amie assise à table. Devant elle se trouvaient une tasse de café fumant et la cafetière qui avait contenu ce même café et qui maintenant était aux trois quarts vide.

Elle s'assit à côté de son amie, mais cette dernière ne réagit en apparence pas.

«Ma chérie...comment tu te sens ?»

Brennan avait les yeux vides, dans le vide. Elle semblait absente, mais une larme qui coulait sur sa joue indiquait qu'elle était au moins en partie consciente.

«Brennan ? insista Angela.

-Booth...il ne veut plus me voir...c'est fini...j'ai tout gâché...c'est terminé...» murmura-t-elle.

L'anthropologue éclata en sanglots ; elle se blottit dans les bras grands ouverts d'Angela, qui compatissait. Après une longue étreinte, les deux femmes se séparèrent.

«Tu es sûre Brennan ? Raconte-moi.

-Hier...je suis revenue...je voulais m'expliquer et...je suis allée chez lui...il ne répondait pas...il...il ne répondait pas au téléphone non plus...il ne veut plus de moi Angela...c'est fini...j'ai tout gâché...tout gâché...

-Mais non ma chérie. Il n'était peut-être pas là, ou alors il dormait, non ?

-Non Angela...j'ai crié assez fort...il devait être chez lui il était tard...

-Écoute ma chérie, le mieux, c'est de mettre tout ça au clair. Viens, on va voir Booth et il va tout nous expliquer.

-Angela...non...

-Ne discute pas Brennan ! Tu prends ton manteau, les clés de voiture de Jack et on y va. Allez, plus vite !»

Cet empressement arracha un petit sourire à Brennan qui se leva. Elle était déjà habillée ; elle enfila simplement son manteau, comme Angela, et les deux femmes partirent en voiture.


Angela et Brennan étaient devant la porte de l'appartement de Booth.

«Tu es sûre qu'on doit vraiment venir le voir ? Tu crois qu'il a envie de me voir ? tu penses qu'il va me croire ?

-Tu ne peux pas le savoir si tu ne le fais pas. Alors frappe à cette porte.

-Et je lui dirai quoi ? Si ça se trouve il va me claquer la porte au visage...

-Au nez. Mais tu ne le sauras pas avant d'avoir essayé. Allez» fit Angela en désignant la porte de la tête.

Brennan soupira. Elle leva la main pour frapper à la porte, mais cette dernière s'ouvrit avant qu'elle n'ait pu terminer son geste. Le dos d'une jeune femme apparut, en partie recouvert par des cheveux blonds.

«Au revoir Seeley !» cria-t-elle gaiement avant de se retourner, évitant de peu les deux jeunes femmes.

«Oh, docteur Brennan ! Et votre amie...comment déjà ?

-Angela.

-Ah oui c'est ça, Angela. Désolée, je suis pressée. À bientôt j'espère !» fit Rebecca avant de s'en aller.

Booth apparut à la porte quelques secondes plus tard. Il ne portait qu'un jean. Il regardait le sol ; il ne vit pas les deux jeunes femmes.

Brennan jeta un regard vers lui puis, s'apercevant qu'il n'était qu'en jean, elle réalisa ce qui s'était passé. Ses yeux la piquaient et son cœur se brisait ; elle n'en pouvait plus. À peine eut-elle passé la porte qui menait vers l'escalier qu'elle éclata en sanglots, le dos appuyé sur le mur. Elle se laissa lentement glisser au sol, sans toutefois décoller le dos du mur. Elle enfouit sa tête dans le creux de ses bras, laissant ses larmes imprégner silencieusement ses manches...

Angela était restée devant la porte, et regardait Booth bouche bée. Soudain elle revint à la vie et elle se jeta sur Booth, lui assénant une violente gifle :

«BOOTH ! NON MAIS QU'EST-CE QUI VOUS A PRIS ?»

Booth recula vivement sous la douleur que lui avait infligée la main d'Angela sur sa joue :

«Angela ? Mais vous êtes folle ou quoi ? Pourquoi est-ce que vous m'avez giflé ? demanda-t-il, choqué.

-Pourquoi ? Vous osez demander pourquoi ? Et Rebecca qui sort de chez vous le lendemain du départ de Brennan, c'est une coïncidence peut-être ?

-Je n'ai aucun compte à vous rendre Angela ! Vous n'êtes pas ma femme, ma fiancée ou même ma petite amie !

-Moi non, mais ma meilleure amie si !

-Nous ne sommes plus en couple, elle est PARTIE Angela, PARTIE !

-Non ! Elle était là, avec moi ! Elle venait vous voir !

-Pourquoi, pour me dire que c'était fini ? répliqua-t-il, énervé.

-NON ! Pour vous dire qu'elle vous aimait et qu'elle avait fait une erreur !»

Cette dernière phrase eut le mérite de faire taire Booth quelques secondes.

«Que...quoi ? Elle a dit ça ?

-Oui !»

Le silence se réinstalla quelques secondes.

«Je m'en fiche» finit par dire Booth.

Angela ouvrit des yeux ronds.

«Que...quoi ? dit-elle à son tour. Comment ça ?

-Vous avez bien entendu. Je m'en fiche. Elle m'a quitté, alors c'est terminé. Elle n'a qu'à aller voir ailleurs si j'y suis. Maintenant, excusez-moi, mais je vais me recoucher. Bonne journée.»

Booth claqua la porte au nez d'Angela, médusée. Elle resta plusieurs instants immobile, à contempler la porte à présent fermée. Puis elle pivota lentement et se mit en quête de sa meilleure amie. Mais rien. Elle était partie.

Angela soupira. Seraient-ils un jour heureux ces deux-là ?


Brennan courait dans la rue, sous la neige, sans savoir où elle allait. Elle voulait juste partir loin, très loin de Booth et de ce maudit immeuble. Elle voulait effacer de sa mémoire cette image de Rebecca sortant de l'appartement de Booth sourire aux lèvres, celle de l'agent apparaissant en jean et enfin l'horrible conclusion qu'elle en avait tirée.

Elle entendit vaguement quelqu'un l'appeler, mais elle ne s'arrêta pas, perdue dans son monde. Ce ne fut que lorsqu'une main se referma sur son bras qu'elle revint à la réalité. Un visage inquiet apparut devant ses yeux. Elle écarquilla les yeux, ne comprenant pas comment cette personne pouvait être là.

«Mais...qu'est-ce que tu fais là ?»


Alors qui est-ce ? Mystère mystère...vous le saurez la semaine prochaine ! Jeudi je pense, pour ne pas empiéter sur les plates-bandes de plume-d-imagination !