Pour les puristes, disons que Gellert à voyagé dans le temps pour enlever Lily. Désolée pour les incohérences, j'espère que cela ne vous empêche quand même pas d'apprécier ma fic. Voici la suite, bonne lecture.
Chapitre 50 : la vengeance est un plat qui se mange froid
Ce fut un matin de Mai que Harry eut l'impression que quelque chose lui manquait en ouvrant son coffre. Il ne pouvait pas s'expliquer ce sentiment, et cela le gênait beaucoup. Il n'appréciait absolument pas de ne pas comprendre ce qui se passait autour de lui. Cela le dérangeait tellement qu'il défit complétement son coffre avant de se rendre compte que sa cape d'invisibilité avait disparue !
Harry se retrouva complétement affolé quand il se rendit compte que ce si précieux souvenir venant de son père avait disparu. Cela n'avait aucune importance pour lui que la cape soit une relique de la mort. En fait, il l'aurait tout autant appréciée si elle avait été une simple cape d'invisibilité. Ce qui la rendait précieuse à ses yeux était le fait qu'elle provienne de son père, et rien d'autre.
Il chercha partout dans le dortoir, mais il ne trouva aucune trace de sa cape. Et ce fut très déprimé qu'il rejoignit le réfectoire. Il avait l'impression d'avoir de nouveau perdu son père, et il n'avait aucune envie de manger quoi que ce soit. Mais Luna s'était approchée de lui et elle lui avait discrètement glissé à l'oreille que "tout ira bien", avant de rejoindre sa table pour prendre son petit-déjeuné.
Étrangement, les paroles de Luna calmèrent son début de dépression. Il savait que son amie avait rarement tort, et dans le cas présent il avait tendance à la croire sur parole. Et sa confiance fut récompensée quand il vit Merlin arriver avec un message provenant de la banque des sorciers dans le bec. Il fut suivit de près par Hedwige et ses petits. Contrairement à Merlin, Hedwige vint se poser face à Harry et elle tendit sa patte, montrant le bon exemple à ses petits. L'attitude de sa chouette fit sourire Harry, et il fut une fois de plus heureux de savoir que le transfert du petit de Hedwige avait été changé au profit de Drago quand celui-ci avait changé de nom. Que Lucius ne s'approprie pas le petit était la seule bonne chose qui était ressortie de toute cette débâcle.
Harry ouvrit la lettre de Hedwige en premier. Merlin avait lancé sa lettre en plein dans le bol de café de Harry, et il faudrait quelques minutes pour que la lettre sèche. Fort heureusement, la lettre était officielle, et donc elle bénéficiait de protections qu'une lettre normale ne possédait pas. Et le choix de Harry se révéla être le bon, car la lettre que Hedwige avait apportée venait de Remus et elle expliquait la disparition de la cape de Harry. Remus lui disait que l'audit des biens des Potter venait de commencé et qu'il y avait un grand risque pour que Harry voit les biens de sa famille, telle que sa cape et la pensine, retourner dans l'un des coffres familiaux. Remus lui disait donc de ne pas s'inquiéter si il ne retrouvait pas ces objets tant que le résultat de l'audit ne lui serait pas parvenu.
Ce fut avec les mains tremblantes que Harry ouvrit la lettre des gobelins. Il poussa un profond soupir de soulagement quand il vit que sa cape d'invisibilité était marquée comme retournée dans le patrimoine familiale. Et ce n'était pas le seul objet marqué comme tel. Harry eut la tête qui tourne en voyant le nombre impressionnant d'objets qui avaient été retirés des coffres familiaux. Que quelqu'un ose volé les biens de ses parents rendait Harry furieux.
Harry savait que seuls les objets qui étaient considérés comme faisant toujours partis des biens familiaux étaient ceux qui n'avaient pas été offerts comme cadeaux officiels. Et donc cela ne pouvait signifier qu'une chose : que tout les objets marqués comme retournés avaient été, à un moment ou un autre, volés aux Potter ou bien dans leurs coffres ! Harry eut du mal à contenir sa rage en voyant les biens que ses parents et ses ancêtres avaient mis tant de temps et de patience à collecter avaient été distribués aux uns et aux autres au grès des envies du ou des voleurs !
Il aurait sans doute craqué si la porte du réfectoire ne s'était pas ouverte brutalement sur une Hermione furieuse. Elle se dirigea vers la table des professeurs sans même accorder un regard à ses camarades de Griffondor. Harry crut voir de la fumée sortir de la tête de Hermione tant elle était furieuse. Puis soudain ses yeux se reportèrent sur la liste des gobelins, et il remarqua qu'un grand nombre de livres étaient retournés dans les coffres, dont certains qu'il reconnaissait comme faisant partis de ceux que Dumbledore avait légué à sa petite-fille. Harry eut du mal à retenir son éclat de rire, joyeux pour la première fois depuis ce matin.
" professeur Macgoangal ! Il y a un voleur au sein de ma maison !" S'exclama Hermione d'une voix aigre. " Vous devez trouver qui m'a voler mes livres !"
" Que se passe il Mlle Granger ? " Demanda la directrice d'une voix douce. " Qu'est ce que c'est que cette histoire de voleur ? Vous manque il quelque chose, et êtes vous sure de ne pas l'avoir placé autre part ?"
" Non, Madame la directrice, je suis sure que l'on m'a volé mes livres ! Je les avaient rangés dans mon coffre, mais ce matin ils n'y étaient plus ! Je suis sure que quelqu'un me les as prit, et j'exige qu'on me les rendent !"
" Comme si quelqu'un voulait prendre les livres de cette mademoiselle-je-sais-tout !" S'exclama Justin à l'oreille de Harry, faisant ricaner le jeune Poufsouffle devant l'ironie des paroles de son condisciple.
"Ne vous en faites pas, Mlle Granger. Nous allons organiser une fouille de la tour des Griffondors, et je suis sure que nous retrouverons rapidement vos livres." Déclara la directrice d'une voix calme.
Harry retint à grande peine son éclat de rire. Il y avait vraiment très peu de chance pour cela, et il était heureux de ne pas avoir parler de la disparition de sa cape comme il en avait eut l'intention en entrant dans le réfectoire. Sans l'intervention de Luna, il aurait peut être commit une faute irréparable, car il aurait dut fournir tout les renseignements qu'il aurait trouvé concernant la disparition, et cela incluait la lettre concernant son audit. Luna lui avait réellement sauvé la mise, et il était impatient d'arriver à l'anniversaire de la jeune femme pour lui offrir son hibou.
" Mais ! Comment vais je faire pour mes révisions pendant ce temps ?" Cria Hermione comme une harpie.
" Je vais vous donner un passe pour le section interdite, ainsi vous ne serez pas en retard durant la recherche de vos livres." Conclus la directrice pour le plus grand plaisir de la Griffondor.
Devant tant d'injustice, Harry perdit son envie de rire. Et maintenant c'était plutôt de vomir qu'il avait envie. Et à en juger par les visages des élèves de trois des quatre maison, son sentiment était largement partagé. Dumbledore avait beau être mort, son favoritisme n'avait malheureusement pas disparu avec lui. Harry en était dégouté, et le regard satisfait de Hermione ne faisait rien pour améliorer son humeur.
Pour se calmer, Harry se mit en devoir de regarder les propriétés listées comme lui appartenant de droit. Et quelle ne fut pas sa surprise de découvrir que parmi les divers manoirs et maison sorcières, il possédait aussi quelques maison moldus. Il en reconnu cependant deux plus particulièrement. La première, il ne l'avait jamais vue en vraie, mais il savait que c'était la maison dans laquelle sa mère et sa "sœur" Petunia avaient grandies. Harry avait toujours cru que la maison avait été vendue à la mort de ses grands-parents, mais apparemment sa mère avait tout simplement décidée de racheter sa part de la maison à Petunia. Harry fut heureux que sa mère ait choisie de faire cela et il se promit d'aller la visiter un jour prochain.
Par contre, la deuxième maison qu'il possédait le mit dans de moins bonnes conditions d'esprit. Il crut que ses yeux allaient sortir de ses orbites quand il se rendit compte que, en fait, il était le vrai propriétaire du numéro 4 Privet Drive ! Cette maison où il avait été traité pire qu'un elfe de maison, était en faite la sienne ! Harry eut beaucoup de mal à contenir sa colère. Les Dursley devaient forcement avoir su que leur maison avait été payée avec l'argent des Potter. Lily leur avait fournit un toit agréable, et voila comment ils l'avaient remerciée de sa gentillesse, en maltraitant et en affamant son fils unique ! Ils allaient le payer très cher !
Harry quitta brusquement la table du petit-déjeuné, et il se rendit dans son dortoir. Il lui restait un peu moins d'une heure pour composer la lettre aux gobelins qu'il comptait envoyer. Après plusieurs faux départs Harry réussit finalement à composer la lettre parfaite. Dans celle ci il ordonnait à son chargé de compte de l'assurer de l'expulsion rapide des Dursley de sa propriété, ainsi que de la destruction immédiate et totale de la maison sise 4 Privet Drive jusqu'aux fondations. Harry ne voulait plus qu'il reste le moindre souvenir des années d'enfer qu'il avait vécu entre ces murs. Il fut cependant légèrement surprit de voir que ce n'était pas Merlin qui vint chercher la lettre, mais le hibou personnel de Acturus. Son petit-ami devait avoir vu ses changements d'émotions sur son visage, et comme d'habitude il avait agit de manière discrète mais très efficace pour soulager Harry.
Harry se sentit beaucoup mieux une fois que la lettre fut envoyée. Il se moquait bien de ce que deviendraient les Dursley. Avec cette expulsion il soldait tout les comptes entre eux, et désormais il avait bien l'intention de faire comme si ces pauvres excuses d'être humain n'avaient jamais existés. Il n'avait qu'un seul regret concernant toute cette affaire, et c'était l'impossibilité de voir la réaction des Dursley quand on les chasseraient de "leur" maison. Harry aurait donné tout l'or de l'un de ses nombreux coffres pour juste entrapercevoir leur réaction.
Le reste de la journée fut parsemée de commentaires plus ou moins désagréables de la part des Griffondors qui n'appréciaient absolument pas d'être suspectés comme des voleurs. Les garçon pointaient, et avec de très bonnes raisons, qu'il leur était impossible d'emprunter les escaliers menant aux dortoirs des filles. D'autres disaient toute l'injustice de ce système, car les filles n'avaient aucuns problèmes à entrer dans les dortoirs des garçons, comme Harry aurait put en témoigner avec Ginny qui était revenue prendre le journal de Tom dans son coffre durant sa seconde année. Et les filles, quand à elles, pointaient le fait que, mis à part Hermione qui ne vivait que pour ses livres, elles avaient bien d'autres centre d'intérêts que de vieux livres poussiéreux. Mais tous étaient d'accord sur le fait que cela était dégueulasse de les soupçonner de vol sur la simple parole d'une miss-je-sais-tout, et comme les livres n'avaient pas été retrouvés dans la tour, alors certains soupçonnaient Hermione d'avoir tout inventer pour obtenir un passe illimité vers la section interdite. Hermione se retrouva donc encore plus mise à l'écart, et même Ron ne vint pas à son secours cette fois.
D'ailleurs, lui même avait ses propres problèmes à régler. Peu de temps avant l'incident avec l'accusation de Hermione, Ron et Lavande avaient été surpris par Harry dans une position fort compromettante, et qui ne laissait aucuns doutes jusqu'à quel point leur relation avait évoluée. Bien que Harry ne fut plus ami avec Ron, il n'avait cependant plus rien eut à lui reprocher depuis plusieurs années. Ron, l'évitait le plus possible, et cela convenait parfaitement à Harry. C'est pourquoi il laissa repartir les deux Griffondors en leur enlevant juste le nombre de point qu'il aurait fait si il les avaient surpris en train de s'embrasser, et non en allant beaucoup plus loin que cela.
Mais apparemment cette soirée, qui ne devait sans doute pas être la première, eut des répercussions inattendues. Et ce fut au début Juin que toute l'école le découvrit. Ce matin là avait commencé de manière tout à fait normale, bien que la tension des examens de fin d'année commence à se faire sentir parmi les élèves. Mais ce fut au moment de l'arrivée du courrier que tout bascula pour Ron, Lavande et Hermione.
Toute l'école vit immédiatement que Ron venait de recevoir une beuglante, et tous s'arrêtèrent de manger pour l'écouter. Cela se passait toujours ainsi quand un élève en recevait une. Toute l'école oubliait pour un moment les rivalités entre les maisons pour pouvoir rire du malheur de celui qui recevait la beuglante. Ron prit donc la lettre d'une main tremblante et il l'ouvrit avec beaucoup de réticence.
" Ronald Bilius Weasley !
Comment as tu put faire une telle chose ! je suis totalement honteuse de devoir t'appeler mon fils !
Tu vas immédiatement te fiancer avec Mlle Brown, ou bien nous te renierons de note famille !
Tu vas devenir père, et il est temps que tu grandisse !
Ton père et moi ne t'avons pas élevé pour fuir tes responsabilités. Il est temps pour toi d'assumer tes actes !
Ainsi en est il !"
Ron était devenu plus pâle que la mort, alors que le visage de Lavande avait prit une couleur rouge vif des plus intéressante. Et, cette fois ci, personne ne se mit à rire. Tous avaient très bien comprit ce qui s'était passé, et beaucoup des plus anciens élèves secouèrent la tête devant la bêtise du plus jeune fils Weasley. Il existait plusieurs sorts pour empêcher que cette situation n'arrive. Et même les enfants de moldus connaissaient un moyen d'empêcher que leur partenaire ne tombe enceinte. Et maintenant Ronald devrait en subir les conséquences.
Les enfants magiques étaient très respectés dans le monde des sorciers, et une interruption de grossesse ne pouvait être envisagée que dans le cas d'un viol, ce qui n'était manifestement pas le cas au vu de la manière dont Lavande vint se coller à Ron. Le jeune Weasley sembla hésiter puis il se résigna à son sort, et il serra Lavande contre lui. La jeune femme eut alors un grand sourire heureux, et Ron lui même eut un faible, mais présent, sourire. Cela n'avait peut être pas été comme il avait prévu son avenir, mais il allait assumer ses responsabilités comme ses parents le lui avaient ordonné. Personne ne remarqua le visage désespéré de Hermione à l'annonce de cette nouvelle, mis à part Harry, et il fut surprit d'éprouver de la compassion pour elle. Mais très vite sa compassion disparue quand il se rappela que ce qui arrivait n'était que le résultat de ses actions passées. Si Hermione n'avait pas mentit à Lucius, alors elle aurait put avoir Ron pour elle, mais elle avait choisit un autre chemin, et maintenant elle récoltait ce qu'elle avait semé.
Les élèves et les professeurs vinrent féliciter les nouveaux fiancés, puis tous retournèrent en apparence à leur repas. Mais très vite la réalité des examens vint chasser les ragots concernant le jeune couple. Harry et Acturus s'étaient jetés à corps perdus dans leurs révisions, car aucuns d'eux n'avaient oubliés leur désire de devenir préfet -en-chef. Seule Hermione passait plus de temps que eux deux dans la bibliothèque. Elle semblait vouloir complétement s'absorber dans ses études, et les deux amis avaient décidés d'oublier leurs idées de revanche à son égard pour le moment. La perte des livres et de Ron leur semblaient être une punition suffisante, et si elle ne faisait plus rien contre eux à l'avenir, alors ils estimeraient que les comptes seraient clos. Pour le moment ils se contentaient de l'ignorer le plus possible, ce qui n'était pas trop dur du fait que plusieurs piles de livres la cachait à leur vue la plupart du temps.
En plus des cours dispensés à Poudlard, Harry devait aussi réviser ses runes, car son professeur particulier lui avait dit qu'il devrait passer un test à la fin de l'année scolaire. Cela n'inquiétait pas trop Harry car il connaissait pratiquement toutes les runes existantes. Ce qui l'inquiétait plus était la partie pratique ou il devrait incorporer des runes à ses sorts pour les rendre plus puissants. Il l'avait déjà fait plusieurs fois, mais cela avait toujours été avec un sort simple, et il ne savait pas comment un sort compliqué réagirait avec une rune. C'est pourquoi il s'entrainait avec Acturus dans la chambre des secrets quand ils n'étaient pas plongés dans les livres de la bibliothèque.
Finalement, ses craintes se révélèrent sans fondement, car ses examinateurs ne lui demandèrent que des sorts simples. Et ce fut Harry lui même qui les impressionna en utilisant un sort d'attraction avec la rune de l'air et qui amena le lourd bureau en marbre jusqu'à lui, ce qui aurait totalement été impossible au vu du poids du bureau avec un simple sort d'attraction. Ce fut avec l'impression d'avoir réussi que Harry quitta le ministère de la magie après avoir passé son examen.
Il rejoignit Sirius et Remus qui l'attendaient dans le grand hall avant de rejoindre Acturus et sa grand-mère pour fêter le début des vacances. Maintenant, tout ce qu'il restait à faire était d'attendre les résultats des examens de Poudlard et des liseurs de runes. Mais Harry n'était pas inquiet, il avait fait de son mieux, et il y avait toujours une chance pour que Acturus obtienne le poste si Harry le ratait. Mais pour le moment il était inutile de s'attarder sur ces considérations, il aurait bien le temps de s'en faire quand le moment serait venu.
A suivre.
Alors ? Est ce que la revanche est suffisante, ou bien est ce que vous souhaitez voir Hermione souffrir plus ? Pour le moment je vais la laisser tranquille car le prochain chapitre sera consacré à la lettre de Lily. Il risque d'être plus court que les autres à moins que je ne trouve d'autres idées à y intégrer, mais je n'en suis pas encore sure que cela marchera. En tout cas à Dimanche prochain pour la suite, et n'oubliez pas les reviews.
