Par un magnifique, que dis-je un merveilleux, samedi matin, Harry dormait encore paresseusement lorsqu'une armée de bébés déclanchèrent un assaut de cris. Immédiatement tiré de son sommeil, il se maudissait de ne pas avoir fermé la porte de sa chambrela veille, rendant le sort d'insonorisation inutile. Il se dirigea à la chambre des enfants, ne voulant pas que tout Poudlard soit de mauvaise humeur à cause de quelques heures de sommeil en moins. Par contre, ce qu'il y vit n'était en rien semblable à ce qu'il s'attendait de trouver. En fait, son père était penché par-dessus Alana et tentait de lui changer sa couche, évidemment l'enfant n'appréciait guère ce traitement, même si nécessaire et hurlait à plein poumon son désaccord évident. Harry ne pu s'empêcher d'émettre un petit rire devant la « maladresse » de Rogue. Celui-ci entendit les gloussements de Harry, bien que l'enfant lui hurlait dans les oreilles et se retourna rapidement en lui lançant un de ses regards de la mort.
− Je ne vois absolument pas ce qu'il y a de drôles, Potter, si vous êtes si malin, il reste deux bébés à changer!
− Mais avec plaisir, père!
Harry prit Mathilde dans ses bras, commença à lui parler doucement, très doucement, elle se calma, arrêta de pleurer et Harry, tout en continuant de s'adresser à elle, entreprit de la coucher sur la table à langer. Il effectua la tâche en parlant au bébé et cette dernière riait avec amusement, contrairement à sa sœur qui se démenait encore. Harry recommença le même manège avec Thierry et ce dernier ne pleura pas une seconde. Rogue était complètement bouche bée. Comment un adolescent pouvait-il faire ce que lui n'arrivait pas à faire?
− Pourrais-je savoir, jeune homme où vous avez appris à faire cela!
− Je ne l'ai pas appris, je le sais, c'est tout, personne ne me l'a montré.
− Et comment faites-vous?
− Je me mets à leur place, fit Harry simplement.
− …
− Écoutez, père, imaginez un instant que vous êtes aussi petit qu'eux, que quelqu'un de très, très grand s'approche de vous, qu'il porte des vêtements sombres, des cheveux sombres et des yeux sombres. Ce n'est pas très rassurant. Si par-dessus tout cela, il vous sort de la bassinette, sans même vous adresser la parole, vous aurez peur c'est certain. En plus vous lui enlevez son pyjama. Elle a froid et c'est désagréable, vous lui enlevez sa couche, elle a donc encore plus froid et c'est d'autant plus désagréable, vous lui mettez une serviette froide et trempe sur les fesses, ce n'est rien pour l'aider. Elle est si petite, elle ne comprend pas ce que vous faites. Mais si vous lui parlez doucement, lentement et que vous détournez continuellement son attention de ce que vous vous apprêtez à faire, le froid et la peur seront moins difficiles à affronter. Elle sera rassurée et ne pleurera pas. C'est simple, non?
− En effet, c'est logique et simple, avoua Rogue à contre cœur.
Après avoir recouché les enfants, Harry s'habilla et se prépara pour son temps d'étude, cette petite scène du matin lui avait donné le sourire.
Les leçons d'occlumencie aidaient beaucoup Harry à se libérer de son passé. Rogue voyait des parcelles de l'enfance du garçon et en ressortait toujours autant choqué. L'inconcevable se concevait devant ses yeux, il devait admettre l'admissible, on avait battu, violé, martyrisé et démoli impunément un gamin pendant douze longues années. On avait anéanti tout ce qui vivait en lui, il n'était plus sûr de rien, il broyait du noir et se culpabilisait pour toutes les guerres du monde. Même après presque deux années après avoir été sortit de chez les Dursley, Harry continuait à être craintif, traumatisé et peu confiant. Heureusement, certaines séquelles s'étaient cicatrisées, mais les plus profondes laissaient l'enfant à vif. Un jour, alors qu'ils effectuaient une de ces leçons et que Rogue venait de voir plusieurs souvenirs douloureux, un dernier de ces souvenirs s'afficha. C'était la fois où Hermione avait volé un ingrédient dans la réserve de Rogue et que les trois Gryffondor avaient fabriqué la potion de Polynectar, en deuxième année, dans la toilette des filles. Ce souvenir était flou et entre coupé. Rogue fut pour le moins étonné que Harry lui ait laissé voir cela, mais il se rappela alors que l'enfant n'avait pas la force de combattre. Après s'être remis de ses souvenirs et s'être rassit sur la chaise, Harry fixa tranquillement ses pieds, trop contrarié pour regarder ailleurs.
− J'avais toujours pensé que vous étiez venu chercher cet ingrédient, Potter, je dois m'en excuser maintenant, fit Rogue après plusieurs minutes de silence.
− Vous n'avez pas à vous excuser, père, admettons que je suis la personne idéale à soupçonner. Entre Hermione et moi, je veux dire, c'est évident que j'ai l'air davantage coupable, elle ne fait presque jamais rien d'illégal, confirma Harry.
− Pourquoi m'avez-vous montré ce souvenir?
− Probablement pour vous montrer que je n'étais pas coupable, puis de toute manière je n'avais pas la force de faire autrement, finit par avouer Harry, le souvenir s'est imposé de lui-même et je n'étais pas capable de l'en empêcher.
− Jeune homme, à moins que vous vous opposiez, nous ferons une pause des cours d'occlumencie. Vous devenez de plus en plus faible et je ne voudrais pas que ces leçons interfèrent avec votre rendement académique.
− Bien père, fit Harry assez heureux de cette nouvelle. Père?
− Oui?
− Vous n'aviez jamais pensé, dans mes premières années à Poudlard, que j'étais traité ainsi par les Dursley, n'est-ce pas?
− Je l'admets, fit Rogue un peu embêté, je croyais que vous étiez un petit prince gâté qui avait tout cuit dans le bec, mais j'ai fait une grossière erreur. Je n'ai pas vérifié mes sources, je vous ai jugé injustement et j'en suis désolé.
− Pourquoi êtes-vous si fin avec Drago, finit par demander Harry après quelques secondes d'hésitation?
− Parce que je suis son parrain et que sa vie est assez misérable comme cela lorsqu'il est au manoir de son père.
− Puis moi alors, fit Harry étonné, pourquoi vous n'agissez pas ainsi avec moi?
− Parce que ce n'est pas pareil, Drago n'est pas aimé. Lucius l'utilise comme un petit soldat à son image et Narcissa ne fait rien, par peur de son mari. Vous, vous avez Amélia, les enfants et moi, vous êtes aimé.
− Vous…je veux dire…vous m'aimez?
− Bien sûr que oui. Même si j'ai une façon étrange de le montrer. Vous comprenez, je n'ai pas les mêmes obligations avec vous qu'avec Drago. Vous, je dois vous élever, comme un père doit le faire; Drago, je dois lui faire oublier tout ce que lui fait son père.
− C'est logique. Je suis content, alors, de ce que vous faites pour lui.
− C'est gentil de votre part, jeune homme.
Harry fit un faible sourire, remercia son père et alla se reposer. Les cauchemars douloureux devenaient de moins en moins fréquents, par contre la douleur de sa cicatrice revenait à des intervalles de plus en plus réguliers et avec une force croissante. Une nuit, alors que tout le monde dormait, Harry rêva à Voldemort, il ne voyait pas ce que le mage faisait, il était caché derrière un arbre et parlait à quelqu'un faisant dos à Harry. La cicatrice brûlante, Harry se réveilla, se leva, puis se résigna à rejoindre la chambre de ses parents. Il frappa à la porte, mais il n'eut aucune réponse, il était bien trop faible pour frapper plus fort, la douleur était tellement aiguë qu'il ne pensait pas parvenir à faire davantage de mouvements. Dans une effort surhumain, il entra dans la chambre, terrassé par la douleur, se tenant le front à deux mains, tibutant, il se rendit du côté du lit qui lui était le plus proche. Il s'avança donc et constata que c'était malheureusement son père qui dormait de ce côté! Il toucha l'épaule l'homme endormit, le brassa légèrement, en murmurant de faibles « père ». Rogue se réveilla en sursaut à la troisième tentative de Harry.
− Potter, que faites-vous là, demanda Rogue d'une voix basse pour ne pas réveiller sa femme, mais toutendemeurant ferme et autoritaire.
− Père, …j'ai… mal…tête…non… dire…ci… cicatrice dit Harry par onomatopées, incapable de formuler clairement ses idées.
− Votre cicatrice? Les Seigneurs des Ténèbres? Où? Quand? Qui?
− Père…, le supplia Harry, j'ai mal…
Se trouvant particulièrement stupide d'harceler le gamin qui souffrait avec de questions qui pouvaient attendre cinq minutes, Rogue se leva rapidement, alla dans une pièce adjacente et revint avec une potion pour calmer les douleurs de Harry. Harry était couché sur le divan du salon, plié en deux par la douleur. Rogue prit place sur le même divan et ils commencèrent à discuter.
− Là, fit Rogue en frottant le dos de Harry, ça va?
− Oui, merci, c'est beaucoup mieux père, fit Harry faiblement, sa voix étant affaiblie par l'effort des souffrances qu'il venait de vivre.
− Est-ce que vous vous sentez assez bien pour me direce qu'il s'est passé dans votre rêve, ce que vous avez vu ou entendu?
− Voldemort derrière arbre, fit Harry en limitant ses mots, aussi un homme dos à moi, qui lui parlait…
− Si le Seigneur des Ténèbres était derrière un arbre, comment l'avez-vous reconnu?
− L'autre l'appelait maître et ma cicatrice brûlait.
Logique pensa Rogue.
− Avez-vous entendu la conversation?
− Parlaient « renaissance », « jour nouveau », « sang de bourbe » et « disparition »,pas saisi les autres mots.
Voyant que Rogue était plongé dans un silence de mort, Harry attendit quelques instants et le ramena à la réalité.
− Père?
− Umm, fit ce dernier, évasif.
− Pouvez-vous demeurer un peu sur le divan avec moi? J'ai vraiment eu peur et mal cette fois, je n'ai pas hurlé pendant mon sommeil, et on dirait que tout est demeuré en dedans de moi.
− Bien sûr, jeune homme, je vais rester.
Harry se lova dans les bras de Rogue et s'y endormit rapidement, Rogue s'endormit lui aussi, oubliant d'aviser Dumbledore . À son réveil, Amélia le leva pour se rendre à la cuisine, il était 8 heures. Elle vit le père et le fils dormir sur le divan, Harry protégé par les bras de son père. Elle constata rapidement que c'était un jour de semaine et que les deux personnes qui sommeillaient devant elle, étaient maintenant en retard. Les cours débutant à 8 heures. Elle les réveilla doucement.
− Severus, dit elle dans l'oreille de son mari, Severus, tu es en retard!
Comme si la phrase signifiait l'apocalypse ou quelque chose semblable, Rogue ouvrit les yeux grandement et laissa passer un juron. Amélia le regarda, menaçante.
− Depuis est-ce que tu fais chambre à part, Severus, dit-elle, bien décidé à agacer son mari?
− Mais non! Je ne fais pas chambre à part, dit-il en tentant de se relever. Potter s'est réveillé, cette nuit, il avait mal à sa cicatrice et il est venu me voir pour que je l'aide et il m'a demandé de rester un peu avec lui, je me suis finalement endormi sans m'en rendre compte.
− Il est venu TE réveiller?
− Oui, pourquoi?
− C'est vrai qu'il est un pur Gryffondor pour avoir le courage de réveiller l'abominable maître de potions grognon!
− AMÉLIA NATHANIEL ROGUE, l'avertissa-t-il sans que celle-ci se sente concernée!
− Bon, maintenant dépêchez-vous, finit par dire Amélia, vous êtes déjà en retard de cinq minutes.
− Et merde! Potter, Potter? Allez, jeune homme ce n'est pas le temps de dormir, on est déjà en retard! Réveillez-vous, dit Rogue autoritairement à l'enfant.
− En retard, demanda Harry effrayé et surpris par la nouvelle?
− Oui, oui, répondit Rogue toujours aussi patiemment.
Rogue et Harry s'habillèrent rapidement et se rendirent au cours tout aussi rapidement. Harry avait pour premier cours potions.
− Heureusement, dit-il, que nous commençons ensembles, père, car jamais un professeur n'aurait accepté l'excuse de mon retard ce coup-ci!
Rogue lui jeta un regard noir, celui que l'on retrouve dans la rubrique « Je vais vous tuer, POTTER! » et grinça des dents. Il entra dans la classe plus brusquement qu'habituellement et fit arrêter instantanément tout le placotage. Les élèves comprirent que s'ils avaient prévu faire autre chose que des potions dans ce cours, la possibilité venait d'être éliminée, sous peine de nombreuses souffrances et tortures.
Désolée pour le temps, je mets généralement un chapitre par jour, mais je crois que celui-ci a prit 2 jours. Ce n'est pas parce qu'il est long, c'est seulement que j'étais dans l'impossibilité de le remettre avant!
From: Phobia Floral
Salut! super ce chaptre!
tite queston, quand est-ce que rogue va dire a dumbledore que harry c'est fait, a plusieur fois, violer par son oncle?
tk vivement la suite!
-xox-
Phobia
Réponse :Rogue a dit a Dumbledore pour les viols de Harry sans le chapitre 47. Ils n'ont pas encore agit sur ce point, mais cela s'en vient, il faut aussi donner la chance à Harry d'être mentalement prêt à affronter tout cela Merci de ton attention, de ta lecture et ton review!
From: narcissa
toujours aussi génial
serait il possible que Rogue dise à Harry pourquoi lors du duel en 2année ,après qu'il ait parler fourchelangue ,il le reguardait comme ça ("Rogue le fixait de son regard calculateur...") ,j'adorerai que ton Rogue m'esplique
la suite
(Rogue va t'il savoir pour le polynectar ?)
Réponse : Tu as une très bonne idée pour l'explication du fourchelang et de l'Expression qu'avait fait Rogue lorsqu'il avait su pour Harry. Je vais le faire, je ne sais pas quand, (c'est-à-dire, je ne sais pas dans quel chapitre), mais cela se fera bientôt !
Pour ce qui est du Plynectar, là tu es chanceuse, j'en parle justement dans ce chapitre ! Merci pour ta Lecture et tes reviews ! J'apprécie ÉNORMÉMENT.
From: Sev Snape
Coucou merci pr ta review! Elle ma fait très plaisir. J'ai lu d'une seule traite ta fic. Elle est génial!
Juste une question: Hermione et Harry ne seraient pas entrain de se rapprocher? Car Ron ne vient plus le soir chez Rogue,Herm trouve tjs une excuse pour l'abs de Ron!
Voila continue comme ça c'est génial!! Sev Snape
Réponse : Hermione et Harry se rapproche, cela est certain, mais ils deviennent davantage comme des amis, comme un frère et une sœur très liés. Ron ne vient pas simplement parce que il est terrorisé par Rogue et qu'il n'a pas le courage de le faire. Aussi parce qu'il avait eu un amour l'an passé, mais maintenant cela est terminé.
