Bien le bonsoir! Les chefs sont de retour, mais pas pour jouer un mauvais tour! Tiens, je vais inclure une référence à Pokémons dans un des futures chapitres, ce sera marrant. Pour le chapitre du jour, réunion des chefs et visite sur l'île des démons. Harold va aussi dévoiler un petit côté de sa personnalité très destructeur.^^
Petit rappel, suite à plusieurs questions dans les commentaires précédents : il y a un poll sur mon profil pour que vous décidiez de quelle histoire je ferais dans ma prochaine fic de Dragons. I propositions, et pour l'instant, j'ai 8 votes, 4 pour chaque proposition, ça ne m'aide pas beaucoup. J'ai donc décidé, en accord avec la personne concernée, que si l'égalité est toujours présente à la fin de ma prochaine fic, qui portera sur Skyland, une personne fera l'arbitre et me dira quelle proposition elle préfère.
Autre rappel : Jyuunokuon, La nouille. J'arrive à la fin de la fic et donc je vais aussi faire vos chapitres. Si vous avez des modifications ou des détails à apporter à vos demandes concernant ces chapitres, merci de me le faire savoir avant le tout dernier chapitre de la fic.
Merci pour vos commentaires et votre soutien. Passez un bon week-end. Bonne lecture!
Les chefs des tribus alliées reviennent à Berk deux semaines après la session du Conseil au cours de laquelle Harold a raconté ce qui s'est passé à Niflheim. Le lendemain de leur arrivée, ils se réunissent pour être mis au courant des derniers événements et pour décider du sort de l'île. Harold est présent lors de la session mais n'intervient pas dans les débats. À la fin de la session, il est décidé que les chefs, Harold et quelques autres guerriers se rendront sur l'île pour tenter de trouver de nouveaux indices et enfin parvenir à une décision définitive. Le groupe part donc le lendemain. Harold est flanqué par Astrid qui a insisté pour l'accompagner. Durant le vol, à une vitesse ennuyeuse pour Krokmou et Harold, les deux jeunes vikings restent en tête du groupe et parlent de tout et de rien, pour passer le temps. Quand ils arrivent enfin au campement de surveillance, Stoïck demande à Harold de rester avec les autres chefs le temps qu'il aille parler avec le viking dirigeant le campement. Lorsque le chef de Berk revient, il remonte sur son dragon et donne le signal du départ pour l'île. Cette fois, Harold et Astrid ne discutent pas durant le trajet. Ils restent silencieux et concentrés sur leurs alentours, guettant le moindre signe d'un démon. Le groupe se pose sur l'île sans avoir vu quoi que ce soit d'inquiétant. Une fois au sol, les vikings se dirigent vers la faille. Pour s'y rendre, ils doivent enjamber des fissures profondes, certaines larges et d'autres infimes, contourner des débris de roches et grimper sur quelques rochers.
- Le paysage a bien changé, observe Harold en se hissant sur un rocher. Le sol était bien plus plat la dernière fois que j'ai vu l'île.
- C'était avant que tu ne commences à la détruire, dit Astrid en le suivant. Les tirs de Krokmou, dont tu as accru la puissance, ont fait beaucoup de dégâts et remodeler l'île.
- C'était le but. Même si je suis déçu de ne pas avoir pu terminer.
- Pourquoi?
- Avec l'île et la faille détruites, nous n'aurions plus à nous inquiéter des démons, répond Harold. Et puis, je dois avouer que c'était assez amusant de tout détruire.
- Tu commences à parler comme les jumeaux, c'est inquiétant, accuse Astrid.
- Tu envoies ta hache sur de pauvres arbres sans défense pour te défouler. Chacun a sa méthode.
- Détruire une île n'est pas vraiment recommandé comme méthode de défoulement.
- Juste une, et puis, ce n'est pas comme si cette île en particulier allait manquer à qui que ce soit.
- Ça commence avec une île et ça finit avec tout l'archipel.
- Non, je ne suis pas fou au point d'attaquer des îles pour la simple raison que je suis un peu énervé. Je sais me retenir quand même.
- C'est fini, la parlote?! lance Gueulfor. On attend plus que vous!
- Oups, disent Harold et Astrid en même temps.
Les deux jeunes vikings se dépêchent de rejoindre le reste du groupe près de la faille. Cette dernière émet toujours une faible lueur mais elle a perdu sa transparence et son intangibilité. Elle ressemble désormais à un morceau de glace qui flotte légèrement au-dessus du sol. Harold l'étudie quelques instants avec fascination puis avance une main pour la toucher. Stoïck lui attrape le poignet et ramène sa main en arrière.
- Évite d'y toucher, conseille le chef, on ne sait pas ce qui se pourrait se produire.
- Et on ne le saura pas si on ne tente rien, réplique Harold.
- On peut certainement faire des expériences sans y toucher directement, dit Gueulfor.
- D'accord, soupire Harold avec exaspération.
Le jeune viking fouille dans le sac en bandoulière qu'il porte et en sort une tige en fer qu'il approche doucement de la faille. La tige entre en contact avec la glace sans aucun problème et rien ne se passe par la suite. Harold sort alors un petit marteau de son sac et en assène un coup sur la glace. De petits cristaux glacés tombent au sol puis fondent mais il n'y a toujours aucune réaction particulière. D'un air confiant, Harold tend de nouveau sa main et la pose directement sur la glace.
- Ça ressemble à de la glace tout à fait normale, dit Harold. Je pense que la faille n'est plus active, sinon la glace se serait répandue partout sur l'île.
- Si elle n'est plus active, pourquoi est-elle toujours ici? demande Kran'deuf.
- Pourquoi c'est toujours moi qui doit répondre à toute les questions? grogne Harold.
- Parce que tu es le seul qui comprend plus de la moitié de ce qui se passe et qui arrive à en tirer des conclusions, qui la plupart du temps sont exactes, dit Astrid. Alors arrête de râler et répond.
- Je suppose que quand la glace a envahi Niflheim et touché la faille, soupire Harold, cette dernière a perdu son pouvoir et s'est désactivée. Et comme pour tout ce qui est prit dans la glace, elle est restée parfaitement conservée. Donc, même si elle n'est plus active, elle reste présente parce qu'elle est prisonnière de la glace.
- Tu vois quand tu veux, je suis fière de toi.
- Je te déteste, parfois.
- Mais oui, bien sûr.
- Pourquoi la glace ne fond pas? interroge Vestij en tapotant la glace d'un air curieux. Je sais que nous ne sommes pas encore en été, mais le temps n'est pas assez froid pour la conserver ainsi.
- Ah, ça. Je me suis demandé la même chose quand on m'a dit que la glace résistait parfaitement au soleil, dit Harold. Je pense que c'est parce que la glace de Niflheim est bien plus froide et résistante que la glace de notre monde. Le passage entre nos deux mondes est coupé mais cette glace n'est pas originaire de Midgard, il est donc logique qu'elle ne suive pas les mêmes règles.
- Tu es certain que les deux mondes ne sont plus reliés? demande Auriane.
- Je ne peux offrir aucune certitude, mais c'est plus que probable. La bataille a eu lieu il y a près de quatre mois et aucun démon n'a été vu depuis. Et de toute façon, même si la faille était encore active, je doute que des démons aient pu revenir. Je les ai clairement vu tous se faire piéger par la glace qui a envahi leur monde. Cette glace était trop froide même pour eux, ils n'ont pas pu y échapper. Je pense qu'ils sont tous morts. Astrid m'a dit que les démons qui se trouvaient encore ici lorsque la faille a été glacée sont morts. Ils devaient tous être liés d'une certaine manière, et ils ont donc tous été détruits en même temps.
- Alors il n'y a plus rien à craindre! s'écrie Grif. La faille est inactive, les démons sont partis aux oubliettes, tout est bien qui finit bien!
- Nous devons annoncer la bonne nouvelle à nos tribus dès que possible, dit le chef de la tribu des Pailles, Hasson.
- Oh là, une minute, ne vous précipitez pas, dit Harold en levant une main. Ce n'est pas parce que tous les démons sont morts et que la faille ne sert plus à rien que nous sommes pour autant tirés d'affaire.
- Que veux-tu dire? interroge Stoïck en fronçant les sourcils.
- Qu'est-ce qui nous dit qu'il n'y a pas d'autres démons? Je n'ai vu qu'une toute petite partie de Niflheim. J'ignore si la glace s'est répandue dans la totalité de ce monde ou si elle a juste touché le coin habité par les démons. Si tel est le cas, il est possible qu'il existe d'autres démons qui n'ont pas été touchés par la glace et qui ont eux aussi la possibilité d'ouvrir une faille menant à notre monde. Et dans ce cas, nous nous retrouverons face à de nouveaux ennemis dont nous ne savons rien. Bien sûr, cette hypothèse n'est peut-être que du vent, mais il y a une chance infime qu'elle soit juste. Autre hypothèse : la glace va certainement fondre un jour et de nouveaux démons apparaîtront et ouvriront une autre faille. À ce moment-là, nous tous morts et oubliés depuis longtemps, mais c'est inexcusable, et inconscient, de laisser une telle menace peser sur les générations futures.
- Dans ce cas, tu veux qu'on fasse quoi? s'enquiert Vestij. Qu'on établisse un campement permanent pour surveiller l'île et être prévenus si jamais une faille s'ouvre? Même si ça n'arrive que dans des centaines d'années?
- Non, répond Harold. Vous avez oublié quel était l'objectif primaire de l'attaque sur cette île?
- Détruire l'île et la faille, dit Stoïck. Mais ce n'est plus nécessaire vu que le faille ne fonctionne plus.
- La faille n'est plus un problème, c'est vrai, approuve Harold. Mais cette île est ce qui permet les ouvertures de ces failles. Si on se débarrasse de l'île, on se débarrasse de la menace.
Un silence pensif s'installe tandis que les chefs réfléchissent aux paroles du jeune viking.
- En fait, tu veux juste une excuse pour détruire cette île, accuse Astrid en souriant.
- Je ne nierais pas que ça me démange fortement de la rayer de la carte, et je n'aime pas laisser un travail inachevé. Mais c'est avant tout une question de sécurité et de bon sens.
- Bien sûr, c'est tout à fait compréhensible. Ton envie de te défouler n'a rien à voir là-dedans.
- Harold a raison, dit brusquement Stoïck. Il nous a présenté plusieurs hypothèses et je suis certain qu'il y en a encore d'autres dont il ne nous a pas parlé. Cette île est à l'origine de tous nos problèmes avec les démons. S'en débarrasser est la solution la plus simple.
- Surtout que nous savons déjà comment nous y prendre, ajoute Auriane. Et cette fois, il n'y aura pas de démons pour gêner, donc pas besoin de mettre sur pied un plan d'attaque. Harold et Krokmou suffiront.
- C'est vrai, acquiesce Vestij, et ils n'auront pas à se précipiter non plus. Ils pourront faire en plusieurs fois pour ne pas s'épuiser.
- Il semblerait que tout le monde soit d'accord, reprend Stoïck. Dans ce cas, la destruction de l'île est prévue pour dans deux jours.
- Pourquoi attendre? demande Harold. Nous pouvons le faire maintenant.
- Je sais, répond le chef de Berk, mais nous devons en informer le Conseil et les hommes du campement de surveillance. Et il y a une célébration prévue demain pour les tests des jeunes enfants de Berk. Puisque les chefs des tribus alliés sont présents, il avait été décidé que la célébration durerait toute la journée, avec différentes activités. Je pense que la destruction de l'île peut attendre deux jours.
- S'il n'y a pas le choix..., soupire Harold.
- Ne sois pas si déçu, console Gueulfor, vois le bon côté des choses!
- J'ai un peu de mal à positiver, là, immédiatement, dit Harold.
Le forgeron, qui s'était tourné pour repartir vers la plage où sont restés les dragons, s'arrête et tourne la tête pour adresse un grand sourire au jeune viking.
- Avec deux jours de délais, tu auras le temps de mettre les jumeaux au courant. Ils ne voudront certainement pas rater le spectacle.
- Je ne vois pas en quoi ça me concerne.
- Si les jumeaux sont invités au plus grand spectacle de destruction jamais vu, ils resteront calmes pendant au moins une semaine.
- Oh, je vois, dit Harold. Ce n'est pas négligeable.
- Et n'oublie pas que Varek risque de fondre en larmes s'il ne peut pas assister au dénouement pour le consigner dans son livre, ajoute Astrid.
- Oui, il y a ça aussi, approuve Harold. Bien, je pense que je vais pouvoir attendre un peu.
- Bah voilà, c'est mieux, dit Gueulfor. Tu dois avoir des pensés positives, tu dois penser à des choses heureuses. Quand tu déprimes, ton lézard est insupportable.
- Attends, tu veux me remonter le moral juste pour que Krokmou ne t'embête pas? demande Harold, incrédule.
- Bien sûr. Tu sais à quel point il est pénible quand tu es occupé à broyer du noir? Mais quand tu es de bonne humeur, ce lézard saute dans tous les sens. Je dirais presque qu'il n'est capable de voler que parce qu'il capte tes pensées heureuses.
- Ça ne fonctionne pas comme ça, proteste Harold en emboîtant le pas au forgeron. Les dragons ont des ailes, ce sont elles qui leur permet de voler. S'il suffisait de quelques pensées heureuses, alors les vikings aussi s'envoleraient.
