Hello les loulous !

Je m'excuse pour la semaine dernière. Le chapitre était prêt, pour être sincère. Sauf que j'ai eu un samedi quelque peu… Chargé. Et comme j'avais pas beaucoup d'avance dans mes chapitres, je me suis dit que je pouvais attendre cette semaine pour poster mon chapitre. ET DONC le voilà ! :) J'espère que vous êtes contents ! ^.^

Brrrrrref ! Je remercie Torima Kenro et Lerugamine, merci pour vos reviews ! Vous êtes des amours ! :keur:

Je vous rappelle le disclaimer habituel, One Piece pas moi et patati patata, et vous souhaite une très bonne lecture ! ;)


Expérience inachevée.

Partie 3 : Envol et remerciements

Chapitre 23 : Patience et partage

- A taaaaable !

Suite à cette déclaration, et en l'espace d'un instant, la salle à manger se remplit d'un brouhaha monstre. Pour que tout le monde puisse s'attabler en même temps, il faut pousser les meubles, faire de la place pour les tables fabriquées sur le tas pour l'occasion, réunir toutes les chaises possibles… Bref, un beau bazar. L'arrivée d'un plat fumant sur la table est suivi d'un « Aaaaaaaah » de bonheur de la part des convives, et tous tendent leurs assiettes, comme s'ils n'avaient pas mangé depuis trois jours.

Alors, patiemment, Sébastien sert tout le monde, en commençant par les dames, les enfants et les blessés, et en finissant par les idiots qui lui servent de compagnons de route. Il finit par se servir, et déclare un sentencieux « Bon appétit ! » autorisant les morfales à se jeter sur leur nourriture. Il sourit, et contemple dans son assiette son plat.

Il a finalement opté pour une variante de la « salade-spéciale-du-beau-temps », improvisée sur le coup en mariant les différents légumes locaux, que les enfants et lui ont ainsi nommée la « salade-spéciale-du-Grand-Roi-de-la-forêt ». A voir le rendu dans son assiette, ça a plutôt l'air d'une réussite. Et les commentaires des uns et des autres autour de lui vont dans le même sens.

- Mmmmmmh ch'est crop bon ! s'extasie Titouan la bouche pleine.

Son grand frère veut le reprendre pour ce manque flagrant de tenue à table, mais en voyant les pirates tout autour de lui parler fort et rire à gorge déployée, eux aussi la bouche pleine et postillonnant partout, il se dit que ce n'est peut-être pas si grave finalement.

- C'est vrai que c'est drôlement bon ! s'étonne Sajia. Vous pourriez me laisser votre recette ? demande-t-elle au cuisinier.

- Pas de souci ! Je tâcherai de l'écrire après manger. Il n'y a rien de compliqué là-dedans ! C'est un simple mélange d'épices. Le tout est de savoir bien doser.

Et il se met à lui expliquer les grandes lignes de sa recette. Un peu plus loin, Law est perdu dans une discussion passionnante sur les traditions de l'île avec Jambart, Jules et Anton, pendant que Gustave raconte des histoires de légendes à Marc, Edouard et Sachi.

Le plat laisse finalement place au dessert – sous les moues déçus de ceux qui auraient bien mangé un petit bout de fromage après cette délicieuse salade – et les pirates se battent pour décider de qui aurait les dernières crêpes préparées au petit-déjeuner.

Après le repas, lorsque les cafés sont avalés, la table débarrassée et la vaisselle lavée, la salle à manger retrouve un peu de calme. Seules quelques voix, accompagnées de « tic-tic-tic » réguliers provenant du salon viennent briser le silence.

- Et maintenant mamie, je fais comment ?

La jeune fille tient fermement ses deux baguettes à tricoter, desquelles pendouille un minuscule lainage.

- Tu changes tes baguettes de sens, et tu recommences exactement comme ce que tu viens de faire.

Anny sourit en regardant la petite poupée se concentrer pour piquer la laine au bon endroit. Elle lui avait promis qu'elle lui apprendrait à tricoter. Elle lui a donc prêter un début de tricot, qu'elle avait fait il y a longtemps, pour qu'elle s'entraine. A ses côtés, Baptiste poursuit l'écharpe qu'il avait commencé, plus tôt dans l'année, lorsqu'il avait appris à tricoter la première fois. Elle sourit. Elle est heureuse de voir que le tricot n'est pas une activité si ennuyante que ça, même pour des enfants.

Ce qui l'étonne un peu plus, ce sont les deux pirates qui ont eux aussi voulu de se mesurer aux aiguilles. Le premier se débrouille très bien. Ses doigts sont habiles, et il a vite compris le mouvement à répéter pour tricoter. Il ne s'arrête que quelques fois pour remonter ses grandes lunettes rondes sur son nez. Elle se souvient que la jeune fille l'appelait « Mac », et en déduit alors que son prénom doit être « Marc ».

A côté de lui, son compère a plus de mal. Il garde un visage extrêmement neutre, mais ses mouvements sont saccadés, et la vieille femme voit bien que ses muscles sont tendus. Il n'arrête pas de faire des erreurs, et elle est sans cesse obligée de défaire son travail pour qu'il le refasse proprement.

- Mas, tu y arrives ?

L'interpelé regarde la jeune fille, une lueur de désespoir dans les yeux, mais Marc détourne totalement l'attention de la petite poupée.

- Voilà, j'ai fini mes dix rangs ! Y aurait-il moyen d'apprendre à faire des motifs ?

La vieille femme inspecte son tricot et approuve du chef.

- Oui, c'est du très beau travail… Et vous dites que vous n'aviez jamais tricoté avant ?

- Non, mais je couds très fréquemment. Je suis le tailleur de l'équipage. C'est moi qui ai cousu toutes les combinaisons que tous les pirates portent.

Anny arque les sourcils en signe d'admiration.

- Ah oui, vous faites du joli travail, vraiment !

Marc sourit, un peu gêné de tant d'éloge.

- Ce n'est rien enfin… Je veux dire… Enfin…

Comme il en perd ses mots, la vieille femme met fin à sa gêne en lui montrant un autre point de tricot, que Marc se fait un plaisir d'apprendre et de reproduire.

A côté de lui, Maximilien commence à perdre patience. Il tend son tricot pour la quatrième fois en seulement dix minutes à Anny, penaud. Elle sourit tendrement, et observe le lainage.

- Ah oui… Tu as encore pris trois mailles en même temps… Et le problème vient du rang en dessous… Je suis désolée mon grand, mais je vais devoir défaire un rang entier…

Une goutte de sueur commence à perler au niveau de sa tempe, mais il accepte tout de même. Il inspire un grand coup en reprenant son tricot, tachant de dissimuler son énervement croissant.

- J'ai fini mon deuxième rang mamie ! Je fais quoi maintenant ?

- Comme tout à l'heure, jeune fille ! Tu retournes ton tricot, et tu recommences.

La petite poupée a un sourire vissé jusqu'aux oreilles, et se remet à la tâche dans la bonne humeur. C'est un peu dur, elle a besoin de rester bien concentrée pour ne pas faire d'erreur, mais elle prend grand plaisir à voir ainsi se former le lainage sous ses doigts. Comme dit Anny : « C'est facile ! Il suffit juste d'un peu de patience… »

Deux longues minutes s'écoulent ainsi, ponctuées par les « tic-tic-tic » des aiguilles et par les grincements du siège à bascule d'Anny. Soudainement, l'atmosphère se tend, et tous les regards se tournent vers Maximilien, dont le visage semble stoïque, mais dont les muscles sont tendus au possible. La jeune fille fronce les yeux en observant avec attention les veines qui commencent à apparaître par transparence au niveau de ses tempes.

Alors, Maximilien inspire un grand coup, détend ses bras, et pose son tricot sur la table. Il se lève silencieusement, pose un regard absolument neutre sur la vieille, se penche en avant pour la remercier et s'en va sans rien dire. Anny interroge Marc du regard, se demandant si elle a fait quelque chose de mal. Le couturier lui sourit chaleureusement.

- Oh, ne vous en faites pas. Maximilien n'est pas du genre patient. J'étais d'ailleurs persuadé qu'il abandonnerait plus tôt… Dites, j'ai déjà fait cinq rangs en tricotant le nouveau point… Est-ce que vous pouvez m'en apprendre un autre ?

Le sourire curieux qu'il offre à la grand-mère vaut tout l'or du monde.

Un peu plus loin, un barouf de tous les diables se fait entendre venant du couloir.

- Rhaaaaaa pousse toi Penguiiiiin ! Moi d'abord ! Moi d'abord !

- Mais d'où ?! TOI dégage ! C'est moi qu'ai eu l'idée !

Les deux hommes ouvrent la porte du couloir violemment, et se retrouvent coincés dans l'encadrement.

- Mais DEGAGE-EUH ! crient-ils en chœur

- POUSSEZ-VOUS DEVANT !

Une masse imposante arrive à grande vitesse derrière eux, les éjectant dans la salle à manger. L'un s'affale sur la grande table tandis que l'autre finit sur le derrière les quatre fers en l'air. Derrière eux, Jambart apparaît dans l'encadrement de la porte. Il est plié en trois et est obligé d'imiter les égyptiens pour sortir du couloir.

- Aaaaah c'est trop petit ici… Faut vraiment que je sorte de là moi…

Au sol, Sachi se frotte l'arrière train, pendant qu'un peu plus loin, Penguin remet la table en ordre, tentant de réinstaller la nappe telle qu'il l'avait trouvée, sans grand succès. Comme Sachi se précipite déjà vers le salon, il délaisse totalement la table pour s'élancer à sa poursuite.

- Sachi dégage, c'est mon idée bordel !

Il l'attrape par le col et le double habilement, mais son compère se jette au sol et l'attrape aux jambes. Les deux idiots se retrouvent par terre, emmêlés l'un dans l'autre.

- Mais LACHE-MOI BORDEL !

Alors qu'ils sont perdus dans leur futile bataille, la porte de l'extérieur s'ouvre, laissant un courant d'air glacial entrer dans la grande salle à manger. Alors que Sachi tire l'oreille de Penguin, et que ce dernier mord le nez de son compère pour se défendre, Jambart rejoint l'extérieur, croisant Edouard qui pénètre dans la maison. Pendant que Penguin tire sur les cheveux hirsutes de Sachi, et que ce dernier tente de lui arracher ses poils de pattes, le pirate secoue ses chaussures pleines de neige sur le paillasson, pénètre dans la pièce, se dirige vers le salon, enjambe habilement les deux crétins qui se battent toujours au sol, et lance joyeusement :

- He Pilou ! Ça t'dirait d'venir t'amuser dans la neige avec nous ? Avec Micka on est en train de construire un giga bonhomme de neige, faut trop qu'tu vois ça !

Les deux yeux de la jeune fille s'illuminent de milles étoiles, pendant que quelques mètres plus loin, deux pirates se sont arrêtés de se battre, stupéfaits.

- EEEEEEEEEEEEEEED ! T'AS PAS L'DROIT D'NOUS FAIRE CA ! crie Sachi.

- Faux frère ! renchérit Penguin.

L'interpelé se tourne vers eux, incrédule.

- Bah quoi ? Qu'est-ce que j'ai fait encore ?

- C'était mon idée, euh… pleurniche Penguin.

- Et c'était moi qui voulais lui proposer d'abord… ajoute Sachi.

Edouard se marre dans son écharpe.

- Sérieusement les gars… C'est pour ça qu'vous vous battiez ! Nan mais quelle bande de chiffes molles… Bon aller Pilou, au pire c'pas grave, t'inquiète pas pour eux, ils vont s'en remettre. Tu viens ?

Il lui offre un magnifique sourire en lui tendant la main, et la jeune fille s'empresse de poser son tricot pour la saisir. Le jeune homme commence à l'entrainer vers l'extérieur, mais elle s'arrête soudainement.

- Dites mamie, ça dérange pas si je laisse mon tricot là ? J'aimerais bien le continuer un peu après…

- Ne t'inquiète pas mon enfant, je n'y toucherai pas, et je prendrai garde à ce que personne ne le bouge.

La jeune fille sourit pour la remercier, et sans lâcher la main d'Edouard – qui l'attend sagement, toujours son sourire enfantin collé au visage – elle se tourne vers ses deux compères de tricot.

- Mac, Batis, vous venez ?

Baptiste tord ses lèvres en signe d'hésitation. Il a très envie d'aller avec la jeune fille, surtout que les pirates ont l'air de bien s'amuser dehors. Mais en même temps, il est un peu intimidé, et il ne sait pas s'il a le droit d'aller jouer dans la neige, à cause de sa blessure. Edouard semble lire dans ses pensées et déclare :

- Tristan est déjà dehors, il faudrait peut-être lui demander avant si tu es autorisé à sortir jouer avec nous ?

Baptiste sourit de toutes ses dents en guise d'approbation, et pendant qu'il range son tricot, la jeune fille se tourne vers Marc, qui ne relève même pas les yeux de sa laine.

- Aller jouer dans la neige ? Avec ces grosses brutes ? Très peu pour moi ! Tu sais bien que je n'apprécie pas particulièrement les pratiques de jeu relativement peu délicates et quelques fois immatures de certains de nos compagnons. Je préfère largement rester ici à tricoter avec Anny. Euh, si ça ne dérange pas bien sûr.

Il offre un sourire timide à la vieille femme qui lui répond par un sourire bienveillant, se demandant tout de même au fond d'elle-même ce qu'il insinuait par « pratiques de jeu relativement peu délicates et quelques fois immatures »…

Lorsque la jeune fille et le petit garçon sont chaussés et habillés, Edouard les entraîne dehors. La porte d'entrée se referme sur un « à plus taaaaard ! » lancé à la volée, et le silence reprend ses aises dans la grande salle à manger.

Toujours au sol, Sachi et Penguin se rendent soudainement compte que la petite poupée vient de partir jouer dehors dans la neige.

Sans eux.

Un silence de consternation précède leur affolement.

- PILOOOOOOOOOOOOOOOUUUUUUUUUUUUUUUUUUU ATTEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEENDS !

Et les deux idiots se ruent dehors à la suite de la jeune fille, s'habillant et se chaussant à la volée en passant par le vestibule et en claquant la porte derrière eux. Dans le salon, le calme revient finalement pour de bon, et Marc peut enfin souffler.


NdK Y a pas à dire… J'a-dore écrire sur Sachi et Penguin. Et sur Edouard aussi. En fait, Edouard, je l'imagine comme un gamin qui sait bien cacher son jeu ^^ Tiens, en parlant d'Edouard, ça me fait penser que ça fait un p'tit moment que je voulais vous demander si vous aviez un membre d'équipage préféré chez les Hearts (en incluant les personnages inventés par mes soins, évidemment ^^). Je serais curieuse de savoir ce que vous pensez d'eux :)

Du reste, je vous souhaite un bon et long week-end ! Franchement… Les lundis fériés, c'est quand même trop cool… :D