Chapitre 54 : Conflit fraternel écrit le 27/06/2005

- Enfin, le week-end...

- Ron attends, ça fait qu'une semaine que l'on est là et tu parles déjà de repos.

- Il a raison, pour ma part la semaine a été éprouvante... s'interposa Harry.

Les trois amis reprenaient le chemin de la salle commune, après avoir essayés en vain de passer les grandes portes du château afin de rendre visite à Hagrid. Les nouvelles règles n'étaient pas encore encrées mais l'intervention du professeur de métamorphose le leur rappela rapidement: interdiction absolue de sortir sans autorisation... Ils avaient décidé d'attendre le lendemain, espérant trouver un professeur compatissant.

- Aurore boréale!

Une douce chaleur s'évadait de la salle des gryffondors, après trois jours de pluie ininterrompue, le froid avait eu vite fait de marquer son territoire, la cheminée reprenait donc ses droits.

- J'espère que cette satanée pluie va enfin cesser. Ca m'embêterait de devoir annuler notre premier entraînement de quidditch.

- T'as raison Harry, j'ai hâte d'y être, on va enfin pouvoir se rendre compte de nos capacités...

- Les garçons, c'est pas que je trouve ça ennuyeux mais...

- Tu trouves ça ennuyeux Hermione... la coupa Harry.

- En même temps, c'est la première à être hystérique quand Gryffondor joue un match...

- Pff...Vous pouvez me rappeler ce que je fais avec vous.

- Très simple Hermione, tu ne peux pas te passer de nous... sourit Ron.

- Enfin surtout de toi Ron... lui répondit Harry.

- Très juste Harry et surtout, que ferait-on sans toi!

- C'est bon, vous vous êtes rattrapés... mais il manque une fille avec nous quand même, vous êtes difficiles à canaliser...

- A vous voilà! Vous parliez de moi j'espère?

- Pas vraiment Ginny! T'as pas une occupation?

- A vrai dire... non, alors je me suis dit que j'allais voir ce que mon grand frère, qui ne peut s'empêcher d'aller fouiner dans mes affaires, faisait de beau...

Harry et Hermione regardèrent Ginny d'un air étonné, et purent remarquer que Ron savait apparemment où voulait en venir sa soeur. Il tentait par tous les moyens de fuir les regards qui l'entouraient et de cacher en vainement son mal-être apparent.

- Monsieur s'est permis d'envoyer des hiboux à Fred et à Georges pour leur demander de me surveiller.

- C'est faux! Je ne leur ai jamais demandé de te surveiller!

- Non, c'est vrai, tu voulais juste qu'il me demande si tout allait bien, j'entends par là, si je n'avais pas de petit ami... Alors je te réponds...

- Enfin, tu peux comprendre que ça m'inquiète!

- ...Ca ne te regarde pas et si par ailleurs j'en avais un je ne pense pas que c'est à toi que j'irai l'annoncer... Sur ce, bonsoir!

Ginny leur tourna le dos et s'enfuie vers un groupe de cinquième année.

- Ron! Tu n'as pas osé?

- Quoi! Je m'inquiète pour elle c'est tout!

- De l'inquiétude ou de la curiosité mal placée?

- Hermione à raison, vieux, tu devrais la laisser tranquille, après tout, c'est plus une enfant!

- C'est bien ça qui m'inquiète Harry! Je ne supporte pas que quelqu'un pose les yeux sur elle.

- C'est inévitable et puis, c'est plutôt une jolie fille.

Mais, pourquoi avait-il dit ça? "Parce que c'est vrai!" pensa-t-il. Oui, c'est vrai, elle était belle, même très belle, il ne pouvait pas le nier.

- Harry, sans rire, elle te plaît?

- Mais enfin Ron, tu dois bien voir que ta soeur ne laisse pas indifférent... les autres je veux dire.

- C'est une gamine.

- Ohla, je t'arrête Ron, je ne pense pas que ça lui ferait très plaisir d'entendre ça! Le coupa Hermione.

- Hermione a raison, regarde-là, tu crois vraiment que c'est qu'une gamine comme tu dis?

Harry tourna la tête vers la table où elle avait rejoint ses amis. Elle avait posé sa tête entre ses mains et repoussait par de petits mouvements les mèches qui venaient s'aventurer devant ses yeux, des yeux brillants et pleins de malices. Elle souriait à ses amis, un sourire sincère et lumineux, et puis, elle avait cette manie, si touchante pensait Harry, de porter à la bouche son pouce qu'elle mordillait nerveusement. Ce n'était plus une enfant.

- Je ne peux pas imaginer qu'on puisse être comment dire... attiré par elle.

- C'est charmant Ron...

- Mais non Hermione, je veux dire, regarde là, toujours le pouce à la bouche, c'est un bébé. Sérieux Harry, tu pourrais être attiré par elle?

- Ron c'est ta soeur...

- Je sais mais si ce n'était pas le cas?

- ...

- Sérieusement?

- Je suis un garçon Ron donc...

- Et puis, si tu es tellement sûr que personne ne peut s'intéresser à elle, pourquoi est-ce que tu demandes à tes frères de la surveiller?

Harry était soulagé, il ne sait pas si Hermione l'avait fait consciemment mais elle l'avait vraiment aidé. Il ne voyait pas comment il aurait pu avouer à son meilleur ami qu'il était irrévocablement attiré par sa petite soeur.