Chapitre 9 : Legilimencie.
Harry dut s'habituer au fait que désormais, il ne pouvait plus être tranquille dans les couloirs. Il n'était pas rare de voir des groupes de filles l'attendre à la sortie de sa salle de classe, ou bien en face du portrait de la Grosse Dame, qui masquait l'entrée de la salle commune des Gryffondor. Il redoutait déjà la foule qu'il y aurait lors des tests de Quidditch, qui détermineraient l'identité du troisième poursuiveur de l'équipe. Pourtant, il avait bien pris soin de les faire très tôt et de prévenir à la dernière minute, pour éviter que la nouvelle se répande partout dans le château, mais il savait que le résultat serait le même : les informations allaient très vite, à Poudlard… Il réserva tout de même le terrain pour le mercredi soir après les cours. Il aurait nettement préféré le faire un samedi après-midi, mais tant pis, les devoirs attendraient. Par chance, Kharitina n'avait pas encore désigné de personnes pour les duels, ce qui l'arrangeait beaucoup : il ne tenait pas à se retrouver avec toute une liste à recopier ! En revanche, les cours de défense contre les forces du mal étaient une perte de temps incroyable. En résumé, Kharitina avait adopté la méthode de Dolorès Ombrage, et les élèves passaient des cours entiers à lire leur livre et à polémiquer sur chaque nouveau sortilège sans jamais le mettre en pratique. C'était en fait la seule matière dans laquelle Harry ne travaillait pas comme un fou pour se maintenir à la hauteur. Aussi loin qu'il pouvait voir, tout le monde trimait beaucoup pour obtenir des résultats. Le programme de septième année, que ce soit en potions, en métamorphose, en sortilèges, en soins aux créatures magiques ou dans une autre matière, était vraiment d'une grande difficulté. Et Harry n'osait même pas imaginer comment il allait trimer lorsqu'en plus de tous ses devoirs, il devrait effectuer des recherches à la bibliothèque pour Dumbledore. Finalement, peut-être qu'en effet, il ne dormirait pas…
Mais il préférait profiter du peu de temps libre qu'il avait encore pour élaborer un programme lui permettant de dénicher les meilleurs joueurs qui se présenteraient. Avec Ron, il avait déjà planifié les heures entraînements : deux heures le mardi soir, une heure le vendredi soir, et deux heures le samedi après-midi. Il aurait ainsi sa soirée le mercredi et son week-end pour rattraper son retard dans les devoirs. C'était tout ce qu'il pouvait faire, avec son emploi du temps chargé. Par chance, cela convenait parfaitement aux autres joueurs de l'équipe, dont trois étaient dans sa classe. Il tenait vraiment à gagner la coupe, cette année. L'année dernière, cela avait été merveilleux. Et tant pis s'il devait parfois annuler ses sorties à Pré-au-Lard… De toute manière, il connaissait par cœur le village, et pourquoi sortirait-il du château puisque même à l'extérieur, ce serait le même problème : il ne pourrait faire un pas sans être encerclé par des hordes de fans ?
Harry appréhendait un peu les tests, quand les cours du mercredi se terminèrent. A peine la cloche avait-elle fini de retentir que déjà il fut assailli par des dizaines de têtes prêtes à le suivre jusqu'au terrain de Quidditch. C'était une situation très pénible et si Hermione n'était pas là à chaque fois pour le retenir, il aurait giflé quelques unes de ses filles bien trop sûre d'elles. Combien de fois lui avait-on demandé de sortir avec lui, déjà ? Une bonne dizaine, si ce n'était plus, et tout ça en trois jours… Si seulement Ginger avait pu réapparaître dans ces moments, pour mettre un terme à toute cette mise en scène ridicule ! C'était d'elle qu'il avait besoin, quand il était entouré de toutes ces filles… Mais elle n'était pas là, et il devait affronter la foule… Il aurait bien aimé que Remus vienne faire l'auror pour lui…
-Dis, Harry, tu me fais un bisou ? se moqua Ron en prenant une voix féminine avant de partir dans un fou rire.
-S'il vous plaît, laissez-moi passer ! gronda Harry, que cette situation mettait toujours sur les nerfs. Si vous voulez que les tests aient lieu, poussez-vous, bon sang !
Il joua des coudes, ne se souciant pas de exclamations de douleur et des protestations qu'il provoquait. Après tout, c'était de leur faute, à toutes ces pimbêches ! Quelle idée de le harceler ainsi ! Surtout que la plupart savait qu'il y avait Ginger, et savait surtout de quoi elle était capable !
Ce fut finalement le professeur Flitwick qui parvint à écarter les filles. Voyant bien le problème qui se posait à la sortie de sa salle, il accourut et ordonna à tout le monde de déguerpir, menaçant quiconque osait rester d'une semaine entière de retenues. Cette méthode fonctionna très bien et Hermione l'adopta jusqu'à ce qu'ils arrivent tous les trois au terrain de Quidditch qui déjà était bien rempli. Harry ne prit même pas le temps de se changer et commença immédiatement à vérifier qu'aucun première année ne venait se présenter. Il fallait qu'il aille vite, car il avait d'autres choses à faire que de regarder jouer des débutants incapables de tenir plus de trente secondes assis sur un balai.
Adoptant tout d'abord la même méthode que l'année précédente, il demanda à tout le monde de monter dans les airs et de faire quelques tours de terrain pour s'échauffer. Et encore une fois, il ne regretta pas son choix : il put éliminer ainsi une bonne dizaine de Gryffondor trop jeunes et sans expérience. Ce n'était pas énorme, mais c'était déjà ça… Pour éviter d'être en surnombre sur l'herbe bien verte, il leur demanda de rejoindre les gradins s'ils voulaient assister à la suite de la sélection. D'ailleurs, même les gradins semblaient être pleins tellement il y avait du monde. Et pas seulement des fans : Harry repéra les cheveux blonds de Malefoy, dans la tribune des Serpentard.
-Bien, vous allez maintenant vous séparer en deux groupes à peu près égaux, ordonna-t-il, et vite s'il vous plait. Merci.
Il avait devant lui l'ensemble des candidats restant et il soupira devant le grand nombre qu'ils représentaient encore.
-Ginny et Brigitte, on fait comme j'ai dit : vous prenez un groupe. Ceux qui sont dans ce groupe, vous faîtes circulez le souaffle. Tous ceux qui le font tomber n'ont plus qu'à dégager, compris ?
Tout le monde hocha la tête, même ceux qui étaient avec Brigitte.
-Quelle autorité ! murmura Dean en souriant. Tu les mènes par le bout du nez !
-Heureusement pour moi, marmonna Harry entre ses dents. Il y a pas mal de personnes dans le lot qui me sortent par les trous de nez et je peux t'assurer qu'au moindre dérapage de leur part, c'est dehors. Bien, ceux qui restent, reprit-il d'une voix plus forte pour que tout le monde l'entende, vous allez devoir éviter les cognards lancés par Dean et Seamus. C'est simple : si un cognard vous fait tomber, c'est fini pour vous. C'air clair ? C'est parti, allez, dépêchez-vous !
Il y eut quelques gloussements de la part des filles quand il enfourcha son balai pour montrer l'exemple. Il ne voyait pas vraiment ce qu'il y avait d'intéressant par là, mais si ça pouvait leur faire plaisir… Après tout, il s'en fichait un peu du moment qu'elles étaient efficaces et qu'elles ne lui faisaient pas perdre son temps…
Mais malheureusement, il perdait bel et bien son temps pour la plupart. Il circula entre les deux groupes, qui volaient chacun de leur côté du stade, et vit beaucoup d'horreurs. Par chance, personne ne volait très haut, et les chutes n'étaient pas très douloureuses ni dangereuses. Les cognards fusèrent, frappant, désarçonnant la plupart des candidats. Harry se désolait du résultat. Dean et Seamus, aussi, apparemment, même s'ils semblaient s'amuser à frapper de plus en plus fort et de plus en plus rapidement pour tenter de faire tomber les plus coriaces. Et ils étaient peu nombreux… Onze seulement résistèrent à l'épreuve des cognards, sur la bonne trentaine qui s'était présentée au départ…
Mais si les deux batteurs continuaient de rire et d'envoyer à terre des joueurs, les deux poursuiveuses passaient leur temps à descendre chercher le souaffle au sol. Harry, du coin de l'œil, vit tout d'abord qu'elles faisaient des passes très faciles, qui pourtant permirent d'éliminer certains joueurs, pour ensuite passer à des passes bien plus difficiles, qui demandaient des réflexes et de la vitesse pour les rattraper. Et ce fut le désastre : un par un, les candidats furent éliminés, jusqu'à ce qu'enfin, six personnes parviennent à rester en lice, attrapant le souaffle malgré la difficulté des passes. Soulagé d'avoir encore quelques participants, Harry hurla à tout le monde de redescendre. Il avait au moins dix-sept joueurs à peu près potables, sur la totalité du départ… Les gradins s'étaient bien remplis, tout d'un coup !
-On va inverser les rôles, ordonna Harry. Sans perdre de temps, si possible !
Les deux épreuves recommencèrent, cette fois avec beaucoup plus de succès que la première : les joueurs restant faisait tous preuve d'assez d'agilité et il fallut attendre un peu avant de voir quelqu'un se faire éliminer. Conscient que de toute manière, tout devenait trop facile pour eux, il leur proposa des tirs au but, toute dernière épreuve.
-Vous allez tirer dans le but de votre choix jusqu'à ce qu'il ne reste plus que trois d'entre vous. Si vous ne marquez pas, vous êtes éliminés !
Le message était clair : il fallait réussir et être le meilleur pour continuer la compétition. La première des quinze participants restants prit le souaffle et se dirigea vers les buts. Elle tira de toutes ses forces et marqua habilement. Harry en fut légèrement déçu : elle était l'une de celle qui aimait le harceler à la sortie des cours. Le second ne se montra pas si agile et il manqua de beaucoup le but du milieu : il fut donc éliminé, tout comme celui qui passa après lui.
Après plusieurs tirs, Harry eut enfin ses trois finalistes, qui furent applaudis par les spectateurs. La jeune fille devait être la plus douée et Harry se maudit intérieurement de n'avoir rien fait pour l'éliminer avant, mais c'était le jeu et il devait accepter. Cependant, quand il demanda à Ron de rejoindre son poste pour l'ultime épreuve, il ne put s'empêcher de lui dire de faire en sorte qu'elle ne réussisse pas.
-Compris, chef ! s'exclama Ron. Pas très sport, mais c'est toi qui commande !
La jeune fille, consciente qu'elle avait de grandes chances de rentrer dans l'équipe, sourit en prenant le souaffle que lui tendait Ginny et lui murmura quelque chose à son oreille, ce qui fit rire la poursuiveuse. Se sentant observé, Harry préféra lui demander de tirer rapidement. Obéissant, elle prit une profonde inspiration et s'élança sous les encouragements de ses amies.
-Allez Mary Jane !
Harry avait confiance en Ron: il était un excellent gardien, s'il était sous un bon jour. Mary Jane, puisque c'était comme cela qu'elle s'appelait, ne marquerait pas. Il jeta un bref regard à Ron, qui avait l'air concentré. Elle s'approchait et s'apprêta à tirer vers le but de droite : Ron se prépara à plonger pour arrêter le souaffle. Mais elle ne tira pas à droite, elle tira à gauche. Harry mis quelques secondes avant de saisir cette feinte tellement elle était bien faite. Ron était médusé de s'être fait piéger de cette manière. Rattrapant le coup, Harry reprit la parole :
-Le premier qui marque deux buts entre dans l'équipe !
Mais il sut que le résultat serait le même quand Ron arrêta sans aucune peine les tirs des deux autres candidats. Mary Jane semblait avoir compris que pour elle, c'était dans la poche. Elle prit le souaffle en main pour le second tir, un grand sourire aux lèvres. Elle cette fois, elle ne feinta pas sur la place du but mais sur le temps de tir. Elle fit semblant de tirer une fois vers la droite mais garda la balle rouge dans les bras, créant un contre-temps avec Ron, qui lui permit de marquer une seconde fois. Harry du avouer que même si elle était pénible et très collante, elle méritait sa place dans l'équipe. Elle était vraiment très douée et avec elle, les buts en faveur de Gryffondor risquaient de défiler, cette saison ! La coupe était à eux !
-Et bien je crois que nous sommes tous d'accord pour nommer Mary Jane troisième poursuiveuse de l'équipe de Gryffondor !
Finalement, Harry n'était pas mécontent de son équipe. Mary Jane n'était si exaspérante qu'il le pensait. Elle se montrait parfois un peu trop collante, mais elle savait tout de même où étaient les limites de sa patience et faisait en sorte de ne pas les franchir, et ça, il lui en était très reconnaissant. Il aurait préféré qu'elle dissuade en même temps ses amies de venir à sa rencontre dès qu'ils se voyaient, mais sa bande excellait dans le genre « complètement fans » et il devait les supporter à chaque intercours, à chaque récréation. Il se demanda un instant s'il n'allait pas faire semblant de ressortir avec Ginny, pour écarter un peu le mouvement de foule qui le suivait comme son ombre, mais la sœur de Ron avait refusé ce plan. Elle n'avait pas envie de faire semblant. C'était une réponse honnête, au moins…
Il n'eut de toute façon pas le temps de polémiquer à ce sujet, car Dumbledore l'attendait déjà pour une nouvelle leçon d'AD. Il espérait fortement que ce ne serait pas un cours de duel : il n'avait pas encore posé le pied à la bibliothèque et ce ne serait certainement pas ce soir-là qu'il parviendrait à le surprendre. De toute manière, comment surprendre Dumbledore, le plus grands sorciers des temps modernes ? Il ferait son possible, mais y parviendrait-il vraiment, ça, c'était autre chose… Il n'avait même pas commencé son entraînement à Poudlard et pourtant il sentait déjà que c'était voué à l'échec. Même avec des heures et des heures d'entraînements, comment pourrait-il atteindre le niveau que Voldemort avait mis des années à acquérir ? Il s'était pourtant promis de le combattre et de le tuer, d'en finir avec lui ! Mais cette promesse semblait déjà loin, même si elle datait du milieu de l'été. Il voulait juste être normal, pour une fois dans sa vie ! Pouvoir être dans sa salle commune à faire ses devoirs et rire avec ses amis, dans les bras de sa petite amie qui ne serait pas exilée à Los Angeles chez sa mère !
Et pour couronner le tout, il ignorait le mot de passe permettant à la gargouille de s'écarter ! C'était toujours le même problème… Dumbledore avait intérêt de venir le chercher où de lui ouvrir, parce qu'il n'avait pas l'intention de poireauter là toute la soirée ! Et dire qu'il aurait pu être tranquille auprès du feu de la salle commune…
-Allez, ouvre-toi, saleté de vieux truc en pierre ! pesta-t-il
-Ah, Harry ! te voilà ! s'exclama Dumbledore derrière lui. J'étais à la bibliothèque, désolé pour mon retard.
-Je viens seulement d'arriver, professeur, s'empressa de dire Harry, les joues ayant pris une jolie couleur rouge vif. Je… J'ignorais le mot de passe et…
-Oui, je vois ça ! sourit le directeur. Poire au chocolat !
La gargouille s'écarta et dévoila l'escalier en spirale qui menait au bureau de Dumbledore.
-J'aime beaucoup les poires au chocolat, expliqua le directeur comme s'il parlait à un ami de longue date et non à l'un de ses élèves. Encore plus lorsque le chocolat recèle des éclats de nougatine, mais les elfes ne le font jamais, à Poudlard, ce qui est bien dommage. Ils préfèrent mettre du chocolat noir tout simple, ce qui n'est pas mauvais non-plus, mais tout de même…
Harry préféra ne rien dire. Il n'avait pas l'habitude de parler de nourriture avec Dumbledore. D'ordinaire, leurs conversations se limitaient à Voldemort et ses plans, les mangemorts, parfois ses parents, mais jamais les sujets étaient si… banals.
-Bien sûr, reprit le directeur en poussant la porte de son bureau, je préfère les sorbets au citron, comme tu dois le savoir. J'aime beaucoup le citron en général.
Là, c'en devenait presque risible. Pourquoi Diable Dumbledore lui racontait-il tout cela ? Qu'est-ce qu'il en avait à faire, de toute manière ? L'autre jour, il affirmait qu'ils étaient ennemis pour la leçon, et là il lui parlait de ses goûts culinaires !
-Qu'allons étudier, ce soir ? demanda Harry pour changer de sujet et revenir vers une conversation normale.
-Oh, je vois que tu es impatient de le savoir ! Et bien aujourd'hui ce sera la legilimencie, si tu le veux bien.
-La legilimencie ? répéta Harry en s'asseyant puisque Dumbledore lui avait fait signe.
-Oui, la legilimencie, soit l'art de lire dans les pensées.
Harry ne cacha pas son soulagement. Au moins, ce n'était pas un cours de duel : Dumbledore resterait comme à son habitude chaleureux et bienveillant.
-Je sais que les duels avec moi sont assez spéciaux, reprit le vieux sorcier, mais c'est volontaire. Je disons donc tout à l'heure que j'étais à la bibliothèque depuis un petit moment mais je ne t'y ai pas vu… Peux-tu m'expliquer cela ?
Harry se mordit la lèvre.
-Je faisais mes devoirs avec Ron et Hermione… dit-il honnêtement. Je n'aurai pas dû ?
-Non.
Dumbledore prit place à son tour dans son fauteuil et le regarda de ses yeux bien bleus.
-Tu as de la chance, pour le moment nous n'avons pas encore fait de nouveau duel, mais tu as des recherches à faire, des sortilèges à dénicher pour les tester sur moi la prochaine fois. Ensuite, je te les conseillerai ou te les déconseillerai, cela dépendra, mais il faut absolument que tu travailles par toi-même. Bien sûr, il est possible que je t'apprenne une ou deux formules efficaces, mais je servirai surtout de cobaye. Alors dès que tu as du temps libre, et même si tu dois un peu bâcler tes devoirs, file à la bibliothèque.
-Oui, professeur.
-Ai-je ta parole ?
-Oui, monsieur.
-Tu me promets de faire passer en priorité la prophétie ?
-Je vous le promets ! assura Harry. C'est juste que… Je vais m'en prendre plein ma figure, si je ne fais pas mes devoirs… Imaginez comment Rogue réagira quand il apprendra que je n'ai pas rédigé le nombre de rouleaux de parchemin qu'il nous a demandé, ou bien le professeur McGonagall quand elle se rendra compte que je n'ai pas travaillé ?
-Ecoute, fais passer tes recherches avant tout, et ensuite essaie de faire tes devoirs, puisque tu y tiens tellement. Mais si jamais tu ne tiens pas à ce rythme, je peux demander au professeur Rogue de te préparer un breuvage anti-fatigue. Ca te va ?
-Disons que ça me semble plus raisonnable, dit Harry en souriant du coin des lèvres.
Il eut tout de même l'impression d'avoir fait une grosse bêtise : Dumbledore lui avait permis de ne pas faire ses devoirs mais lui, comme un idiot, il avait insisté pour les faire… Hermione commençait à déteindre sur lui, c'était sûr ! Il fallait empêcher cela, sinon Ron ne tiendrait pas longtemps, et lui non-plus d'ailleurs ! Il s'imaginait mal entrain de travailler toutes les nuits, même avec une potion anti-fatigue !
-Maintenant que ce point-là est clair, pouvons-nous commencer ? interrogea Dumbledore. Ou bien peut-être as-tu d'autres questions à me poser ?
Harry réfléchit un instant.
-Euh… Non… Enfin si !
Il venait de se souvenir du grand sourire de Kharitina.
-Pourquoi le professeur McClaggan a-t-il quitté son poste ? C'était vraiment un excellent professeur, et… Enfin, Kharitina est beaucoup moins compétente…
Dumbledore sourit et ses yeux pétillèrent derrière ses lunettes en demi-lune.
-John McClaggan est actuellement en congé de paternité, Harry, annonça-t-il joyeusement.
Le jeune homme s'attendait à tout sauf à cela. Alors voilà la réponse : McClaggan était devenu papa… Il ne put s'empêcher de sourire et d'être heureux pour lui. Après tout, McClaggan avait toujours été très sympathique avec lui, et il avait été le meilleur ami de sa mère, ce qui n'était pas rien !
-Lui et sa compagne ont donné naissance à un petit garçon qu'ils ont baptisé James…
-Un rapport avec mon père ? questionna Harry.
-Oui, en quelque sorte. Il l'ont appelé ainsi en son honneur. Tout comme ils auraient appelé leur fille Lily…
-C'est gentil de leur part ! déclara Harry, assez touché par cette déclaration. Si jamais ils ont besoin d'un parrain, qu'ils pensent à moi !
Dumbledore sourit encore un peu plus largement.
-John serait ravi de savoir que tu es volontaire ! s'exclama-t-il. As-tu quelque chose à ajouter sur Kharitina Berislav, la seule qui ait accepté le poste depuis que Poudlard a été attaqué l'hiver dernier ?
Ah, elle avait été la seule volontaire… Voilà pourquoi il lui avait attribué le poste de professeur de défense contre les forces du mal…
-Non, monsieur, c'est tout ce que je voulais savoir.
-Alors revenons-en à la legilimencie. Que sais-tu de cette pratique, Harry ?
-Rogue l'utilise souvent contre moi…
-Le professeur Rogue, Harry, le professeur Rogue ! Et que sais-tu d'autre sur la legilimencie ?
-C'est un acte qui fait partie de la magie noire, n'est-ce pas ? demanda Harry.
Dumbledore acquiesça.
-Cependant, ce n'est pas une pratique très dangereuse, c'est pourquoi elle n'est pas sanctionnée par la loi, ajouta-t-il. Tout comme son complément, l'occlumencie. Quoi d'autre ?
-Euh… C'est le contact visuel qui permet de… de…
-De pénétrer dans l'esprit, en effet, certifia Dumbledore. Mais dans certains cas rares, il n'est pas nécessaire.
-Comme pour moi et Voldemort, termina Harry.
-C'est exact.
-Alors pourquoi voulez-vous m'apprendre ça, professeur ?
Dumbledore joignit ses longs doigts et sembla réfléchir un instant à comment formuler son explication, puis il reprit d'une voix claire :
-Il peut être utile de savoir ce que préparent ses ennemis, Harry. C'est pourquoi je t'apprendrai également l'occlumencie lors d'une prochaine séance.
Harry hocha la tête pour montrer qu'il avait bien compris.
-La legilimencie est l'une de ces pratiques qui demande une concentration totale. Regarde-moi dans les yeux et vide ton esprit, Harry…
C'était pus facile à dire qu'à faire : à peine eut-il plongé son regard dans les grands yeux bleus du directeur que Harry eut déjà envie de les retirer. Il ne parvenait pas à soutenir un tel regard : il avait l'impression que Dumbledore pouvait lire en lui comme dans un livre ouvert, et pourtant c'était lui qui devrait entrer dans l'esprit du directeur. C'était comme si on brisait toutes ses défenses extérieures et il détestait cela. Il supportait très mal cette sensation ; quand Dumbledore le regardait dans les yeux, ou quand c'était le contraire, il se sentait comme nu.
-Vide ton esprit et fais-moi confiance, Harry, murmura Dumbledore. Rapproche-toi un peu de moi, ça va peut-être t'aider.
Harry obéit, trop content d'avoir un prétexte pour rompre le contact visuel, si bref cela soit-il. Il avança un peu son siège vers le bureau de façon à ce que leurs visages soient très proches l'un de l'autre. Mais quand il releva les yeux, maintenir le regard n'en fut que plus difficile.
-Je te promets que je ne lirai pas dans tes pensées, Harry, répéta Dumbledore. Concentre-toi et vide ton esprit. Et surtout, ne quitte pas mes yeux… Comme si tu plongeais en moi par ces deux petits points noirs que tu as en face de toi…
Harry s'efforça de fixer toute son attention sur ses pupilles mais ne parvint pas vider son esprit. De plus en plus agacé, il ferma rageusement les paupières pour recommencer depuis le début et tout doucement rouvrit les yeux. Ceux de Dumbledore n'avaient pas bougé : ils étaient toujours là, immobiles devant lui. Le directeur ne cillait même pas. C'était presque effrayant.
-Je suis désolé, bougonna Harry, en baissant les yeux, mais je n'y arrive pas. Je ne sais pas, je me sens trop mal à l'aise quand je vous regarde comme ça…
Il se sentait ridicule car il n'y avait pas vraiment de raison valable à cette gêne, mais pourtant Dumbledore ne se moqua pas du tout. Au contraire, il hocha légèrement la tête et reposa ses yeux quelques secondes en passant le doigt sur ses paupières.
-Dans ce cas, ferme les yeux, Harry. Mets même tes mains devant ton visage, s'il le faut. Voilà, c'est bien…Tu ne me vois plus, je ne te vois plus. Il n'y a plus aucun malaise. Tu vas vider ton esprit comme si je n'étais plus dans la pièce. Je ne suis plus dans la même pièce que toi, d'accord ?
Harry hocha la tête, s'efforçant de faire comme s'il était seul dans ce grand bureau. C'était déjà nettement plus facile. Mais Dumbledore ne le voyait-il vraiment plus ? Il souleva doucement ses paupières pour s'en assurer. Le directeur avait bel et bien les yeux clos.
-Ne t'occupe pas de moi, Harry, murmura-t-il si bas que le jeune homme eut du mal à saisir ce qu'il venait de dire. Je ne suis plus avec toi, tu es seul dans cette pièce…
Harry referma les yeux et respira profondément. C'était un peu comme le transplange, en fin de compte : il fallait juste se concentrer. Sauf que là, il ne devait se concentrer que sur le vide, et pas sur son image. C'était assez spécial à faire, mais pas très compliqué, finalement. Et aussi étrange que cela puisse paraître, il se sentait extrêmement bien quand tous ses soucis étaient loin au fond de sa tête…
Il aurait pu s'endormir s'il n'avait pas senti une main froide se poser contre sa joue. Pendant un moment d'égarement qui ne dura pas plus d'un quart de seconde, il eut l'impression de retrouver Ginger, mais il reprit bien vite conscience que c'était Dumbledore qui s'était approché de lui. Il rouvrit les yeux, très intrigué par cette nouvelle étape de son apprentissage.
-Ne te soucie pas de ce que je fais ! chuchota Dumbledore, qui s'était penché vers lui. Fais-moi juste confiance.
Il passa sa main devant ses yeux pour qu'il les ferme à nouveau. Le vide dans sa tête… Il fallait qu'il fasse le vide… Ne se concentrer sur aucune chose, rien que sur le néant… C'était tellement agréable de n'avoir aucun souci à se faire, d'oublier que dehors, la guerre faisait rage… Tout lui sembla soudain très loin, comme un mauvais rêve qu'il aurait fait durant une nuit interminable. Cela avait-il été réel, après tout ? Il avait tellement l'impression d'être à l'abri…
Puis Dumbledore posa à nouveau sa main froide sur sa joue. Il apprécia beaucoup cette fraîcheur sur sa peau. Il avait chaud, très chaud… combien faisait-il dans la pièce ? Oh, et puis quelle importance ! Il fallait garder le vide, n'avoir rien en tête…
La main de Dumbledore glissa doucement sur son visage, caressant ses paupières d'une façon presque imperceptible. Il n'avait aucune idée de ce qu'il faisait ni à quoi cela allait lui servir pour la legilimencie, mais il lui fit confiance laissa ses pensées s'échapper. Un deuxième contact froid se fit sentir sur une de ses tempes, et la première main se plaça sur l'autre. Un bien-être inexplicable envahit Harry.
-Tu vois, il n'y a vraiment pas de quoi ressentir la moindre gêne par ma présence, murmura Dumbledore très près de son oreille. Tout ton être prend conscience de qui je suis. Ne brise pas le contact…
De toute manière, il n'avait pas envie de le briser. Pour la première fois depuis très longtemps, il se sentait… comment dire… normal. Tout ce qui l'avait rendu célèbre s'était terré dans un coin de sa tête avec l'ordre de ne pas en sortir avant son signal. Dumbledore dégageait une sorte d'aura qui venait directement en lui et le rassurait. Il n'aurait su dire combien de temps il resta là, les yeux fermés, à ne songer à rien. Parfois, les mains du directeur se déplaçaient sur son visage et descendaient jusqu'à sa poitrine, mais généralement elle demeuraient posées sur son crâne, paumes contre tempes. Et ainsi relaxé, il avait même l'impression qu'elles lui appartenaient, et que Dumbledore avait disparu. Puis, d'une voix qui lui parut irréelle après tout ce temps de silence, le directeur se décida enfin à dire quelque chose :
-Je crois que tu es prêt, désormais. Ouvre les yeux…
Ce qui se passa ensuite ne dura pas plus d'une seconde. Harry, obéissant, rouvrit les paupières et eut le temps d'apercevoir le bleu clair des yeux du directeur, qui était si près de lui que leurs nez se touchaient presque. Il ignorait comment Dumbledore avait pu s'approcher tant de lui sans qu'il ne s'en aperçoive. Sans doute était-ce l'un des effets de ce long moment de vide… Puis, immédiatement après, le bleu s'en alla et il vit apparaître devant lui une vaste pièce, encore plus spacieuse que la Grande Salle. Une pièce comme celle-ci, il n'en avait jamais vu ailleurs que dans des livres, même si elle avait un air de ressemblance avec la Chambre des Secrets. Elle était totalement vide, hormis en son centre une sorte de petit autel éclairé par des flambeaux qui produisaient une lumière halée dans toute la salle. Tout de pierre, la voûte était montée sur croisées d'ogives et ça et là, des piliers sculptés de félins venaient harmonieusement compléter l'ensemble. Son cœur fit un bond quand il aperçut une fine silhouette dans le fond de la salle, tapie dans l'obscurité. Il crut reconnaître une femme qui lui faisait signe de s'approcher, et ce fut tout ce qu'il parvint à voir avant que le visage de Dumbledore ne réapparaisse devant ses yeux.
Le cœur battant, il recula sa chaise pour s'éloigner du directeur, bien trop proche à son goût. Etait-ce cela, la legilimencie ? Etait-il vraiment entré dans l'esprit de Dumbledore ? A en juger par le petit sourire du directeur, la réponse devait être affirmative.
-Me trouverais-tu indiscret si je te demandais ce que tu as vu ? questionna le vieil homme en allant se replacer derrière son bureau. Juste par confirmation, étant donné que j'ai moi-même eu une vision…
Harry, encore secoué par cette image si soudaine, ne répondit pas tout de suite. De toute façon, il était incapable de nommer cette grande pièce qu'il avait vue. Il ne savait même pas si elle faisait partie de l'école, ou bien si elle était loin dans un pays étranger. Quant à cette femme, si jamais c'en était une… Pourquoi lui avait-elle fait signe ? Et qu'est-ce que cela signifiait, bon sang ?
-Je n'ai aucune idée de ce que c'était, répondit-il en toute franchise. Savez-vous quelque chose sur cette vaste salle ?
Dumbledore le regarda par dessus ses lunettes en demie-lune et sourit.
-J'en sais beaucoup mais encore trop peu, dit-il mystérieusement. Cette pièce est très importante, crois-moi, et tu n'as pas fini d'en entendre parler…
-Comment s'appelle-t-elle, et où se situe-t-elle ?
-Où elle se situe, je ne peux malheureusement pas te répondre dans l'instant présent, et j'espère pouvoir remédier très tôt à ce problème. Quant à son nom, et bien je l'ai baptisée « la Caverne de Godric », en attendant mieux…
-La Caverne de Godric ? répéta Harry en comprenant soudain un peu mieux pourquoi tous ces félins avaient été gravés dans les piliers. Cela voudrait donc dire qu'elle se trouve à Poudlard ?
Dumbledore secoua la tête.
-Je te l'ai dit : j'ignore où elle se situe. Le château a été fouillé de fond en comble plus d'une fois, et jamais aucune salle de ce genre n'a été trouvée.
-C'est aussi ce qu'on disait pour la Chambre des Secrets, et pourtant elle existait vraiment ! s'emporta Harry. Professeur, il faut relancer les recherches ! Prévenez les autres, je ne sais pas, moi !
A nouveau, Dumbledore fit non de la tête.
-Cette salle, si jamais elle existe –et rassure-toi, j'en suis persuadé– va nous être d'une importance capitale. Va t'être d'une importance capitale, pour être plus correct.
Harry ne comprenait rien.
-Et pourquoi ? Professeur, expliquez-moi !
-Plus tard, Harry, plus tard ! Je ne suis pas encore certain de ce que j'avance, et il est largement l'heure pour toi d'aller te coucher.
-Mais je n'ai pas sommeil ! bougonna Harry. Monsieur, je vous en prie, parlez-moi de l'importance de cette salle ! Que renferme-t-elle ? C'était quoi, ce truc en plein milieu ? Un autel ? Et cette femme ?
-Retourne dans ton dortoir, Harry !
-Est-ce pour la prophétie, qu'elle si importante ? Gryffondor aurait un rôle à jouer ?
-Tu sauras tout cela en temps voulu, Harry ! s'impatienta Dumbledore. Dans quelques heures, tu devras te lever pour aller en cours. Monte te coucher.
Son ton n'admettait aucune réplique.
-Et ne parle à personne de ce que tu as vu. Pas même à tes amis Hermione Granger et Ronald Weasley. C'est bien compris ?
Harry marmonna un vulgaire « oui monsieur » en se remettant debout.
-Et n'oublie pas que samedi, ce seront les duels que nous travaillerons. Tu sais donc ce qu'il te reste à faire. Sur ce, bonne nuit !
-'Nuit, monsieur, marmonna Harry avant de claquer la porte du bureau derrière lui.
Harry tourna rageusement une nouvelle page du gros volume poussiéreux qu'il tenait ouvert devant lui à contrecœur. Il n'y avait rien d'intéressant là-dedans, et encore moins qui lui servirait à surprendre Dulmbledore lors d'un duel.
Quelle idée aussi de procéder de la sorte pour son enseignement ! Le directeur ne pouvait-il pas tout simplement lui apprendre les sortilèges nécessaires, au lieu de le laisser chercher seul ? C'était stupide, comme méthode : à tous les coups, il ne trouverait pas la moitié des formules que Dumbledore aurait pu lui enseigner ! Il maudit intérieurement ce samedi qui pourtant ne faisait que débuter. La bibliothèque venait d'ouvrir et dans un peu moins de deux heures, il devrait déjà être entrain de se battre contre un adversaire qui ferait semblant d'être son ennemi… Qu'est-ce que ça allait lui apporter, tout ça ? Strictement rien, puisque ce vieux livre était complètement inutile ! D'un coup sec, il le referma et alla le reposer sur son étagère. Il avait déjà jeté un coup d'œil à la plupart des ouvrages rangés dans la partie Défense contre les Forces du Mal, soit pour ses devoirs soit par curiosité, et s'il se souvenait bien, il n'y en avait aucun de vraiment fantastique. Tous renfermaient à peu près les même formules, et ces formules étaient souvent très classiques. Mais avec un gros effort de volonté, il se décida à prendre Défense originale, d'un certain Franck Diapon, l'un des seuls qu'il n'ait pas encore ouvert. Priant pour ce soit un bon bouquin bien efficace, renfermant des dizaines de sorts intéressants, il vint se rasseoir sur sa chaise, sous l'œil suspicieux de Mrs Pince, la bibliothécaire. Il était clair que généralement, les élèves ne venaient pas à une heure si matinale, en particulier un samedi matin. D'ailleurs, Harry aurait très aimé rester dans son lit comme les autres, surtout après la courte nuit de jeudi. Mais évidemment, Dumbledore lui avait fichu deux heures de duel en lui demandant d'effectuer des recherches… Il maudit le directeur et ses plans tordus et se plongea dans le sommaire du livre, qui lui parut presque aussi ennuyeux que les cours de Kharitina. Théorie sur théorie, ils étudiaient ce qu'il y avait au programme des ASPICs, mais Harry n'était même pas capable de se souvenir de quels sortilèges ils avaient étudiés cette semaine, presque entièrement consacrée à des révisions inutiles. En revanche, il n'avait oublié aucun détail de cette vision qu'il avait eue en pénétrant dans l'esprit de Dumbledore le temps d'une seconde à peine. Le directeur lui faisait encore des cachotteries et il détestait ça, surtout depuis le coup de la prophétie. Depuis combien de temps Dumbledore connaissait-il l'existence de cette pièce qu'il jugeait si importante ? Un mois ? Un an ? Il lui avait bien caché la vérité pendant cinq ans ! En fin de compte, il se fichait complètement de savoir qu'il avait en une séance réussi à utiliser la legilimencie, puisque cela ne lui avait rien appris… Plus tard, toujours plus tard ! A chaque fois on le lui disait… Mais il n'avait pas envie d'attendre, il voulait savoir ce qui se passait, et il le voulait maintenant ! Et puis ce livre ne l'intéressait pas ! Ce qu'il lui fallait, c'était l'un de ceux qui restaient bien sagement entassés dans la Réserve…
-Et puis tant pis ! bougonna-t-il en refermant le livre comme il l'avait fait avec le précédent.
Dumbledore attendrait encore un peu avant d'être surpris, de toute évidence. Il lui restait environ deux heures avant de devoir retourner dans son bureau. Il en profiterait pour dormir un peu… Le directeur ne serait pas content de lui, mais après tout lui non-plus il n'était pas content de Dumbledore. Il ne lui avait pas dit ce que c'était que cette sorte de caverne, alors il ne le surprendrait pas avec des sortilèges tout fraîchement découverts. Et oui, c'était donnant donnant. Pas d'explication, pas de sortilèges… Son comportement était peut-être stupide étant donné que c'était sa vie et celles des autres qui était en jeu, mais il n'avait plus envie d'être un petit chien docile qui obéissait à son maître Dumbledore. Il prit tout de même le soin d'emprunter le gros volume à Mrs Pince, juste histoire d'avoir de quoi se divertir si jamais il avait un trou dans son emploi du temps, ce qui n'arriverait presque jamais étant donné que le directeur lui avait monopolisé ses soirées et qu'il avait une équipe de Quidditch à entraîner. Mais c'était tellement irresponsable de sa part… Il jeta un rapide coup d'œil à l'ouvrage qu'il tenait sou le bras et adopta un compromis : il pouvait très bien faire semblant de ne pas avoir fait des recherches, après tout !
fin du chapitre 9... On commence à rentrer dans l'histoire, avec cette caverne... très importante pour la suite, si vous voulez savoir!
Alors, pas trop dure, la reprise? vivement les prochaines vacances... moi j'ai l'impression que ça fait une éternité que j'ai repris et pourtant, ça ne fait qu'une semaine... mais bref!
Tu as raison, Lagolia, les élèves n'apprécient pas du tout de ne faire que de la théorie, ça leur rappelle trop Ombrage! Et Kharitina ne changera pas sa méthode, en plus... Donc il ne reste plus qu'à attendre qu'elle leur fasse un des petits tests qu'elle leur a promis pour avoir un peu d'action dans ses cours! Parce que pour le moment, c'est très endormant...
allez, voilà la suite, j'espère que ça te plaira!
T'inquiète pas, Rebecca, je vais pas le tuer ton petit Drago!lol! Une histoire de Harry Potter sans Malefoy, c'est comme un joli visage à qui il manque un nez (belle comparaison, vraiment... lol).
Arathorn, j'aime pas les bisous sur le nez, alors tu le fais sur la joue, d'accord? lol!
et voilà le côté ptit gars macho qui arrive: "horrible mis à part son physique..." non mais c'est quoi ça, hein? horrible tout court! elle est nulle comme prof, et en plus elle drague les élèves ! compris? alors pas d'allusion à son physique, s'il te plait!
et au fait, bon anniversaire! cette fois je suis pas en avance, je suis pile poil à la bonne date! eh eh, ça mérite pas un autre bisou, ça?
Ah, Miss Black, Kharitina est spéciale, c'est sûr! C'est une vélane, donc après tout c'est normal... Mais elle est incompétante, c'est sûr! Même si, c'est vrai, Harry a Dumbledore pour lui tout seul... Quoique, il le boude un peu, en ce moment... Faut dire qu'il lui en a foutu, du boulot, entre ses 7 heures d'AD et toutes les recherches qu'il doit faire! Il y a de quoi être un peu dégoûté, surtout avec son emploi du temps chargé et tous ses devoirs... Les nuits vont être courtes, si tu veux mon avis!
Moi, faire un coup comme JKR au sujet de Rogue et Malefoy? Non, ça va pas! Rogue est du bon côté (malheureusement) et Drago encore beaucoup trop sous l'influence de son père. Peut-être que ça va évoluer, par contre...
Ginger arrivera bel et bien à faire fuir les fans de Harry quand elle reviendra, mais pour le moment elle est toujours à Los Angeles, au grand désespoir de Harry qui commence sérieusement à douter d'elle... Vivement son retour, que j'attends moi aussi...Sauf que moi je sais que c'est pour bientôt!
Maelstrom, en fait cette dette n'est pas très importante, c'est juste que si on considère qu'elle existe, et bien Harry ne la payera pas...
Pour le fameux "cheveux", j'avais pas fait gaffe, comme quoi j'ai beau me relire je laisse toujours des fautes, parce que je relis jamais très attentivement: je suis toujours trop pressée de commencer le chapitre suivant!
T'inquiète pas, Rogue restera toujours Rogue, c'est-à-dire un crétin qui n'aime pas Harry. Il a trop de mauvaise foi pour pouvoir lui présenter ses excuses et tout ça, même s'il sait vraiment ce que Harry pense de lui...
Ralala Zabou, tu vois j'avais pas tort quand je disais qu'il fallait faire de l'espagnol! je comprends que tu sois énervée avec tout le boulot que ta prof t'a foutu... bon courage, sincèrement!
Pour la prof de défense qui fait penser à Ombrage, c'est normal! Mais elle est encore plus irresponsable qu'elle!(rassurant, hein? lol)
Je t'en voudrai pas si jamais tu ne trouves pas le temps de lire ce chapitre, t'inquiète pas! allez, encore bon courage!
Heureusement que vous ne pensiez pas que ce serait elle, la prof de défense, Harpiotte! C'était le but! allez voilà la suite, en espérant que ça te plaira!
Ah, Mysm, ne compte pas sur moi pour répondre à ta question sur Kharitina! Car si pour le moment ça n'a pas vraiment d'importance, tu verras que plus tard, ça en aura beaucoup plus! Donc je me tais!
Par contre, Ginger va bel et bien revenir à Poudlard et faire découvrir à Harry des trucs (enfin surtout un truc). Et oui, leTalisman sera dans ma fic! Normal puisque c'est le titre! lol! Mais vous en apprendrez plus sur tout ça un peu, voir beaucoupplus tard dans l'histoire. Donc pour le moment je n'en parle pas, puisque Harry ne connait même pas son existence. Pourtant ça va venir, comme tout le reste!
Et oui, pour le moment les mises à jour n'ont pas ralenti, Lily-Black, parce que j'avais toujours un chapitre d'avance, mais là, y a pu! J'ai à peine commencé le chapitre 10 ( qui doit être le 45 ou 46è, je sais plus!),alors on va voir si je tiens le rythme! Je pense que ça peut se faire, on verra bien par la suite!
Toujours est-il que Harry serait incapable de dire à Kharitina de rentrer au Ministère parce qu'elle lui ferait du charme avant la fin de sa phrase! Vous verrez que parfois c'est très pratique d'avoir du sang de vélane dans les veines! Donc il va bel et bien devoir la supporter pendant un bon moment!
Et Rogue, bah... c'est Rogue quoi! Je l'aime pas beaucoup non plus, tu sais... Je pourrais très bien le tuer (pour te faire plaisir ainsi qu'à Mimi Lufkin, par exemple) mais je préfère le garder encore un peu... Il va être important... après on verra ce que j'en ferai! héhéhé...
Merci beaucoup, Hop'Eyes! mais Rogue va pas être plus gentil, tu sais... même après ce qu'il a vu dans la tête de Harry. Trop fier pour avouer sa faute (et après il dit de James, ralala...)
Et pour la scène de Ron et Hermione, aucun commentaire! lol! au moins ils se sont remis ensemble, même si la situation était assez spéciale... Hermione qui fait son show, c'est pas quelque chose qu'on voit tous les jours! lol
Toi tu as carrément eu un choc, Hermi59182? Je pense que comme toi beaucoup sont de l'avis de Hermione : après tout elle a raison,Kharitina est incompétante et irresponsable, mais bon, moi je suis un peu de l'avis des 3... Mais je sais que certains l'aimeront encore moins dans quelques chapitres... Tu qui ne l'aimais déjà pas, tu vas sûrement la détester! lol!
Bon ba voilà pour aujourd'hui... Comme j'ai dit, je n'ai plus aucun chapitre en réserve, alors que c'était le cas depuis le début, donc désormais il va falloir que j'écrive tous les chapitres le plus rapidement possible si je ne veux pas ralentir le rythme... J'espère que je ne vous décevrai pas... Je pense quand même pouvoir poster le suivant mercredi soir. Donc chapitre 10 : Gryffondor montre son talent.
Bonne lecture à tous, et con courage pour les cours! Bizz!
