-Neville dis-je en le serrant contre moi. Qu'est-ce que… Comment… ?
Mais Neville venait d'apercevoir Ron et Hermione et avec des cris d'allégresse, il se précipita également sur eux pour les serrer dans ses bras.
Plus je le regardais, plus son état me paraissait effrayant : il avait un œil enflé, violacé, des marques profondes sur le visage et son apparence dépenaillée laissait deviner qu'il vivait à la dure. Son visage meurtri rayonnait cependant de bonheur lorsqu'il relâcha Hermione et s'exclama à nouveau :
-Je savais que vous viendriez ! Je n'ai pas arrêté de répéter à Seamus que c'était une simple question de temps !
-Neville, qu'est-ce qui t'est arrivé ? Demandais-je finalement
-Quoi ? Ah, ça ? D'un hochement de tête, il minimisa la gravité de ses blessures. Ce n'est rien. Seamus est dans un état bien pire, vous verrez. On y va ? Oh, ajouta-t-il en se tournant vers Abelforth, Ab, il y a peut-être deux autres personnes qui vont arriver.
-Deux autres ? répéta Abelforth d'un ton sinistre. Qu'est-ce que tu veux dire par deux autres, Londubat ? Il y a un couvre-feu et tout le village est soumis au charme du Cridurut !
-Je sais, c'est pour ça qu'ils vont transplaner directement dans le bar, répondit Neville. Envoyez-les simplement dans le passage dès qu'ils arriveront, d'accord ? Merci beaucoup. Neville me tendit la main et m'aida à monter sur le manteau de la cheminée pour accéder au tunnel. Il aida ensuite Hermione puis Ron et Neville nous suivirent et j'entendis Harry encore dans la pièce dire à Abelforth :
-Je ne sais comment vous remercier. Vous nous avez sauvé la vie, deux fois.
-Veille bien sur eux, lança Abelforth d'une voix bourrue. Je ne pourrai peut-être pas vous sauver une troisième fois. Harry grimpa à son tour sur la cheminée et nous rejoignit. De l'autre côté, des marches de pierre polie permettaient de descendre dans le passage qui semblait exister depuis des années. Des lampes de cuivre étaient accrochées aux murs et le sol de terre battue était usé, lisse. Lorsqu'on s'avança, nos ombres ondulèrent sur le mur, dans un mouvement semblable à celui d'un éventail.
-Depuis quand est-il là, ce tunnel ? demanda Ron. Il n'est pas sur la carte du Maraudeur, hein, Harry ? Je croyais qu'il n'y avait que sept passages qui permettaient de sortir de l'école ou d'y entrer ?
-Ils les ont tous condamnés avant le début de l'année, dit Neville. On ne peut plus les utiliser, maintenant, avec tous les maléfices qui en protègent l'entrée et les Mangemorts et les Détraqueurs qui attendent à la sortie. Il se mit à marcher à reculons devant nous, rayonnant, se délectant de nous voir. Mais peu importe… Alors, c'est vrai, vous avez réussi à cambrioler Gringotts ? Et vous vous êtes enfuis sur un dragon ? Tout le monde en parle, Terry Boot s'est fait taper dessus par Carrow pour l'avoir crié dans la Grande Salle pendant le dîner !
-Oui, c'est vrai, confirma Harry. Neville eut un rire ravi.
-Qu'est-ce que vous avez fait du dragon ?
-On l'a relâché dans la nature, répondit Ron. Hermione avait très envie de le garder avec elle…
-N'exagère pas, Ron…
-Et qu'est-ce que vous avez fabriqué pendant tout ce temps-là, Harry ? Les gens disent que vous étiez simplement en fuite, mais je ne le crois pas. Je me doute que vous aviez quelque chose à faire…
- C'est vrai, admit Harry. Mais parle-nous plutôt de Poudlard, nous ne savons pas du tout ce qui s'y passe.
- C'est devenu… En fait, ce n'est plus le Poudlard que vous avez connu, dit Neville, son sourire s'effaçant. Vous connaissez les Carrow ?
- Les deux Mangemorts qui donnent des cours ? Demandais-je
-Ils ne se contentent pas de donner des cours. On leur a confié toute la discipline. Et crois-moi, ils aiment les punitions, les Carrow.
- Comme Ombrage ?
-Oh non, elle paraît bien pâle à côté d'eux. Les autres profs ont pour consigne de nous envoyer chez les Carrow en cas de mauvaise conduite. Mais ils ne le font pas, s'ils peuvent l'éviter. On voit bien qu'ils les détestent autant que nous. « Amycus, le frère, nous enseigne ce qu'on appelait la défense contre les forces du Mal, sauf que maintenant, ils ont rebaptisé ça l'art de la magie noire. On est censés s'entraîner à jeter le sortilège Doloris en prenant comme cobayes les élèves qui sont en retenue…
-Quoi ? Nos voix résonnèrent à l'unisson dans tout le tunnel.
- Oui, dit Neville. C'est ce qui m'a valu ceci – il montra une entaille particulièrement profonde sur sa joue –, j'avais refusé de le faire. Mais il y a des gens qui s'y habituent très bien. Crabbe et Goyle, par exemple, aiment beaucoup ça. J'imagine que c'est la première fois qu'ils sont les meilleurs en quelque chose. « Alecto, la sœur d'Amycus, est chargée de l'étude des Moldus, une matière obligatoire pour tout le monde. On est tous obligés de l'entendre expliquer que les Moldus sont des animaux, sales et stupides, qu'ils ont forcé les sorciers à vivre dans la clandestinité en les persécutant et que l'ordre naturel est en passe d'être rétabli. J'ai eu ça – il montra une autre plaie sur son visage – pour lui avoir demandé quel pourcentage de sang moldu ils avaient dans les veines, son frère et elle.
- Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l'ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.
-Tu ne l'as jamais entendue. Toi non plus, tu ne l'aurais pas supporté. D'ailleurs, ça aide quand des élèves leur tiennent tête, ça donne de l'espoir à tout le monde. Je l'avais déjà remarqué à l'époque où c'était toi qui le faisais, Harry.
- On dirait que tu leur as servi à aiguiser des couteaux, remarqua Ron avec une légère grimace lorsqu'on passait sous une lampe qui mit davantage en relief les blessures de Neville. Celui-ci haussa les épaules.
- Ce n'est pas grave. Ils ne veulent pas trop verser de sang pur, et même s'ils nous torturent un peu quand on est insolents, ils ne nous tuent pas.
Je ne savais pas ce qui était le pire, ce que Neville racontait ou le ton de banalité sur lequel il le racontait.
-Les seules personnes en danger sont celles dont les amis ou la famille s'opposent au régime. On les prend en otage. Le vieux Xeno Lovegood a exprimé ses opinions un peu trop ouvertement dans Le Chicaneur, alors ils ont enlevé Luna dans le train quand elle a voulu rentrer chez elle pour Noël.
- Elle va bien, Neville, on l'a vue…
-Je sais, elle s'est arrangée pour me prévenir. Il sortit de sa poche une pièce d'or et je reconnus l'un des faux Gallions que les membres de l'armée de Dumbledore utilisaient pour s'envoyer des messages.
-Ils ont été très utiles, dit Neville en adressant à Hermione un sourire radieux. Les Carrow n'ont jamais découvert comment on communiquait, ça les rendait fous. La nuit, on avait l'habitude de sortir en douce du dortoir pour aller écrire sur les murs : « Armée de Dumbledore, le recrutement continue », ou des trucs dans ce genre-là. Rogue avait horreur de ça.
-Vous aviez l'habitude, dit Harry qui avait remarqué l'usage de l'imparfait.
-C'est devenu plus difficile avec le temps, expliqua Neville. Nous avons perdu Luna à Noël et Ginny n'est jamais revenue après Pâques. Or, nous étions un peu les leaders, tous les trois. Les Carrow semblaient savoir que j'avais une grande part de responsabilité et ils me l'ont fait payer assez durement. Puis Michael Corner a été surpris en train de libérer un élève de première année qu'ils avaient enchaîné. Ils l'ont terriblement torturé, ce qui a fait peur aux autres.
-Tu m'étonnes, marmonna Ron.
Le tunnel commençait à remonter.
-Je ne pouvais pas demander aux gens de subir la même chose que Michael, on a donc laissé tomber ce genre d'exploits. Mais on continuait quand même de se battre, en menant des actions souterraines, jusqu'à il y a quinze jours, environ. À ce moment-là, ils ont dû estimer qu'il n'y avait plus qu'un seul moyen de m'arrêter et ils s'en sont pris à ma grand-mère.
-Quoi ? Nous sommes nous exclamé d'une même voix.
-Oui, dit Neville, qui haletait un peu à cause de la pente raide que suivait le passage. On comprend leur raisonnement. Ils avaient obtenu de très bons résultats en kidnappant des élèves pour obliger leur famille à rentrer dans le rang, il fallait s'attendre à ce qu'ils appliquent la même méthode dans l'autre sens. Seulement voilà – il se tourna pour nous faire face et je fus étonné de le voir sourire –, ils ne savaient pas à quoi ils s'exposaient avec ma grand-mère. Une petite vieille qui vivait seule, ils ont sans doute pensé qu'il était inutile d'envoyer quelqu'un de très qualifié. Le résultat, s'esclaffa Neville, c'est que Dawlish est toujours à Ste Mangouste et que ma grand-mère est en fuite. Elle m'a envoyé une lettre– il tapota la poche de poitrine de sa robe – pour me dire qu'elle était fière de moi, que j'étais le digne fils de mes parents et que je devais continuer comme ça.
-Cool, ta grand-mère, dit Ron.
- Oui, approuva Neville d'un air joyeux. La seule chose, c'est que quand ils se sont aperçus qu'ils n'avaient pas de prise sur moi, ils ont décidé que Poudlard pouvait très bien se passer de ma présence. Je ne sais pas s'ils avaient l'intention de me tuer ou de m'envoyer à Azkaban, en tout cas, je savais qu'il était temps de disparaître.
-Mais, dit Ron, qui paraissait ne plus rien comprendre, est-ce que… est-ce qu'on n'est pas en train de retourner tout droit à Poudlard ?
-Bien sûr que si, dit Neville. Tu vas voir, on arrive. Nous avons tourné un angle de mur et un peu plus loin devant nous, nous vîmes le bout du tunnel. Une autre volée de marches menait à une porte identique à celle qui était cachée derrière le portrait d'Ariana. Neville la poussa et passa par l'ouverture. Alors que nous le suivions, on entendit Neville crier à des gens qu'on ne voyait pas :
- Regardez qui arrive ! Je vous l'avais bien dit, non ?
Lorsqu'on pénétra dans la pièce sur laquelle donnait la porte, il y eut des cris, des hurlements…
-HARRY !
- C'est Potter, c'est POTTER !
-Mia !
- Ron !
-Hermione !
Dans une vision confuse, j'aperçus des tapisseries colorées, des lampes allumées et des visages qui se pressaient en grand nombre autour de nous. Nous avons été engloutis au milieu d'une bonne vingtaine de personnes qui nous étreignaient de toutes parts, nous tapait dans le dos, nous ébouriffait les cheveux, nous serrait la main, comme si on venait de gagner une finale de Quidditch.
-OK, OK, du calme ! s'exclama Neville. La foule recula et je pus observer les lieux. Je ne reconnu pas du tout la pièce. Elle était immense et ressemblait un peu à l'intérieur d'une cabane dans les arbres particulièrement somptueuse ou encore à une gigantesque cabine de navire. Des hamacs multicolores étaient suspendus au plafond et à un balcon qui courait tout autour des murs aux lambris sombres, dépourvus de fenêtres et recouverts de tapisseries aux couleurs vives. Je vis le lion doré de Gryffondor brodé sur un fond écarlate, le blaireau noir de Poufsouffle sur fond jaune et l'aigle de bronze de Serdaigle sur du bleu. Seul le vert et argent de Serpentard était absent. Des bibliothèques débordaient de livres, quelques balais étaient appuyés contre les murs et dans un coin, il y avait une grande radio en bois.
-Où sommes-nous ? Demandais-je
-Dans la Salle sur Demande, bien sûr ! répondit Neville. Elle s'est surpassée, tu ne trouves pas ? Les Carrow me poursuivaient et je savais que c'était ma seule chance de me cacher : j'ai réussi à franchir la porte et voilà ce que j'ai trouvé ! Elle n'était pas vraiment comme ça quand je suis arrivé, elle était beaucoup plus petite, il n'y avait qu'un seul hamac et uniquement la tapisserie de Gryffondor. Mais elle s'est agrandie à mesure qu'augmentaient les membres de l'A.D.
- Et les Carrow ne peuvent pas y entrer ? demanda Harry en se retournant vers la porte.
-Non, dit Seamus, que je n'avais pas reconnu avant qu'il ne parle tant son visage était meurtri, tuméfié. C'est une très bonne cachette. Tant que l'un de nous reste à l'intérieur, ils ne peuvent nous atteindre, la porte ne s'ouvre pas. Tout repose sur Neville. Il maîtrise vraiment cette salle. Quand on a besoin de quelque chose, il faut le demander très précisément – par exemple : « Je ne veux pas que des partisans des Carrow puissent pénétrer ici » – et la salle le fera pour toi ! On doit seulement être sûr de ne rien laisser au hasard ! Neville est l'homme de la situation !
-En fait, c'est très simple, dit modestement Neville. J'étais là depuis un jour et demi et je commençais à avoir vraiment faim, alors, j'ai souhaité avoir quelque chose à manger et c'est à ce moment-là que le passage vers La Tête de Sanglier s'est ouvert. Je l'ai suivi et j'ai rencontré Abelforth. Il nous a donné des provisions parce que c'est la seule chose que la salle ne puisse pas fournir, je ne sais pas pourquoi.
- La nourriture est l'une des cinq exceptions à la loi de Gamp sur la métamorphose élémentaire, expliqua Ron, à la surprise générale.
-Nous nous sommes donc cachés ici pendant près de deux semaines, reprit Seamus, et la salle ajoute d'autres hamacs chaque fois que nous en avons besoin. Elle a même fabriqué une assez belle salle de bains quand les filles ont commencé à venir…
-… et ont pensé qu'elles aimeraient peut-être pouvoir se laver, ajouta Lavande Brown dont je n'avais pas encore remarqué la présence. Maintenant que je regardais plus attentivement, je reconnus un bon nombre de visages familiers. Les deux sœurs Patil, les jumelles, étaient là, ainsi que Terry Boot, Ernie MacMillan, Anthony Goldstein et Michael Corner.
-Racontez-nous un peu ce que vous avez fait, dit Ernie, il y a eu tellement de rumeurs… On a essayé d'avoir des nouvelles de vous à Potterveille – il montra le poste de radio. Vous n'avez quand même pas cambriolé Gringotts ?
- Si, justement ! s'exclama Neville. Et l'histoire du dragon est vraie aussi ! Il y eut quelques applaudissements et des cris de joie. Ron salua.
-Qu'est-ce que vous cherchiez ? demanda avidement Seamus. Avant qu'on ait pu détourner la question en en posant une autre, je vis Harry grimacer en se tournant vers Hermione, Ron et moi. Il tangua alors dangereusement et Ron le retins contre lui
-Ça va, Harry ? lui demandait Neville. Tu veux t'asseoir ? J'imagine que tu dois être fatigué…
- Non, coupa Harry. Il nous regarda pour essayer de nous faire passer un message silencieux qui voulais sûrement dire qu'on ne devait pas perdre de temps
- Il faut y aller, dit-il
- Qu'est-ce qu'on fait, Harry ? demanda Seamus. Quel est le plan ?
-Le plan ? répéta Harry. Eh bien, il y a quelque chose dont…Mia, Ron, Hermione et moi devons nous charger et ensuite, on s'en ira d'ici. Plus personne ne riait, ni ne poussait de cris de joie. Neville paraissait déconcerté.
- Qu'est-ce que tu veux dire par « on s'en ira d'ici » ?
-Nous ne sommes pas revenus pour rester, répondit Harry en massant sa cicatrice. Nous avons une tâche importante à accomplir…
-Qu'est-ce que c'est ?
-Je… Je ne peux pas vous en parler. Des grommellements parcoururent la salle comme une vague. Les sourcils de Neville se froncèrent.
-Et pourquoi ? C'est quelque chose qui a un rapport avec le combat contre Voldemort, non ?
- Eh bien… oui…
-Alors, on va vous aider. Les autres membres de l'armée de Dumbledore hochèrent la tête en signe d'approbation, certains avec enthousiasme, d'autres d'un air solennel. Deux d'entre eux se levèrent de leurs chaises pour manifester leur volonté de passer tout de suite à l'action.
- Vous ne comprenez pas. Nous… Nous ne pouvons rien vous dire. Nous devons nous en occuper… seuls.
- Pourquoi ? interrogea Neville.
-Parce que… Dumbledore nous a confié un travail à tous les 4, expliqua-t-il avec précaution, et nous ne sommes pas censés révéler… Je veux dire qu'il voulait qu'on s'en charge nous-mêmes, rien que nous 4.
-Nous sommes son armée, objecta Neville. L'armée de Dumbledore. Nous l'avons formée tous ensemble, nous avons continué à la faire vivre pendant que vous étiez partis de votre côté…
-Ce n'était pas vraiment un pique-nique, vieux, répliqua Ron.
- Je n'ai jamais prétendu le contraire, mais je ne vois pas pourquoi vous n'auriez pas confiance en nous. Tous ceux qui sont dans cette salle se sont battus et ont été obligés de se réfugier ici parce que les Carrow les pourchassaient. Chacun de nous a montré sa loyauté envers Dumbledore… envers toi, Harry.
-Écoute, commença Harry. Mais au même moment, la porte du tunnel venait de s'ouvrir derrière nous.
-On a eu ton message, Neville ! Salut, tous les 4, on pensait bien que vous seriez là !
C'étaient Luna et Dean. Seamus poussa un rugissement de bonheur et se précipita pour serrer son meilleur ami dans ses bras.
- Salut, tout le monde ! lança joyeusement Luna. Ça fait du bien de revenir !
- Luna ! s'exclama Harry, décontenancé, qu'est-ce que tu fais ici ? Comment as-tu…
-Je l'ai appelée, répondit Neville en montrant le faux Gallion. Je leur avais promis, à elle et à Ginny, de les avertir si tu te montrais. Nous pensions tous que si tu revenais ici, ça signifierait la révolution. La fin de Rogue et des Carrow.
- C'est ce que ça signifie, bien sûr, dit Luna d'un ton réjoui. N'est-ce pas, Harry ? Nous allons les chasser de Poudlard ?
- Écoute, reprit Harry. Je suis désolé, mais ce n'est pas pour ça que nous sommes revenus… Nous avons un travail à accomplir et ensuite…
-Tu ne vas pas nous abandonner dans cette galère ? s'indigna Michael Corner.
-Non ! répliqua Ron. Ce que nous allons faire finira par bénéficier à tout le monde, il s'agit d'essayer de nous débarrasser de Vous-Savez-Qui…
-Alors, laissez-nous vous aider ! s'exclama Neville avec colère. Nous voulons participer !
Il y eut un nouveau bruit derrière nous.
Ginny enjambait l'ouverture du mur, suivie de près par Fred, George et Lee Jordan. La seule fille de la bande adressa un sourire radieux à Harry qui semblai s'être bloqué dans son mouvement
-Abelforth devient un tantinet grognon, dit Fred en levant la main pour répondre aux cris qui les saluaient. Il voudrait bien dormir un peu, mais son bar se transforme en gare de chemin de fer. Salut toi sourit-il en m'attrapant par les hanches pour m'embrasser. Je savais qu'on se reverrais vite
-Mais... dis-je bouche bée.
Derrière Lee, était apparue Cho Chang
-J'ai eu le message, dit-elle, en montrant à son tour son faux Gallion. Elle alla s'asseoir à côté de Michael Corner.
-Alors, quel est le plan, Harry ? demanda George.
-Il n'y en a pas, répondit Harry, toujours désorienté
- On va improviser au fur et à mesure ? C'est ce que je préfère, dit Fred en m'adressant un sourire .
-Il faut arrêter ça ! s'écria Harry à l'adresse de Neville. Pourquoi les as-tu rappelés ? C'est de la folie…
-On se bat, non ? lança Dean en sortant son faux Gallion. Le message disait que Harry était de retour et qu'on allait en découdre ! Mais je dois me procurer une baguette…
-Tu n'as pas de baguette… ? s'étonna Seamus.
Ron se tourna soudain vers Harry.
- Pourquoi ne pourraient-ils pas nous aider ?
- Quoi ?
- Ils peuvent nous être utiles. Baissant la voix de telle sorte que personne ne puisse l'entendre en dehors de nous, il ajouta :
- Nous ne savons pas où est caché l'Horcruxe. Il faut que nous le trouvions très vite. Il n'est pas nécessaire de leur dire de quoi il s'agit. Harry regarda Ron, puis moi et enfin Hermione qui murmura :
-Je crois que Ron a raison. Nous ne savons même pas ce que nous cherchons, nous avons besoin d'eux. Tu n'es pas obligé de faire tout toi-même.
-D'accord, dit-il à mi-voix. OK ! s'écria-t-il pour se faire entendre de toute la salle. Le silence tomba : Fred et George, qui venaient de raconter quelques bonnes blagues à ceux qui les entouraient, se turent soudain et tout le monde parut attentif, surexcité. Nous devons trouver un objet, expliqua Harry, un objet… qui nous aidera à renverser Vous-Savez-Qui et qui est caché ici, à Poudlard, mais nous ne savons pas où. Il se peut qu'il ait appartenu à Serdaigle. Quelqu'un en aurait-il entendu parler ? Quelqu'un a-t-il jamais vu quelque chose orné d'un aigle, par exemple ? Il regarda avec espoir le petit groupe des Serdaigle qui comportait Padma, Michael, Terry et Cho mais ce fut Luna qui lui répondit, assise sur le bras du fauteuil de Ginny :
-Il y a le diadème perdu. Je t'en avais parlé, tu te souviens, Harry ? Le diadème perdu de Serdaigle ? Papa essaye de le reproduire.
-Oui mais justement, Luna, fit observer Michael Corner en levant les yeux au ciel, le diadème perdu est perdu. C'est précisément ça, l'ennui.
-Quand a-t-il été perdu ? interrogea Harry.
-Il y a des siècles, dit-on, répondit Cho. Le professeur Flitwick a raconté que le diadème a disparu avec Serdaigle elle-même. Des gens l'ont cherché – elle regarda ses camarades de Serdaigle d'un air interrogateur – mais personne n'en a jamais retrouvé la trace, c'est bien ça ? Tous hochèrent la tête en signe d'approbation.
- Désolé, mais c'est quoi, un diadème, exactement ? demanda Ron.
- Une sorte de couronne, répondit Terry Boot. Celui de Serdaigle était censé avoir des propriétés magiques, il rendait plus sage la personne qui le portait.
- Oui, et les siphons à Joncheruines de papa… Mais Harry interrompit Luna :
-Personne parmi vous n'a jamais vu quelque chose qui puisse lui ressembler ? Ils hochèrent à nouveau la tête, en signe de dénégation
Mais avant qu'il ait pu formuler une nouvelle question, Cho reprit la parole :
-Si tu veux savoir à quoi le diadème est censé ressembler, je peux t'emmener là-haut dans notre salle commune et te le montrer. La statue de Serdaigle le représente.
-Il est en route, nous dit Harry à mi-voix en grimaçant
Il jeta un coup d'œil à Cho, puis se tourna à nouveau vers nous .
-Écoutez, je sais que ça ne vaut pas grand chose comme piste, mais je vais quand même jeter un coup d'œil à cette statue, pour voir au moins le diadème. Attendez-moi ici et… gardez l'autre… en sécurité. Cho s'était levée, mais Ginny lança d'un air féroce :
-Non, c'est Luna qui va emmener Harry, n'est-ce pas, Luna ?
-Oh, oui, bien sûr, j'en serais ravie, répondit Luna d'une voix joyeuse. Cho se rassit, visiblement déçue.
- Comment on sort d'ici ? demanda Harry à Neville.
-Par là. Il conduisit Harry et Luna dans un coin de la salle où un petit placard ouvrait sur un escalier raide. Il mène à un endroit différent chaque jour, ce qui fait qu'ils n'ont jamais réussi à le découvrir, dit-il. Le seul ennui, c'est qu'on ne peut pas savoir exactement où on va se retrouver quand on sort. Sois prudent, Harry, il y a toujours des patrouilles dans les couloirs, la nuit.
-Pas de problèmes, assura Harry. À tout de suite.
Luna et lui se dépêchèrent de monter l'escalier
-Mia on fait quoi en attendant ? Me demanda Lee
-Je ... dis-je perdu. Mais je n'eus pas le temps de réfléchir plus, que le passage s'ouvrit à nouveau sur Remus et Kingsley
-Qu'est ce que ... dis-je de plus en plus perdu
-Bill nous à prévenu dit Remus en descendant dans la salle. Alors qu'est ce qui se passe au juste ?
-Mais... Dean c'est vous qui lui avez dit de prévenir l'ordre ?
-Et bien oui avoua la garçon. Si on doit vraiment se battre il nous faut tout le monde
-Mais on ne doit pas se battre, au contraire. On doit rester discret
-Je crois que c'est raté pour ça fit remarquer Ron. Il est en route tu te rappelle
-Et bien oui mais ...
Au même moment, je vis Angelina, Alicia, Katie et Olivier arriver dans la salle par le passage
-On à reçu le message dit Angelina en montrant son faux gallion. Alors qu'est ce qu'on peut faire ?
En un instant, je compris ce qui allait maintenant se passer. On était plus seulement là pour trouver un Horxrucs, on venait de créer la rébellion. Voldemort était en route vers nous et le combat allait commencer. Ron avait raison, on était grillé de toute façon et on avait besoin de toute l'aide possible. Alors sans réfléchir, j'attrapai la carte des tireurs d'élite dans ma poche et en la serrant dans ma main je fit apparaître le message « La guerre va commencer, on à besoin de vous à Poudlard. Prévenez tout le monde »
-Ron, Hermione vous allez ou ? Demandais-je en relevant le regard pour les voir partir vers la sortis
-Aux toilette de Mimi geignarde
-Aux... quoi ? Demandais-je perdu avant de voir Bill, Fleur, monsieur et madame Weasley entrer à leur tour dans la salle
-Attendez moi retentis une voix dans leur dos alors qu'ils allaient refermer le passage. Désolé pour le retard mais les portauloin prenne un peu de temps à se créer sourit la personne en apparaissant à la lumière ses long cheveux noir attachés et son regard gris plus combatif que jamais. Charlie rassemble tout les hommes qu'on à pu trouver sur ces 2 ans dit-elle tandis que Bill l'aidais à descendre du tunnel. Alors c'est quoi cet état d'urgence ? Demanda-t-elle en se tournant vers moi
-Et bien ... dis-je face à tous ces regards perdu mais je fut de nouveau interrompu lorsque Harry franchit la porte
-Harry, qu'est-ce qui se passe ? interrogea Remus en l'accueillant au pied de l'escalier.
-Voldemort est en route, on barricade l'école… Rogue a pris la fuite… Qu'est-ce que vous faites ici ? Comment avez-vous su ?
- On a envoyé des messages aux autres membres de l'armée de Dumbledore, expliqua Fred. Tu ne voulais tout de même pas qu'ils ratent la fête, Harry. L'A.D. a prévenu l'Ordre du Phénix et ça a fini par faire boule de neige.
-Par quoi on commence, Harry ? demanda George. Quel est le programme ?
-Ils évacuent les élèves les plus jeunes et tout le monde doit se retrouver dans la Grande Salle pour s'organiser, répondit Harry. On va se battre. Un rugissement sonore s'éleva de la foule et tout le monde se rua vers l'escalier. Harry se retrouva plaqué contre le mur tandis que les autres passaient devant lui en courant, tous réunis, leurs baguettes levées, en route vers le cœur du château.
-Viens, Luna, cria Dean en arrivant à sa hauteur. Luna prit la main qu'il lui tendait et le suivit dans l'escalier. La foule diminuait. Il ne resta bientôt plus qu'un petit groupe de personnes dans la Salle sur Demande. Au fond de la salle, je vis Molly se disputer avec Ginny
-Tu n'es pas majeure ! criait Mrs Weasley à sa fille. Je ne le permettrai pas ! Les garçons, oui, mais toi, tu dois rentrer à la maison !
-Certainement pas ! Ses cheveux voletant autour d'elle, Ginny arracha son bras des mains de sa mère. Je suis dans l'armée de Dumbledore…
- Un gang d'adolescents !
-Un gang d'adolescents qui va se battre contre lui, ce que personne d'autre n'a osé faire ! répliqua Fred.
-Elle a seize ans ! hurla Mrs Weasley. Elle est trop jeune ! Qu'est-ce qui vous a pris de l'emmener avec vous… ? Fred et George parurent un peu honteux.
-Maman a raison, Ginny, dit Bill avec douceur. Tu ne peux pas y aller. Tous ceux qui sont mineurs doivent partir, c'est normal.
- Je ne veux pas rentrer à la maison ! s'exclama Ginny, des larmes de colère brillant dans ses yeux. Toute ma famille est ici, je ne pourrai pas supporter d'attendre là-bas seule, sans savoir, et…Elle tourna un regard suppliant vers Harry, mais il hocha la tête en signe de dénégation et elle se détourna avec une expression amère.
-Très bien, soupira-t-elle en contemplant l'entrée du tunnel qui menait à La Tête de Sanglier. Je vais vous dire au revoir maintenant, et… On entendit alors des bruits confus, suivis d'un coup sourd : quelqu'un avait grimpé les marches du tunnel puis avait perdu l'équilibre et était tombé par terre. Le nouveau venu se releva et s'assit sur la chaise la plus proche. Enfin, il regarda autour de lui, ses lunettes cerclées d'écaille posées de travers sur son nez, et dit :
- J'arrive trop tard ? C'est déjà commencé ? Je viens seulement d'apprendre ce qui se passait, et je… je… Les balbutiements de Percy s'évanouirent dans le silence. Visiblement, il ne s'était pas attendu à tomber sur sa famille presque au complet. Il y eut un long moment de stupéfaction, enfin brisé par Fleur qui se tourna vers Remus. Dans une tentative cousue de fil blanc, elle s'efforça de rompre la tension en demandant :
- Au fait… Comment va le petit Teddy ? Remus sursauta, interloqué. Le silence qui s'était établi entre les Weasley semblait se solidifier, comme de la glace.
- Je… Oui… il va très bien ! répondit Lupin d'une voix sonore. Tonks est avec lui… chez sa mère. Percy et les autres Weasley continuaient de s'observer, pétrifiés.
- Tenez, j'ai une photo ! s'écria Remus en sortant de son blouson un cliché qu'il nous montra à Fleur, Harry, Lila et moi.
Un bébé minuscule, avec une touffe de cheveux d'un bleu turquoise éclatant, agitait vers l'objectif ses petits poings potelés.
- J'ai été un imbécile ! rugit Percy, d'une voix si forte que Remus faillit en lâcher la photo. Je me suis conduit comme un idiot, comme une andouille prétentieuse, j'ai été un… un…
- Un crétin adorateur de ministère, assoiffé de pouvoir et déloyal envers sa famille, acheva Fred. Percy déglutit.
- Oui, c'est ce que j'ai été !
-Tu ne saurais mieux dire, répliqua Fred en tendant la main à Percy. Mrs Weasley fondit en larmes. Elle bondit en avant, repoussa Fred et serra Percy contre elle à l'en étouffer. Il lui tapota le dos, les yeux fixés sur son père.
- Je suis désolé, papa, dit Percy. Mr Weasley battit précipitamment des paupières puis vint à son tour serrer son fils dans ses bras.
- Qu'est-ce qui t'a rendu la raison, Perce ? demanda George.
-Il y a un certain temps que j'y pense, répondit-il en se tamponnant les yeux sous ses lunettes avec un coin de sa cape de voyage. Mais je devais trouver un moyen de me sortir de là et ce n'est pas facile au ministère, ils n'arrêtent pas d'emprisonner les traîtres. Finalement, j'ai réussi à entrer en contact avec Abelforth et il m'a confié il y a dix minutes que Poudlard était décidé à se battre, alors me voilà.
-Il est vrai que nous comptons sur nos préfets pour assumer une fonction de commandement en des périodes telles que celle-ci, dit George dans une bonne imitation de Percy lors de ses moments les plus grandiloquents. Maintenant, montons là- haut et battons-nous, sinon tous les bons Mangemorts auront déjà été pris.
-Tu es donc ma belle-sœur, à présent, dit Percy en serrant la main de Fleur
-Et je suppose que tu connais déjà la futur madame Weasley annonça Fred fièrement en me montrant
-Mia Potter, désolé d'avoir été un imbécile avec toi aussi
-C'est rien dis-je en haussant les épaules. Pour le moment, le plus important c'est d'arrêter tout ça, les drama familiaux peuvent attendre
-C'est vrai dit-il tandis qu'il se hâtait en direction de l'escalier avec Bill, Fleur, Lila, Fred et George.
-Ginny ! aboya Mrs Weasley. Profitant de la réconciliation, Ginny avait essayé de se glisser dans l'escalier.
-Molly, j'ai une proposition, intervint Remus . Pourquoi Ginny ne resterait-elle pas ici, comme ça, elle serait sur place et saurait ce qui se passe dans le château sans être prise au milieu des combats ?
-Je…
-C'est une bonne idée, approuva Mr Weasley d'un ton ferme. Ginny, tu vas rester dans cette salle, tu m'entends ? Ginny ne semblait pas très séduite par cette idée, mais devant la sévérité inhabituelle du regard de son père, elle acquiesça d'un signe de tête. Mr et Mrs Weasley, accompagnés de Remus, se dirigèrent à leur tour vers l'escalier.
-Hé attendez nous pour commencer retentis une nouvelle voix tandis que le tunnel s'ouvrit de nouveau
-Nathan souris-je en voyant le blond descendre dans la salle pour ensuite aider Ilona qui fut suivis par un brun que je reconnu comme le cousin de Nathan
-Mia Potter c'est ça ? Me demanda-t-il en me serrant la main. J'ai beaucoup entendu parler de toi. Enchanté, je suis Alexandre Winchester
-Je ... enchanté dis-je mais que faites vous là ?
-On à besoin de toute l'aide possible c'est ce que tu as dit non ? Demanda Johnny en descendant dans la pièce suivis de sa femme
-Mais et votre fille ?
-Mes parents s'en occupe répondit la femme. Je n'allais tout de même pas rester sans rien faire, je ne suis peut être pas tireuse d'élite mais je peux aider
-Tout à fait d'accord répondit Benoît le petit ami de Eric en entrant dans la pièce avec le second et Caroline
-Agent Julian ? Demandais-je en le voyant entrer à son tour suivis de l'agent Johnson et de l'agent Hylo
-Bon c'est pas le tout de ça, mais on peut t'aider comment Mia ? Demanda Corentin en entrant dans la pièce suivis de Sandy, Queen et d'un garçon aux cheveux noir dont je connais vaguement le visage
-On peut lui faire confiance m'annonça la blonde en me voyant l'observer bizarrement. Il fait partis des forces spécial. Il à été obligé de vivre caché tout comme nous ces derniers mois alors il est dans notre camp ne t'en fait pas
-Rester caché ? Demandais-je perdu
-Oui après ton infiltration au ministère, tout les regards se sont tourné vers nous. Ils se doutaient de notre implication là dedans et puis avec notre acharnement à sauver les nés moldus, ils nous ont condamné alors on à du fuir et ils ont vite découvert que c'était David qui nous avait donnés les informations pour te permettre d'entrer alors il à du fuir lui aussi
-Je suis vraiment désolé de vous avoir infligé ça à tous dis-je sincèrement. Et au fait, ou est l'agent Ladis ? Demandais-je à l'agent Hylo
-Elle ne peut pas venir... pour raison de santé dit-il simplement
-Bon retenti une nouvelle voix. Pourquoi est-ce que tu nous à appelé North ?
Je vis alors l'auror blonde appelé Tina entrer dans la pièce suivis du vingtaine de personnes
-Tu l'a appelé ? Demanda Queen perdu à Sandy
-On à besoin d'aide et on peut lui faire confiance répondit le garçon à la peau mâte
-Très juste répondit Tina. J'ai embarqué tout les aurors en qui j'ai pleinement confiance. En quoi on peut être utile ? Hé mais c'est Harry Potter dit-elle en l'observant derrière moi. T'avais raison North c'est vraiment important alors
-Bon alors le plan c'est que tout le monde est rassemblé dans la grande salle. On doit faire évacuer les élèves et protéger le château annonçais-je
-Entendu ont ils tous répondu en se dirigeant vers la sortie ne laissant que Harry, Ginny et moi dans la pièce
- Où est Ron ? demanda Harry. Et Hermione ?
-Ils ont parlé de toilettes, dit Ginny, peu après ton départ.
-De toilettes ? Harry traversa la pièce vers la porte ouverte qui donnait sur la salle de bains de la Salle sur Demande et regarda à l'intérieur.
-Pas ces toilettes Harry dis-je directement avant de le voir de nouveau pâlir
-Il est là dit-il en nous observant. Il est devant
-Alors allons y, on à pas de temps à perdre dis-je en entraînant Harry à ma suite laissant Ginny seule dans la salle
Le plafond enchanté de la Grande Salle était sombre et parsemé d'étoiles. Au-dessous, les quatre longues tables des maisons de Poudlard étaient entourées d'élèves aux cheveux en bataille, certains vêtus de capes de voyage, d'autres de robes de chambre. Par endroits brillaient les silhouettes nacrées des fantômes de l'école. Tous les regards, ceux des vivants et des morts, étaient fixés sur le professeur McGonagall qui parlait sur l'estrade, à l'extrémité de la salle. Derrière elle se tenaient les enseignants qui étaient restés sur place- y compris Firenze, le centaure à la robe claire et cuivrée- les membres de l'Ordre du Phénix, les tireurs d'élite et les aurors, venus se battre.
-… l'évacuation se fera sous le contrôle de Mr Rusard et de Madame Pomfresh. Vous, les préfets, quand je vous l'indiquerai, vous devrez organiser vos maisons et mener en bon ordre ceux dont vous avez la charge jusqu'au point d'évacuation. De nombreux élèves paraissaient terrifiés. Mais lorsqu'on s'avança le long du mur
Ernie Macmillan se leva de la table des Poufsouffle et s'écria :
-Et si on veut participer aux combats ? Il y eut quelques applaudissements.
- Du moment que vous êtes majeurs, vous pouvez rester, répondit le professeur McGonagall.
- Et nos affaires ? lança une fille à la table des Serdaigle. Nos valises, nos hiboux ?
- Nous n'avons pas le temps de les prendre, expliqua le professeur McGonagall. L'important, c'est que vous sortiez d'ici en toute sécurité.
- Où est le professeur Rogue ? cria une fille à la table des Serpentard.
-Quelqu'un parlait de valises, eh bien, lui, pour employer une expression familière, il s'est fait la malle, répliqua le professeur McGonagall. Des acclamations explosèrent aux tables des Gryffondor, des Poufsouffle et des Serdaigle.
-Nous avons déjà installé des défenses autour du château, disait le professeur McGonagall, mais elles ne tiendront pas longtemps si nous ne les renforçons pas. Je vais donc vous demander de vous déplacer vite et dans le calme, en obéissant à vos préfets… Mais ses derniers mots se perdirent, submergés par une autre voix très différente qui résonna dans toute la Grande Salle. Elle était aiguë, glacée, tranchante et on ne savait pas d'où elle venait. Elle semblait émaner des murs eux-mêmes. Peut-être avait-elle sommeillé là pendant des siècles, tel le monstre auquel elle avait autrefois commandé.
-Je sais que vous vous préparez à combattre. Des élèves se mirent à hurler, certains s'agrippaient les uns aux autres, jetant des regards terrifiés pour déceler l'origine de la voix. Vos efforts sont dérisoires. Vous ne pouvez rien contre moi. Je ne désire pas vous tuer. J'ai un grand respect pour les professeurs de Poudlard. Je ne veux pas répandre le sang des sorciers. Un grand silence s'abattit soudain dans la salle, cette sorte de silence qui pèse sur les tympans et semble trop intense pour être contenu à l'intérieur des murs. Livrez-moi Harry Potter, reprit la voix de Voldemort, et il ne sera fait aucun mal à personne. Livrez-moi Harry Potter et je quitterai l'école en la laissant intacte. Livrez-moi Harry Potter et vous serez récompensés. « Vous avez jusqu'à minuit. Le silence les avala à nouveau. Toutes les têtes se tournèrent, tous les regards semblaient s'être posés sur Harry. Puis une silhouette se leva à la table des Serpentard et je reconnus Pansy Parkinson qui tendit un bras tremblant et hurla :
-Mais il est là ! Potter est là ! Que quelqu'un l'attrape !
Directement, je réagit en me postant devant lui et un mouvement collectif me suivis. Devant lui, les Gryffondor s'étaient dressés et faisaient face, non pas à Harry lui-même, mais aux Serpentard. Puis les Poufsouffle se mirent debout à leur tour et, presque au même moment, les Serdaigle les imitèrent, le dos tourné à Harry, les yeux fixés sur Pansy.
-Merci, Miss Parkinson, dit le professeur McGonagall d'un ton cassant. Vous allez quitter la Grande Salle la première avec Mr Rusard. Il serait souhaitable que les autres élèves de votre maison partent avec vous.
J'entendis le raclement des bancs puis les bruits de pas des Serpentard qui allaient se rassembler de l'autre côté de la salle.
-Les Serdaigle, vous les suivez ! s'écria le professeur McGonagall. Lentement, les quatre tables se vidèrent. Celle des Serpentard était complètement déserte, mais de nombreux Serdaigle, parmi les plus âgés, restèrent assis pendant que leurs condisciples sortaient en rangs. Un nombre plus important encore de Poufsouffle demeurèrent à leur table et la moitié des Gryffondor ne bougèrent pas de leurs bancs, obligeant le professeur McGonagall à descendre de l'estrade pour chasser de la salle les élèves qui n'avaient pas encore atteint leur majorité.
-Il n'en est pas question, Crivey, filez ! Et vous aussi, Peakes !
Je suivis Harry vers les Weasley, tous assis à la table des Gryffondor.
- Où sont Ron et Hermione ?
-Tu ne les as pas trouvés…, commença Mr Weasley, l'air inquiet. Mais il s'interrompit, car Kingsley s'avançait sur l'estrade pour s'adresser à ceux qui étaient restés :
-Nous n'avons plus qu'une demi-heure avant minuit, nous devons donc agir vite ! Les enseignants, les membres de l'Ordre du Phénix, les tireurs d'élite et les aurors se sont mis d'accord sur un plan de bataille Les professeurs Flitwick, Chourave et McGonagall emmèneront des groupes de combattants au sommet des trois plus hautes tours – la tour de Serdaigle, la tour d'astronomie et celle de Gryffondor. De là, ils pourront voir les environs et seront dans une excellente position pour jeter des sortilèges. Pendant ce temps, Remus – il le désigna –, Arthur – il pointa le doigt vers Mr Weasley, assis à la table des Gryffondor – et moi, nous prendrons la tête d'autres groupes dans le parc. Nous aurons besoin de quelqu'un pour organiser la défense des entrées et des passages qui mènent à l'intérieur de l'école…
-Ça, c'est dans nos cordes, lança Fred en montrant George et lui-même. Kingsley approuva d'un signe de tête.
-Très bien, les chefs, venez ici, nous allons répartir les troupes
-Harry, on à pas de temps à perdre, on doit trouver l'objet dis-je en e tournant vers lui
-Quoi ? Ah, oui
-Viens dis-je en l'emmenant en dehors de la salle . A ton avis ou est ce qu'on pourrais trouver cet objet ? Demandais-je en avançant dans les couloirs
-Voldemort pensait que j'allais me rendre dans la tour de Serdaigle. Me dit-il. Si Voldemort avait posté Alecto Carrow dans la salle commune des Serdaigle, c'est qu'il craignait que je sache déjà que son Horcruxe était lié à cette maison. Or le seul objet qu'on pouvait associer à Serdaigle était le diadème perdu…
-Mais la question c'est Comment l'Horcruxe aurait-il pu être ce diadème ? Comment Voldemort, le Serpentard, aurait-il trouvé un objet qui avait échappé à des générations de Serdaigle ? Qui donc lui aurait indiqué où chercher, alors que personne n'avait vu le diadème de mémoire d'homme ? Dis-je - De mémoire d'homme… répéta Harry
Il ouvrit brusquement les yeux. Me mit la carte du maraudeur dans les mains et il rebroussa chemin à toutes jambes
-Harry attend ? Ou tu vas ?
-Parler aux fantômes. Toi cherche de ton coté et retrouve moi grâce à la carte dit-il en tournant au coin d'un couloir
-Chercher de mon coté il est drôle marmonnais-je pour moi même en continuant d'avancer vers la tour de Serdaigle. Mais au même moment, j'entendis des explosions. Les combats venaient de commencer
Très vite, les mangemorts envahirent le château. Minuit devait être dépassé et Voldemort avait perdu patiente. Enfin, j'arrivai à la tour des Serdaigle mais sans rien trouver qui pourrais nous aider, je suis redescendu. Me mêlant aux combats, j'essayais d'aider comme je pouvais en réfléchissant par rapport à l'objet de Serdaigle. En arrivant dans un énième couloir ou les combats faisait rage, je vis Sandy attaquer les mangemorts dos à dos avec Tina
-Quand tout ça sera fini, Ça te dirai un rencard avec moi ? Demanda le garçon
-Un... ok souris la blonde aux regards vers foncé en assommant un nouveau mangemort
-Vous êtes sérieux ? Demanda Queen ? Il n'y avait pas de moment plus propice pour flirter ?
-Bah ça fait un moment que ça devait arriver souris Johnny à la blonde qui soupira
-Restez concentré leur hurla l'agent Hylo en le rejoignant
Finalement, mon sang se glaça quand je le vis recevoir un sors en pleine poitrine pour tomber à la renverse dans une marre de sang
-Non, les voix de Queen, Sandy et Johnny c'étaient mêlés à la mienne
les 3 se sont directement accroupis à coté de leur agent protégé par un sors de Tina
-C'est son cœur qui est touché paniqua Queen en essayant de le soigner tandis que je les rejoint pour leur prêter main forte
-Tu peux faire quelques chose ? Demanda Johnny d'une voix tremblante
-Je ... je vais essayez dit-elle
-Non Queen retentis la voix faible de l'agent Hylo qui retenais la main qui voulait le soigner. Ça ne sers à rien, je le sens
-Non, ne dite pas ça je peux toujours... dit-elle les larmes au yeux
-Ce n'est pas ta faute Queen vraiment dit-il doucement. Écoutez moi dit-il en crachant du sang. Kate est enceinte, c'est pour ça qu'elle n'a pas pu être là. Elle attend mon enfant. Veillez sur eux 2 s'il vous plaît
-Vous vous en chargerez vous même de veiller sur eux, je vais ... dit Queen tandis que ses larmes tombaient sur la poitrine de l'homme mourant
-On vous le promet retentis la voix de Sandy. Ses yeux étaient humide et son visage grave. C'était le plus réaliste d'entre nous. Le seul à pleinement prendre conscience de la gravité de la situation
-J'ai été très fier de vous formez vous savez ? Vous avez fini premier de votre promotion et vous irez loin . Alors survivez pour moi. Potter dit-il en tournant son regard vers moi. Met fin à tout ça
-Je vous le promet dis-je en essuyant mes larmes tandis que son regard s'est éteint pour toujours
-Arrête Queen dit Johnny en posant une main sur son épaule. C'est fini
-Je sais dit-elle en essayant de calmer ses sanglots
-Adieux agent Hylo. Merci pour ce que vous nous avez enseignez dit Johnny en refermant à jamais ses yeux
-Venez dit Sandy en se relevant. On en à pas fini avec ces mangemorts
-Tu as raison dit Queen en se relevant elle aussi. Ils vont payer pour ce qu'ils ont fait. Mia, on compte sur toi pour tenir la promesse que tu lui à faite
-D'accord dis-je en sortant la carte du maraudeurs pour voir le prénom d'Harry être rejoint par ceux de Ron et Hermione avant de disparaître
-La salle sur demande ?
-Quoi ?
-Je dois retrouver mon frère dis-je en les laissant repartir en combat . En entrant dans la salle sur demande, j'ai trouvé le trio accompagné de Ginny, Tonks et de la grand mère de Neville
-Ah, Potter, lança-t-elle d'un ton cassant
-Tout le monde va bien ? demandèrent Ginny et Tonks d'une même voix.
-J'en sais rien avouais-je. Les combats font rage dehors
-Y a-t-il encore des gens dans le passage de La Tête de Sanglier ? Demanda Harry
-J'ai été la dernière à l'emprunter, déclara Mrs Londubat. J'en ai condamné l'entrée. Je ne pense pas qu'il soit prudent de la laisser ouverte maintenant qu'Abelforth a quitté son pub. Avez-vous vu mon petit-fils ?
- Il est en train de se battre, dit Harry.
- Naturellement, répliqua fièrement la vieille dame. Excusez-moi, mais il faut que j'aille l'aider. Avec une rapidité surprenante, elle trottina vers les marches de pierre.
-Tonks, dis-je en tournant le regard vers elle. Je croyais que tu étais chez ta mère avec Teddy ?
-Je ne supportais plus de ne pas savoir ce qui se passe. – Tonks paraissait angoissée –, ma mère s'occupera de lui. Tu as vu Remus ?
-Il devait sortir dans le parc à la tête d'un groupe de combattants. Sans ajouter un mot, Tonks se précipita hors de la salle.
-Ginny, dit Harry, je suis désolé mais toi aussi, il faut que tu t'en ailles. Juste un instant. Ensuite, tu pourras revenir.
Ginny parut enchantée de quitter son sanctuaire.
- Ensuite, tu pourras revenir, répéta-t-il tandis qu'elle montait les marches en courant, derrière Tonks. Il faut que tu reviennes !
- Attends un peu, s'exclama brusquement Ron. On a oublié quelqu'un !
- Qui ? s'étonna Hermione.
- Les elfes de maison. Ils doivent tous être dans les cuisines, non ?
- Tu veux dire que nous devrions les envoyer au combat ? demanda Harry.
-Non, répondit Ron avec gravité. Je veux dire que nous devrions les évacuer, eux aussi. Nous ne voulons pas de nouveaux Dobby, n'est-ce pas ? Nous ne pouvons leur donner l'ordre de mourir pour nous…
Il y eut un grand fracas lorsque les crochets de Basilic tombèrent en cascade des bras d'Hermione. Se ruant sur Ron, elle lui passa les bras autour du cou et l'embrassa en plein sur la bouche. À son tour, Ron lâcha les crochets et le balai qu'il tenait entre les mains et lui rendit son baiser avec tant de fougue qu'il la souleva de terre.
-C'est vraiment le moment ? interrogea Harry d'une voix timide.
Voyant que sa question n'avait d'autre effet que de resserrer l'étreinte de Ron et d'Hermione qui se balançaient sur place en s'embrassant, il tourna un regard vers moi tandis que je souriait en haussant les épaules. Alors, il haussa le ton :
-Hé ! Il y a une guerre en cours ! Ils s'écartèrent un peu l'un de l'autre tout en restant enlacés.
- Je sais, mon vieux, répliqua Ron qui avait l'air d'avoir reçu un Cognard sur l'occiput, mais justement : c'est maintenant ou jamais, tu ne crois pas ?
- La question n'est pas là. Qu'est-ce qu'on fait avec l'Horcruxe ? s'écria Harry. Si vous pouviez vous retenir juste un peu… le temps qu'on retrouve le diadème ?
- Oui… d'accord… désolé…, répondit Ron. Hermione et lui ramassèrent les crochets. Ils avaient tous deux le teint d'un rose soutenu.
-Et ou est la coupe ? ou étiez vous passez ?
-Détruite me sourit Ron. On à été récupérer les crochets de basilic dans la chambre des secrets
-Avec le venin du basilic on peut les détruire c'est génial souris-je au roux
-N'est ce pas dit Hermione en le fixant fièrement
Nous sommes ensuite retourné dans le couloir. Depuis la fenêtre du couloir, on pouvait voir les combats extérieur et j'aperçus également Graup le géant qui errait au-dehors, brandissant une gargouille de pierre arrachée au toit et poussant des rugissements mécontents.
-Espérons qu'il va en piétiner quelques-uns ! dit Ron, alors que d'autres cris s'élevaient à proximité.
-À condition qu'il ne piétine personne dans notre camp ! répliqua une voix.
Je me suis retourné pour voir Ginny et Tonks, leurs baguettes à la main, devant la fenêtre voisine dont plusieurs carreaux avaient été pulvérisés. Ginny lança un maléfice qui atteignit de plein fouet un groupe de combattants, au-dessous de nous.
-Bravo, fillette ! gronda une silhouette qui courait dans notre direction à travers un nuage de poussière. Je reconnus Abelforth, à la tête d'un groupe d'élèves, ses cheveux gris voletant derrière lui.
-Vous avez vu Remus ? lui cria Tonks.
- Il se battait avec Dolohov, lui lança Abelforth. Pas revu depuis.
- Tonks, dit Ginny. Tonks, je suis sûre que tout va bien pour lui… Mais Tonks s'était précipitée dans la poussière, sur les talons d'Abelforth. Ginny, impuissante, se tourna vers nous.
-Ils s'en sortiront à merveille, assura Harry. Ginny, nous allons revenir dans un petit moment, pour l'instant reste à l'écart, mets-toi à l'abri… Venez ! ajouta-t-il à notre adresse.
Il se retourna ensuite vers la salle sur demande pour se concentrer. La porte se matérialisa à son troisième passage devant le mur.
-Allez y, moi je vais essayer d'aider, je peux peut être sauver des vies qui sais. A 3 vous deviez pouvoir vous en sortir . Je vous retrouve après
-Entendu dit Harry
Je me suis alors lancé dans la mêlé de combat pour mettre hors d'état de nuire le plus de mangemorts possible. Mais en tournant au coin d'un couloir, je fit face à un nouveau mangemort qui au lieu de m'attaquer directement, ne bougea pas un muscle
-Justement, la personne que je voulais voir me dit une voix familière
Et avant que je ne puisse comprendre, la personne retira sa capuche pour laisser retomber ses cheveux châtain sur ses épaules
-Tu m'as manqué coéquipière sourit-elle
-Je vois que tu reste toujours caché dans l'ombre. Il était temps que tu me fasse enfin face Elsa après plus d'un an de fuite
-Je ne fuyait pas sourit-elle. J'avais juste des trucs à faire pour mon maître après qu'il ai organisé mon évasion d'Azkaban et comme tu le sais j'attends toujours le moment stratégique pour frapper. Oh et il me semble t'avoir dit la dernière fois que je ne m'appelais pas Elsa mais Lorisa dit-elle en m'envoyant un sors
-Excuse moi, je ne t'écoutais pas vraiment la dernière fois que nous nous sommes parlé dis-je en évitant son sors pour riposter
-Oh tu veux dire quand tu étais au sol à essayer de me supplier de te tuer
-Pourtant je suis toujours là dis-je avec un petit sourire arrogant ressemblant beaucoup à mon père. Grâce à ce que Voldemort et toi n'avez jamais compris, l'amitié
-Je t'ai déjà dit de ne pas prononcer son nom dit-elle alors que son sors toucha le mur non loin de ma tête
-Pourquoi ? Bientôt s'en sera fini de lui dis-je confiante en lui envoyant moi aussi un sors
-Ton insolence m'a toujours exaspéré tu sais. A cause de ça, j'ai failli compromettre ma mission plusieurs fois pour te tuer directement
-Tu as quand même failli à ta mission ma chère
-S'en est trop, il est temps que je prenne ma revanche
-J'aurai pas dit mieux intervint une nouvelle voix alors que 2 personnes vinrent se poster autours de moi. L'heure de la revanche à sonné
-Agent Julian ? Nath ? Dis-je en observant les 2 garçons autours de moi
-Le retours de l'équipe 9 alors ? Me souris Nathan
-Il semblerais dis-je en tournant de nouveau la tête vers Lorisa
-Tiens donc, mes 3 anciens coéquipiers qui s'allient contre moi sourit la châtain. Très bien, vous n'êtes rien comparé à moi
Et sans un mot de plus, nous avons attaqué en même temps. Le combat fut un des plus violent auquel j'ai participé. Malgré notre supériorité numérique, Lorisa parvenait à attaquer et se défendre en même temps jusqu'à ce que l'un des sors de Nathan lui entailles l'épaule l'a faisant grimacer et profitant de cela, je lui paralysa les jambes au même moment ou l'agent Julian lui lançais un sors pour la faire tomber au sol. Le combiné de nos 2 attaques, eu pour effet de la faire percuter la fenêtre qu'elle cassa sous le choc avant de passer à travers
Directement, nous nous sommes tout les 3 précipités mais c'était trop tard, elle avait déjà percuté le sol 4 étages plus bas et elle baignait maintenant morte dans son propre sang.
-C'est pas ce que je voulais, je ne voulais pas la tuer, juste l'arrêter dis-je en plaquant mes mains sur ma bouche
-Aucun de nous ne voulait ça dit Nathan en continuant d'observer son corps
-Malheureusement, ce sont les risques de notre métier dit l'agent Julian
-Pourquoi vous avez déjà tué quelqu'un avant ?
-Oui dit-il d'un ton froid. Bon venez, on aura tout le temps de nous lamenter quand cette guerre sera fini
-Vous avez raison dis-je en les suivant tout les 2 dans un autre couloir ou d'autres combats avaient lieux. Nous nous sommes alors tout les 3 mêlés aux combattants alliés et en essayant de me frayer un chemin, j'ai rejoins le couloir de la salle sur demande pour trouver 2 personnes devant le mur menant à celle-ci
-Drago s'il te plaît, pour une fois fait moi confiance
-Je dois le faire dit Malefoy en se battant du regard avec Lila
Je n'aurai à cet instant pas pu dire lequel de leur regard gris paraissait le plus électrique
-Tu ne va rien faire du tout dit Lila. Arrête avec tes mauvais choix à répétitions. Tu crois que tu n'en à pas assez fait ? Tu veux devenir aussi misérable que ton père ? Je sais que tu veux protéger tes parents continua Lila mais ce n'est pas la bonne solution. Ne ruine pas ta vie je t'en pris. On sais tout les 2 que tu ne pourras pas tuer Harry. Comme tu as été incapable de tuer Dumbledore
Drago semblais hésitant
-Ta mère ne voudrait pas que tu finisse ainsi fini Lila et ce dernier argument paru convaincre le blond qui fixait maintenant le sol
Mais au même moment, je vis le mur derrière eux se transformer
-Bougez de là hurlais-je en les plaquant tout les 2 au sol au moment ou la porte s'ouvrir et 2 balais ont foncé sur nous pour éviter un énorme incendie.
Les balais se sont ensuite écrasés contre le mur d'en face
Goyle tomba du balai et resta étendu, face contre terre, haletant, toussant, secoué de haut-le-cœur. Harry roula sur lui-même et se redressa en position assise. La porte de la Salle sur Demande s'était effacée et Ron et Hermione étaient assis sur le sol, pantelants
-Cr… Crabbe, balbutia Goyle dès qu'il put à nouveau parler. Cr… Crabbe…
- Il est mort, répondit sèchement Ron.
Il y eut un silence. Pendant quelques instants, on n'entendit plus que les quintes de toux et les halètements. Puis une série de détonations assourdissantes secouèrent le château et des silhouettes transparentes montées à cheval filèrent au galop, leurs têtes, qu'elles tenaient sous le bras, poussant des cris sanguinaires. Harry se releva, vacillant sur ses pieds au passage des cavaliers sans tête, et regarda de tous côtés
-Où est Ginny ? lança-t-il brusquement. Elle était ici. Elle devait revenir dans la Salle sur Demande.
- Tu crois que la salle fonctionnera encore après l'incendie ? demanda Ron. Lui aussi se remit debout. Il se massa la poitrine et regarda à droite et à gauche.
-Je l'ai perdu de vu avouais-je gêné. J'ai été déconcentré
-De toute façon Ron à raison, Ginny ne pourra plus s'y cacher annonça Hermione en fixant le mur noir
-Alors vous l'avez trouvé ? Demandais-je à Harry tandis que je vis du coin de l'œil Lila entraîner Malefoy avec elle pour porter secours ou elle pouvait
-Quoi ? Ah, oui… Il ôta le diadème de son poignet et le leva devant lui. Il était noirci de suie, mais en le regardant de près, je parvins à déchiffrer les mots minuscules qui y étaient gravés : « Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit. » Un liquide semblable à du sang semblait suinter du diadème. Soudain, l'objet se mit à vibrer avec violence, puis il se brisa entre les mains de Harry . Je crus alors entendre un très faible, très lointain cri de douleur provenant non pas du château mais de la chose qui venait de se disloquer sous ses doigts.
- Ce devait être un Feudeymon ! gémit Hermione, les yeux fixés sur les morceaux du diadème.
-Pardon ?
-Le Feudeymon – le feu ensorcelé –, c'est l'une des substances qui détruisent les Horcruxes mais jamais, jamais je n'aurais osé m'en servir, c'est tellement dangereux. Comment Crabbe savait-il… ?
-Ce sont les Carrow qui ont dû lui apprendre, déclara Harry d'un air sinistre.
-Dommage qu'il ne les ait pas écoutés quand ils ont expliqué comment l'arrêter, dit Ron. Tout comme Hermione, il avait les cheveux roussis et le visage noir de suie. S'il n'avait pas essayé de nous tuer, je regretterais vraiment sa mort.
-Mais tu ne te rends pas compte ? murmura Hermione. Cela signifie que si nous parvenions à amener le serpent… Elle s'interrompit lorsque des cris, des hurlements et les bruits caractéristiques de combats singuliers emplirent soudain le couloir. Je jeta un coup d'œil et crut que mon cœur allait cesser de battre. Fred et Percy venaient d'apparaître, reculant vers nous, tous deux aux prises avec des hommes masqués et encapuchonné nous sommes précipité à leur rescousse. Des jets de lumière jaillirent dans toutes les directions et l'homme qui affrontait Percy se hâta de battre en retraite. Son capuchon glissa alors de sa tête et nous avons vu un front bombé, des cheveux noirs parsemés d'argent…
-Bonjour, monsieur le ministre ! s'écria Percy. Il lança un maléfice droit sur Thicknesse qui lâcha sa baguette et crispa les mains sur sa poitrine, visiblement très mal en point. Vous ai-je informé de ma démission ?
-Ma parole, Perce, c'est de l'humour ! s'exclama Fred tandis que le Mangemort qu'il combattait s'effondrait sous le choc de 4 sortilèges de Stupéfixion simultanés. Thicknesse était tombé par terre et de minuscules piquants jaillissaient sur toute la surface de son corps. Il semblait se transformer en une sorte d'oursin. Fred regarda Percy d'un air réjoui.
-Tu as vraiment fait de l'humour, Perce… Je crois que je ne t'avais plus entendu dire quelque chose de drôle depuis que tu…
L'atmosphère sembla alors exploser. On était tous regroupés, les 2 mangemorts hors d'état de nuire. Et ce fut en cet instant précis où le danger paraissait momentanément écarté que le monde éclata en morceaux. Je sentis Harry me plaquer au sol pour me protéger. J'entendis les cris, les hurlements de mes compagnons, sans le moindre espoir de savoir ce qui leur était arrivé… Autour de moi, tout n'était plus que douleur et pénombre. On était à moitié enseveli sous les décombres du couloir qui avait subi une terrible attaque : un courant d'air froid m'indiquais que le flanc du château était éventré et la sensation de tiédeur poisseuse sur ma joue signifiait que je saignais. J'entendis alors un cri déchirant qui me remua les entrailles, un cri qui exprimait une souffrance que ni le feu ni aucun maléfice ne pouvait provoquer. Harry se leva pour me laisser faire de même. Hermione se débattait parmi les gravats pour se remettre debout. Sur le sol, trois jeunes hommes aux cheveux roux étaient serrés les uns contre les autres, à l'endroit où l'explosion avait défoncé le mur.
-Non… non… non ! hurla quelqu'un. Non ! Fred ! Non ! Percy secouait son frère, Ron agenouillé à côté d'eux, mais les yeux de Fred regardaient sans voir, le fantôme de son dernier rire toujours gravé sur son visage.
Directement, je sentis mes jambes me lâcher pour que je retombe lourdement dans les gravas. J'entendis au loin un cri atroce, le pire que je n'ai jamais entendu, reflétant la tristesse à l'état pur. Je pris un moment pour comprendre qu'il venait de sortir de ma gorge.
C'était la fin du monde, mon monde venait de s'écrouler devant mes yeux. Alors pourquoi la bataille n'avait-elle pas cessé, pourquoi le château n'avait-il pas sombré dans un silence horrifié, pourquoi chacun des combattants n'avait-il pas déposé les armes ? J'éclatai en pleur, prise dans une véritable crise d'hystérie alors que Harry essayait de me soutenir. J'avais l'impression que j'allais m'évanouir tant ma détresse était grande. C'était impossible, ça ne pouvais pas être vrai. Mon esprit ne pouvais pas l'accepter. Fred faisait encore une de ses blagues de mauvais goût et il allait se relever dans une seconde pour que je puisse le frapper de se comporter toujours comme un idiot. Fred était l'homme de ma vie, l'homme avait qui je vais me marier. Il ne peut pas me laisser alors qu'il à déjà prévu notre mariage dans les moindres détails. Et puis sans compter les 4 enfants que nous avons prévu d'avoir. Tout cela ne pouvais se faire sans lui. Mon avenir c'est lui, sans lui il ne peut pas y en avoir. Mais il continuait à ne pas bouger, son regard perdu dans l'immensité du monde Puis, des maléfices jaillirent de l'obscurité et volèrent vers nous, frappant le mur derrière nos tête.
-Couchez-vous ! hurla Harry, alors que de nouveaux sortilèges surgissaient dans la nuit. Ron avait attrapé Hermione, l'obligeant à se coucher par terre, et Percy s'était allongé sur le corps de Fred pour le protéger d'autres mutilations.
-Mia hurla Harry en me voyant rester sur place immobile en continuant de fixer le visage paisible de Fred. Voyant un sors me toucher l'épaule en me jetant au sol sur le choc, il me tira vers lui protéger par le renfoncement du mur
-Tu es blessé dit-il tandis que j'écoutais vaguement ses paroles. Même en voyant le sang couler sur mon épaule, je ne sentais pas la douleur, une autre douleur bien plus importante me préoccupant déjà bien assez
-On doit partir d'ici dit Harry. Mia...Mia dit-il en m'attrapant le visage pour m'obliger à le regarder dans les yeux. Je sais que c'est dur mais s'il te plaît il faut que tu réagisse. C'est loin d'être fini et j'ai besoin de toi avec moi
-Mais Fred dis-je entre 2 sanglots
-Je sais dit-il tristement. Mais ce n'est pas le seul qui va mourir si on ne fait rien. S'il te plaît il faut que tu réagisse
La détresse que je lu dans son regard me réveilla légèrement et je me releva avec son aide
-Viens, Percy, il faut partir d'ici ! s'écria Harry. Mais Percy refusa d'un signe de tête.
-Percy !
Ron qui avait pris son frère aîné par les épaules essayait de l'entraîner. Mais Percy ne voulait pas bouger.
-Percy, tu ne peux plus rien pour lui ! On va…
Hermione poussa un hurlement et je n'eus pas besoin de demander pourquoi. En me retournant, je vis une araignée monstrueuse, de la taille d'une petite voiture, qui essayait de passer par l'énorme trou du mur défoncé : l'un des descendants d'Aragog s'était joint au combat. Ron et Harry crièrent en même temps et leurs sortilèges se combinèrent pour frapper le monstre qui fut projeté en arrière, les pattes agitées d'horribles secousses, puis disparut dans l'obscurité.
-Il a amené des amis ! s'exclama Harry, en jetant un coup d'œil à travers l'ouverture du mur éventré par les maléfices.
D'autres araignées géantes grimpaient au flanc du château, libérées de la Forêt interdite dans laquelle les Mangemorts avaient dû pénétrer. Harry lança sur elles d'autres sortilèges de Stupéfixion, précipitant le chef des monstres sur ses congénères qui roulèrent au bas de la muraille. Puis de nouveaux maléfices volèrent au-dessus de la tête de Harry
-Partons d'ici ! MAINTENANT
Les garçons on alors attrapé le corps de Fred et Hermione me poussa en avant pour me forcer à avancer . Ils ont ensuite chercher un endroit ou cacher le corps de Fred et ils se sont arrêté dans une niche, occupée d'habitude par une armure. Je ne pu supporter de regarder Fred une seconde de plus sinon je risquait de nouveau de m'écrouler. Je suivis alors les autres . Plus loin dans les couloirs, je vis une foule de gens qui couraient en tous sens, amis ou ennemis, je n'aurais su le dire. Tournant l'angle du mur, Percy poussa un mugissement de taureau :
-ROOKWOOD ! Il se précipita vers un homme de haute taille qui poursuivait deux élèves.
-Harry, Mia par ici ! s'écria Hermione.
Hermione essayait de retenir Ron, de l'empêcher de courir après Percy.
-Écoute-moi… ÉCOUTE-MOI, RON !
- Je veux aider… Je veux tuer des Mangemorts… Les traits de son visage, sali par la fumée et la poussière, étaient déformés, et il tremblait de rage et de chagrin.
- Ron, nous sommes les seuls à pouvoir en finir ! S'il te plaît… Ron… Il nous faut le serpent… nous devons tuer le serpent ! insista Hermione.
-Ron dis-je à mon tour. Je crois que je suis celle qui peut le mieux comprendre ta tristesse ici. Nous allons nous battre ! Il le faudra, pour atteindre le serpent ! Mais ne perdons pas de vue ce que nous devons faire ! Nous sommes les seuls à pouvoir en finir ! Harry dis-je en me tournant vers lui. Il faut que tu saches où se trouve Voldemort, puisque le serpent doit être avec lui, n'est-ce pas ? Vas-y, Harry regarde ce qui se passe dans sa tête !
Il ferma alors les yeux et après un moment, il les rouvris avec un haut-le-corps
-Il est dans la Cabane hurlante. Le serpent est avec lui, entouré d'une protection magique. Il vient d'envoyer Lucius Malefoy chercher Rogue.
-Voldemort est dans la Cabane hurlante ? s'exclama Hermione, outrée. Il ne… Il n'est même pas en train de se battre ?
- Il pense que ce n'est pas nécessaire, dit Harry. Il pense que c'est moi qui vais aller vers lui.
- Mais pourquoi ?
- Il sait que je recherche les Horcruxes… et il ne se sépare plus de Nagini… De toute évidence, il faudra bien que je me rende auprès de lui, si je veux m'approcher de la créature…
- Très bien, dit Ron en redressant les épaules. Il n'est pas question que tu y ailles, c'est ce qu'il veut, c'est ce qu'il attend. Donc, tu restes ici pour t'occuper d'Hermione et moi j'irai le chercher… Harry lui barra le chemin.
- Vous 3, vous ne bougez pas. Je vais y aller sous la cape d'invisibilité et je reviendrai dès que je…
-Non, l'interrompit Hermione. Il serait beaucoup plus logique que je prenne la cape et…
- N'y pense même pas, gronda Ron.
-Vous avez fini tout les 3 ? Soupirais-je. On ferra comme d'habitude. On ira ensemble
J'eus à peine le temps de finir ma phrase, que la tapisserie au sommet de l'escalier sur lequel on se tenait se déchira soudain.
-POTTER ! Deux Mangemorts masqués avaient surgi devant nous, mais à peine avaient-ils fait le geste de lever leurs baguettes que je m'étais déjà écriée :
-Glisseo ! Sous nos pieds, les marches s'aplatirent aussitôt en formant un toboggan. Nous avons été précipités vers le bas de l'escalier, incapables de contrôler notre chute, glissant à une telle vitesse que les sortilèges de Stupéfixion des Mangemorts passaient loin audessus de nos tête. Nous avons traversé comme une flèche la tapisserie qui masquait le pied de l'escalier et atterrirent dans un couloir en roulant sur nous-mêmes, pour finir notre course contre le mur opposé.
-Duro ! m'exclamais-je. Deux craquements sonores, à donner la nausée, retentirent derrière la tapisserie qui s'était changée en pierre et contre laquelle nos poursuivants venaient de s'écraser.
-Écartez-vous ! hurla Ron. Nous nous sommes directement aplati dans l'embrasure d'une porte tandis qu'une horde de pupitres au galop fonçait devant nous, menée à la baguette par le professeur McGonagall qui courait à toutes jambes et ne sembla pas s'apercevoir de notre présence. Ses cheveux défaits étaient tombés sur ses épaules et elle avait une entaille sur la joue. Lorsqu'elle tourna l'angle du mur, on l'entendit crier :
-CHARGEZ !
- Harry, mets la cape, dit Hermione. Ne t'inquiète pas pour nous…
Mais il la déploya sur nous 4. Si grands que nous sommes, on se doutait qu'on puisse voir nos pieds dans la poussière qui saturait l'atmosphère, les gravats qui tombaient de toutes parts et le scintillement des sortilèges. Nous avons dévalé l'escalier voisin pour nous retrouver dans un couloir rempli de combattants. De chaque côté, les tableaux accrochés aux murs étaient peuplés de personnages peints qui hurlaient des conseils et des encouragements pendant que les Mangemorts, masqués ou à visage découvert, affrontaient élèves, professeurs, auror et tireur d'élite. Dean avait réussi à s'emparer d'une baguette et se battait contre Dolohov. Parvati était aux prises avec Travers. Concentrés sur le combat, on guettait la moindre occasion d'agir, lorsque un grand « whIIIIIIIIIIII ! » retentit. Je levai les yeux et vis Peeves. Filant au-dessus de nous, il jetait des gousses de Snargalouf sur les Mangemorts dont la tête fut soudain engloutie par des tentacules verdâtres qui se tortillaient comme de gros vers.
-Argh ! Une poignée de gousses était tombée sur la cape d'invisibilité, à l'endroit où Ron avait sa tête. Les racines vertes et gluantes semblèrent suspendues en l'air dans une étrange position, tandis que Ron essayait de s'en débarrasser.
-Il y a quelqu'un d'invisible, là-bas ! s'écria un Mangemort masqué, le doigt tendu. Dean profita de la distraction momentanée du Mangemort et le frappa avec un sortilège de Stupéfixion. Dolohov essaya de répliquer mais Parvati l'immobilisa à l'aide d'un maléfice du Saucisson.
-ALLONS-Y ! hurla Harry.
Nous nous sommes rué en avant, tête baissé, au milieu de la bataille, glissant un peu sur les flaques de jus de Snargalouf. Nous avons ainsi continué à parcourir le chateau évitant les sors et aidant quand on pouvais nos alliés. Nous avons ensuite parouru le parc en courant
-Comment on va faire pour entrer ? Demandais-je en me rapellant du souvenir de mon pére qui se servais de Peter transformé en rat pour bloquer le sol cogneur
-Wingardium Leviosa ! S'écria Hermione. La brindille décolla de terre, tournoya dans les airs comme si elle était emportée par une rafale de vent, puis fila droit vers le tronc, à travers les branches menaçantes qui s'agitaient en tous sens. Elle heurta un point précis, tout près des racines et l'arbre cessa aussitôt de se contorsionner, devenant soudain immobile.
Nous avons parcourur le long tunnel à 4 pattes
-La cape Harry ! Murmura Hermione derriére moi. Mets la cape ! Avec difficulté du à la grandeur du tunnel , il s'en enveloppa et murmura : « Nox » pour éteindre sa baguette . Des voix parvinrent soudain, en provenance de la pièce qui se trouvait devant nous, légèrement étouffées par une vieille caisse placée à l'extrémité du tunnel pour en interdire l'accès. Osant à peine respirer, nous avons rampé jusqu'à l'entrée du passage pour regarder à travers une fente minuscule, entre la caisse et le mur. De l'autre côté, la pièce était faiblement éclairée mais je voyais Nagini onduler et s'enrouler comme un serpent d'eau, à l'abri de sa sphère ensorcelée, parsemée d'étoiles, qui flottait en l'air sans le moindre support. j'apercevais également le bord d'une table et une main blanche aux longs doigts qui jouait avec une baguette. La voix de Rogue s'éleva alors
-… Maître, leur résistance s'effondre…
-… Et cela se produit sans ton aide, répliqua Voldemort de sa voix claire et aiguë. Si habile sorcier que tu sois, Severus, je ne pense pas que tu puisses changer grand-chose, maintenant. Nous sommes presque au but… presque.
- Laissez-moi retrouver ce garçon. Laissez-moi vous livrer Potter. Je sais que je peux le capturer, Maître. S'il vous plaît. Rogue passa devant l'interstice, entre la caisse et le mur,
-J'ai un problème, Severus, déclara Voldemort d'une voix douce.
- Maître ? dit Rogue. Voldemort leva la Baguette de Sureau, la tenant avec délicatesse et précision comme un chef d'orchestre.
-Pourquoi ne fonctionne-t-elle pas avec moi, Severus ? Dans le silence qui suivit, je crus entendre le serpent siffler légèrement tandis qu'il enroulait et déroulait ses anneaux, ou peut-être était-ce le soupir chuintant de Voldemort qui se prolongeait dans l'air ?
- M… Maître ? reprit Rogue d'une voix neutre. Je ne comprends pas. Vous… Vous avez accompli avec cette baguette de véritables prouesses magiques.
-Non, répliqua Voldemort. J'ai accompli ma magie habituelle. Il est vrai que je suis extraordinaire, mais cette baguette ne l'est… pas. Elle n'a pas produit les merveilles qu'elle promettait. Je n'ai remarqué aucune différence entre cette baguette et celle que je me suis procurée chez Ollivander il y a bien des années. Aucune différence, répéta Voldemort. Rogue resta silencieux. J'ai réfléchi longtemps, profondément, Severus… Sais-tu pourquoi je t'ai fait rappeler en pleine bataille ?
-Non, Maître, mais je vous supplie de me laisser y retourner. Laissez-moi retrouver Potter.
-On croirait entendre Lucius. Ni l'un ni l'autre vous ne comprenez Potter comme je le comprends. Il est inutile de le chercher. Potter viendra à moi. Je connais sa faiblesse, vois-tu, son plus grand défaut. Il ne supportera pas de voir les autres tomber autour de lui en sachant que c'est pour lui qu'ils meurent. Il voudra arrêter cela à tout prix. Il viendra.
- Mais, Maître, il se peut qu'il soit tué accidentellement par quelqu'un d'autre que vous…
- Les instructions que j'ai données aux Mangemorts ont été parfaitement claires. Capturez Potter. Tuez ses amis – tuez-en le plus possible – mais ne le tuez pas, lui. « C'est de toi cependant que je veux te parler, Severus, et non pas de Harry Potter. Tu m'as été précieux. Très précieux.
- Mon Maître sait que je cherche seulement à le servir. Laissez-moi partir pour retrouver ce garçon, Maître. Laissez-moi vous le livrer. Je sais que je peux…
-Je t'ai déjà dit non ! trancha Voldemort. Il se tourna à nouveau et je perçus l'éclat rouge de ses yeux. Le bruissement de sa cape évoquait le glissement d'un serpent sur le sol. Ma préoccupation, en ce moment, Severus, c'est ce qui se passera quand j'affronterai enfin ce garçon !
-Maître, la question ne se pose sûrement pas…
-Mais si, la question se pose, Severus. Elle se pose. Voldemort s'arrêta et, à nouveau. Il glissa la Baguette de Sureau entre ses doigts blancs, le regard fixé sur Rogue. Pourquoi les deux baguettes que j'ai utilisées ont-elles échoué lorsque je les ai dirigées contre Harry Potter ?
- Je… Je l'ignore, Maître.
- Tu l'ignores ? Ma baguette en bois d'if a toujours accompli ce que je lui demandais, Severus, sauf quand il s'est agi de tuer Harry Potter. Par deux fois, elle a raté. Sous la torture, Ollivander m'a parlé des deux cœurs jumeaux et il m'a conseillé de prendre une autre baguette. C'est ce que j'ai fait, mais la baguette de Lucius s'est brisée face à Potter.
- Je… Je n'ai pas d'explication, Maître. Rogue ne regardait plus Voldemort. Ses yeux sombres fixaient toujours le serpent lové dans sa sphère protectrice.
- J'ai cherché une troisième baguette, Severus. La Baguette de Sureau, la Baguette de la Destinée, le Bâton de la Mort. Je l'ai prise à son ancien maître. Je l'ai prise dans la tombe d'Albus Dumbledore. Rogue s'était maintenant tourné vers Voldemort, et son visage ressemblait à un masque mortuaire. Il était blanc comme du marbre et ses traits avaient une telle immobilité que lorsqu'il parla à nouveau, ce fut comme un choc de voir que quelqu'un vivait encore derrière ces yeux vides.
- Maître… Laissez-moi aller chercher ce garçon…
-Tout au long de cette nuit, alors que je suis au bord de la victoire, je suis resté assis dans cette pièce, reprit Voldemort, la voix guère plus haute qu'un murmure, à me demander, encore et encore, pourquoi la Baguette de Sureau refusait d'être ce qu'elle devrait être, refusait d'agir comme la légende dit qu'elle doit agir entre les mains de son possesseur légitime… Et je crois que j'ai trouvé la réponse. Rogue resta muet. Peut-être la connais-tu déjà ? Après tout, tu es un homme intelligent, Severus. Tu as été un bon et fidèle serviteur et je regrette ce qui doit malheureusement arriver.
- Maître…
-La Baguette de Sureau ne peut m'obéir pleinement, Severus, parce que je ne suis pas son vrai maître. Elle appartient au sorcier qui a tué son ancien propriétaire. C'est toi qui as tué Albus Dumbledore et tant que tu vivras, la Baguette de Sureau ne pourra m'appartenir véritablement.
-Maître ! protesta Rogue en levant sa propre baguette magique.
-Il ne peut en être autrement, répliqua Voldemort. Je dois maîtriser cette baguette, Severus. Maîtriser la baguette pour maîtriser enfin Potter. D'un mouvement du bras, Voldemort donna un grand coup dans le vide avec la Baguette de Sureau. Ce geste n'eut aucun effet sur Rogue qui, pendant une fraction de seconde, sembla penser qu'il avait été épargné. Mais l'intention du Seigneur des Ténèbres devint très vite manifeste. La cage du serpent tournoya dans les airs et avant que Rogue ait pu faire autre chose que pousser un cri, elle lui avait entouré la tête et les épaules. Voldemort s'exprima alors en Fourchelang
Directement, je du plaquer mes mains avec force sur ma bouche pour m'éviter de pousser un nouveau cris d'horreur
Je vis mon parrain blêmir, ses yeux noirs s'écarquiller et les crochets du serpent s'enfoncer dans son cou, tandis qu'il essayait vainement de se dégager de la cage ensorcelée. Bientôt, ses genoux se dérobèrent et il s'effondra sur le sol.
-Je regrette, dit froidement Voldemort. Et il se détourna. Il n'y avait aucune tristesse en lui, aucun remords.
Je sentis de nouveau mes larmes couler sur mes joues. Me demandant même comment je pouvais avoir encore de l'eau dans mon corps après tout ce que je venais de vivre
Le moment était venu de quitter la cabane. Je vis Harry pointer sa baguette vers la cage étoilée qui s'éleva et libéra le corps de Rogue Celui-ci s'affaissa sur le côté, un flot de sang se déversant des blessures de son cou.
-Harry ! murmura Hermione derrière lui. Mais il avait déjà pointé sa baguette sur la caisse qui lui bouchait la vue. Elle se souleva à deux centimètres du sol et s'écarta sans bruit. Le plus silencieusement possible, il se faufila à l'intérieur de la pièce et je ne pris pas longtemps à le suivre. Les yeux de Rogue se posèrent sur nous. Il essaya de parler.
-Non dis-je en plaquant ma main sur sa blessure pour essayer de stopper le sang. Je peux soigner ça je ... mais je vis dans le regard de mon parrain qu'il savait que c'était peine perdu. Il saisit ensuite le devant de la robe de sorcier de Harry et l'attira vers lui. Un râle, un gargouillement abominable sortit de sa gorge.
-Prenez-… les… Prenez-… les… Quelque chose d'autre que du sang ruisselait sur son visage. D'un bleu argenté, ni gaz, ni liquide, la substance jaillissait de sa bouche, de ses oreilles, de ses yeux. Hermione glissa alors dans ses mains tremblantes une flasque, surgie de nulle part. À l'aide de sa baguette, Harry y versa la substance argentée.
-Mia dit-il en m'observant. Pour tout ce que j'ai fait je ...
-Je sais dis-je en pleur. Je ne voulais pas le croire au début et puis en y réfléchissant, j'ai compris tes paroles avant le meurtre de Dumbledore et au terrier. Je sais, j'aurai du te faire confiance, je suis désolé
-Je ne pouvais rien te dire, ça t'aurai mise en danger. Je suis désolé
-C'est moi qui suis désolé de comprendre ça seulement maintenant
Lorsque la flasque fut pleine et que Rogue sembla ne plus avoir en lui une goutte de sang, l'étreinte de sa main sur la robe de Harry se desserra.
-Regardez-… moi, murmura-t-il. En passant son regard de moi aux yeux verts d'Harry.
-J'ai fait tout ce que j'ai pu pour tenir ma promesse. Alors ne rendez pas mes efforts vains
Et un instant plus tard, quelque chose sembla s'éteindre au fond du regard sombre qui devint fixe, terne, vide. La main qui tenait encore Harry retomba avec un bruit sourd et Rogue ne bougea plus.
-Non dis-je dans un petit gémissement tout en étouffant un nouveau sanglot.
Je ne pensais pas un jour pouvoir perdre autant de personnes. Comme si une journée d'enfer pareil ne pouvais pas être réel
Nous sommes resté un petit moment à coté du corps en silence avant qu'une voix froide et aiguë parle soudain
-Vous avez combattu vaillamment, disait la voix haute et glacée. Lord Voldemort sait reconnaître la bravoure. « Mais vous avez aussi subi de lourdes pertes. Si vous continuez à me résister, vous allez tous mourir, un par un. Je ne le souhaite pas. Chaque goutte versée d'un sang de sorcier est une perte et un gâchis. « Lord Voldemort est miséricordieux. J'ordonne à mes forces de se retirer immédiatement. « Vous avez une heure. Occupez-vous de vos morts avec dignité. Soignez vos blessés. « Maintenant, je m'adresse à toi, Harry Potter. Tu as laissé tes amis mourir à ta place au lieu de m'affronter directement. J'attendrai une heure dans la Forêt interdite. Si, lorsque cette heure sera écoulée, tu n'es pas venu à moi, si tu ne t'es pas rendu, alors la bataille recommencera. Cette fois, je participerai moi-même au combat, Harry Potter, je te trouverai et je châtierai jusqu'au dernier homme, jusqu'à la dernière femme, jusqu'au dernier enfant qui aura essayé de te cacher à mes yeux. Une heure.
-Ne l'écoute pas, dit Ron.
-Tout ira bien, ajouta Hermione d'un ton farouche. On va… On va revenir au château. S'il est parti dans la forêt, il faut qu'on réfléchisse à un nouveau plan… Elle jeta un coup d'œil au corps de Rogue puis retourna précipitamment vers l'entrée du tunnel. Ron la suivit. Harry m'aida à m relever pour faire de même
Le château était étrangement silencieux. On ne voyait plus d'éclairs lumineux, on n'entendait plus de détonations, plus de cris. Les dalles du hall d'entrée déserté étaient tachées de sang, des émeraudes toujours répandues sur le sol, mêlées aux morceaux de marbre et aux débris de bois. Une partie de la rampe d'escalier avait été détruite.
-Où sont les autres ? murmura Hermione. Ron nous entraîna dans la Grande Salle. Les tables des maisons avaient disparu et la salle était bondée. Les survivants, debout par groupes, se tenaient par le cou. Les blessés, rassemblés sur l'estrade, étaient soignés par Madame Pomfresh, aidée d'une équipe de volontaires. Firenze comptait parmi les blessés. Le flanc ruisselant de sang, il était allongé, secoué de tremblements, incapable de se relever. Les morts étaient étendus côte à côte au milieu de la salle. Je ne voyais pas le corps de Fred, caché par sa famille qui l'entourait. George était agenouillé auprès de lui. Mrs Weasley, affalée sur la poitrine de son fils, tremblait de tout son corps. Mr Weasley lui caressait les cheveux, le visage inondé de larmes. Sans dire un mot, nous nous sommes approché. Hermione rejoint Ginny, dont le visage était tuméfié, marbré, et elle la serra contre elle. Ron rejoignit Bill, Fleur et Percy qui lui passa un bras autour des épaules. En m'apercevant le teint livide et sentant que mes jambes allait me lâcher, Lila s'approcha de moi pour me serrer contre elle. Une étreinte semblable à celle que je lui avait donné le jour de la mort de Sirius. Une étreinte qui aimerai effacer tout la peine bien que ce soit impossible. Je sentis mon épaule se mouiller tout doucement signe qu'elle pleurait elle aussi. Je ne saurai dire combien de temps nous sommes resté toutes les 2 debout en plein milieu de la salle à pleurer mais finalement, je me suis décollé lentement d'elle pour rejoindre George. Mon cœur rata un battement lorsque je vis son visage et la tristesse qu'il exprimait et j'aurai parier que mon visage devait lui aussi exprimer la même détresse. Alors, comme si on se comprenais mieux que n'importe qui d'autre, nous nous sommes jeté dans les bras de l'autre pour essayer de nous réconforter mutuellement. Malheureusement, comme si cette journée n'était pas assez horrible, en me décollant de George, je failli véritablement m'évanouir en voyant les corps de Remus et Tonks, pâles, immobiles, le visage paisible, ils semblaient endormis sous le ciel nocturne du plafond ensorcelé. Reculant d'un pas chancelant, j'eus l'impression que la Grande Salle s'envolait, rapetissait, se ratatinait.
Sentant que j'allais m 'effondrer, Lila me rattrapa de justesse avant de m'aider à m'asseoir
-Tu sais dit-elle au bout d'un moment. Un jour mon père m'a confié que si il avait appris que ma mère était enceinte, il l'aurai supplier pour que Remus devienne mon parrain
-Il aurai été un parrain super dis-je en posant ma tête sur son épaule. Comme il était un père super dis-je en sentant mon cœur se déchirer pour le petit Teddy qui se retrouvait maintenant orphelin
Après un petit moment, je vis 2 personnes s'approcher de nous en fixant tristement le corps de Fred
-Mia dit Nathan en s'approchant de moi. Je suis désolé
Il lâcha alors la main d'Ilona pour venir me serrer contre lui.
-Je sais dis-je doucement. Et les autres ? Y à t'il ...
-L'agent Hylo dit Ilona ses larmes brillant sur ses joues
-Je sais dis-je tristement. J'étais là quand c'est arrivé
Au coin de la salle, je vis Lila rejoindre Malefoy qui essayait de se faire tout petit parmi les élèves qui le fixait avec rage. Beaucoup ne croyait pas à son soudain changement de camps
Après ça, j'ai voulu me relever pour trouver Harry. Je sais qu'il doit se sentir responsable de tout ce qui se passe. Je le connais trop bien pour ça. Mais en me dressant sur mes pieds, j'ai sentis ma vue se brouiller et les sons autour de moi se sont arrêté.
Quand j'ai repris connaissance, j'étais couché au même endroit
-Elle doit être épuisé la pauvre chérie après tout ce qu'il vient de se passer dit Molly en appliquant un linge humide sur mon front
-Non je vais bien dis-je en essayant de m'asseoir. Je vous assure dis-je en voyant les regards inquiets vers moi. Ou est Harry ? Demandais-je en observant la salle. Hermione ? Dis-je en la voyant pleurer discrètement dans son coin
-Je suis désolé Mia. Mais avec les souvenirs de Rogue il à comprit ce qu'on avait toutes les 2 compris et qu'on redoutait depuis un moment. Il y est partis
-Il ... non !
En rassemblant toutes mes forces, je me suis redressé sur mes pieds . Et au moment ou j'allais courir pour essayer de le rejoindre avant qu'il n'atteigne la forêt, quelqu'un à l'autre bout de la salle hurla :
-Ils reviennent !
La panique à alors de nouveau gagné la salle et en attrapant ma baguette fermement, je me suis élancé dehors suivis de tout ceux en état . Mais en arrivant face à la horde de mangemort, je me suis figé net. Hagrid juste derrière Voldemort tenait dans ses bras un corps. Son corps
-NON !
Mon cris retentis en même temps que celui de Mc Gonagal
-Non !
-Non !
-Harry ! HARRY !
Hermione, Ron et Ginny venait d'arriver derrière moi et eux aussi se sont figé face à cette scène d'horreur
C'était fini, je n'avais plus rien. Ils avaient gagné. Ils m'avaient enlevé mes parents, mon parrain, ma marraine, mes oncles, mon fiancé et maintenant mon frère
La foule des survivants derrière moi, prit le relais, hurlant, vociférant des injures à l'adresse des Mangemorts jusqu'à ce que…
-TAISEZ-VOUS ! s'exclama Voldemort. Il y eut un bang ! un éclair de lumière brillante et nous avons été réduits par la force au silence. C'est fini. Pose-le par terre, Hagrid, à mes pieds, c'est là qu'est sa place ! Vous voyez ? continua Voldemort. Harry Potter est mort ! Comprenez-vous maintenant, vous qui vous êtes bercés d'illusions ? Il n'était rien, n'a jamais rien été, qu'un jeune garçon qui voulait voir les autres se sacrifier pour lui !
-Il vous a battu ! s'écria Ron. Le sortilège fut brisé et les défenseurs de Poudlard se remirent à hurler, à vociférer jusqu'à ce qu'un deuxième bang ! plus puissant que le premier étouffe à nouveau leurs voix.
-Il a été tué en tentant de s'enfuir subrepticement dans le parc du château, reprit Voldemort – on sentait dans sa voix qu'il se délectait de son mensonge –, il a été tué en essayant de sauver sa propre vie. Mais Voldemort s'interrompit. Il y eut un éclair de lumière et un grognement de douleur. Quelqu'un avait jailli de la foule et s'était précipité sur Voldemort. Mais celui-ci l'avais vite contré. Neville s'est ensuite effondré sur le sol, désarmée. Voldemort jeta la baguette de son assaillant et éclata de rire.
-Qui est-ce ? demanda-t-il de sa voix douce semblable a un sifflement de serpent. Qui s'est porté volontaire pour montrer à quel sort doivent s'attendre ceux qui poursuivent le combat lorsque la bataille est perdue ? Bellatrix eut un rire ravi.
-C'est Neville Londubat, Maître ! Le garçon qui a causé tant d'ennuis aux Carrow ! Le fils des Aurors, vous vous souvenez ?
-Ah, oui, je me souviens, dit Voldemort en regardant Neville. Celui-ci s'efforçait de se relever, sans baguette, sans protection, dans le no man's land qui séparait les Mangemorts et les survivants de Poudlard. Mais tu es un Sang-Pur, n'est-ce pas, mon garçon, toi qui es si courageux ? demanda Voldemort à Neville qui lui faisait face en serrant ses poings vides.
- Et alors ? répliqua Neville d'une voix sonore.
- Tu as montré du caractère et de la bravoure et tu es issu d'une noble lignée. Tu feras un précieux Mangemort. Nous avons besoin de gens comme toi, Neville Londubat.
- Je me rallierai à vous quand il gèlera en enfer ! répondit Neville. L'armée de Dumbledore ! s'écria-t-il. En réponse, des acclamations s'élevèrent de la foule que les sortilèges de Mutisme de Voldemort n'arrivaient pas à faire taire.
-Très bien, dit Voldemort. je sentis dans le ton velouté de sa voix un plus grand danger que dans ses plus puissants maléfices. Si tel est ton choix, Londubat, nous allons revenir au plan d'origine. Ce sera sur ta tête, dit-il à mi-voix, que ça se passera.
Je vis Voldemort brandir sa baguette. Quelques secondes plus tard, surgissant de l'une des fenêtres fracassées du château, quelque chose qui avait l'air d'un oiseau difforme vola dans la demiobscurité et atterrit dans la main de Voldemort. Le tenant par son extrémité pointue, il secoua l'objet moisi qui se déplia et pendit au bout de ses doigts, vide et effiloché : le Choixpeau magique.
-Il n'y aura plus de Répartition au collège Poudlard, annonça Voldemort. Il n'y aura plus de maisons. L'emblème, le blason et les couleurs de mon noble ancêtre, Salazar Serpentard, suffiront à chacun, n'est-ce pas, Neville Londubat ? Il pointa sa baguette sur Neville qui se raidit, immobile, puis il lui enfonça le chapeau sur la tête jusqu'au-dessous des yeux. Des mouvements agitèrent la foule rassemblée devant le château et, d'un même geste, les Mangemorts levèrent leurs baguettes, tenant en respect les combattants de Poudlard. Neville va maintenant nous montrer ce qui arrive aux gens suffisamment sots pour s'opposer à moi, dit Voldemort. Et d'un coup de baguette, il mit le feu au Choixpeau magique. Dans l'aube naissante, des hurlements déchirèrent l'atmosphère. Neville était en flammes, incapable de bouger, et je ne pu le supporter. Sans qu'un mangemort ai pu réagir, je me suis élancé sur Voldemort qui fut aussi surpris que moi lorsqu'il reçu ma gifle. Mais avant que je ne puisse faire autre chose, Bellatrix m'avais immobiliser pour m'attraper par les cheveux
-Les Potter sont donc tous stupide dit Voldemort avec rage en m'observant. Stupide gamine, tu veux aussi servir d'exemple ? Très bien
-J'ai pas peur de vous dis-je en lui crachant au visage avant de me recevoir un coup dans l'estomac par Bellatrix. Vous m'avez tout enlevé j'ai plus rien à perdre alors aller y. Tuez moi continuais-je avec rage
-Avec joie sourit-il
-Non Mia !
Dans la mêlé de cris de protestation, je reconnu vaguement les voix de mes collègues, de Lila, des Weasley, d'hermione ou des élèves de Poudlard se mélanger
Mais avant que l'un d'eux n'ai pu réagir, Harry avait bondi hors de bras de Hagrid en criant :
-Ne touche pas à ma sœur.
Il à alors envoyé un sors à Voldemort qui s'en protégea en me libérant ainsi de mon sortilège. Beaucoup de choses se produisirent alors en même temps. On entendit au loin un grand tumulte, en provenance du mur d'enceinte de l'école. À en juger par le bruit, des centaines de personnes escaladaient les murailles qu'on ne pouvait voir d'ici, et se précipitaient vers le château en lançant des cris de guerre. Au même moment, Graup, de sa démarche pesante, apparut au coin du château et hurla :
- HAGGER !
Les rugissements des géants de Voldemort lui répondirent. Ils coururent vers Graup comme des éléphants, en faisant trembler la terre. Puis des bruits de sabots et des claquements d'arcs résonnèrent et des flèches s'abattirent soudain parmi les Mangemorts qui rompirent les rangs, poussant des cris de surprise. Harry en profita pour sortir la cape d'invisibilité de sous sa robe de sorcier, il la déploya sur lui et disparu de ma vue au moment où Neville parvenait lui aussi à bouger. D'un mouvement rapide, fluide, Neville s'était libéré du maléfice du Saucisson qui l'avait paralysé. Le Choixpeau enflammé tomba de sa tête et il tira de ses profondeurs un objet argenté, avec une poignée incrustée de rubis étincelants… La lame aux éclats d'argent fendit l'air, mais son sifflement fut inaudible dans le vacarme que produisaient les hurlements des nouveaux venus, le fracas des géants qui s'affrontaient, le martèlement de sabots des centaures, et pourtant il sembla que tous les regards se tournaient vers elle. D'un coup unique, Neville trancha la tête du grand serpent. Elle tournoya haut dans les airs, luisant dans la lumière que déversait le hall d'entrée. La bouche de Voldemort s'ouvrit dans un cri de fureur que personne ne put entendre et le corps du serpent s'abattit lourdement à ses pieds…
Un sors de bouclier s'éleva ensuite entre Neville et Voldemort sûrement lancé par Harry
-Neville viens dis-je en évitant les sors pour le rejoindre et l'emmener à ma suite
Il régnait un chaos total. Les centaures qui chargeaient dispersaient les Mangemorts, tout le monde fuyait les pieds monstrueux des géants et les renforts venus d'on ne savait où approchaient dans un grondement d'orage. je vis des créatures ailées voler autour des têtes des géants de Voldemort, des Sombrals et Buck l'hippogriffe leur donnaient des coups de griffes dans les yeux pendant que Graup les rouait de coups.
-C'est pas trop tôt hurla Lila un peu plus loin tu t'es fait attendre
-Désolé dit Charlie en l'attrapant par la main pour la faire monter avec lui sur un hippogriffe afin de la protéger du danger qui régnait au sol. À présent, les sorciers défenseurs de Poudlard, tout comme les Mangemorts, avaient dû se replier dans le châ lançais maléfices et sortilèges à tous les Mangemorts passant à ma portée. Ils s'effondraient et leurs corps étaient piétinés par la foule qui battait en retraite. Arrivé dans le hall, je vis Voldemort jeter des sortilèges en reculant vers la Grande Salle. Il lançait ses maléfices à droite et à gauche, sans cesser de hurler des instructions à ses partisans. J'essayais alors avec Neville de protéger le plus de monde possible en envoyant des sors de bouclier. D'autres combattants, de plus en plus nombreux, montaient à l'assaut, grimpant quatre à quatre les marches de pierre, à l'entrée du château, et je vis Charlie passer devant Horace Slughorn avec Lila
-C'est quoi le plan ? Me demanda ma meilleure amie en attaquant à coté de moi
-Le plan ? On tire sur tout ces salops et on les élimine
-Très bon plan admit-elle .
Bane, Ronan et Magorian, les centaures, firent irruption dans le hall dans un grand martèlement de sabots pendant que la porte des cuisines était soudain arrachée de ses gonds. Les elfes de maison de Poudlard se répandirent dans le hall d'entrée, hurlant, brandissant des couteaux à découper et des hachoirs. Kreattur, le médaillon de Regulus Black rebondissant sur sa poitrine, menait la charge, et malgré le tumulte, on entendait sa voix de crapaud :
- Battez-vous ! Battez-vous ! Battez-vous pour mes maîtres, les défenseurs des elfes de maison ! Battez-vous contre le Seigneur des Ténèbres, au nom du courageux Regulus ! Battez-vous ! Ils hachaient, tailladaient à grands coups de lame les chevilles et les tibias des Mangemorts, leurs visages minuscules animés de hargne, et partout où je regardais, les Mangemorts ployaient sous le nombre, submergés de sortilèges, arrachant des flèches enfoncées dans leur chair, les jambes poignardées par les elfes, ou essayant simplement de s'enfuir, mais engloutis par la horde des renforts. Ce n'était pas fini, cependant. Voldemort, au centre de la bataille, frappait, attaquait quiconque était à sa portée. Je vis Yaxley jeté à terre par George et Lee, je vis Dolohov tomber en poussant un cri, sous les sortilèges de Flitwick, il vit Walden Macnair, catapulté à travers la salle par Hagrid, heurter le mur opposé et s'effondrer, inconscient, sur le sol. Il vit Ron et Neville abattre Fenrir Greyback, Abelforth stupéfixer Rookwood, Arthur et Percy terrasser Thicknesse et Lucius et Narcissa Malefoy essayer de fuir, appelant leur fils à grands cris mais celui-ci refusait en essayant de protéger ceux qu'il pouvait sans pour autant attaquer
Voldemort affrontait à présent McGonagall, Slughorn et Kingsley en même temps. Son visage exprimait une haine glacée tandis que les trois autres zigzaguaient autour de lui en esquivant ses maléfices, sans arriver à en venir à bout… À une cinquantaine de mètres de Voldemort, Bellatrix continuait de se battre, elle aussi. Comme son maître, elle faisait face à trois adversaires à la fois : Hermione, Ginny et Luna, qui livraient un combat acharné. Mais Bellatrix les égalait en force et mon attention fut détournée par un sortilège de Mort qui passa à deux centimètres de Ginny et faillit la tuer…
-PAS MA FILLE, ESPÈCE DE GARCE ! Tout en courant, Mrs Weasley se débarrassa de sa cape pour avoir les mains plus libres. Bellatrix pivota sur ses talons et éclata d'un grand rire en voyant sa nouvelle adversaire. ÉCARTEZ-VOUS ! cria Mrs Weasley aux trois filles. Dans un grand mouvement de baguette, elle engagea le combat. Je regardai avec un mélange de terreur et d'allégresse la baguette magique de Molly Weasley tournoyer, cingler, fendre l'air. Le sourire de Bellatrix Lestrange s'évanouit, se transformant en rictus. Des traits de lumière jaillissaient des deux baguettes, le sol autour des deux sorcières était brûlant, craquelé. Les deux femmes se livraient un duel à mort.
-Non ! s'exclama Mrs Weasley lorsque plusieurs élèves se ruèrent à sa rescousse. Reculez ! Reculez ! Elle est à moi !
Des centaines de personnes s'étaient alignées contre les murs, observant les deux combats, celui de Voldemort contre ses trois adversaires, celui de Bellatrix contre Molly.
-Qu'arrivera-t-il à tes enfants quand je t'aurai tuée ? railla Bellatrix, aussi démente que son maître, faisant des bonds pour éviter les maléfices qui dansaient autour d'elle. Quand maman sera partie de la même manière que Freddie ?
-Mia non ! Me retint Lila en me voyant bouillonner de rage. Tu ne ferai que la gêner
-Tu… ne… toucheras… plus jamais… à nos… enfants ! hurla Mrs Weasley. Bellatrix éclata de rire, du même rire exultant qu'avait eu son cousin Sirius avant de basculer en arrière à travers le voile, et soudain je sus ce qui allait se produire. Le maléfice de Molly passa sous le bras tendu de Bellatrix et la frappa en pleine poitrine, juste au-dessus du cœur. Le sourire jubilant de Bellatrix se figea, ses yeux semblèrent sortir de leurs orbites. En une fraction de seconde, elle comprit ce qui était arrivé, avant de basculer et de s'abattre sur le sol. Des rugissements s'élevèrent de la foule et Voldemort poussa un cri. McGonagall, Kingsley et Slughorn furent projetés en arrière, le corps tordu, battant l'air de leurs bras. La fureur de Voldemort en voyant tomber son dernier et meilleur lieutenant avait explosé avec la puissance d'une bombe. Voldemort leva sa baguette et la pointa droit sur Molly Weasley.
-Protego ! Intervint une voix invisible. Le charme du Bouclier se déploya au milieu de la Grande Salle et Voldemort regarda autour de lui pour en chercher l'origine. Au même moment, Harry enleva enfin sa cape d'invisibilité. Le cri de stupéfaction, les acclamations, les « Harry ! IL EST VIVANT ! » hurlés de toutes parts s'étranglèrent aussitôt. La foule avait peur et le silence tomba brusquement, un silence total, lorsque Voldemort et Harry s'observèrent et commencèrent à tourner l'un autour de l'autre.
-Que personne n'essaye de m'aider, lança Harry avec force. Dans le silence complet, sa voix résonna comme la sonnerie d'un clairon. Il faut qu'il en soit ainsi. Il faut que ce soit moi. Voldemort émit un sifflement.
- Ce n'est pas ce que veut dire Potter, répliqua-t-il, ses yeux rouges grands ouverts. Ce n'est pas comme ça qu'il se comporte. Qui vas-tu utiliser comme bouclier, aujourd'hui, Potter ? Personne, répondit simplement Harry.
-Il n'y a plus d'Horcruxes. Il n'y a plus que vous et moi. Aucun d'eux ne peut vivre tant que l'autre survit, et l'un de nous va partir pour de bon…
-L'un de nous ? ricana Voldemort. Tout son corps était tendu, ses yeux rouges avaient le regard fixe, on aurait dit un serpent prêt à frapper. Tu penses que c'est toi qui vas l'emporter, n'est-ce pas, celui qui a survécu par hasard et parce que Dumbledore tirait les ficelles ?
- C'était un hasard quand ma mère est morte pour me sauver ? rétorqua Harry. Tous deux continuaient de se déplacer de côté, décrivant un cercle parfait qui maintenait toujours la même distance entre eux. Un hasard lorsque j'ai décidé de combattre dans le cimetière ? Un hasard lorsque, ce soir, j'ai renoncé à me défendre et que j'ai quand même survécu pour revenir me battre ?
- Des hasards ! s'écria Voldemort. Mais il ne frappait toujours pas et la foule qui observait la scène était comme pétrifiée. Parmi les centaines de personnes présentes dans la salle, eux seuls semblaient encore respirer. Le hasard et la chance et aussi le fait que tu te réfugiais et pleurnichais dans les robes de sorcières et de sorciers plus grands que toi, des hommes et des femmes que tu me laissais tuer à ta place !
- Vous ne tuerez personne d'autre, cette nuit, assura Harry. Ils continuaient de tourner en cercle, face à face, les yeux verts rivés sur les yeux rouges. Vous ne tuerez plus personne, plus jamais. Vous ne comprenez donc pas ? J'étais prêt à mourir pour vous empêcher de faire du mal à ceux qui sont ici…
- Mais tu n'es pas mort !
- J'en avais l'intention et c'est cela qui a tout déterminé. J'ai fait ce que ma mère avait fait. Ils sont protégés, vous ne pouvez plus les atteindre. N'avez-vous pas remarqué qu'aucun des sortilèges que vous leur avez jetés n'a eu d'effet ? Vous ne pouvez pas les torturer. Vous ne pouvez pas les toucher. Vous n'avez rien appris de vos erreurs, Jedusor, n'est-ce pas ?
- Tu oses…
- Oui, j'ose, affirma Harry. Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant que vous ne commettiez une autre grande erreur ? Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle.
-S'agit il d'amour, encore une fois ? demanda Voldemort, une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l'amour, dont il prétendait qu'il était plus fort que la mort. Mais l'amour ne l'a pas empêché de tomber de la tour et de se briser comme une vieille figure de cire. L'amour, qui ne m'a pas non plus empêché d'écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter… mais cette fois, personne ne semble t'aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place, même pas ta chère grande sœur dit-il en me jetant un regard furtif . Alors, qu'est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?
-Une simple chose, dit Harry. Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l'un par l'autre.
-Aujourd'hui, ce n'est pas l'amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?
-Les deux, je pense, répliqua Harry. Je vis alors passer sur le visage de serpent une expression de stupeur qui se dissipa aussitôt. Voldemort se mit à rire et son rire était plus effrayant que ses cris, un rire sans humour, un rire de fou, qui résonna en écho dans la Grande Salle silencieuse. Toi, tu penses connaître davantage de magie que moi ? lança-t-il. Que moi, Lord Voldemort, moi qui ai accompli des actes de sorcellerie dont Dumbledore lui-même n'aurait jamais rêvé ?
- Oh si, il en a rêvé, répondit Harry, mais il en savait plus que vous, il en savait suffisamment pour ne pas faire ce que vous avez fait.
-Tu veux dire qu'il était faible ! s'écria Voldemort. Trop faible pour oser, trop faible pour s'emparer de ce qui aurait pu être à lui, de ce qui sera à moi !
- Non, il était plus intelligent que vous, dit Harry, meilleur que vous, comme sorcier, et comme homme.
- C'est moi qui ai provoqué la mort d'Albus Dumbledore !
-Vous croyez cela, mais vous vous trompez, affirma Harry. Pour la première fois, il y eut un mouvement dans la foule : les centaines de personnes alignées le long des murs avaient pris en même temps une profonde inspiration.
-Dumbledore est mort ! Voldemort jeta ces mots à la tête de Harry comme s'ils avaient pu lui infliger une douleur insupportable. Son corps se décompose dans sa tombe de marbre, dans le parc de ce château, je l'ai vu, Potter, et il ne reviendra pas.
-Oui, Dumbledore est mort, dit Harry d'une voix calme, mais ce n'est pas de votre fait. Il a choisi sa propre façon de mourir, il l'a choisie des mois avant le jour de sa mort, il a tout arrangé avec l'homme dont vous pensiez qu'il était votre serviteur.
-Quel est encore ce rêve puéril ? interrogea Voldemort. Mais il ne frappait toujours pas et le regard de ses yeux rouges resta fixé sans vaciller sur Harry.
- Severus Rogue n'était pas des vôtres, reprit Harry. Rogue était dans le camp de Dumbledore, dans son camp depuis le moment où vous avez commencé à traquer ma mère. Vous ne vous en êtes jamais rendu compte, à cause de cette chose que vous ne pouvez comprendre. Vous n'avez jamais vu Rogue produire un Patronus, n'est-ce pas, Jedusor ? Voldemort ne répondit pas. Ils tournaient toujours face à face, comme deux loups prêts à s'entre-déchirer. Le Patronus de Rogue était une biche, poursuivit Harry, la même que celle de ma mère, parce qu'il l'a aimée pendant presque toute sa vie, depuis qu'ils étaient enfants. Vous auriez dû vous en apercevoir. je vis les narines de Voldemort frémir. Il vous a demandé d'épargner la vie de ma mère, n'est-ce pas ?
- Il la désirait, voilà tout, lança Voldemort d'un ton méprisant, mais quand elle est morte, il a admis qu'il existait d'autres femmes, et d'un sang plus pur, plus dignes de lui…
- Bien sûr, c'est ce qu'il vous a dit, répliqua Harry, mais il est devenu un espion pour le compte de Dumbledore dès le moment où vous avez menacé ma mère et depuis ce temps, il a toujours travaillé contre vous ! Dumbledore était déjà mourant lorsque Rogue l'a achevé !
-Cela n'a aucune importance ! s'écria Voldemort d'une voix aiguë. Il avait écouté chaque mot avec une attention intense mais il laissa soudain échapper un gloussement de rire dément. Cela n'a aucune importance de savoir si Rogue était dans mon camp ou dans celui de Dumbledore, ou quels médiocres obstacles ils ont essayé de placer sur mon chemin ! Je les ai écrasés comme j'ai écrasé ta mère, le prétendu grand amour de Rogue ! Mais tout cela est très logique, Potter, et dans un sens que tu ne peux pas comprendre ! « Dumbledore a essayé d'empêcher que je m'empare de la Baguette de Sureau ! Il voulait que Rogue devienne le vrai maître de la baguette ! Mais je suis arrivé avant toi, petit bonhomme… Je me suis procuré la baguette avant que tu ne puisses mettre la main dessus. J'ai compris la vérité avant que tu ne me rattrapes. J'ai tué Rogue il y a trois heures et la Baguette de Sureau, le Bâton de la Mort, la Baguette de la Destinée, m'appartient véritablement, désormais ! Le dernier plan de Dumbledore a échoué, Harry Potter !
-En effet, reconnut Harry. Vous avez raison. Mais avant que vous ne tentiez de me tuer, je vous conseillerais de réfléchir à ce que vous avez fait… Réfléchissez et essayez d'éprouver un peu de remords, Jedusor…
- Qu'est-ce que c'est que ça, encore ? Rien dans tout ce que Harry lui avait dit, ni les révélations, ni les railleries, n'avait causé à Voldemort un tel choc. Je vis ses pupilles se contracter jusqu'à n'être plus que deux fentes et la peau blanchir autour de ses yeux.
- C'est votre unique et dernière chance, reprit Harry. C'est tout ce qui vous reste… Sinon, j'ai vu ce que vous deviendrez… Soyez un homme… Essayez… Essayez d'éprouver du remords…
- Tu oses…, répéta Voldemort.
-Oui, j'ose, répliqua Harry, parce qu'il est vrai que le dernier plan de Dumbledore a échoué, mais ce n'est pas moi qui en ai subi les conséquences, c'est vous, Jedusor… La main de Voldemort qui tenait la Baguette de Sureau tremblait .Cette baguette continue à ne pas marcher pleinement pour vous, parce que vous n'avez pas assassiné la bonne personne. Severus Rogue n'a jamais été le véritable maître de la Baguette de Sureau. Il n'a jamais vaincu Dumbledore.
-Il l'a tué…
- Vous ne m'écoutez donc pas ? Rogue n'a jamais vaincu Dumbledore ! La mort de Dumbledore avait été planifiée par eux deux ! Dumbledore voulait mourir sans avoir été vaincu, il voulait rester le dernier vrai maître de la baguette ! Si tout s'était passé comme prévu, le pouvoir de la Baguette de Sureau serait mort avec lui, car elle n'aurait jamais été conquise !
- Dans ce cas, Potter, c'est comme si Dumbledore m'avait donné la baguette ! La voix de Voldemort frémissait d'une délectation cruelle. J'ai volé la baguette dans la tombe de son dernier maître ! Je l'ai prise contre la volonté de son dernier propriétaire ! Son pouvoir m'appartient !
-Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous en donne pas réellement la maîtrise. N'avez-vous pas écouté Ollivander ? C'est la baguette qui choisit son sorcier… Or, la Baguette de Sureau s'est reconnu un nouveau maître avant que Dumbledore ne meure, quelqu'un qui n'avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu'il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s'était soumise à lui… La respiration de Voldemort s'était accélérée, on voyait sa poitrine se soulever rapidement. Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy. Pendant un instant, une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut aussitôt en se tournant vers le blond concerné qui semblait le plus abasourdi par cette nouvelle. Mais avant que Voldemort n'ai pu faire quoi que ce sois, Lila c'était placé devant lui d'un geste protecteur et Voldemort contre toute attente à détourner le regard des 2 cousins
-Qu'est-ce que ça change ? dit-il d'une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n'as plus la baguette à la plume de phénix. Notre duel reposera sur la seule habileté… Et quand je t'aurai tué, je m'occuperai de Drago Malefoy…
-Mais il est trop tard pour vous, répliqua Harry. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J'ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette. D'un petit geste sec, Harry montra la baguette d'aubépine. Tout revient donc à cela, n'est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c'est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau. Une lueur rouge et or jaillit soudain au-dessus d'eux, dans le ciel ensorcelé, en même temps qu'un soleil éclatant dessinait ses premiers contours à la fenêtre la plus proche. La lumière éclaira leurs visages au même instant et Voldemort se transforma brusquement en une tache flamboyante.
-Avada Kedavra !
- Expelliarmus !
La détonation retentit comme un coup de canon et les flammes dorées qui explosèrent entre eux, au centre précis du cercle qu'ils avaient dessiné de leurs pas, marquèrent le point où les deux sortilèges se frappèrent de plein fouet. Je vis le jet de lumière verte de Voldemort heurter le sors de Harry. Puis la Baguette de Sureau s'envola très haut, sombre dans le soleil levant, tournoyant sous le plafond enchanté telle la tête de Nagini, virevoltant dans les airs en direction du maître qu'elle ne voulait pas tuer, celui qui avait fini par prendre pleinement possession d'elle. De sa main libre, Harry, avec l'habileté infaillible de l'attrapeur, saisit la baguette au vol, tandis que Voldemort basculait en arrière, les bras en croix, les pupilles fendues de ses yeux écarlates se révulsant. Tom Jedusor s'abattit sur le sol dans une fin triviale, le corps faible, ratatiné, les mains blanches et vides, son visage de serpent dépourvu d'expression, inconscient. Voldemort était mort, tué par son propre maléfice qui avait rebondi sur lui. Pendant un instant de silence frémissant, le choc du moment fut comme suspendu. Puis le tumulte éclata autour de Harry. Les cris, les acclamations, les rugissements de la foule rassemblée déchirèrent l'atmosphère. La clarté intense du soleil levant illumina les fenêtres et tous se précipitèrent sur lui dans un fracas de tonnerre. Ron et Hermione furent les premiers à l'atteindre. Ginny, Neville et Luna arrivèrent à leur tour, puis tous les Weasley et Hagrid et Kingsley et McGonagall et Flitwick et Chourave. Le soleil se leva peu à peu sur Poudlard et la Grande Salle resplendit de vie et de lumière. Quand Harry fut enfin libre, je m'approcha doucement de lui et nous nous sommes serré l'un contre l'autre en silence. Nous avions juste besoin de nous retrouver. J'avais besoin de mon petit frère plus que jamais
Au bout d'un long moment, nous nous sommes décollé et il m'adressa un faible sourire fatigué. En tournant la tête, je vis Neville s'asseoir sur un banc à coté de Luna avant de lui attraper la main et avant que je ne puisse comprendre, la blonde l'avais embrassé timidement d'un baiser chaste
-Viens, tu as besoin de repos dis-je en entraînant Harry vers la sortie de la Grande Salle. Au loin, je vis Hermione et Ron nous adresser un regard avant de nous suivre. Dans le couloir, de gros morceaux de marbre avaient été arrachés de l'escalier, une partie de la rampe avait disparu et les marches qu'on montait étaient parsemées de gravats et de taches de sang. Quelque part au loin, on entendit Peeves qui filait dans les couloirs en lançant un chant victorieux de sa propre composition : On les a eus, Vaincus, battus, Le p'tit Potter est un héros, Voldy nourrit les asticots, ils ont tous été écrasés, Maintenant, on peut rigoler !
Harry nous entraîna ensuite jusqu'au bureau du directeur
-On peut monter ? Demanda Harry à la gargouille
-Allez-y, grogna la statue. Lorsque nous sommes entrés, tout autour des murs, les directeurs et les directrices de Poudlard nous applaudissait debout. Ils agitaient leurs chapeaux, parfois même leurs perruques, tendaient le bras hors de leurs cadres pour se serrer la main d'un tableau à l'autre, dansaient et sautaient sur les fauteuils dans lesquels on les avait peints. Dilys Derwent sanglotait sans retenue, Dexter Fortescue brandissait son cornet acoustique et Phineas Nigellus s'écria de sa voix aiguë et flûtée :
-Et qu'on dise bien que la maison de Serpentard a joué son rôle ! Que notre contribution ne soit pas oubliée !
Mais le regard d'Harry était porté sur l'homme qui occupait le plus grand des tableaux, juste derrière le fauteuil du directeur. Des larmes jaillissaient derrière les lunettes en demi-lune et coulaient dans la longue barbe argentée. La fierté, la gratitude qui émanaient de lui étaient réconfortant . Enfin, Harry leva les mains et les portraits se turent. Dans un silence respectueux, le visage rayonnant, ils s'essuyèrent les yeux et attendirent avec impatience qu'il prenne la parole. Il s'adressa seulement à Dumbledore, cependant
-La chose qui était cachée dans le Vif d'or, commença-t-il, je l'ai laissée par terre, dans la forêt. Je ne sais plus exactement où, mais je ne vais pas aller la rechercher. Vous êtes d'accord ?
-Oui, mon cher Harry, répondit Dumbledore. Dans les autres tableaux, les visages parurent perplexes, intrigués. C'est une décision sage et courageuse, approuva Dumbledore, mais je n'en attendais pas moins de toi. Quelqu'un d'autre sait-il où elle est tombée ?
-Personne, assura Harry. Dumbledore hocha la tête d'un air satisfait.
-Mia dit-il en se tournant vers moi. Avant que je n'ailles voir Voldemort, papa, maman, Sirius et Remus me sont apparu
-Que... dis-je en écarquillant les yeux
-C'était étrange, mais vu que je me dirigeait vers ma mort, ils ont tenus à m'accompagner. Mais avant ça ils m'ont parlé. Ils m'ont dit de te dire qu'ils sont fier de toi, de la jeune femme courageuse que tu es devenu. Tu es une grande sœur formidable et surtout, ils nous ont dit de continuer à veiller l'un sur l'autre. C'est ce qui nous rend fort
-Je sais dis-je avec un léger sourire
-Professeur dit-il en se tournant à nouveau vers le tableau. je garderai le cadeau d'Ignotus, poursuivit. Dumbledore eut un sourire radieux.
-Bien sûr, Harry, la cape est à toi pour toujours jusqu'à ce que tu la lègues à quelqu'un !
- Il y a également ceci dit-il en montrant la baguette de Sureau Je n'en veux pas, dit-il.
- Quoi ? s'exclama Ron. Tu es dingue ?
-Je sais qu'elle est puissante, reprit Harry d'un ton las. Mais j'étais plus heureux avec la mienne. Alors… Il fouilla dans la bourse accrochée à son cou et en sortit les deux morceaux de bois de houx, tout juste reliés par un mince filament de plume de phénix. Il posa la baguette brisée sur le bureau du directeur, la toucha avec l'extrémité de la Baguette de Sureau et dit :
-Reparo. Sa baguette se reconstitua alors, et des étincelles rouges en jaillirent.
-Je vais remettre la Baguette de Sureau là où elle était, dit-il à Dumbledore qui le regardait avec une immense affection, une immense admiration. Elle peut bien y rester. Si je meurs de mort naturelle, comme Ignotus, son pouvoir sera brisé, n'est-ce pas ? Son dernier maître n'aura jamais été vaincu. Ce sera sa fin. Dumbledore approuva d'un signe de tête. Ils échangèrent un sourire.
-Tu es sûr ? demanda Ron. Il y avait une légère trace de convoitise dans sa voix, tandis qu'il regardait la Baguette de Sureau.
- Je crois que Harry a raison, murmura Hermione.
- Cette baguette cause trop d'ennuis pour ce qu'elle vaut, reprit Harry Et très sincèrement, j'ai eu suffisamment d'ennuis pour le reste de mes jours.
Après ça, nous sommes tout les 4 sortis du bureau et dans le couloir, nous avons croisé Ginny qui nous attendait. Au regard insistant qu'elle lançai à Harry, je su qu'il fallait les laisser discuter tout les 2 alors j'entraînai Ron et Hermione à ma suite
Hola :) ne me tuez pas pour ce chapitre . J'ai moi même pleuré en l'écrivant. Fred est l'un de mes personnages préféré mais comme je l'ai souvent dit je ne voulais pas changer l'histoire de J. K Rowling, juste y ajouter des éléments
Sinon je vous rassure ce n'est pas mon dernier chapitre, je ne peux pas abandonner Mia comme ça alors à la semaine prochaine et n'hésitez pas à laisser une petite review ça fait toujours plaisir :)
