Bonsoir à tous !
Voici le chapitre suivant, que j'aurais du publier hier. La suite sera publiée avec plus de lenteur, puisque je pars en vacances.
Bonne lecture à tous et j'espère pouvoir lire vos reviews, ça fait tellement plaisir !
Disclaimer : Harry Potter appartient à J.K. Rowling.
Chapitre 54 : Le grand jeu du mensonge
Dès le lendemain de sa nomination comme quatrième championne du tournoi, les choses empirèrent pour Harmonie.
Ses alliés dispersés dans les autres maisons se montrèrent plus que distants avec elle, ne lui adressant plus la parole en public. Courroucée, Harmonie se recentra sur le nid de serpents, dans lequel elle était toujours en train de lutter pour maintenir un statut-quo avec la nouvelle alliance Greengrass-Montague-Nott, tandis que son triumvirat avec Zabini et Malefoy venait à peine de piétiner Davis et Fleyd.
A l'extérieur du nid de vipères, de nombreux badges injurieux fleurirent. Les rares soutiens affichés par sa maison, avec un simple Vive Harmonie Potter, ne faisaient pas le poids face aux nombreux badges affichant A bas Potter ! Soutenez Diggory, le vrai champion de Poudlard etqui affichaient des injures hors de vue des professeurs.
La brune était connue pour ses traits de caractère, mais la patience n'en faisait pas partie. Ces zestes de calme et de modération avaient été mis à rude épreuve.
Trois jours après la circulation des premiers badges, elle avait déjà perdu patience et s'était lancée à la recherche du mystérieux créateur.
Après avoir pris en filature un des distributeurs de badges, puis de l'avoir pendu par les pieds dans un couloir, elle avait enfin localisé le créateur de ces supports insultants. Trois jours plus tard, on le retrouvait la tête coincée dans les toilettes, le couvercle à moitié fermé et bloqué par un sort de glu perpétuelle nécessitant de retirer soigneusement une partie de la peau du malheureux. Par malchance pour lui, de nombreux badges lui avaient également été enfoncés dans le fondement, coincés à grand renfort de sorts de constipation.
Malheureusement, personne ne put rien prouver. Pour le premier, la brune disposait de plusieurs faux témoins. Pour le second, elle affirma qu'elle n'aimait pas se salir les mains et qu'à l'heure supposée de l'agression de cet imbécile insolent, elle avait un alibi en béton. Elle était allée voir Hagrid.
Elle était réellement allé voir Hagrid. La petite cabane au toit d'ardoise était toujours la même, un peu exiguë mais chaleureuse, tout ce que Harmonie n'appréciait pas en terme d'intérieur. Elle avait pris le thé avec le garde-chasse, discutant de banalités qui lui permettaient de s'évader, mettant de coté pour quelques heures ses plans et de ses recherches. Etre avec le demi géant était une pause bienvenue, puisqu'elle pouvait se détendre en compagnie d'une personne à la vie simple, mais qui se révélait être bien plus heureux qu'elle ne l'était.
Hagrid, à force de boire du whisky pur feu, avait commencé à parler. Il aborda un sujet que connaissait la brune, à savoir celui de Norbert. Le Norvégien à crête se portait bien, grandissant rapidement, avec un caractère toujours aussi vindicatif. La bête aux écailles vertes avait été rebaptisée Norberta, lorsque Charlie constata qu'il s'agissait d'une femelle. Toujours peiné de cette séparation, il vida une autre bouteille d'alcool, avant de mentionner le retour de Charlie en Grande Bretagne, à l'occasion du tournoi. Il révéla involontairement le pot aux roses et ne se rendit compte de sa bourde que trop tard. La brune avait lâché sa tasse, la laissant se briser sur le sol en répandant l'infusion qui glissa entre les planches de bois du sol..
Lorsque Hagrid se ressaisit, il avait bien plus peur pour Harmonie, que pour lui. Il savait que sa révélation consistait en un grave manquement à son devoir et qu'il risquait son poste. Ce qui le mit le plus mal à l'aise, ce fut le visage gris et mortifié de la brune. Ebranlée et terrifiée, Harmonie tenait à peine debout, les jambes flageolantes et les yeux emplis de terreur.
- C'est un dragon, murmura t-elle, terrifiée, les yeux perdus. Je dois affronter un putain de dragon. Une femelle avec sa couvée en plus ! éclata t-elle. C'est des tarés !
A moitié hystérique, Harmonie mit près de dix minutes à se calmer, tout en profitant des mots réconfortants d'Hagrid et de ses conseils pour gérer la confrontation avec ce type de créature.
Elle avait jusqu'au 24 novembre pour trouver de quoi survivre et affronter ce type de bestioles. Cela ne lui laissait que seize jours avec sa rencontre fatidique, lors de son duel contre un lance-flamme volant de cinq tonnes .
Elle n'allait pas perdre de temps et s'attarder à se reposer. Elle devait accélérer l'opération Mue. Avec l'aide de Dobby et de sa magie bien spécifique, elle allait faire entrer son équipe de dépeceurs gobelins pour dépouiller le cadavre du basilic. La peau était si résistante, qu'elle pouvait être utilisée pour créer des supports adaptés à de très puissants sorts ignifugés. Elle serait loin d'être invincible, mais si sacrifier deux mètres carrés sur la trentaine qu'elle récupèrerait lui sauvait la vie, ce ne serait pas du gâchis.
Deux jours après, dans les souterrains secrets de Poudlard, Harmonie surveillait l'opération avec soin. Elle observait minutieusement le découpage de la peau de la créature, ainsi que le dépeçage du cadavre, suivant des mesures soigneusement calculées. Les équipes de gobelins avaient été infiltrées secrètement par Dobby dans les bas fonds du château, sans prévenir le directeur. Si Dumbledore avait été averti de l'opération secrète, il aurait demandé sa part en tant que directeur du lieu ou se trouvait le corps, pour pouvoir renflouer le budget de Poudlard.
S'il y avait bien un point commun entre Harmonie et Ragnok, au-delà des différences raciales, c'était la cupidité.
La brune prit possession de la grande quantité de peau et d'os, récoltant ce qu'il y avait d'intéressant, tandis qu'elle envoyait la tête orner sa cheminée, une fois que le précieux venin avait été égoutté sous ses yeux et conservé dans son laboratoire personnel. Cette substance rarissime valait des millions de gallions, mais il était évidemment hors de question d'en laisser courir sur le marché, surtout si elle tombait dans des mains mal intentionnées.
La brune avait utilisé une part de la peau du serpent pour se fabriquer une cape résistante au feu. Cela ne la protègerait pas indéfiniment des flammes d'un dragon, mais ça faisait la différence entre des brûlures au troisième degré et une crémation.
Une fois dotée de sa cape fabriquée par les meilleurs enchanteurs, Harmonie sembla moins angoissée. Moins stressée devant le danger, son esprit était plus alerte. Observant davantage les autres, elle constata une chose étrange. Karkaroff restait en compagnie de Krum de façon très suspecte. Si l'attrapeur avait un pois chiche dans le cerveau, c'était loin d'être le cas de l'ancien Mangemort. Quant à Fleur, elle traînait dans la bibliothèque, à la section dédiée aux créatures magiques. Elle fréquentait beaucoup les Weasley, tout en essayant de séduire Charlie Weasley, montrant son déhanché sensuel et l'observant de ses grands yeux de biche dès qu'il était à proximité.
N'importe quel crétin au QI supérieur à la température externe aurait compris qu'ils avaient triché, exactement comme elle. Même si elle avait eu de la chance, n'ayant pas cherché à obtenir l'information, elle était dans le même sac. Le seul à ne pas être au courant était le saint Poufsouffle qui respectait absolument les règles, comme s'il craignait de se brûler les doigts.
En temps normal, elle aurait laissé quelqu'un comme lui crever sans remords. Les autres créatures insignifiantes ne l'intéressaient pas, puisque les faibles et les idiots n'ont qu'un seul but, servir les puissants ou mourir. Cependant, Diggory était quelqu'un de très loyal et elle avait constaté une chose, c'est que les gens honnêtes étaient tellement faciles à manipuler. Il était plus que probable que son honneur le pousserait à lui rendre la pareille.
Harmonie le guetta à la sortie du couloir conduisant à la salle commune des blaireaux. Par chance, il était seul et elle lui barra le passage, s'appuyant d'une main contre le mur en regardant le beau garçon musclé, avec un air sévère
- Il faut qu'on parle, dit-elle abruptement, c'est pour le tournoi.
Il n'eut même pas l'occasion de contester, qu'elle l'attirait derrière un pilier ombragé.
- Ecoute, ordonna t-elle d'un ton péremptoire. La première tâche, c'est un dragon. Des mères avec leurs œufs, spécifia t-elle. On doit passer devant ou faire quelque chose, j'en sais pas plus.
- Tu en es sure ? demanda t-il, raisonnablement inquiet. Mais comment as-tu découvert ça, normalement on ne doit pas savoir.
- Peu importe, coupa t-elle sèchement. Tricher, c'est tout un art. C'est même une tradition du tournoi, dit-elle alors qu'elle avait seulement bénéficié d'une chance insolente. Mais les deux autres sont au courant, alors ça nous met à égalité. Considère que c'est juste par respect pour ton intégrité. Bonne chance, ajouta t-elle en disparaissant rapidement, le laissant pantois et effaré.
Merlin, qu'allait-il faire ? Affronter un dragon seul est plus que du courage, c'est plutôt du suicide ! Au moins, l'aspect positif des choses est que l'ennemi avait été dépouillé du terrifiant pouvoir de l'inconnu. Il ne serait pas totalement non préparé le jour de la première tâche du tournoi.
Il retrouva la brune dans la bibliothèque, alors qu'elle cherchait des informations sur ces créatures. Apparemment, leur point faible était leurs yeux, même s'ils pouvaient compenser cette perte par leur bon odorat.
La brune bricola secrètement de quoi l'assister dans la salle sur demande, utilisant le labo de potions et les objets qu'elle avait commandés pour préparer plusieurs potions simples, dont une de vitesse qui lui servirait à rester le moins longtemps à découvert. Elle la prendrait juste avant son passage lors de l'épreuve. Elle n'avait droit qu'à sa baguette, alors elle se préparerait au maximum avant son passage.
Le jour du 24 novembre arrivait très vite, voire même trop vite. Même les moqueries de Weasley ne l'atteignaient presque plus, alors qu'elle avait l'impression terrible d'aller à l'abattoir. C'était mille fois pire que de se rendre dans l'antre du Basilic, parce qu'elle n'avait pas le choix. Son destin lui était imposé et elle ne pouvait pas s'y soustraire.
Durant ces trois semaines, alors qu'elle était victime de moqueries de la part de nombreux élèves, elle était harcelée par ceux qui l'accusaient encore de tricherie. Ron Weasley était de plus en plus agressif, alors que la brune voulait rester calme. Elle n'éclata qu'une seule fois, prenant le roux à partie.
- Ecoute connard, dit-elle en le saisissant à la gorge et en le plaquant contre le mur, si tu veux tant jouer, prends mon apparence avec du polynectar et participe donc à ce tournoi. A la fin, si tu gagnes, j'annoncerais honnêtement que tu avais pris ma place et tu toucheras tout or et gloire. Enfin, ajouta t-elle alors qu'elle voyait dans ses yeux bleus qu'il y songeait sérieusement, c'est seulement dans l'hypothèse ou tu survives. Pour être sincère, te voir mourir dans cette épreuve serait également une fin très satisfaisante pour moi.
Suite à ces mots, Ron avait fermé sa grande bouche pendant un temps fort appréciable.
Cependant, il y avait bien pire que Weasley. Harmonie semblait attirer les parasites, comme une lampe attire inexorablement les insectes. La brune avait été filée par une saleté de scribouillarde, une fouine-merde dénommée Rita Sketter.
Sketter n'avait pas réussi à l'interviewer le jour de la sélection des champions, mais elle l'avait rencontrée le week-end avant la reprise des cours, à moins d'une semaine de la première tache. Cette femme aux cheveux blonds et bouclés semblait être insatiable d'informations. Malgré son air pimpant, son faciès masquait une langue de vipère dans une bouche ornée de dents en or qui crachaient un terrible venin. Pour compléter cette apparence de monstre vorace, elle avait des ongles peints en rouge vif et qui ressemblaient à des serres.
La journaliste avait coincé la brune dans une placard vide et Harmonie n'avait pas opposé de résistance. Elle savait que s'attaquer à la presse lui ferait très mauvaise publicité. Et puis, si Sketter la poussait à bout, elle pourrait toujours la supplier d'arrêter et lui accorder une interview en privé. Ramper devant cette femme serait humiliant, probablement le plus dur à faire dans son plan. Le plus dur ne serait certainement pas d'effacer les preuves et de se débarrasser du corps. Les cours de McGonagall se révèleraient finalement être très pratiques.
Harmonie se retint de toute agressivité, mais elle n'avait pas trop envie de répondre, surtout lorsque la première question tomba.
- Pourquoi avoir fait le choix de s'inscrire alors que c'était interdit ? demanda Rita en se penchant, sa poitrine rebondie se collant à la brune
- Je n'ai pas choisi, répondit-elle, alors que la plume verte de Rita s'agitait toute seule. Quelqu'un a mis mon nom et à réussi un puissant ensorcellement, parce que je n'ai pas envie de m'inscrire à ce tournoi.
- Vous pouvez dire la vérité, dit-elle en minaudant et en se rapprochant davantage, échauffant légèrement Harmonie. Nos lecteurs et lectrices raffolent des héros courageux et audacieux. Parce que le choix de cette inscription révèle soit un désir maladif de gloire et d'attention, soit de graves tendances suicidaires.
Harmonie répéta qu'elle n'avait pas choisi, mais Rita sembla ne pas l'entendre. Elle embraya sur le douloureux thème de ses parents.
- Que penseraient-ils de vous ? interrogea t-elle en tapotant ses lunettes ornées de fausses pierres. Qu'auraient-ils dit s'ils avaient su que vous étiez à Serpentard ?
- S'ils m'avaient élevée, dit-elle avec un ton à mi chemin entre le sarcame et le regret, je serais sûrement à Gryffondor. Quant à ce que les autres gens pensent, je n'en ai que faire. Je suis ce que je veux être et mon émancipation m'a bien aidée. Je n'ai besoin de personne.
La brune resta assez vague, pour le plus grand agacement de la journaliste. Face à ce mutisme, elle l'interrogea sur ses relations avec les garçons, ce à quoi la brune répondit qu'il n'y avait rien. Elle n'appréciait pas beaucoup de gens et parmi ceux qu'elle acceptait, c'était plus des relations de travail que de l'amitié. Quant à l'amour, elle ne savait pas comment définir ce sentiment. Harmonie tut sa relation floue avec Hermione et passa sous silence sa domination sur Ginny.
- Maintenant, ça suffit, trancha t-elle, glaciale. Ma vie privée ne regarde que moi. Cette interview est terminée, déclara t-elle en s'esquivant, plantant la reporter sur place.
Harmonie souffla de soulagement en s'éloignant de cette journaliste. Elle avait beaucoup de choses à faire pour se préparer à la première épreuve du tournoi et elle ne tenait pas à devoir en plus gérer le harcèlement de la presse.
Le soir même, elle fut confrontée à un autre problème, du moins une source d'inquiétude. Les jumeaux Weasley la suivaient discrètement dans les couloirs depuis le matin. Alors qu'elle se promenait seule, sachant qu'elle était suivie, elle attendait qu'ils se manifestent d'eux mêmes. Elle serait énervée si elle devait encore tout faire elle même. Elle voulait de l'amusement, qu'ils l'interpellent à un moment peu propice durant lequel elle pourrait s'offrir un bon jeu intellectuel pour reprendre le dessus.
Finalement, elle entendit un petit sifflement. Derrière une colonne, l'un des roux avait attiré son attention, l'appelant discrètement en chuchotant son nom.
La brune se retourna calmement, laissant ses longs cheveux corbeau flotter en tournoyant autour d'elle. Ses yeux perçants fixèrent Fred, alors qu'elle semblait attendre qu'il parle.
- Pas ici, dit-il en montrant les deux portes et l'escalier qui pouvaient être empruntés par n'importe qui, alors que les choses qu'il voulait aborder étaient suffisamment confidentielles pour ne laisser intervenir personne dans leur discussion.
Le roux souleva un tableau proche, une toile du seizième siècle dans un style typique de la Renaissance Flamande, représentant deux sorciers autour d'un feu, avec des centaures. Fred garda la toile levée, laissant poliment entrer la brune en premier.
Eclairant la pièce d'un Lumos, il referma le tableau derrière lui et observa la petite salle faiblement illuminée, chassant la poussière sur sa cape rapiécée.
- Harmonie, salua fraîchement George, je voudrais que nous ayons une discussion au sujet de notre petite sœur.
La brune resta calme, s'installant comme si elle était chez elle. Elle attendait qu'ils parlent, afin de savoir comment répondre à leurs attentes … ou démolir leurs accusations.
- Que lui as-tu fait ? demanda Fred.
- Tu devrais être plus précis lorsque tu poses des questions, dit-elle d'un ton professoral, tout en acceptant de parler pour ne pas les braquer. Je l'ai asservie après qu'elle m'ait demandé une dette de vie. Tu sais, c'était lorsque je l'ai sauvée de Voldemort, quand elle avait été enfermée dans la Chambre des Secrets et que j'ai perdu mon bras à cause du basilic. Elle m'a demandé cette dette par deux fois et j'ai accepté. Elle me sert de bras droit, dit-elle avec un sourire cynique.
Les jumeaux Weasley frissonnèrent discrètement.
- Ca n'explique pas son attitude, reprit George. Ginny est plus souriante, ce qui est plutôt une bonne chose, mais elle est étrange. Ses habits, son comportement sont devenus provocateurs et elle semble plus sauvage.
- C'est normal, déclara la brune. Mon esclave doit être mise en valeur. Elle est à moi, représentant ma force et mon pouvoir. Elle doit me faire honneur, elle doit être puissante. Elle est à moi et toute action dirigée contre elle, est considérée comme une attaque contre ma personne !
Les jumeaux Weasley n'étaient pas satisfaits de cette explication.
- Qu'est-ce que tu veux que je te dise ? dit-elle avec arrogance. Je décore ma propriété comme je le souhaite. Je joue avec elle, je la caresse et je couche avec si je veux. D'ailleurs, elle adore ça. Tu devrais la voir, nue devant moi, étendue de façon lascive et me suppliant pour que je la caresse et que je la fasse jouir. Elle adore ça, elle adore être humiliée et elle me vénère. Mais c'est moi et moi seule qui coucherait avec elle. Personne ne me la prendra.
- Tu comptes en faire une pute ? demanda sèchement Fred, alors qu'il semblait dégoûté, imaginant sa sœur nue, son corps mouillé et couvert de tâches de rousseur rampant devant la brune, exposant ses charmes devant la brune.
- Non, répliqua Harmonie avec un regard noir. Elle est à moi et à personne d'autre. La pire des salopes, peut-être, mais elle ne fera rien pour les autres. Elle n'est pas et ne sera jamais une putain, suis-je claire ?
Les roux semblèrent surpris par l'instinct de protection qui bouillait dans la brune, qui refusait jalousement qu'on touche à sa propriété. Regarder, oui. Toucher, jamais.
- Ne serais-tu pas en train de tomber amoureuse ? répliqua George avec un soupçon d'amusement.
- Je ne sais pas, répondit-elle avec un ton hésitant. Je ne sais pas ce qu'est l'amour.
Cette phrase glaça les deux roux. Est-ce que Potter utilisait leur sœur, juste pour comprendre et découvrir ces sentiments, des émotions dont elle n'avait aucun souvenir ?
Eux, ils n'étaient pas riches, mais ils avaient une famille aimante. A ce moment, ils n'envièrent plus la brune, elle leur faisait sincèrement pitié. Les yeux brillants de la brune les découragèrent de poser d'autres questions. Ils avaient visé un point sensibles et savaient quand se taire. La mettre davantage en colère pourrait avoir des conséquences sur Ginny.
- Potter, déclara George, j'aime ma sœur. Je ne peux pas la libérer, mais je peux encore faire une chose pour elle. Si tu la fais souffrir, tu le payeras. Il y a tant de moyens pour ça, je te l'assures.
- J'en prends bien note, déclara t-elle laconiquement. Maintenant vous m'excuserez, j'ai beaucoup de choses à faire et je suppose que vos boites à flemme ne se feront pas toutes seules.
C'était un bon moyen de couper la conversation et de leur rappeler qu'ils n'étaient là que grâce à l'or qu'elle leur donnait.
Satisfaite d'avoir réussi à s'en débarrasser, la brune retourna dans sa chambre. Malheureusement, les choses ne se passaient pas toujours bien pour elle et il semblait que le sort s'acharnait contre elle. Quelques jours plus tard, un article extrêmement acide paraissait dans le journal. Lorsqu'elle se concentra sur la lecture de la Gazette du Sorcier, arrivée par centaines d'exemplaires dans la Grande Salle, elle vit rouge.
HARMONIE POTTER, LE DEMON DE POUDLARD
Harmonie Potter, la jeune fille que tous voient comme une élève brillante, n'est pas ce qu'elle semble être, révèle Rita Sketter notre reporter. Potter a des notes admirables, mais elle se révèle également très sournoise et avide de pouvoir.
De nombreux témoignages concordent dans cette direction. Ronald Weasley, un élève intelligent de quatrième année à Gryffondor ...
Harmonie s'étouffa. Ron Weasley, intelligent ? Par rapport à quel standard ? Une huître morte ?
... définit Potter comme une mage noire en puissance. « Elle est une Fourchelang et lors de notre seconde année, elle semblait apprécier d'être crainte et d'être au centre de toutes les attentions. » Selon plusieurs experts de la Ligue anti-magie noire, toute personne parlant Fourchelang devrait être surveillée et soumise à différents tests sévères. Il semble clair que Potter aime l'attention et apprécie la violence, ainsi que le pouvoir de punir arbitrairement ses condisciples. Elle exerce de cruelles représailles, puisque de nombreuses affirment avoir été menacées verbalement, voire physiquement sans raison valable. Une élève de Serpentard voulant rester anonyme affirme même qu'elle aime humilier les gens, pour son bon plaisir, mettant en doute la santé mentale de Potter.
Harmonie grogna en lisant ce passage.
Elle ajouta mentalement Greengrass sur la liste des ennemis à exécuter. Cette pétasse avait été une épine dans son pied depuis trop longtemps. Tôt ou tard, elle utiliserait les plus raffinés des sévices pour lui faire longuement regretter chaque instant de sa misérable existence.
Potter est avide de sang et de pouvoir, affirme Ronald Weasley, dénonçant l'esclavage imposé à sa sœur, suite à une dette de vie. Au vu des sévices que Ginevra Weasley aurait subi, on ne peut que frémir sur l'emprise totale exercée par Miss Potter. Bien que rien ne puisse lui être légalement reproché, il serait nécessaire de la placer en observation psychatrique.
Une fois dans sa chambre, loin des regards, la brune hurla un bon coup. Elle chiffonna le journal de rage, le déchirant à coup d'ongles et de dents, avant de l'envoyer dans la cheminée.
Harmonie gronda, calmant les tremblements qui agitaient ses doigts.
Sketter aussi allait mourir. Elle l'écraserait, comme on écrase un insecte.
« L'utilisation de la presse et des médias était considérée comme essentielle pour l'effort de guerre lors de la Seconde Guerre Magique. Harmonie disposait de ses propres médias, vantant sa vision des choses contre les trois autres factions en lutte. Cependant, elle fut la seule à comprendre et à utiliser massivement l'arme psychologique et la propagande pour lutter. Elle réussit à de nombreuses reprises à briser le moral de l'ennemi, tout en anéantissant leurs communications. Elle ne fit qu'adapter les techniques de la guerre moderne au monde sorcier, tout en ajoutant ses propres stratégies redoutables. »
Tiberius Lovegood, Harmonie Potter : entre légende dorée et légende noire, éditions Loufoca, 2079.
