Bonsoir le monde, bonsoir les gens.

Je ne vais pas vous raconter ma vie ce soir parce que ce n'est pas passionnant mais…non rien en fait XD. Je ne vous retiens pas plus, d'abord les reviews et ensuite…le fameux chapitre.

Krankar Volund : Lucius à peut-être abandonné cette idée mais…il reste le chasseur de tête de Voldemort. C'est vrai que du coup on se demande tous quel genre de patronus il aurait eut avec une vie normale. J'avoue que pour Remus je suis partagée, je ne sais pas si ça se fait d'aimer ses propres personnages XD, mais j'ai beaucoup d'amour pour Migale, pourtant j'adore Teddy aussi. Même si dans la famille des Tonks mon cœur fond pour Andromeda. Erf je n'ai toujours pas corrigé la faute, je le ferais quand j'aurais plus de temps, je manque vraiment de temps. J'espère que la suite te plaira toujours autant. Gros koeur sur toi !

Angelyoru : Ah j'ai réussis à surprendre quelques un d'entre vous ça me rassure dis donc. Huhu contente que les petites escapades nocturnes de nos tourtereaux te fassent autant plaisir. J'espère que tu aimeras toujours la suite. Koeur sur toi.

Chapel Lucie : C'est-à-dire ? tu trouves que c'est trop calme pour le moment XD. Je suis navrée mais je crois…que ça bouge dans deux ou trois chapitres, enfin je n'en suis plus sur parce que moi je suis loin devant vous XD.

V.M. Desgrec : d'accord donc ta sœur c'est Lela des mers ? J'ai bon ? Je suis vraiment désolée de t'avoir pris pour une fille XD, je ne ferais plus cette erreur. Motive là, j'adore les compliments haha ! J'espère que la suite te plaira, Koeur sur toi !

Mlle Mystre : Jusqu'aux dernières nouvelles je tiens parole MAIS ! Tu ne m'avais pas dit que tu étais réunionnaise ! JE LE SUIS AUSSI ! Enfin je suis née à Paris mais mes parents sont à la réunion en ce moment (quoique, ils rentrent demain). Ah je suis désolée de te faire veiller tard, malheureusement je termine le travail à 20h30 et je n'arrive chez moi que vers 22h. Sorry ! J'espère que la suite te plaira. Gros koeur sur toi ! (j'aurais jamais deviné ça tu vois).

Lela des mers : Une prochaine fois…huhuhu. J'ai plein d'idée de fic, j'ai plein de fic en cours d'écriture. J'en ai une autre qui sera aussi coupé en deux parties, je peux te donner le titre si tu veux (c'est mon deuxième super projet). Ça s'appelle « la théorie des corps ». Mais je n'en dis pas plus mouhahah. Tu as 13 ans ! A ton âge je n'avais même pas internet ! C'est quoi cette jeunesse décadente qui traine si tard le soir XD. Au moins tu fais tes devoirs…bravo ! J'espère que la suite te plaira. Gros koeur sur toi !

Guest : je vais essayer mais je ne promets rien, j'ai un peu de mal avec le perso de Severus Rogue en général:/.

Marie : merci beaucoup, j'espère qu'elle continuera à te faire plaisir longtemps. Koeur sur toi.

Yume resonnance : Je crois aussi qu'il faut le voir très positivement pour Harry. Je suis ravie que ça te paraisse logique. Haha oui c'est pas passé loin pour William dis donc. Aaahh Dobby la pire mort du livre selon moi, j'étais vraiment pas bien XD, pourtant c'est fou comme je l'ai détesté quand il a empêché Harry d'aller à Poudlard. J'espère que les chapitres suivant te plairont. Gros koeur sur toi.

A.F : Remus fait chavirer le cœur de tous les poufsouffle on dirait XD. Je crois que Sirius veut tout trop vite XD, il a du croire que tout était déjà joué avec Severus haha. Alors déjà tu as très bien compris que c'était un Tanuki XD, en fait dans mon esprit c'était une petite référence au Kitsune et au Tanuki, donc Cassie et Rebecca. Et c'était aussi pour Shaman King huhu. Ta question à propos de Voldemort est pertinente et je te rassure, je ne laisse pas ça de coté. Haha Regulus cet enfant perdu ! J'ai effectivement une autre fic sur le feu. Je n'en suis même pas à la moitié et il y a déjà selon moi plus de dix chapitres, elle sera longue et en deux parties. J'espère la terminer d'ici juillet et je pense que je la posterais plus rapidement que Two birds. Dans tout les cas j'espère que la suite te plaira ! Gros koeur sur toi !

Luffynette : Tu le détestes carrément XD. Mhh d'accord je ne peux pas t'en vouloir parce que je suis team Drarry, mais bon ça n'arrivera pas avant un bon moment. J'espère tout de même que la suite te plaira.

LuluHawaiMalfoy : Bingo ! Merci de trouver que le lion va bien à William ça me fait hyper plaisir. Mhh tout ce que je peux faire c'est te laisser imaginer si Harry leur dira un jour. Merci pour tes compliments et ta lecture. J'espère que la suite te plaira. Koeur sur toi.

Baekjeong : Bon je crois que ce chapitre est pour toi aussi XD. Voici la suite et j'espère que tu aimeras.

Cilandra : j'avoue que je ne comprends rien non plus à l'appli fanfiction sur portable, personnellement j'ai vite lâché l'affaire. Tout d'abord merci pour tes compliments, ensuite concernant la fin du livre I, je pourrais te dire que la notion d'Happy end est relative mais pour ce qui est de William et Harry c'est sûr que ça ne sera pas un « et ils vécurent heureux pour toujours ». Moi aussi j'aime beaucoup le couple Sirius/ Severus ! J'espère que tu aimeras la suite. Koeur sur toi.

Serpenta : Hello ! Si si je t'assure, je connais cette frustration, je suis aussi une lectrice XD. Il fallait contrebalancer le moment de fluff, pourtant je trouve qu'entre Harry et William c'est aussi apaisant (c'est même beaucoup trop calme non ? il serait temps de donner un petit coup de pied dans la fourmilière). Je crois en effet qu'on ne peut pas nier le fait qu'Harry est bien le maître de la mort et j'adore ce principe. Un dragon c'était peut-être trop gros, mais si ça se trouve le patronus de Charlie Weasley est un dragon ! Haha je suis contente de t'avoir surprise pour le patronus de William ! J'espère que l'attente n'était pas trop longue ! Voici la suite ! Koeur sur toi et merci encore !

Millon : Salut toi ! Effectivement tu avais raison et donc…Félicitation petite tricheuse XD. Bon comme tu as trouvé pour le patronus je peux bien te donner une information sur les bracelets…Sur le bracelet d'Harry se sont des crochets de serpents et sur celui de William des crocs de lion. Je viens de t'en dire beaucoup là XD. Mais je t'assure que la réponse approche. Globalement tout les moments avec Peter sentent mauvais XD. Il est toujours là au mauvais moment celui-là. Mais il a tout de même un rôle fondamental. J'espère que tu aimeras ce que j'ai préparé ! GROS koeur sur toi !

Quetsche : Merci beaucoup ! J'espère que la suite te plaira toujours autant. Koeur sur toi !

Guest : Mais…snirf, elle n'est pas complète et apparemment elle est abandonnée cette fic.

Merci encore et toujours à Titou Douh qui reste celle qui corrige cette fanfiction. Koeur sur elle et bonne lecture à vous.

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SOIF DE SAVOIR

«One seems to hear

Words of good cheer

From ev'rywhere

Filling the air."

Christmas songs. Carol of the bells

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Harry réajusta le badge qui venait d'être accroché sur sa poitrine puis releva les yeux vers Lucius.

L'homme était en pleine discussion avec un des employés de la bibliothèque et Harry ne tenta même pas de suivre l'échange qui avait lieu sous ses yeux. Il était bien trop accaparé par l'immense hall dans lequel il se trouvait.

Ce n'était pas l'entrée principale de la bibliothèque magique de Londres. Lucius Malfoy les avait fait passer par un autre endroit. Il allait de surprise en surprise c'était donc comme ça que l'héritier s'y prenait pour amadouer tout le monde ?

Harry devait reconnaître que l'argent faisait de vrais miracles. S'il y avait réfléchi plus tôt, il aurait usé de tout l'argent du coffre de sa famille pour acheter le ministère entier. Mais il avait été élevé comme un pauvre et avait continué de vivre comme ça. Pourtant, aujourd'hui il se sentait un peu comme un prince, à entrer par les portes secrètes de la bibliothèque.

- Harry, nous pouvons y aller.

Harry reporta son attention sur Lucius qui affichait un mince sourire.

- Comment avez-vous fait ?

- Un des employés me devait une faveur. Je pense que ce n'est pas trop cher payé.

Harry ne fit aucun commentaire et suivit Lucius dans les longs couloirs de la bibliothèque, jusqu'à une entrée de service que lui présenta l'employé en question.

- Vous pouvez déposer vos baguettes ici. Ça ne sert à rien de les cacher, il y a un portail qui détecte tout objet magique.

L'employé leur présentait une boite et Lucius posa sa baguette sans faire d'histoire. Harry sortit la sienne et hésita un peu, puis la laissa tomber. L'homme poussa la porte et laissa Lucius entrer en premier Harry sur ses pas.

Le couloir dans lequel ils arrivèrent était long. Sur les cotés, tous les deux mètres, se trouvait une statue à l'effigie d'un lion et d'un aigle. Harry supposa que ça devait fonctionner comme la bibliothèque principale. Les statues devaient prendre vie si elles sentaient un danger. Avant ça, il y avait deux autres statues plus grandes qui gardaient le début du couloir. Elles avaient l'apparence de sirènes et tenaient entre leurs mains un énorme trident. L'employé déposa la boite sur le côté et passa en premier, suivi de Lucius. Harry leur emboîta le pas et n'eut pas le temps de traverser que les deux tridents, qui avaient bougé à une vitesse surprenante, lui bloquèrent le chemin.

L'employait écarquilla les yeux.

- Vous avez une deuxième baguette !?

- Non ! Bien sûr que non !

Harry ouvrit sa cape et montra qu'il ne possédait rien. Puis l'éclat vert de son bracelet se refléta dans ses yeux. Il le retira et recula pour le poser dans la boite. Quand il revint vers les statues, les deux sirènes relevèrent leurs tridents. Harry s'avança prudemment.

- Je suis désolé, je ne savais pas… Qu'il était magique.

L'employé le toisa du regard.

- Peut-être que c'est infime, mais c'est suffisant pour elles. Faites un aller retour et après sortez.

- Bien, fit Lucius légèrement contrarié.

Pour la première fois depuis longtemps, Harry se sentit aussi mal qu'un garçon qui venait de désobéir et qui avait réellement fait une erreur. Sentiment qui se dissipa dès que ses yeux se posèrent sur la première vitrine. Quelque chose de bizarre engourdissait ses membres et il se sentit étrangement mal. Lucius posa une main sur son épaule.

- Ce sont les barrières magiques de protection. Plus tu t'en approches, plus elles t'affaiblissent. Ce n'est pas la même magie que Poudlard, sinon tous les élèves tomberaient dans les pommes.

- Ce ne sont pas que les barrières, chuchota Harry, ce sont aussi les statues ?

Lucius leva le nez vers l'aigle de pierre qui avait légèrement tourné la tête vers eux.

- En effet. Animer des statues de pierre est un travail fastidieux et épuisant, il doit sûrement y avoir beaucoup de sorciers pour garder le lien magique stable. Ou alors c'est une création magique extrêmement ancienne et puissante.

Harry haussa un sourcil.

- Vous ne savez pas ?

- Non, Adams, je ne sais pas comment ça fonctionne. Mais peut-être qu'un des livres ici présent en garde farouchement le secret.

Harry observa le premier livre puis posa les yeux sur l'écriteau.

- « Loi de métamorphose universelle ». Dernière édition 1163, par Shizoku Kazei.

- Il n'y a pas de traduction pour celui-ci, de ce que j'ai entendu. Il répertorie toutes les transformations d'animagi ou autres et il est écrit en japonais. Il ne parle pas uniquement de sorcier qui se transforme en animal mais aussi d'animaux pouvant se transformer en humain.

- Comme le mythe du Tanuki et du Kitsune ?

- Tu ne devrais pas appeler ça un mythe, je pense. Surtout lorsque que tu es un sorcier.

Harry sourit. Ils continuèrent leur marche sous le regard presque assassin des statues, passant devant des ouvrages tous aussi incroyables les uns que les autres, et même Lucius s'émerveillait des livres qui s'y trouvaient. Ils étaient aussi novices l'un que l'autre. Agrandissant les yeux devant le livre de Babel qui n'avait plus été ouvert depuis que la tour avait était détruite, livre censé contenir l'alphabet que les hommes avaient utilisé pour tenter de monter aux cieux, ainsi que les plans de la tour elle-même.

Ils restèrent un long moment devant un énorme grimoire appelé « Glossaire des dimensions » et Harry faillit en tomber dans les pommes : la seule page sur laquelle était ouvert le livre tourbillonnait vers quelque chose d'attirant et il avait voulut se rapprocher, mais la barrière avait fait son travail et ils durent s'en éloigner.

Ils passèrent devant une traduction interdite du Necronomicon, devant le livre d'or des traités inter-espèces, un livre sur les invocations, un traité sur les sabbats interdits et devant une bible noire... Mais ce qui captiva le plus Harry fut le Livre des ombres. Un livre écrit par Ekrizdis, l'homme à l'origine de la construction d'Azkaban. Le premier endroit où avaient été découverts les détraqueurs.

- On dit que les détraqueurs n'étaient pas la pire chose qui ait été découverte à Azkaban. Je crois que personne n'aimerait y mettre les pieds.

- Vous avez déjà fait face à un détraqueur ?

Lucius fit non de la tête et nul doute que ce n'était pas dans ses projets. Harry se demanda alors si l'héritier des Malfoy savait former un patronus, mais il avait la sensation que poser la question serait vraiment très mal venu. Plus il se promenait dans cette bibliothèque et plus l'envie de revenir pour le petit carnet du roi des gobelins se faisait pressante. Harry avait la drôle de sensation que c'était important, de la même façon qu'il avait eu la sensation que le vif d'or renfermait quelque chose. Des fois, son instinct le trompait, enfin c'était arrivé souvent, mais cette fois-ci, il était sûr de ça. Il aurait besoin de ce livre en quelque sorte, et plus encore depuis qu'il venait de se rendre compte que son bracelet était vraiment magique.

Leur exploration dura presque une heure. Quand ils revinrent vers l'employé, ils avaient largement fait le tour.

L'homme leur rendit leurs baguettes et le bracelet d'Harry, que le blond s'empressa de remettre autour de son poignet.

Une fois dehors, Harry était toujours émerveillé de ce qu'il venait de vivre. Même si la plupart des livres étaient des ouvrages dédiés à la magie noire, il en était époustouflé. Il était déjà en train de s'imaginer parler de cette aile à Hermione et la voir devenir folle de jalousie.

- Avons-nous le temps de prendre un thé ? demanda Lucius.

Harry se tourna vers lui et afficha un sourire conquis. Lucius haussa un sourcil mais son cœur s'emballa un peu trop brusquement. Il avait l'impression d'avancer comme il fallait avec Harry.

Ils s'installèrent dans un café en retrait du Chemin de Traverse et discutèrent tout le temps qu'il restait au Serpentard. Leur conversation tourna principalement autour des livres qu'ils avaient vus, émettant des hypothèses sur le Glossaire des dimensions, ou encore des rumeurs à propos de ce que le Nécronomicon pouvait invoquer, s'accordant à dire que ça ne pouvait pas tomber entre les mains de n'importe quel sorcier mais que ça serait un atout ou une chance d'avoir ces livres en leur possession.

- Je suis étonné de l'intérêt que vous portez aux livres, d'où est ce que ça vient ?

- Ce n'est pas uniquement les livres, répondit Harry. J'ai grandi avec presque rien ne m'appartenant. Tout ce que j'ai eu était de seconde main. Le seul objet qui m'appartient plus ou moins est ma baguette. Je dois être une sorte de pie, j'aime ce qui brille, dit-il avec malice.

Ce n'était pas totalement vrai mais pas totalement faux non plus. Harry avait un rapport étrange avec les objets. Il se souvenait très bien de sa fascination du choixpeau, de l'épée de Godric, du carnet de Jedusor ou du livre de Severus. Quand les objets avaient tendance à receler un secret ou à lui offrir une aide providentielle, il avait du mal à passer à côté. Il se rappelait aussi très bien avoir voulu plutôt intensément être en possession des Reliques de la Mort. Finalement, c'était devenu une sorte de lubie. Depuis qu'il avait vu ce livre dans cette bibliothèque, il était en train de se dire qu'il y avait plein de choses qui échappaient à sa compréhension, que le monde était vaste et qu'il avait beaucoup de lacunes. Et peut-être que parmi tout ça, il se trouvait de quoi détruire Voldemort.

- Je suppose que notre prochain entretien aura lieu en Janvier ?

- C'est exactement ça. Si cela vous chagrine, vous n'avez qu'à m'écrire.

Lucius tiqua mais Harry vit bien une lueur d'amusement dans ses yeux. Ils se serrèrent la main et se séparèrent en silence.

OoooooooooOoooooooooO

Une semaine plus tard, la bibliothèque magique de Londres fut cambriolée. La presse en parla durant tous le mois de décembre. Pourtant, aucun livre de valeur n'avait disparu et la seule statue qui s'était levée pour se battre contre l'intrus avait été retrouvée immobilisée par un sort de glu perpétuelle. Mais ça, la Gazette du Sorcier ne le dévoila pas. Elle ne dévoila pas non plus quel livre avait était volé. En vérité, quels livres avaient été volés.

Trois personnes suivirent avec curiosité cette nouvelle.

D'abord, Lucius Malfoy, qui avait réussi à apprendre que l'aile interdite n'avait pas été forcée et que c'était la salle officielle qui avait été cambriolée, ce qui ne l'empêcha pas d'envoyer une lettre à Harry Adams pour savoir s'il savait quoi que ce soit.

La réponse d'Harry ne leva pas le doute. Le blond s'était contenté de lui dire qu'il ne voyait pas de quoi il parlait.

Harry aussi avait lu la presse avec avidité, parce qu'il avait trouvé étrange qu'on ne cite pas les livres volés. Et au final, il avait compris que la bibliothèque s'était bien gardée dans dire quoique ce soit parce qu'elle ne voulait pas faire comprendre aux lecteurs qu'on pouvait y voler quelque chose en toute impunité. Et comme les livres n'étaient pas importants, ils avaient sûrement jugé bon de ne pas ébruiter l'affaire.

Et la dernière personne qui s'était intéressée à l'histoire partageait sans le savoir les mêmes convictions qu'Harry.

Il avait pris connaissances des échanges entre Lucius et Harry. Il ne suivait pas leurs discussions mais demandait toujours à l'héritier Malfoy ce qu'il en était, ce qui plaisait au blond, ce qu'il faisait et de quoi ils discutaient. Il avait senti le blocage durant le match de Quidditch et avait fini par préférer s'armer de patience. Cependant, pour lui il n'y avait aucune coïncidence sur le fait que la bibliothèque soit cambriolée juste après le passage d'Adams. Il avait du découvrir quelque chose, il avait du trouver quelque chose d'intéressant et avait sûrement réussi à s'en emparer.

Ce qui rendait Harry Adams, aux yeux de Tom Jedusor, un garçon plein de ressources et vraiment captivant et qu'il ne fallait pas traiter comme un vulgaire pion.

OooooooooooOooooooooooO

Lily Evans poussa les couvertures dans lesquelles elle se trouvait. Elle se frotta les yeux et observa le lit qui se trouvait à côté du sien. Sa sœur Pétunia y dormait à poings fermés, le sourire aux lèvres. Près de la porte se trouvait un autre lit dans lequel dormaient Migale et Rebecca.

La jeune fille se gratta la tête en souriant. Les garçons avaient plus de chance que les couples hétéro, pensa-t-elle. Harry et William partageaient une chambre avec Sirius et Severus et elle était presque sûr qu'ils devaient dormir serrés les uns contre les autres.

Elle posa les pieds au sol et enfila le pull qu'elle avait retiré avant de se coucher. En essayant d'être la plus silencieuse possible, elle ouvrit la porte de la chambre et en sortit.

Lily refit le chemin inverse avec assurance. Cela faisait deux jours qu'ils se trouvaient tous dans la demeure des Corgan. Son premier mois passé ici lui avait fait connaître l'immense demeure par cœur.

Tout leur groupe avait été invité le temps d'un week-end, avant les fêtes de Noël. Après ça, elle retournerait chez elle en compagnie d'Harry, de Severus et de Pétunia le temps du réveillon. Sirius et James le fêteraient chez les Potter. Migale retournerait chez elle, de même que William. Quant à Rebecca, elle resterait chez Cassie et sa famille ferait, elle, le déplacement.

Le vingt-cinq décembre verrait les adolescents changer d'endroit. James avait déjà invité Severus, Migale, Remus, Sirius et Lily durant la journée. Harry ne serait pas des leur, William ayant déjà décidé de l'amener chez lui, tandis que Cassie et Rebecca seraient chez la jeune fille et Pétunia de nouveau à Londres pour le travail.

Ils avaient donc décidé de passer au moins un week-end entier tous ensemble, s'offrant des cadeaux et fêtant Noël un peu en avance pour le vivre entre amis. Ils avaient fini par tous se coucher vers quatre heures du matin mais Lily avait été incapable de fermer l'œil de la nuit.

Elle se promena dans les couloirs spacieux et lourdement décorés de la riche maison, jusqu'à se rendre sur la terrasse du deuxième étage, où se situaient toutes les chambres. Elle y trouva une des portes de la baie vitrée ouverte et dès qu'elle mit un pied dehors, le froid mordit immédiatement son visage.

Ça ne l'arrêta pas pour autant parce que sur un des bancs en marbre en face de la rambarde était assis Harry Adams. Elle se pressa un peu avant de s'asseoir et de se serrer contre lui.

Harry enlaça presque immédiatement ses épaules et elle posa sa tête contre son torse.

- Tu ne dors pas.

- Toi non plus.

- Je n'y arrive pas, je suis trop contente pour dormir. C'est bizarre ?

- Non, je ne crois pas. Et puis Sirius ronfle vraiment fort, je suis surpris que Severus ne soit pas encore debout...

- Peut-être qu'il aime ça, dit-elle en rigolant.

Harry fit un grand sourire que Lily ne vit pas, elle avait les yeux rivés sur le jardin couvert d'une épaisse couche de brume.

- Qu'est ce que vous faites là ?!

Harry et Lily sursautèrent et se tournèrent en même temps. James marcha vers eux, les mains serrées l'une contre l'autre. Il s'assit à coté d'Harry et se colla à lui.

- Vous êtes là depuis longtemps ?

- Je viens d'arriver, dit Lily.

Harry haussa un peu les épaules.

- Je suis ici depuis dix minutes, peut-être.

- Donc on est presque synchro, s'amusa James.

Harry tourna un peu la tête vers son père et vit que le brun affichait un sourire aussi grand que le sien. Le blond posa sa tête contre l'épaule de son père et resserra son étreinte contre sa mère. Il ferma les yeux et tenta de toutes ses forces de graver ce moment dans son esprit. Essayant en pensée de s'imaginer enfant, dans les bras de son père et de sa mère. Et il y réussit sans mal, parce que c'est ce qui était en train de se passer.

Lily respirait contre son cou et James serrait son bras pour se tenir chaud. Il était là où il devait être. Il avait exactement ce qu'il avait toujours désiré : des parents. Ses parents. Contre lui et heureux.

Harry tenta de ravaler le sanglot qui monter dans sa gorge et savoura comme un prince ce doux moment.

- Ah, il neige ! fit James.

- Mh, il fait super froid, murmura Harry.

- On devrait rentrer, ajouta Lily.

Mais aucun d'eux ne bougea. Ils restèrent dans le froid jusqu'à ce que les premiers rayons de soleil ne viennent les aveugler et se mettent à disperser la neige et la brume. Ils restèrent et finirent par s'endormir, jusqu'à ce qu'un elfe de maison ne vienne leur annoncer que le petit déjeuner était servi.

Pourtant, Harry serait bien resté comme ça jusqu'à la fin de sa vie.

OooooooooooOooooooooooO

Il n'y avait plus assez de place dans le Poudlard Express pour tous les garder ensemble, ce qui devenait un réel casse-tête. En fait, Sirius seul rendit l'équation des places assises fastidieuses. Harry en rigolait parce qu'il n'avait jamais été autant entouré. Avant c'était juste lui, Ron et Hermione. A présent, il devait composer avec sept personnes de plus. Au final, il se retrouva dans la même cabine que William, Severus, Lily, Remus et Migale, Severus ayant fini par être fatigué des plans sur la comète de Sirius pour qu'ils soient ensemble, de même que Lily qui n'en pouvait plus de voir James tenter des sorts de modification sur le train pour élargir leur cabine.

Harry se contenta de garder la main de William contre la sienne et s'émerveilla de tout le bonheur qu'il était en train de ressentir.

- Mmmh, bonjour à toi, fidèle lit !

Harry s'écrasa contre le matelas et enserra l'oreiller avant de lever son regard vers Circé qui l'accueillait avec de grands signes.

- Bonjour à toi, petite sirène !

Elle lui fit un dernier sourire avant de disparaître. William jeta ses chaussures et s'allongea à coté de lui. Au même moment, Cassie et Severus laissaient leurs valises tomber au sol et s'écroulaient tous les deux sur le lit de Severus qui était le plus proche de celui d'Harry.

- Je rêve ou ces vacances ont été plus épuisantes que reposantes ? se plaignit Cassie.

- Tu ne rêves pas... Je pourrais m'endormir maintenant et ne plus me réveiller jusqu'à la fin de l'année.

- Qui est exactement dans trois jours, dit Severus.

- Il faut que j'aille voir Hagrid, dit Harry.

- Maintenant ? s'étonna William, qui avait déjà passé sa main sous le pull du blond.

- Avant de dîner, oui, j'aimerais bien. Comme ça, je n'aurais pas y aller après le repas. Tu n'aimerais pas que j'y aille après le repas, n'est-ce pas, Chester ?!

William grogna mais se décala pour laisser Harry s'enfuir.

Harry retrouva comme convenu Regulus dans la cabane d'Hagrid et comme il avait décidé de le faire avec le semi-géant, ils lui offrirent une licorne taillée dans une pierre plus blanche mais toujours animée.

- Elle est exactement comme celle de la forêt !

Harry leva les yeux au ciel. Pour lui, toutes les licornes se ressemblaient, mais s'il osait dire ça à haute voix, il se ferait sûrement enguirlander.

- Je suis content qu'elle te plaise, dit Hagrid. C'était plus simple à faire que le sombral, n'est-ce-pas Harry ?

- Beaucoup plus simple, oui.

Harry, Regulus et Hagrid parlèrent presque durant une heure. Le blond tentant en vain de faire dire à Regulus comment s'étaient passées ses vacances, et le brun se contentait de ne rien dire d'alarmant. Parce qu'il n'y avait rien à dire : chez lui, le silence était roi et tout le monde faisait comme si Sirius Black n'avait jamais existé. Même lui commençait à le faire. Il devait se concentrer sur sa vie, sur sa famille, sur son futur et aussi sur Harry.

Harry se rendait bien compte que leurs conversations se faisaient plus légères, qu'une sorte d'espace se creusait entre eux. Il ne savait absolument pas comment aborder le sujet de Voldemort ou de Lucius avec Regulus. Il ne pouvait rien dire tant que le brun ne disait rien et parfois Harry se demandait si ce ne serait pas plus simple de lui dire la vérité. Ce qui serait une idée vraiment stupide et la possibilité de mettre autant sa vie, que la vie de Regulus en danger... Non, il devait être patient, prendre son temps pour amadouer le jeune Black, pour qu'il s'ouvre à lui.

Mais Harry n'était clairement pas doué pour ça. Pour nouer une relation de confiance, il fallait être deux et il était aussi secret que Regulus. Ils étaient tous les deux dans une impasse, s'appréciant de jour en jour sans jamais se dévoiler plus que ça.

Harry aurait aimé que Sirius l'aide un peu plus, mais le Gryffondor était catégorique : son frère était un cas désespéré et il était perdu. Le blond se souvenait parfaitement du peu de chagrin qu'avait eut Sirius en parlant de son frère mort. Il était plus dévasté par celle de James qu'autre chose et Sirius commençait enfin à revivre. Harry n'avait pas envie de gâcher ses moments de joie. Si par malheur Sirius se retrouvait de nouveau à Azkaban, Harry n'avait pas le cœur à remplir ses journées par des inquiétudes infondées. Il voulait le laisser être heureux et Sirius l'était indubitablement.

Tout comme l'était Severus.

Plus les jours passaient et plus Harry avait l'impression de baigner dans une douce plénitude où tout était parfait, tout se passait bien. Une petite voix lui répétait sans arrêt que c'était le calme avant la tempête et Harry y croyait dur comme fer. Mais c'était une tempête à laquelle il tournait le dos pour le moment. Parce qu'il était bien, il se sentait bien. Cette année était peut-être la seule où tout le monde savourait le bonheur d'être juste des élèves... Alors il laissa Regulus partir en premier et continua à discuter avec Hagrid, puis celui-ci l'entraîna pour une promenade où il retrouva Syracuse.

- Comment te sens-tu ?

- Je vais bien. Je cours dans la nuit et je respire les bonnes odeurs.

- Tu ne veux toujours pas redevenir un peu humain ?

- Quand je suis en loup... Je peux aider Remus. Je peux courir avec lui et on peut s'amuser.

Harry s'arrêta puis s'agenouilla devant le loup-garou. Syracuse donna un léger coup de museau contre son menton.

- Tu es un gentil garçon, Syracuse. Severus travaille d'arrache-pied pour un remède, tu sais ? Un jour peut-être…

- Un jour. Peut-être, répéta le loup.

Harry prit la tête de l'animal entre ses mains et colla son front contre l'épaisse et douce fourrure.

- Oui, un jour.

Mais seulement un jappement bas lui répondit. Le sort ne faisait plus effet. Il se promena encore un peu avec lui, Syracuse restant collé à ses jambes jusqu'à ce qui le raccompagne à la cabane d'Hagrid.

Harry ne mentait pas. Severus tentait vraiment de trouver un remède contre la lycanthropie. Ça avait été plus ou moins le sujet principal des vacances en solitaire de Severus et Sirius. Le Gryffondor, même s'il aurait aimé passé des vacances à juste profiter, était resté fasciné par l'ardeur avec laquelle Severus se donnait pour trouver de quoi sauver autant Remus que Syracuse.

Harry était heureux de le voir embrasser une cause aussi noble et même si Remus disait qu'il avait déjà fait beaucoup, cela se voyait qu'il était extrêmement touché par les ambitions du Serpentard.

En somme, le temps avançait d'une drôle de façon pour Harry. Il était bloqué dans une sorte de moment où rien ne se passait et où en même temps tout, s'emboîtait étrangement.

OoooooooooOoooooooooO

William poussa Harry et tira les rideaux du lit avant de jeter les classiques sorts de silence. Harry bougea légèrement mais laissa son nez plongé dans le livre qu'il lisait.

- Ça va faire deux semaines que tu ne lâches pas ce dictionnaire... Dis-moi au moins que tu progresses ?

- Même pas… Je dois être doué pour plein de choses mais pas pour les langues, apparemment.

- Tu veux bien me laisser regarder ?

Harry soupira. Il fit glisser le livre vers William et s'allongea sur le dos puis retira ses lunettes.

- Tu n'as pas choisi la langue la plus facile...

- Je suis sûr que les gobelins ont fait exprès de tout compliquer uniquement pour que les humains ne puissent pas les comprendre.

- Tu as remarqué que certaines lettres étaient proches des runes ?

Harry se redressa et colla son épaule contre William.

- Non, je n'avais pas remarqué.

Il se fustigea intérieurement ; il était sûr qu'Hermione aurait fait le rapprochement.

- Tu ne suis même pas ces cours et tu remarques ça du premier coup d'œil. Je suis dépité.

- Est-ce que ça aide ?

- Beaucoup, oui.

Harry embrassa l'épaule de William et le brun s'allongea sur le côté en gardant le livre à la main.

- Je peux peut-être apprendre avec toi ? On pourra partager une activité.

- Et une langue secrète pour discuter en toute impunité et dire des trucs cochons, plaisanta Harry.

- C'est très guttural comme langage, et je n'ai pas envie de me mettre à bander dès que je mets le pied à Gringrotts.

Harry grimaça mais ne cessa pas de sourire pour autant.

- Faisons-ça, Will. Aide-moi à apprendre cette fichue langue, comme ça on pourra s'envoyer des messages secrets !

- Je ne vois pas trop ce qu'on peut se dire de secret... On dirait que notre cercle d'amis est imperméable aux petits secrets.

Harry fronça légèrement les sourcils.

- Non, il y a des choses que ni toi, ni Cassie, ni Rebecca et ni Lily ne savez.

William se redressa sur un coude et abandonna le livre sur le côté.

- Comme quoi ?

- Comme ce que Severus et moi avons fait pour Remus.

- Tu parles de la potion ?

Harry écarquilla les yeux.

- Comment tu le sais ?

- Mh... Remus en a parlé à Migale, qui en a parlé à Rebecca, qui l'a dit à Cassie et je crois que Lily le sait parce que James lui a probablement dit.

Harry ouvrit la bouche puis la referma, choqué.

- Et aucun de vous ne s'est énervé ?!

- Tu nous prends pour des gorilles enragés, c'est ça ? s'amusa William. J'ai voulu me plaindre mais Lily s'y est opposée. Elle a dit que c'était sûrement quelque chose entre vous, que ça devait être fait et que si vous n'en n'aviez pas parlé, c'était pour ne pas mettre Severus dans l'embarras. Pourtant, je suis persuadé qu'il aimerait qu'on lui jette des fleurs. D'un autre côté, elle était vraiment fâchée que vous ayez menti.

- Oh… D'accord.

- Mais je devrais me sentir flatté, que tu me le dises à présent.

Harry enfouit sa tête dans le cou de William.

- Est-ce qu'il a aussi parlé de Syracuse ?

- De qui ?

- Du loup-garou qu'on a libéré.

- D'accord… Ça, c'est une autre nouvelle. Y a-t-il d'autres révélations dont tu aimerais me faire part ?

- Oui, murmura Harry.

- Je t'écoute ?

- Je t'aime.

- C'est tout ce que tu as trouvé pour détourner mon attention ?

- Mhh ,fit Harry, un peu de respect pour mon super secret.

William se laissa de nouveau tomber sur le lit et laissa Harry poser la tête contre son torse. Au bout d'un court moment, le brun se rendit compte qu'Harry avait fini par s'endormir et posa un baiser contre son crâne.

- Je t'aime aussi, idiot.

OooooooooOoooooooooO

Harry devait reconnaître qu'ils avaient vraiment fait du bon travail.

Leur salle secrète n'avait presque plus rien d'une salle de classe. Ils étaient parvenus à grand renfort de sorts et d'huile de coude à transformer la pièce en une mini-salle de bal. Lily et Rebecca, qui avaient choisi le thème, avaient opté pour un effet palais de glace. Tout était dans des tons froids et bleutés ; le sol ressemblait à une patinoire et les grandes fenêtres donnant sur le parc voyaient tomber devant elles de gros flocons de neige. Les lumières étaient diffusées par des lustres qui avaient l'air taillés dans du cristal. Au dessus étaient aussi suspendues une myriade de petites boules blanches et lumineuses qui ressemblaient à des étoiles.

Le blond était émerveillé. Il venait de passer presque trois heures à fêter le début de soirée dans la grande salle en compagnie de tous les autres élèves de sixième et septième années. En premier lieu pour maintenir l'ordre en tant que préfet mais aussi pour faire acte de présence. Lily, Remus, Rebecca et Migale, eux aussi préfets, avaient dû s'y rendre. James y était allé parce qu'il voulait danser avec Lily devant tout le monde et même Remus se laissa entraîner par Migale. De même que Cassie et Rebecca, qui semblaient faire briller plus d'étoiles dans les yeux de tout le monde que n'importe quel autre couple. Parce qu'il fallait l'avouer : ils dansaient vraiment bien. Cassie faisait valser Rebecca comme s'ils étaient nés pour danser ensemble. A côté, James était un peu plus carré dans ses gestes et ne devait son succès qu'à la patience de Lily.

Severus, Sirius et William avaient préféré continuer à peaufiner le décor de leur salle et attendre leur arrivée.

- Oh, c'est merveilleux ! psalmodia Lily.

- Et encore, vous n'avez rien vu ! fit Sirius.

Il se dirigea vers une des armoires camouflées et en sortit deux bouteilles de whisky pur-feu et deux bouteilles de champagne.

- Là, on peut discuter ! cria James.

Harry secoua la tête mais fit les yeux ronds quand il vit William faire voler les verres à champagne pour qu'ils soient tous servis. Chacun eut droit à un verre pleinement rempli et ensuite Cassie les intima tous à se mettre en cercle.

- Bon… Je pense qu'on peut bien faire un discours quand on s'apprête à fêter la fin d'une année aussi particulière. Quelqu'un à un mot à dire ?

- On a qu'à tous dire quelque chose, dit Migale.

- D'accord, dit James, je commence ! Je suis vraiment heureux d'avoir vécu cette année avec vous, de m'être fait de nouveaux amis, tous exceptionnels et donc à mon niveau. Je suis aussi assez fier de pouvoir dire que Lily Evans est enfin ma petite amie, ce qui fait probablement de moi l'homme le plus chanceux de ce monde. N'est-ce-pas ?

- C'est ça, James, savoure ta chance et bois de l'eau ! fit Sirius. Je pense au contraire être le plus chanceux de tous parce que moi, j'ai enfin quitté ma mégère de mère et je reste toujours aussi beau et…

- Abrège, Black, grinça William.

- Est-ce que tu vas encore passer une année à me couper la parole ?

- Oh oui, je compte bien faire des dix prochaines années de ta vie un enfer en t'empêchant de débiter des âneries plus grosses que toi !

- Bon, dans ce cas, je remercie Harry Adams d'avoir mis William Chester sur ma route afin de me garder dans le droit chemin.

- Je remercie Sirius Black d'être un type assez ouvert pour apprécier mon humour à sa juste valeur.

William lui fit un clin d'œil et les deux garçons firent tinter leurs verres en souriant.

- Dans ce cas, je remercie Severus d'avoir fait les efforts qu'il fallait pour qu'on puisse tous se retrouver et se pardonner et… S'aimer, tenta Lily.

James embrassa le haut de son crâne et fit tinter son verre contre celui de Lily.

- Alors, hum…,C'était une année pleine de rebondissements, ajouta Severus, j'espère que rien ne changera entre nous.

- Je souhaite exactement la même chose que Severus : qu'on puisse rester amis comme ça encore longtemps, fit Remus.

Et les deux garçons firent eux aussi tinter leurs verres.

- Je suis aussi très heureuse d'avoir pu être acceptée dans votre cercle et d'avoir pu apprécier cette année avec vous et d'en vivre d'autre aussi palpitante, dit Migale.

- Je ne vois pas pourquoi ça changerait, fit Rebecca. Nous sommes enfin au complet avec des représentants des quatre maisons dont au moins un préfet se trouve ici. Si ça n'est pas une synchronisation parfaite ou un véritable signe du destin, alors je ne sais pas ce que c'est.

- Je rejoins Rebecca sur ce point, fit Cassie d'une voix douce, j'ai l'impression d'être exactement là où je devais être et avec les personnes qu'il faut et j'espère que ça sera toujours ainsi.

Un long silence se profila durant plusieurs secondes puis les têtes se tournèrent vers Harry qui n'avait rien dit. Le blond se rendit compte qu'il était au centre de l'attention. Il leva son verre.

- Je crois qu'il n'y a rien à ajouter. Nous avons vécu des choses étranges et parfois difficiles et pourtant… Chacun d'entre vous a su transformer le pire en meilleur. Je suis heureux que vous soyez tous là… Autour de moi. Merci.

Ils firent tous tinter leurs verres et burent leurs coupes. Après ça, la soirée se passa dans une joie intense. Les deux bouteilles de champagne se vidèrent rapidement et la bouteille de whisky pur feu suivit ses cousines.

Harry dansa longtemps avec Lily puis James, passablement éméché, exigea une danse de la part du blond. Bientôt, Sirius décida que c'était son tour et ils dansèrent péniblement à trois les uns contre les autres jusqu'à ce que William le tire de ce mauvais pas. Quand ils furent repus de valses entre couples, Migale fit passer des sons plus actuels et seuls Harry, William, Lily, Rebecca et elle purent se laisser aller. James, Cassie, Sirius et Remus, peu au fait de la musique moldue, durent subir un temps d'adaptation avant de se lancer à leur tour.

Seul Severus semblait extrêmement mal à l'aise à l'idée de danser. Tout le monde essaya de le tirer sur la piste pour n'importe quelle musique mais le brun s'obstinait. Il ne voulait pas être ridicule.

Ils s'amusèrent tellement qu'ils ne virent pas que l'année était passée. Mais ça n'avait pas d'importance, parce qu'ils finissaient par tous s'embrasser plus ou moins en criant un « bonne année » bruyant. Ce ne fut que vers la fin de la nuit que Severus se rendit compte qu'il n'avait pas vraiment fait d'effort, quand ses yeux étaient restés fixés un long moment sur James et Lily enlacés l'un contre l'autre, ou sur Harry et William collés et tanguant doucement sur le rythme d'une musique inexistante.

Il se décida à se lever et rejoindre Sirius et Remus en grande discussion de garçons saouls.

- Sirius ?

Le brun tourna un visage souriant vers son petit ami.

- Oui, mon petit lapin des bois ?

Le Serpentard tenta de ne pas fuir sous cette appellation.

- Est-ce que tu… Veux bien… Danser avec moi…s'il te plaît ?

Sirius observa le visage rouge de honte du garçon et se leva d'un bond. Severus crut presque qu'il allait le tirer violemment sur la piste mais ça n'arriva pas. Le Gryffondor glissa délicatement une main dans la sienne et le traîna au milieu de la salle. Il fit poser la main de Severus sur son épaule, glissa la sienne au creux de son dos et, lentement, commença à le faire tourner contre lui.

La bouche de Sirius soufflait un air chaud et apaisant contre son oreille.

- Suis mes pas, Severus. Laisse-toi guider.

Et c'est ce qu'il fit. Avant de fermer les yeux et de poser sa tête contre l'épaule, il eut juste le temps de voir un petit sourire sur le visage d'Harry. Sourire auquel il répondit avec émoi.

Ce fut de cette façon que leur nouvelle année commença : dans une véritable euphorie et un moment de grâce.

A ce moment-là, aucun d'eux ne se doutait que ce serait le seul et unique nouvel an qu'ils passeraient tous ensemble. Parce que durant toutes les années qui suivirent, il y eut toujours quelqu'un pour manquer à l'appel. Pourtant, ils ne cessèrent jamais de le fêter ensemble, sans jamais faillir. Et pour faire bonne figure, chacun eut droit à une photo de cette unique soirée.

Ils ne savaient pas non plus, que malgré ça, bien d'autres s'ajouteraient à leurs soirées...

OoooooooooooOoooooooooooO

Harry emmêla ses jambes à celles de William et sourit en sentant contre sa cuisse l'expression de sa vigueur matinale. Il passa sa main au-dessus du torse du brun et entama quelques frottements contre lui en gémissant tendrement. Une main de William vint serrer son épaule et le brun se tourna un peu pour faire en sorte que leurs sexes se rejoignent.

- Bonjour, beau blond, murmura William.

Harry lui répondit en parsemant sa peau de baisers avant de laisser sa tête retomber contre l'épaule du brun.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je m'apprêtais à te faire l'amour et je me suis rendu compte que j'ai mal partout.

Harry grogna.

- Pourquoi est-ce que j'ai mal ?!

- Tu ne t'en souviens pas ?!

Harry se tourna sur le ventre et écrasa son sexe tendu. Malgré la douleur qui brûlait ses reins, la vue de William était juste trop excitante. Il enfonça sa tête dans son oreiller.

- Qu'est ce que j'ai fait ?

- Tu m'as chevauché presque toute la nuit et sans lubrifiant…

- Et tu ne m'as pas arrêté !? s'indigna le blond.

William fronça les sourcils.

- Harry, tu as utilisé un sort d'entrave… Sans baguette. Honnêtement, tu fais peur quand tu as bu, tu ne te contrôles plus.

Le brun se redressa en position assise et se pencha pour couvrir le dos d'Harry de baisers réconfortant.

- Je vais aller te trouver quelque chose contre la douleur.

- Oui, et moi je vais juste rester ici pour… Tu sais…. Mourir.

William rigola et tira les rideaux du lit.

- SIRIUS ?!

Harry se tendit brusquement et bascula sur le côté pour voir hors du lit, réprimant une grimace. En face d'eux, Sirius Black récupérait ses chaussures tant bien que mal. Ses cheveux partaient dans tous les sens et il n'y avait aucun doute sur la nature de cet ébouriffement. Harry tourna la tête vers William qui affichait un sourire moqueur.

- Oh, c'était donc ça les bruits d'hier soir…

- Qu'est ce que tu racontes, Chester ? Tu as été aussi bruyant qu'un troupeau de vaches en période de chaleur !

William grogna et Harry se rétracta en rougissant.

- Vous avez tous été bruyant, se plaignit une voix dans le lit de Cassie.

- Rebecca, souffla Harry.

La jeune femme tira les rideaux, elle avait l'air bien plus fraîche qu'Harry.

- Entre Harry qui sifflait des trucs incompréhensibles … Sérieusement, Harry, du sexe en fourchelangue ?!

Le blond s'enfonça encore plus dans les draps sous le rire de William.

- Et toi, William, avec tes « Oh, par Merlin ! »... Comme si tu ne savais dire que ça !

Ce fut au tour de Sirius d'exploser de rire.

- Oh, et ne parlons pas de toi, Black…. Tu es très romantique, comme garçon. « Oh, Severus tu sens si bon, mmmh tu as si bon goût, tu… »

Les lèvres de Rebecca se fermèrent d'un coup. Harry pencha la tête pour voir à quoi était dû se soudain silence. Severus avait pointé sa baguette sur Rebecca et lui avait lancé un sort de bloclang.

- Je crois qu'on a tous compris que personne n'a eut l'intelligence de mettre des sorts de silence, dit-il d'une voix pâteuse.

- Et c'est pour ça que je sors avec le mec le plus calme de Poudlard, s'amusa Sirius. Bon, je vais remonter dans mon dortoir et je veux tous vous voir au moins pour le repas de midi !

Sirius embrassa le front de Severus et envoya un baiser volé à William. Rebecca s'extirpa du lit en fusillant le Serpentard responsable de son silence du regard. Elle récupéra ses vêtements et fit des signes de la main pour dire qu'elle voulait la même chose que Sirius. Après leurs départs, Cassie émergea de son sommeil.

William et lui, qui avaient l'air de tenir tête à la gueule de bois plus que les autres, filèrent à la salle de bains, laissant Harry et Severus tentant de décuver de leur folle soirée.

Harry était en train d'évaluer les dégâts de son corps : la sourde douleur qui mettait à feu ses entrailles, ses courbatures et son mal de tête. Il se demandait vaguement si William accepterait de mentir à Pomfresh pour lui donner de quoi se détendre, ou si Lily avait préparé ce genre de mixture.

- Harry ?

- Oui, Severus ?

- Est-ce que tu as entendu ?

Harry afficha un sourire franchement amusé. Il ne voyait pas le visage de son ami puisque ce dernier devait aussi être sous les draps mais il l'imaginait très bien aussi rouge qu'une pivoine.

- Je ne me souviens de rien du tout, ton honneur est sauf avec moi.

- D'accord… J'ai super mal.

Cette fois-ci, le blond ne put s'en empêcher et explosa de rire ce qui raviva son mal de tête et ses douleurs.

- Ce n'est pas drôle. C'est extrêmement douloureux.

- Tu veux dire que Sirius y est allé comme un bourrin ?

- Non ! Il a vraiment pris son temps et... Oh, bon sang, de quoi est-ce que je suis en train de parler !

Harry rigola de plus belle.

- La prochaine fois, tu n'auras qu'à demander à Sirius d'être en dessous.

- Quoi ?! Tu es au dessus, avec William ?!

- Non…

- Est-ce que ça fait de nous… Les filles du couple ?!

- Tes questions sont bizarres et alarmantes. Tu peux toujours demander à Sirius d'échanger : s'il t'aime, il ne fera pas d'histoire.

- Et toi ? Tu ne veux pas échanger ?

Harry ferma les yeux un moment et s'imagina prendre William. Il chassa bien vite cette image mentale, c'était trop étrange. Il se sentait bien comme il était, il aimait bien être celui qui recevait parce qu'il avait l'impression d'être plus chouchouté. Ce qui était stupide : William demandait plus de câlins que lui, c'était même lui qui s'endormait dans ses bras la plupart du temps.

- Non, dit-il en toute franchise.

- Alors je ne changerai pas.

Harry sourit et ne se rendit compte qu'il s'était endormi que quand William revint avec une fiole. Le blond en but la moitié et donna le reste à Severus. Harry et William ne se présentèrent pas au repas de midi. Ils restèrent toute la journée au lit.

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A suivre

Voilà pour aujourd'hui, j'espère que ça vous a plu. N'hésitez pas à me laisser un petit message pour me le dire. Je vous dis bonne nuit et à vendredi. Koeur sur vous les agneaux.