Voilà voici encore un beau chapitre, je ne vais pas le résumer, ça gâcherait la surprise, enjoy !
Je tiens à remercier emokami pour son aide à mon arrivé sur ce site, Moratroce pour ses propositions lumineuses pour les musiques qui m'inspirent beaucoup. Et merci surtout à une personne très spéciale, Louve Noir pour ses opinions sur les textes, corrections de grammaire entre autres. Gros, gros câlins à toi bella. Surtout pour m'encourager à continuer cette belle fanfic :)
Et aussi un GRAND MERCI à mes lecteurs qui suivent avec passion cette fiction et qui laissent un petit mot d'encouragement. Merci encore gros câlins a vous aussi 3 !
Je tiens à prévenir, il y a des passages au vocabulaire vulgaire. Si vous n'aimez pas donc ne lisez pas !
Disclaimer : Les personnages de cette fanfic appartiennent à Square Enix, je ne gagne aucun profit en écrivant ces textes, juste l'appréciation des fans de Final Fantasy
Musique du moment : Skillet - Hero [Official Video]
Je trouve que le cœur humain est quelque chose de compliqué et d'incompréhensible. Car tantôt l'on ressent de la joie, tantôt l'on ressent de la tristesse, de la colère, de la jalousie, de l'envie, de l'admiration… ou de la haine… Le cœur humain est si compliqué… - Louve Noire auteur de FanFiction
Send Me An Angel
Silent Wrath
- Bon, tu vas me dire pourquoi t'es dans cet état ?
Reno adressa un regard agacé à son comparse.
- De quoi tu parles, Rude ?
Rude fit un rictus et gara la voiture tellement à l'improviste que son comparse fut contrait à se tenir sur poignée intérieure de la porte.
- Mais c'était quoi ça, Rude ?!
Son comparse éteint le moteur et se tourne vers son comparse les yeux dans les yeux.
- Pourquoi tu es dans cet état à cause de Yazoo ?
- Tu aurais réagit comment toi ?! Merde Rude !
Le rouquin dévia son regard et mordilla sa lèvre inférieure.
- Il a failli mourir sous mes yeux… et je ne pouvais rien faire.
Il sentit la main de son comparse se poser sur son épaule et la lui serrer.
- Je n'ai rien vu venir, Rudo. J'aurais dût trouver son comportement louche et l'empêcher de faire sa connerie.
- Tu ne pouvais pas deviner que ça allait prendre une telle ampleur. Même Vincent n'a pût le prévoir.
Reno eut un semblant de rire sans joie mélangé à un soupir.
- Vincent est aveuglé par son rôle de paternel. Il n'analyse plus les choses du point de vue d'un Turk, Rudo.
- Il faut le comprendre, Yazoo est le fils de la seule femme qu'il aimait plus que tout.
-Gnagnagna, ça l'a ramolli. Là, on aurait dit un vrai papa ours et c'est à se demander comment Yazoo ne s'est rien aperçu en vue de son comportement.
Rude regarda sombrement le volant de la voiture.
- Parce qu'il a quelque chose d'autre qui occupe son esprit pour y prêter attention, justement.
Le rouquin grogna et regarda devant lui.
- A croire qu'il ne voit pas le mal de chien que Vincent se donne pour qu'il passe à autre chose aussi.
- Tu dis ça parce que n'a jamais eut de famille.
Reno lui adressa un regard acerbe.
- Merde Rude, ça n'a rien à voir ! Si je te perdais, je serais sans doute aussi paumé que lui, voir même plus !
Rude haussa un sourcil, un rien flatté. Oh bien sûr, il savait à quel point son écervelé d'ami tenait à lui. Les deux étaient comme des frères depuis leur recrutement au sein des Turks et leurs liens étaient si forts qu'ils savaient ce que pensaient l'un et l'autre. Enfin… presque. Depuis cette histoire avec Yazoo son comparse avait changé, mais à la base il restait le même. Mais, le petit changement dans le comportement de Reno était dut aux sentiments qu'il reniait vis-à-vis de l'argenté, ou simplement n'en était-il pas sûr ou encore ne les avait pas encore remarqué. Une chose était sûre, une fois que Reno y serait confronté il n'aurait d'autre choix que d'y faire face.
- Donc, tu vois pourquoi il agi comme ça.
Las et en manque d'arguments, la frustration de Reno disparut et il regarda devant lui. ''Mais… ce n'est pas une raison… Il a Vincent. Alors que moi j'ai personne à part Rudo…'', pensa sombrement le rouquin. Les liens qu'il avait au sein des Turks étaient solides mais ça ne se comparait pas avec ce qu'il avait avec Rude. Ça ne serait pas pareil.
Rude alluma le moteur et secoua son comparse.
- Te fait pas de bile, p'tite tête. Je suis loin, loin, loin de mourir de sitôt.
Reno le regarda.
- Il y a intérêt, crâne d'œuf. Sinon je te jure de te ressusciter des morts pour te tuer de mes mains.
Son comparse eut un rire venant du fond du cœur et redémarra la voiture, le sourire aux lèvres.
Un portable qui sonne. Vincent regarde son téléphone d'un air las, mais ne fit aucun geste pour décrocher. Il devait s'agir de Cloud sans doute. Il doutait que les autres aient assez de cran pour lui demander des nouvelles. Il sentit la colère vouloir refaire surface mais la bloqua. Il allait simplement ignorer l'appareil. Il laissa sa tête se reposer sur le sofa et ferma les yeux. Cela faisait combien de temps qu'il était là ? Il l'ignorait. A en juger par la luminosité de la pièce, il devait être dans les 15h00 de l'après-midi. Il soupira à nouveau. Son fils n'allait sans doute pas tarder à se réveiller, mais il se sentait incapable de lui faire face à l'instant et il était hors de question pour lui de laisser Shalua s'approcher de lui dans cet état.
Péniblement, il se leva et fit quelques pas dans la pièce, pensif. Une semaine… C'était l'ultimatum de son fils. Il savait que la négociation d'un temps imparti n'était pas de mise, surtout connaissant le caractère de Yazoo.
La porte de l'appartement s'ouvrit et il se retourna. Shalua était là avec Yuffie qui poussait un charriot de service de nourriture.
- Vincent, vous pourriez au moins répondre sur votre portable ?
Lui sermonna gentiment la jeune femme.
Vincent lui adressa un rictus avant de répondre.
- Je ne voulais pas être dérangé.
La jeune scientifique échangea un regard avec Yuffie qui croisa ses bras derrière la tête, regardant Vincent avec un semblant de curiosité.
- Dérangé par qui ?
L'Ex-Turk regarda la jeune ninja et soupira, vu la façon dont elle avait posé la question ça se voyait qu'elle ne s'était pas rendue compte de la gravité de la situation.
- Ce n'est pas important.
L'ancien Turk marcha jusqu'à la fenêtre et son portable se remit à sonner. Il ignora royalement. Mais ce ne fut pas le cas de Shalua qui le prit en laissant échapper un soupir et répondit à l'appel.
- Oui ?
«- Shalua ?»
Il semblait surpris.
- Oui, Cloud c'est bien moi.
Elle vit Vincent bouger dans sa position et lui envoyer un des ses regards qui tue par-dessus l'épaule.
«- Heu… je voulais parler à Vincent.»
Il hésita, visiblement mal à l'aise.
«- Il est là ?»
La jeune femme regarda Vincent, il était toujours aussi stoïque qu'il était possible de l'être.
- Je suis désolé, Cloud. Il ne veut parler à personne.
Elle entendit un soupir au bout du fil.
«- Je comprends…»
Un bref silence.
«- Comment va Yazoo ? Tout le monde veut avoir des nouvelles de lui.»
- Yazoo v-
Elle n'eut le temps le continuer sa phrase que Vincent lui retira l'appareil des mains et le referma d'un claquement sec à la grande surprise des deux jeunes femmes.
«- Yazoo v-» Tuuuuut. Tuuuut. Tuuuuuuut.
La ligne sembla avoir été coupée d'un coup et Cloud fronça les sourcils. Il soupira en refermant l'appareil et regarda Tifa d'un air las.
- Alors ?
Fit celle-ci d'un air inquiet.
- Je crois que Vincent est bien plus en colère qu'on ne le croyait.
La jeune barmaid soupira et lui servi un drink.
- Il faut lui donner du temps, tu aurais réagi comment ?
Cloud lui adressa un regard blessé.
- Sans doute comme lui…
Un silence lourd s'installa dans lequel l'Ex-Soldat se frotta le visage avec ses mains.
- Il faut que je lui parle.
- Cloud, pas maintenant. Vincent est trop en colère et il va rien vouloir entendre.
Le blond la regarda, légèrement agacé.
- Il va quand même pas ne plus nous reparler ? Merde, Tifa ! Yazoo est mon frère !
- Je sais, Cloud ! Mais là, ce n'est pas le moment ! Laissons sa colère s'estomper, après, oui tu pourras essayer de lui parler.
Cloud ne se démonta pas et composa un numéro sur son portable.
Tifa voyant le faire.
- Tu vas le rappeler ? Cloud, il va t'ignorer royalement !
- Non, j'appelle Reeve. S'il y a quelqu'un qui peut le raisonner ou me dire quelque chose ça sera lui.
La jeune barmaid alla ouvrir la bouche pour parler, mais la referma, résignée.
- Eh puis, zut, Cloud ! Fait comme tu veux ! Moi, je monte voir les enfants.
Sur ces mots, la brunette sorti derrière le bar et monta les escaliers, sous le regard du blond.
Shalua alla protester mais Vincent la prit de court avant qu'elle ait prononcé quoique que soit et fit d'une voix glaciale et austère qui ne présageait rien de bon à celles qui essaieraient la moindre tentative de désobéissance.
- Il n'a pas à le savoir, il en est de même pour les autres.
Il regarda Shalua et Yuffie tour à tour avant d'ajouter.
- Suis-je clair ?
Yuffie acquiesça en se mordillant la lèvre inférieure, sans trop savoir pourquoi, sans doute au regard perçant de l'ancien Turk. Shalua, elle, lui tint tête.
- Vous ne pensez pas en faire trop, Vincent ? Barret et Cid sont assez sanctionnés comme ça. Donnez au moins des nouvelles à Cloud qui se fait un sang d'encre pour son frère.
- Je n'ai de compte à rendre à personne.
Rétorqua l'ancien Turk d'un ton acerbe.
- Mais vous vous entendez parler Vincent ? Je pensais que c'étaient vos amis.
- JE LE CROYAIS AUSSI !
Fit Vincent dans un éclat.
Yuffie sursauta et alla s'abriter dans un coin, tremblante de tous ces membres.
Se rendant compte de son propre comportement, il se força à se calmer. Non, il ne laisserait pas la colère le submerger à nouveau. Ce n'était vraiment pas le moment.
Il regarda Shalua, puis Yuffie, puis Shalua à nouveau et ferma les yeux brièvement avant de les rouvrir et lâcher des excuses sous un murmure à peine audible.
- Mes excuses, Shalua…
La jeune femme accepta ses excuses et serra son bras d'un geste doux.
- Vous êtes sur les nerfs, n'importe qui aurait agi ainsi, mais…
Elle regarde la jeune ninja qui n'osait toujours pas à sortir de son coin.
- Ce n'est pas une raison de tourner le dos à vos amis. Cloud et Tifa n'y sont pour rien, Vincent.
L'ancien Turk pris place sur le sofa et porta ses mains sur le visage. Il tremblait, il ne savait plus comment réagir. Il sentait Chaos vouloir prendre le contrôle et décharger sa rage. Mais il savait qu'en réagissant ainsi cela allait empirer la situation. Il allait s'en prendre à ses amis, commettre sans doute des actes qu'il regretterait par la suite. Il avait besoin de sortir. Sortir et laisser Chaos se déchainer.
Il se leva mais Shalua l'incita à s'asseoir à nouveau. Il la regarda d'un air fatigué et interrogateur.
- Il vous faut du repos, Vincent.
- Je ne peux pas…
La jeune femme porta l'œil au plafond et alla chercher quelque chose dans sa mallette, puis servi Vincent d'un verre d'eau avec un comprimé.
Vincent la regarda sans comprendre.
- C'est un calmant, Vincent. Vous êtes à cran depuis ce matin.
L'ancien Turk pris le comprimé et but le contenu du verre d'eau d'une seule traite et grimaça.
- Je vais vous prescrire quelque chose pour dormir aussi.
- Shalua-
Commença l'Ex-Turk.
- Quitte à ce que je reste ici, pour veiller sur vous deux !
Fit la jeune scientifique d'un air sévère.
- Roh, mais par la Déesse vous êtes aussi buté que l'est votre fils !
Cette remarque fit néanmoins sourire Vincent, ce qui ravi Shalua.
- Il faut que vous preniez soin de vous Vincent. Que fera Yazoo s'il vous trouve dans un tel état ?
- Il aura raison de son père et fera bon ce qui lui semble.
Fit l'ancien Turk avec une pointe d'humour noir.
La jeune femme roula de l'œil.
- Charmant, je ne veux surtout pas imaginer ce qu'il m'aurait fait dans ce cas.
- Probablement vous tuer.
Il pensait que sa remarque aurait choqué, voire même terrifié la jeune femme, mais non. Elle le regardait comme si elle savait à quoi s'attendre avec Yazoo.
- Bon. Vu l'heure, votre fils ne doit pas tarder à se réveiller.
Elle se tourne vers Yuffie qui n'avait toujours pas bougé de son coin.
- Yuffie, vous avez pris l'ensemble pour Yazoo ?
La jeune ninja la regarda comme s'il s'agissait d'une extraterrestre, à croire que Shalua passait du coq à l'âne dans les situations les plus insolites que dangereuses.
- Euh…
Fut sa seul réponse, étant donné qu'elle n'osait esquisser un geste après la crise de nerfs de Vincent.
La jeune femme soupira et regarda Vincent d'un air dépité, ''Eh bien… je ne suis pas sortie de l'auberge…''.
Reeve en était à son énième rapport lorsque son portable sonna. Il décrocha et grimaça lorsqu'il reconnu la voix de Cloud au bout du fil.
«- Reeve, c'est Cloud.»
Le Commandeur soupira.
- Oui, Cloud ?
Cloud soupira, visiblement agacé par l'accueil de son ami.
«- A croire que toi aussi, tu m'en veux.»
Reeve porta le regard sur les rapports, légèrement embarrassé.
- Non, Cloud. Ce n'est pas ça. Je suis débordé, c'est tout.
Ce qui était vrai, mais il devinait aussi pourquoi l'Ex-Soldat l'appelait.
- En quoi je peux t'être utile ?
«- Non, c'est rien je comprends. C'est que j'aimerais avoir des nouvelles de Yazoo.»
Reeve se pinça la base de son nez, las.
- Et pourquoi tu n'as pas appelé directement, Vincent ?
«- Je l'ai fait et c'est Shalua qui a répondu mais elle n'a rien put me dire. La ligne a coupé au moment où elle allait le faire.»
''Fallait s'y attendre…'', pensa le Commandeur.
- Mmm…
«- Tu ne saurais pas me dire comment il va par hasard ?»
Le directeur regarda sa montre et soupira à nouveau.
- Non. Je n'ai pas put le faire depuis que je suis rentré au QG.
«- Tu pourrais au moins raisonner Vincent pour qu'il laisse au moins la petite Marlène parler à Yazoo ?»
- Cloud-
«- Merde Reeve, je te demande pas beaucoup !»
Reeve se massa la tempe, en proie à un début de migraine.
- Si tu n'as pas eut de succès avec Vincent, il en sera de même pour moi, Cloud. Tu connais son tempérament et tu sais qu'il est rancunier comme il est rare de l'être.
Silence.
- Mais néanmoins, je dois effectivement le voir d'ici pas longtemps, mais je ne pourrais rien garantir de ce coté-là.
«- C'est sans doute mieux que rien…»
- Je verrais aussi Yazoo, donc je pourrais au moins te rassurer pour lui.
Il entendit un soupir accablé de l'autre bout du fil.
- Donne du temps au temps, Cloud. Et pour la petite Marlène, rassure-la de la meilleure façon que tu peux. Je doute que Vincent laisse qui que se soit s'approcher ou parler à son fils dans les prochains jours.
«- Mouais….»
- Je suis désolé, Cloud. Mais c'est tout ce que je peux faire pour le moment.
«-Merci, Reeve. Au revoir.»
- Au revoir, Cloud.
Il raccrocha et se passa une main au visage, las. Il regarda sa montre et grimaça, il était 15h37. Il se leva et prit quelques affaires avant de sortir de son bureau.
- Sophie, annulez les deux réunions de cet après-midi voulez-vous ? Je vais être absent.
Fit le directeur à sa secrétaire.
- Oui, Monsieur. Ça sera fait.
- Merci.
Sur ces mots, il alla en direction de l'ascendeur au fond du couloir, le cœur serré.
- P'tin, c'est encore loin ?
Rouspéta Reno pour la troisième fois.
Rude se contenta de le regarder du coin de l'œil.
Reno sortit son EMR et commença à faire l'idiot avec.
Son comparse soupira.
- Range-moi ça, on y est presque.
Reno lui adressa un regard agacé.
- Tu m'as déjà dit ça il y a plus d'une demi-heure !
- Ce n'est pas de ma faute s'il y a eut cet accident avec la bétaillère de Chocobo.
Répondit Rude d'un air las.
Le rouquin grogna entre les dents et regarda ailleurs.
- J'aime la viande de Chocobo mais pas à ce point, non plus.
Rude retint un fou rire. Car pendant qu'ils attendaient que l'on rentre les pauvres volailles, l'une d'entre elles s'était prise d'affection pour Reno au point de vouloir le becter affectueusement. Malheureusement, le principal concerné ne partageait pas les mêmes sentiments et le fit comprendre avec son EMR.
- On y arrivera dans combien de temps ?
- Vingt minutes approximativement.
Son comparse acquiesça et regarda ailleurs. Reno ne savait pas ce qu'il allait dire à Yazoo, mais une chose était sûre, voir comment il allait calmerait l'inquiétude qui le dévorait de l'intérieur.
Il se passa une main au visage sentant aussi la colère l'envahir. Cette fois, elle n'était pas dirigée contre les deux écolos, mais Yazoo, de son comportement. L'envie de lui en foutre une, commençait à le démanger. Avec la trouille qu'il lui avait foutu, ce n'était pas l'envie qui lui manquait de lui remettre les idées en place à sa façon. ''Du calme, si ça se trouve, Vincent lui a déjà fait la morale.''. Il se força donc à se calmer, mais il était loin d'y arriver, surtout quand on est quelqu'un d'aussi impulsif que lui.
Puis, il aperçu enfin le QG de la W.R.O. et sourit. ''On arrive, Yazoo.''.
Yazoo se réveilla seul dans la chambre, il se redressa et replia ses genoux et essaya de reconnaître l'endroit où il était. Il ne voyait Vincent nulle part. En un sens, il ne voulait plus le voir. Vincent n'avait pas le droit de le maintenir captif de la sorte. L'argenté se leva et fit quelques pas dans la chambre et s'arrêta devant la fenêtre, des troupes de la milice étaient en plein entraînement, dehors. Une soudaine colère s'empara de lui et il cogna le mur de sa main. Yazoo gémit de douleur en réprimandant son enfantillage. Il détestait cet endroit, il détestait la façon que façon que Vincent le manipulait, il n'avait eut aucun respect pour ses sentiments. Même s'il n'était pas vraiment humain, il avait droit au respect ! Et à un tant soi peu de privacité ! Même ses frères lui accordaient cela. ''Loz… Kadaj…'', ses pensées furent tournées à ses défunts frères. ''Si seulement Vincent ne m'avait pas sauvé…'' Il appuya son front contre le mur refoulant des larmes. Il avait assez pleuré. Tant qu'il aurait un tant soi peu de contrôle sur lui-même, il ne laisserait plus aucune larme couler de ses yeux.
Yazoo ne réagi pas tout de suite quand il senti une main se poser sur son épaule.
- Yazoo, tu vas bien?
Il a fallu une minute pour que les mots et le propriétaire de la voix s'assimile dans son esprit et Yazoo s'éloigna rapidement de son geste en s'écartant à bonne distance de Vincent.
L'instant de son contact, le cœur de Yazoo sentit une chaleur l'envahir. Vincent était venu le voir. Sa présence était toujours aussi chaleureuse et apaisante, presque incitant le jeune homme à fondre dans son étreinte et laisser l'ancien Turk s'occuper de lui comme il l'avait toujours fait depuis le jour qu'il l'avait trouvé dans les ruines. Mais cette sensation céda vite place à la haine et Yazoo se raidit, l'expression glaciale, sa façade défensive, pourtant il savait que Vincent ne se laissait pas berner pour son attitude. Quelque part, il se savait pris au piège et peut importe ses moindres faits et gestes, son attitude sonnerait faux aux yeux de l'ancien Turk.
- Que voulez-vous ?
Lui demanda Yazoo d'une voix tranchante comme un rasoir.
Aussi douloureux fut le ton sur lequel Yazoo s'adressa à lui, Vincent demeura silencieux quelques instants en l'observant attentivement, il semblerait que la blessure faite par Tseng semblait guérir doucement. Cela le soulagea en un sens, il ne tenait pas à emmener son fils de sitôt dans l'aile clinique du QG de la W.R.O..
Yazoo dévia son visage et tenta d'ignorer l'observation silencieuse de l'ancien Turk. Il avait l'impression que son âme était mise à nu et il avait horreur de ça.
- Je suis désolé, Yazoo.
L'argenté fut pris au dépourvu. Pourquoi avait-il l'impression que son cœur tomba soudainement. Yazoo regarda Vincent dans les yeux, en quête de réponse mais tout ce qu'il y trouva était le regret et une profonde douleur. Pourquoi cet homme avait une telle souffrance en lui? Pourquoi il sentait en lui ce même tourment que lorsqu'il pensait à ses frères? Pourquoi il sentait... comme s'il était soudain à la dérive sans espoir de salut?
Vincent dévia son regard et regarda ailleurs.
- Je suppose que tu as faim, Shalua a amené un plateau de nourriture et ta nouvelle médication.
- Je n'en veux pas. Je ne suis pas vôtre prisonnier.
Vincent tourna son visage vers lui, son regard carmin soudain devenu très intense.
- Yazoo, ça suffit. Tu es en droit d'être en colère contre moi, mais tous les deux avons un engagement l'un envers l'autre et je compte bien respecter ma part, si tu fais de même de ton côté.
Yazoo sentit son pouls s'affoler et se mis dans une position d'attaque. Non. Il en avait plus qu'assez. Il ne voulait plus rien savoir. Il voulait simplement la distance avec l'homme qui se trouvait en face de lui.
L'ancien Turk ne bougea pas, à la place il observa l'attitude du jeune homme en face de lui et soupira. ''Yazoo, ne m'oblige pas à lever la main sur toi…''
- Yazoo, ça suffit. Je ne tiens pas à utiliser la violence contre toi.
- Vous êtes bien naïf de croire que tout se résout par les arguments.
Vincent s'avança d'un pas et Yazoo raffermit sa position.
- Je veille à utiliser chaque méthode avec modération et selon la situation. Je sais qu'il en est de même pour toi, alors pourquoi agis-tu de cette façon ?
- TAISEZ-VOUS !
Lui cria soudainement Yazoo en reculant encore, son dos se retrouvant plaqué contre la paroi.
Vincent s'avança vers la forme tremblante en face de lui. Yazoo semblait au bord d'une crise d'hystérie, il tremblait, hyperventilait et le regardait à la façon d'une souris face à un cobra. Voyant que Vincent se rapprochait toujours, l'argenté se laissa glisser à terre et cacha ses mains sur son visage sanglotant doucement.
- Ça va aller, Yazoo… N'aie pas peur…
Fit l'Ex-Turk, d'une voix aussi rassurante et douce qu'il en était capable.
Il sentit Vincent lui entourer un bras autour de ses épaules et l'aider à se remettre sur ses pieds. Quelque part, il voulu riposter. Mais ce contact, lui coupait toute initiative agressive. Pourquoi réagissait-il comme ça ? Pourquoi n'arrivait-il pas à tenir tête avec cet homme ?
Il regarda dans les yeux carmin de cet homme. Pourquoi Vincent était prêt à tout pour lui au prix de même subir sa colère ? C'était incohérent à ses yeux et pourtant son geste tout aussi suicidaire que bienveillant lui réchauffait le cœur. Vincent tenait à lui, c'était évident, mais il voulait en connaître la raison. Pourquoi cet homme avait décidé de le protéger ainsi ?
Vincent le forçait à avancer doucement vers la sortie. Quoiqu'il en soit, il n'était plus en mesure de lutter ou même poser les questions dont les réponses resteraient vagues ou même inexistantes pour le moment. Pour la première fois, il réalisa à quel point il était confus et perdu et la seule personne qui pourrait sans doute l'aider à s'en sortir, à le guidait à cet instant sur un territoire inconnu, c'était bien lui.
Il regarda à nouveau Vincent comme pour dire 'ne me lâchez pas Vincent, j'ai peur de me noyer'. Ce dernier lui adressa un faible sourire pour le rassurer. Il avait sentit sa détresse dans le regard et lui serra doucement l'épaule pour l'apaiser, ''Ça va aller. Mon fils… ça va aller…''.
à suivre…
