HARRY POTTER ET LES RELIQUES DE LA PAIX
50 – Bataille dans les murs
Les quatre amis traversèrent rapidement le parc. Hermione se transforma et chatouilla l'arbre pour le calmer. Celui-ci laissa alors apparaître la fameuse entrée secrète. Les trois amis s'infiltrèrent dans le passage Hermione les rejoignit en reprenant sa forme originelle. Ils allumèrent leurs baguettes pour éclairer le chemin. Il était long de quelques kilomètres. Il leur fallut une bonne quarantaine de minutes pour atteindre leur but. Ils espéraient que la bataille n'avait pas repris bien qu'ils en doutassent. La bataille contre les monstres avaient duré plus d'une heure. Arrivant à destination, ils examinèrent les flux magiques qui se dégageaient de la cabane. Ils perçurent quatre flux importants qui émanaient au-dessus d'eux. Harry souleva silencieusement la trappe et ils sortirent en file indienne. Ils montèrent aussi discrètement que possible. Ils virent entre les planches disloquées les trois mages ainsi que Nagini qui était protégé dans une sorte de bulle translucide. Le serpent fixait les deux mages de façon bizarre. Voldemort discutait paisiblement de sa voix glaciale.
- Je vous ai gardé tous les deux prêts de moi car j'ai pris ma décision.
- Maître, laissez-moi aller rejoindre vos alliés, que je vous ramène le jeune homme, supplia Rogue.
- Il suffit Severus, mes mangemorts seront se débrouiller pour me ramener Potter. Et je t'interdis de me contredire. De toute façon, il se rendra bientôt. Il ne tient pas à perdre ses amis.
Voldemort éclata d'un rire cruel et sans joie. Il libéra Nagini qui se mit à grandir de façon spectaculaire. Il glissait au sol et entourait les trois sorciers. Severus et Arankar étaient très mal à l'aise.
- Vous avez fait un excellent travail en mon absence bien que votre vigilance n'ait pas été à la hauteur de mes espérances. Mais comme je le disais, j'ai pris ma décision. Il ne peut y avoir de sorciers plus intelligent que moi.
A la fin de cette phrase, immédiatement, Nagini mordait jusqu'au sang Rogue au cou alors que Voldemort jetait le sortilège de Mort en direction d'Arankar. L'ancien professeur ne comprit pas ce qui lui arrivait alors qu'Arankar évitait le sortilège.
- Puis-je savoir pourquoi vous faîtes cela ? Interrogea calmement le mangemort.
- Pour la simple raison que je ne veux pas de concurrents autour de moi. Je veux être l'Unique qui dirige tout. Et on m'a remis un rapport concernant vos activités. Vos erreurs sont d'autant plus graves que vous étiez mes deux meilleurs mangemorts.
- Et vous pensez que je vais vous laisser me tuer aussi facilement ? Vous vous trompez Voldemort. Et je pense qu'il est temps de vous dévoiler une partie de la vérité. Mon nom n'est pas Arankar Kairkeith, mais Albucius Dumbledore. Je suis le frère benjamin de la famille Dumbledore.
La nouvelle surprit les sorciers présents. Nagini se dressa de toute sa hauteur pour attaque le frère Dumbledore. Harry défonça la porte pour apparaître, accompagné de ses amis. Voldemort, regardant dans leur direction, sourit de désarroi. Hermione attaqua directement le serpent. Le Seigneur des Ténèbres répliqua en déviant le sortilège et en remettant Nagini dans sa bulle transparente. Il transplana avec son serpent.
- Et zut, siffla Ron, nous avons raté notre meilleure chance pour nous débarrasser de ce maudit serpent.
- Ce n'est pas grave, répondit gravement Ginny. La nuit est loin d'être finie.
- Vous êtes vraiment un frère Dumbledore, demanda Harry.
- Oui, Harry Potter, mais je ne pense pas que ce lieu convienne pour cette discussion.
Rogue émit un râle. Harry se pencha vers son ancien professeur de potions qui fixait les yeux verts du jeune sorcier.
- Pardonne-moi Lily… je voulais juste être avec toi … je voulais te revoir une dernière fois …
Le reste de la phrase resta en suspens. Severus tenait une fiole dans la main qu'il tendit à Lily-Harry. Le jeune homme recueillit la fiole qui contenait une brume argentée. Il savait que c'était les souvenirs de Rogue. Des larmes coulaient le long de ses joues. Il ne comprenait pas les paroles du sorcier mais il avait été ému par le ton employé, un ton empli d'amour et de regrets. Albucius leur dit qu'ils devaient se dépêcher de rejoindre Poudlard pour prêter main forte aux défenseurs. Harry appela Kumsfec, et tous s'accrochèrent à la queue du volatile.
Ils transplanèrent dans le hall. Ils arrivaient au moment où les mangemorts investissaient le parc. Ils se baissèrent au moment où un sort se dirigeait vers eux. Minerva l'avait lancé en direction d'Albucius. Harry dut intervenir et lui expliquer la situation. Sa surprise se dessinait sur son visage. Sur ces entrefaites, Abelforth les rejoignit et salua chaleureusement son frère. Les sorciers qui assistèrent à cette rencontre n'en crurent pas leurs yeux et ne comprirent pas. Abelforth leur signala gentiment que le temps des explications n'étaient pas encore venues et qu'ils avaient une bataille à mener. Harry lui demanda depuis combien de temps les mangemorts les attaquaient, celui-ci répondit que cela devait faire dix minutes. Les géants étaient aussi entrés en action. Harry ordonna à Ron de transplaner vers sa colonie avec Kumsfec. Il était temps que les acromentules intervinssent. Le jeune sorcier transplana avec l'aide de Kumsfec. Harry et ses amis montèrent au premier étage pour savoir où en était la bataille. Ils virent alors un spectacle incroyable. Hagrid et Graup repoussaient à mains nues une dizaine de géants alors que les mangemorts lançaient des sorts depuis la Forêt Interdite. Aux différents étages du château, les défenseurs répliquaient, malheureusement leurs tirs étaient beaucoup moins nourris que ceux des mangemorts, pas moins de quatre-vingt sorciers les secondaient. Les trois jeunes amis, Abelforth et Albucius dédoublèrent alors leur concentration et répliquèrent eux aussi. Le combat sembla s'égaliser d'un coup. Les sorciers autour des jeunes gens remarquèrent alors un fait étrange. En effet, Harry, Ginny et Hermione lançaient des sortilèges de leurs baguettes et de leurs mains. Ils n'avaient jamais vus ça. Remarquant leur désarroi, Harry leur ordonna de se concentrer sur ce qui se passait devant eux. Reprenant sa concentration, il remarqua alors des flux magiques qui perturbèrent l'air. Les recherchant, il leva les yeux vers le ciel. Les deux jeunes femmes les avaient aussi perçus ainsi que les deux frères Dumbledore. Albucius les prévint que ce devait être des mangemorts sur des balais désillusionnés. Harry réagit immédiatement et emmena avec lui quelques sorciers pour monter vers la tour d'astronomie. Il espérait que Ron revienne rapidement.
Dans la forêt, Ron, métamorphosé en acromentule, réunissait sa colonie et la préparait à l'offensive. Elles sortirent en grand nombre et se dispersèrent pour rejoindre le champ de bataille. En chemin, elles rencontrèrent les centaures qui leur firent barrage. Bane dirigeait le troupeau.
-Que faîtes-vous dans cette partie de notre forêt, viles créatures ? demanda-t-il.
Ron remarqua que sa colonie comprenait très bien ce que disait le centaure, et que ce n'était pas leur premier affrontement. Il décida d'intervenir. Il retrouva sa forme originelle.
- Elles sont avec moi, et nous allons combattre l'armée de Voldemort.
- Qui es-tu, Homme, pour prétendre répondre à leurs places ?
- Je suis leur chef, et j'ai obtenu cette place en respectant leurs règles, tu peux leur demander.
- Pas si elles sont sous l'influence de ta magie.
- Parce que d'après toi, elles sont sous mon influence. Tu as déjà vu un sorcier se métamorphoser en acromentule ? Non ! C'est un fait unique. Je suis leur chef, et elles me suivent là où je vais. Donc si tu le permets, nous avons une bataille à livrer pour sauver l'ensemble de la communauté magique, dont vous faîtes partie.
- Et tu crois que nous avons besoin de ton aide pour nous défendre. Nous sommes de fiers centaures, pas des inférieurs comme vous, bipède.
- Vous êtes de fiers centaures ? Et quand on vous demande votre aide, vous considérez que nous vous traitons comme des esclaves. Pourtant, quand ma sœur et Firenze sont venus à vous l'autre jour, vous n'avez pas fait les malins quand Fulgura vous a mis une raclée.
- Cette espèce de cheval démoniaque. Une insulte à notre égard d'oser venir avec un animal d'une intelligence moyenne pour nous comparer à lui.
- Pourtant d'après les dires de Firenze, ce n'était pas le cas. Ma sœur s'est présentée et vous a juste demandé de mettre les différentes créatures magiques à l'abri en vue de cette bataille. Vous avez bien accepté.
- Bien sûr, mais pour toutes les créatures magiques comme les géants ou le frère d'Hagrid.
- Bien sûr ! Et d'après vous, que va-t-il se passer si nous perdons cette guerre ? Je vais vous le dire, Voldemort se fera une joie de vous éliminer, et là vous verrez ce que c'est qu'un sorcier qui vous méprise. Donc si vous le permettez, ma colonie et moi allons sauver vos fers.
- Attends bipède, tu nous insultes, et tu crois qu'on va te laisser passer.
Les centaures commençaient à renâcler dangereusement. Ron devait trouver une solution rapidement pour venir en aide à ses amis.
- Bon, ça suffit maintenant. Je n'ai pas le temps de discuter. Si vous voulez vous battre, vous n'avez qu'à vous joindre à nous. Mon ami Harry Potter et les défenseurs de Poudlard ont besoin de nous. Si on s'en sort vivant, nous pourrons continuer cette petite conversation.
Des gouttes de sueur perlaient le long du visage du jeune sorcier qui ne quittait pas des yeux Bane. Le centaure était étonné par le sang-froid du jeune homme, un peu comme il avait été étonné par le courage de la jeune sorcière. Il se rappela alors les paroles de Firenze lui prédisant que les temps changeraient et qu'il faudrait que les centaures fassent un choix. Ce temps était-il venu maintenant ? Il laissa passer le jeune sorcier avec sa colonie. Ron ne le remercia pas et se métamorphosa à nouveau. Ce troupeau de centaures lui avait fait perdre de précieuses minutes. Arrivées à la sortie de la forêt, il découvrit un spectacle tragique. Les défenseurs de Poudlard étaient attaqués par les airs et par la terre. Hagrid et Graup perdaient du terrain en essayant de repousser les autres géants, les tirs étaient de plus en plus nourris du côté des mangemorts et les sorciers du Ministère, les mangemorts dans les airs s'apprêtaient à atterrir. Il ordonna à sa colonie d'attaquer les géants et les sorciers au sol. Lui-même sauta par-dessus les dits sorciers pour atteindre rapidement les murs du château et grimper. Il gravit les murs avec une vitesse vertigineuse et évitait les sorts grâce à son sixième sens d'arachnide. Il se trouva rapidement en haut des tours du château, mais pas assez pour empêcher l'atterrissage de Rodolphus et de son frère, d'Avery, de Mulciber et d'une quinzaine d'autres sorciers. Il tenta bien de refermer sa toile sur eux, mais ils se précipitèrent à l'intérieur du château.
Harry courait le long des marches du château, suivi par les sorciers qu'il avait désigné. Pendant une fraction de seconde, il avait cru apercevoir par une fenêtre un gros corps gris qui grimpait le long de la façade. Il avait sourit de contentement. Il espérait que ce fusse Ron. En arrivant enfin en haut de la tour d'astronomie, il tomba nez à nez avec le groupe d'ennemis qui s'était infiltré. Le combat s'engagea immédiatement. Harry hurla à tous de descendre le long des escaliers car l'endroit était trop exigu pour bien se battre. Les sorts avaient toutes les chances de faire ricocher. Cela ne semblait pas déranger les mangemorts qui leur couraient derrière. Arrivés au bas des escaliers, empruntant le couloir, Harry commanda d'activer les statues pour qu'elles retardent l'avance de leurs ennemis. A peine avaient-ils lancé leurs sorts qu'un pas de mur éclata. Nott, sur un balai, avait lancé le sortilège destructum. Il ne resta cependant pas bien longtemps car une grande main de toile d'araignée l'alpagua et le broya en le jetant au loin. Ron apparut sous sa forme d'acromentule. Il s'engouffra dans l'ouverture avant de reprendre sa forme originelle.
- Je m'excuse de mon retard, mais un troupeau de mules m'a barré le chemin.
- Mieux vaut tard que jamais, répliqua Georges.
- Où en sommes-nous ? demanda-t-il. D'après ce que j'ai vu, les mangemorts restent à l'orée du bois tandis que les sorciers du Ministère et les géants font tout le boulot.
- Je crois que c'est ça l'idée. Voldemort veut nous épuiser sur ce front pour ensuite faire intervenir pleinement les mangemorts.
Ils entendirent alors à ce moment-là d'énormes explosions provenant de l'escalier. Leurs ennemis se battaient contre les statues animées. Ils décidèrent de leur tendre une embuscade. Les jumeaux disposèrent de petites fuseboum qui se déclenchaient par une explosion électrique dès que quelqu'un marchait dessus. Ils garantissaient un effet très vivifiant. Effectivement, quand les sorciers déboulèrent dans le couloir, ils ne firent pas attention et marchèrent sur les petites fusées magiques. Aussitôt, ils se retrouvaient électrisés et pétrifiés pendant quelques secondes. Les défenseurs en profitèrent pour stupéfixer tous leurs ennemis. Ils remarquèrent que les mangemorts n'étaient pas présents. Ceux-ci étaient restés en arrière, s'attendant certainement à un piège. D'un coup, les regards furent attirés par ce qui se passait dehors
Pendant ce temps, les acromentules avaient commencées à décimer les rangs des sorciers. Grâce à leur intervention, Hagrid et son frère étaient enfin parvenus à repousser els géants vers la forêt. Soutenues par les tirs des défenseurs, les acromentules décimaient les rangs des sorciers. Ceux-ci reculaient vers la forêt. Voyant la situation leur échapper, les mangemorts décidèrent de d'intervenir de façon définitive. Bellatrix en tête, avec les quelques élèves de Poudlard et le reste de ses alliés, avancèrent et lancèrent un sort ignoré des défenseurs. De leurs baguettes surgirent alors des apparitions de basilic géant qui terrorisèrent complètement les acromentules. Ce furent des cris stridents qui enveloppèrent la nuit. Les basilics attaquaient les araignées qui refluaient vers la forêt. Les voyant disparaître, les apparitions se ruèrent sur les murs. Comprenant ce qu'elles voulaient faire, Hermione et Ginny hurlèrent à tout le monde de s'éloigner des murs. Trop tard, les apparitions explosèrent dès qu'elles touchèrent les murs. D'énormes trous béants s'étaient créés sous l'impact. Un certain nombre des défenseurs avaient succombé sous le coup de l'impact, et une bonne partie était sérieusement blessée. Les mangemorts, se délectant devant ce spectacle, firent alors apparaître la Marque des Ténèbres. Le signe effraya les quelques défenseurs encore debout. Les mangemorts foncèrent vers les brèches avec leur armée. Ils investirent le château.
Harry, Ron et leurs camarades avaient suivi l'action sans pouvoir rien faire. Maintenant ils courraient à tout rompre pour rejoindre leurs amis. Ils savaient que les mangemorts étaient dans les murs. Arrivés au cinquième étage, ils tombèrent sur un combat opposant Jack Willburn et Drago Malefoy à d'anciens aurors. Le chef des aurors tentaient de faire entendre raison à ses anciens hommes mais ceux-ci refusèrent de l'écouter. Les sorts de désarmement et d'immobilisation fusaient de toute part. Pour les dérouter, les deux défenseurs jetèrent le bouclier de cendres avant de faire apparaître devant eux un mur de pierre. Les sorciers s'acharnèrent à détruire les murs. Harry et ses compagnons en profitèrent pour les immobiliser. Quand ils eurent terminés, ils firent savoir aux deux sorciers qu'ils avaient neutralisés leurs ennemis. Ceux-ci tombèrent leurs protections et remercièrent le jeune homme et ses compagnons. Ils reprirent leur course à travers le château. Ils descendaient vers le premier étage. Harry et Ron voulaient retrouver Ginny et Hermione. Ils les trouvèrent près des escaliers menant au rez-de-chaussée. Elles livraient un combat contre des sorciers du Ministère. L'arrivée des deux sorciers et des autres défenseurs mirent un terme à un combat. Les quatre amis furent heureux de se retrouver. Mais la situation était toujours aussi critique. Harry décida de se séparer. Les quatre amis restaient ensemble tandis que les autres se dispersaient. Ils remontèrent vers le deuxième étage car Molly Weasley les informa qu'Andrea Stratovitchi, Lupin et Arthur affrontaient des élèves de serpentard. Harry n'attendit pas de savoir qui étaient les élèves. En arrivant, les soupçons d'Harry se confirmèrent. Blaise, Pansy, Crabbe et Goyle combattaient avec un autre sorcier. Les quatre jeunes gens remarquèrent que les sorciers hésitaient à attaquer. Ron et Ginny perdirent aussi un peu de leur couleur.
- Percy ? C'est toi ! Appela Ginny.
En effet le sorcier se retourna et tous virent le second de la famille. Mais quelque chose dans son expression les déroutèrent. Harry ne mit pas longtemps, ainsi qu'Hermione. Le sorcier était sous impérium, et c'était Pansy qui le commandait. Ron et Ginny, remis de leur surprise, avaient eux-mêmes compris. Une sourde colère les envahit.
- Bien, nous avons la famille au complet. Nous allons pouvoir régler votre compte, dit triomphalement Goyle.
- Euh, n'oublie pas ce qu'a dit le maître, Potter est pour lui, intervint Pansy.
- Je sais mais ce n'est pas une raison pour ne pas s'amuser un peu.
Harry remarqua que Blaise Zabini ne semblait pas apprécier d'être là. Son attitude en retrait n'échappa pas non plus à Hermione. Elle regarda Harry qui sembla comprendre ce qu'elle voulait faire. Elle dédoubla sa concentration et s'insinua dans l'esprit du jeune homme. Elle y fit une exploration discrète et revint quelques secondes plus tard. Blaise pâlit légèrement. Elle chuchota à Harry ce qu'elle avait vu.
- Si vous déposez les armes, nous pourrons toujours témoigner en votre faveur lors de vos procès, proposa Harry.
- Tu te crois en position de force Potter ? demanda Crabbe.
- Certainement plus que vous. Vous n'êtes pas encore des assassins, et vous avez une chance de vous en sortir. Suivez l'exemple de Drago, il a su choisir juste à temps.
- Tu nous parle de cette lavette, de ce traître, pour qui nous prends-tu ? demanda furieusement Pansy.
Harry tentait surtout de déstabiliser Blaise. Il savait que le jeune sorcier était sur le point de céder. Hermione, durant la conversation, lança un message silencieux en direction des autres sorciers pour leur dire de partir. Remus et les autres partirent rapidement vers les étages supérieurs. Surpris, les jeunes sorciers ne purent rien faire.
- Bien joué Potter, tu as détourné notre attention pour sauver tes amis, mais il n'y a pas que nous. Tu ne sauras pas toujours là, dit Goyle.
- Je le sais, mais si j'arrive à convaincre au moins l'un d'entre vous, ce sera déjà une victoire.
- Tu crois ça ? Et bien voyons comment tu vas t'en sortir en affrontant notre marionnette, suggéra Pansy.
Aussitôt, Percy lança un sortilège de stupéfixion en direction de Ginny. Ron intervint et dévia le sortilège. Crabbe et Goyle ne restèrent pas inactifs. Ils lancèrent aux aussi des maléfices dont les quatre amis reconnurent les signatures magique, le sectumsempra, le cassos et le sanguscorpe. Les quatre jeunes gens se protégèrent derrière un bouclier de cristal qui absorba les sorts. Les jeunes mangemorts lancèrent encore d'autres sorts. Ron parvint à assommer son frère aîné en lui envoyant son patronus de feu et le bison d'air. Ginny attira à elle le corps de son frère. Se voyant en difficulté, Crabbe lança alors le sort du Feudeymon. Une horde de bêtes enflammées apparut. Le jeune mangemort transpirait abondamment tandis que Pansy et Goyle souriaient. Blaise préféra jeter sa baguette au sol et fuir.
- Sale lâche, hurla Pansy. Tu n'étais pas digne de tant d'honneurs.
- Attention, hurla à son tour Hermione en direction des trois ennemis. Crabbe, ne perds pas ton concentration sinon le sortilège se retournera contre toi. Tu n'es pas assez fort pour le tenir.
- Tais-toi sale Sang-de-Bourbe, je le contrôle parfaitement. Et comment connais-tu ce sort ? Peu importe, allez attaquez ! hurla-t-il à son tour.
Mais contrôler un sort aussi difficile demandait une grande maîtrise de soi et une forte concentration. Les quatre défenseurs avaient réagi en faisant exploser un carreau sol et ainsi le métamorphoser en des milliers de grains de sable qu'ils jetèrent sur le feu diabolique. Les bêtes reculèrent tant l'amas de sable créé était imposant. Crabbe avait de sérieuses difficultés à contrôler son sort. Et le pire arriva. Les bêtes de feu, désorientées, commençaient à se déchaîner dans tous les sens. Harry ordonna à tout le monde de se retirer en vitesse. Crabbe essayait encore de tenir son sort avec l'aide de Pansy et de Goyle, mais les bêtes étaient maintenant hors de contrôle. Les trois mangemorts étaient sans défense. Recherchant de quoi se nourrir, la horde de bêtes se précipitèrent vers les jeunes gens qui étaient tétanisés. Ils avaient lâchés leurs baguettes et couraient en hurlant. Harry ne put s'empêcher d'essayer de les secourir. Il était suivi par ses trois amis. Ils récupèrent le corps de Percy qu'ils mirent à l'abri. Harry attira appela son éclair de feu qui ne prit pas longtemps à apparaître. Il sauta dessus et parvint, après de multiples acrobaties aériennes, à rejoindre les trois fuyards. Les bêtes essayaient de les dévorer. Les couloirs étaient brûlés sur leur passage. Crabbe trébucha au milieu d'un tas de gravats qui se trouvait sur le chemin. Les bêtes se précipitèrent alors sur lui et le déchiquetèrent joyeusement. Harry fut horrifié, de même que les deux jeunes apprentis mangemorts. Drago apparut à l'autre bout du couloir pour se précipiter sur les fuyards. Il tendit sa main à Goyle qui l'attrapa au vol. Harry parvint à agripper Pansy. Les bêtes continuaient leur carnage et poursuivaient toujours les deux balais. Ron, Ginny et Hermione suivaient aussi derrière. Les trois sorciers dressèrent entre la horde de bêtes et les sorciers sur balai un triple mur qui s'enfonça dans le plafond. Les bêtes heurtèrent les murs dans un grand fracas. Les trois amis transformèrent les gravats en une mer de sable qui recouvrit totalement les bêtes. Celles-ci, n'ayant plus de combustible et d'air pour brûler, disparurent. Regardant par-dessus son épaule, Harry vit qu'ils n'étaient plus poursuivis. Il héla Drago pour le prévenir. Les deux sorciers atterrirent et emprisonnèrent leurs victimes. Les trois amis apparurent et Harry les rejoignit. Constatant les dégâts, ils se regardèrent soulagés. Ils reprirent ensuite leur course à travers le château. Entendant des cris venant du troisième étage, ils montèrent rapidement.
Lupin, Tonks et les jumeaux Weasley affrontaient les frères Lestranges, Mulciber et Macnair. Les voyant, Harry demanda à Malefoy d'aller chercher des secours. Le jeune serpentard s'exécuta immédiatement. Les quatre amis se joignirent rapidement au combat. Les mangemorts furent rapidement pris de court. Ils reculaient dangereusement. Bellatrix et Crabbe Sr arrivèrent pour leur prêter main forte. D'un coup, les sortilèges de mort se mirent à pleuvoir de façon intense. La mangemort était déchaînée. Les huit membres avaient du mal à riposter tant les sorts étaient puissant. Les quatre amis n'avaient pas suffisamment de temps pour protéger leurs amis. Mulciber finit par toucher le plafond qui s'écroula sur les sorciers. Fred poussa Georges de côté tandis que Lupin protégeait sa femme. Les quatre amis se protégèrent avec le corvus terrae. Les mangemorts profitèrent de la confusion pour lancer de nouveau le sortilège de mort. Ils atteignirent enfin leur but. Fred succomba, bloqué sous les décombres. Lupin et Tonks tombèrent eux aussi sous la multitude sortilèges qui les touchèrent. Les ailes du corbeau éclatèrent et les quatre amis virent les mangemorts s'enfuir. Ils découvrirent alors le tragique spectacle. Ron et Ginny se précipitèrent sur le corps de leur frère. Harry s'approcha des corps de Remus et de Tonks. Hermione suivait et s'approchait doucement de son fiancé qui hurlait et pleurait. Georges soutenait la main de son frère et semblait catatonique. Il ne pleurait même pas et était comme absent. Ginny pleurait abondamment. Harry tomba à genoux devant les corps du couple. Il ne pouvait croire que ces deux amis soient morts. Il eut alors une absence. Tout d'un coup, dans le château, tout le monde se sentit faible. Les ennemis furent les premières victimes. Leurs gestes étaient plus lents de même que leur réflexion. Cela permit aux défenseurs de reprendre l'avantage durant quelques secondes. Mais eux-mêmes se sentirent d'un coup très faible. Le château grondât, les murs se fissurèrent, le sol autour d'Harry craquelait grandement. Hermione réagit instinctivement en fixant le jeune sorcier atterré. Elle tenta de l'appeler mais les mots se perdirent au fond de sa gorge. Elle entra alors mentalement en contact avec Ginny pour lui demander de parler à Harry. Elle était la seule d'entre eux qui pouvait l'approchait. Malgré son extrême douleur, elle se leva et se dirigea en titubant vers Harry. Kumsfec apparut aussi et se mit à chanter pour entrer en contact avec son sorcier combiné. Voyant Ginny avancer avec difficulté, il fit apparaître son tatouage. Il en fit de même sur Harry. D'un coup, la jeune femme se sentit plus légère et atteignit enfin son bien-aimé. Elle devait faire revenir Harry à la réalité.
- Harry, je t'en supplie, ne m'abandonne pas, pas maintenant, supplia-t-elle en pleurant. Ne nous abandonne pas, nous avons encore besoin de toi. Tu dois te battre, tu dois vaincre Voldemort si tu veux que nous construisions notre vie ensemble. Il faut que tu REVIENNES ! hurla-t-elle.
Harry, au plus profond de lui-même, sentit un flot d'amour et de tristesse l'envahir. Son esprit s'accrocha aux deux flux magiques, dorés et roux, qui se tenaient à portée de main, il s'y accrocha. Il émergea de nouveau dans la réalité. Ginny hurlait toujours qu'il devait revenir. Les mains du jeune homme caressèrent la chevelure rousse de la jeune femme.
- Je te remercie Ginny de m'avoir fait revenir. Je te promets que cela n'arrivera plus.
La jeune sorcière essuya ses larmes et le gifla prestement.
- J'espère que tu t'en rappelleras à l'avenir. Je ne veux pas d'un homme qui fuit à chaque fois qu'il est touché personnellement. J'ai besoin que tu restes auprès de moi, de nous.
Et elle se remit à pleurer et à l'embrasser en même temps. Un lourd silence se faisait sentir dans le château. Tout était immobile. Puis la voix de leur ennemi se fit entendre.
- Défenseurs de Poudlard, vous vous êtes bien battus, et je reconnais votre valeur. Livrez-moi Potter, et vous aurez la vie sauve. A moins que tu ne te livres de toi-même, dans ce cas, tu seras la dernière victime. Je ne pense pas que tu veuilles voir tous tes amis mourir. Je te laisse jusqu'à minuit. Si tu ne viens pas, je jure que tout le monde mourra de ma main.
Et la voix disparut. Harry consulta sa montre. Il leur restait une heure vingt minutes pour se préparer pour l'assaut final.
