Bonjour à tous !
Et voilà ! Le chapitre que vous attendez, celui où nous verrons à quoi aurait dû ressembler Drago à sa naissance.
Bonne lecture !
Chapitre 53 : Où l'on se découvre
Drago s'adossa au mur et jeta un œil sur sa montre : 21h58. Il était légèrement en avance, mais Alyssa ne devait plus tarder. Patient, il ancra son regard sur le bout du couloir, par où son rendez-vous devait arriver.
Etrange comme il ne se sentait pas du tout paniqué à l'idée de se voir différemment d'ici peu de temps. Le fait de savoir qu'il allait bientôt prendre une autre identité, la vraie celle-ci, ne l'angoissait pas. Peut-être était-ce dû à la préparation mentale qu'il s'était faite ? Ou simplement parce qu'il savait que si cette apparence ne lui plaisait pas, il pouvait toujours conserver celle qui était la sienne depuis sa naissance.
- Drago, tu es à l'heure à ce que je vois. Impatient ?
Le Serpentard regarda la Gryffondor qui venait d'arriver et répondit :
- Pas vraiment. Juste un peu de curiosité.
Alyssa sourit.
- Alors je tiens à te prévenir tout de suite, cela va être . . . Disons, particulier.
- Particulier ? Répéta Drago en entrant à la suite d'Alyssa dans la pièce qu'elle venait d'ouvrir.
- Oui, l'annulation de l'illusion peut entraîner d'autres effets. J'ignore si cela sera pareil pour toi, mais quand ça m'est arrivé, j'ai du faire face à un brusque changement de caractère.
Ah ? Pour ça, il ne s'était pas préparé par contre. Elle aurait pu le prévenir plus tôt !
- Assieds-toi. Avant de te rendre ton apparence, je vais te dire ce que j'ai changé chez toi pour que tu t'y prépares un peu.
Elle lui désigna de la main un canapé de cuir noir.
Drago prit alors conscience que la pièce dans laquelle ils étaient n'était pas anodine : les photos d'Alyssa, Sirius et les maraudeurs sur le manteau de la cheminée en attestaient.
- Où sommes-nous ? Ne put-il s'empêcher de demander alors qu'il prenait place comme elle le lui avait proposé.
Alors qu'elle passait dans une autre pièce, à sa droite, elle lui répondit :
- A Willow's Place. C'est la maison de mon enfance, et là où j'ai vécu avec Sirius après Poudlard.
Là il où aurait du grandir, alors. La maison qui aurait du être celle de son enfance aussi.
Curieux, Drago se releva et s'approcha de l'immense baie vitrée située derrière deux fauteuils faisant face au canapé. Dehors, il ne voyait rien : il faisait trop noir.
- Enfin, ce n'est qu'une représentation, reprit la voix d'Alyssa, revenue dans le salon.
Drago se retourna et la vit déposer un plateau chargé de deux tasses, d'une théière fumante et d'une assiette de gâteau.
- Bien entendu, la véritable est à sa place, là où on l'a laissée il y a seize ans, poursuivit-elle en s'asseyant. La vue te plait-elle tellement que tu préfères rester là-bas ? Ajouta-t-elle en plaisantant.
Souriant, Drago la rejoignit sur le canapé.
- Je suis intrigué seulement, avoua-t-il. J'aurais du grandir ici, avec toi et Sirius. Je me demande à quoi aurait ressemblé ma vie si tout s'était déroulé normalement.
Alyssa éclata de rire, alors qu'elle servait le thé.
- Normalement ? Répéta-t-elle. Mais qu'est-ce qui serait normal pour toi ?
Drago fronça des sourcils, prenant la tasse qu'elle lui tendait.
- Eh bien, si Voldemort n'était pas celui qu'il est aujourd'hui.
- S'il était resté Tom Jedusor, tu veux dire ? S'il était resté auprès de ma mère ?
Drago sursauta.
Il l'avait oublié ! Il avait oublié ça !
- Eh bien, je suppose que tu aurais grandi entouré de tes parents et de tes grands-parents. Ca se trouve, Tom aurait fait un grand-père gâteux exemplaire, plaisanta-t-elle en souriant alors qu'elle sirotait son thé.
Drago en resta tétanisé.
Il venait de se rappeler que Voldemort était son grand-père biologique.
Il frissonna.
Cette simple constatation risquait de lui filer des cauchemars pour les semaines à venir !
- Mais si ça avait été le cas, ce n'est pas ici que nous aurions vécu, puisque mes parents l'auraient gardé, continua pensivement la Néphilim. Je suppose que nous aurions eu notre maison. Peut-être même très proche de celle de Lily et James. Tu aurais grandi en compagnie d'Harry, un peu comme des frères. Et vos sentiments se seraient peut-être déclarés plus tôt.
Elle pouffa, les joues rouges.
- Qui sait ? Il y a tant de facteurs qui auraient pu être différents. Ca se trouve, je n'aurais même pas fini avec Sirius !
Drago reposa sa tasse, à laquelle il avait à peine touché.
- Dans ce cas-là, je ne serais pas né.
- Effectivement. Mais arrêtons de parler de ça. Nous sommes là pour une seule raison et ce n'est pas bon de retourner le couteau dans la plaie.
Drago acquiesça d'un signe de tête.
- Alors, qu'as-tu changé en moi ? Questionna-t-il en la regardant droit dans les yeux.
Alyssa inclina légèrement la tête sur le côté avant de répondre :
- La couleur de tes cheveux : tu étais brun à la naissance. Le teint de ta peau aussi, elle est normalement plus foncée. Et ton nez.
Drago cilla.
Tous ces changements allaient être . . . Déboussolants.
- D'accord, soupira-t-il, le cœur battant. Alors . . . On s'y met ?
Elle hocha la tête et Drago ferma les yeux. Un drôle de frisson parcourut son corps, des pieds à la tête. C'était un peu comme si un liquide frais s'écoulait sous sa peau. Une sensation tout à fait étrange.
- Tu peux rouvrir les yeux, lui dit-elle.
Il le fit et, à première vue, rien n'avait particulièrement changé. Il voyait toujours de la même façon. Et pas l'ombre d'un changement de personnalité non plus comme cité plus tôt par Alyssa.
- Alors ? Ne put-il s'empêcher de demander.
Alyssa eut un sourire doux.
- Tu es un parfait mélange de tes parents, déclara-t-elle. Il y a un miroir sur le mur derrière toi si tu veux, précisa-t-elle ensuite.
Inspirant profondément, Drago se leva et . . . Fit face à son tout nouveau reflet. Il en resta bouche bée.
- C'est moi, ça ?! S'écria-t-il, éberlué.
Alyssa éclata de rire.
- Oui pourquoi ? Quelque chose ne va pas ?
Magnifique.
C'était le seul et unique mot qui lui venait à l'esprit quand il se voyait.
- Je . . . Je suis . . .
Il ne put le dire. A la place, il se rapprocha du miroir sur pied et passa une main hésitante sur son visage.
A présent, son teint pâle avait laissé place à une peau légèrement bronzée sur laquelle son regard toujours aussi gris tranchait avec beauté. La masse de cheveux noirs et épais qui cascadait jusqu'à ses reins étaient… Intrigante. Il n'avait pas l'habitude des coupes de filles. Son nez qu'il avait connu pointu était aujourd'hui… Adorablement retroussé. Une atrocité. Et son corps aussi avait changé. Sa carrure masculine durement acquise au prix des entraînements avec l'A.D. avait laissé place à une taille plus fine.
- Je ressemble à une fille, souffla-t-il, mortifié.
Le reflet pouffant d'Alyssa apparut derrière le sien alors qu'il prononçait ses mots.
- Je trouve que ça te va bien, s'amusa celle-ci en posant ses mains sur ses hanches. Est-ce que tu es prêt pour le reste ?
- Quel reste ? Paniqua aussitôt Drago.
- Je n'ai fait que te rendre ton apparence originelle. Il me reste à débrider tes pouvoirs.
Drago déglutit. Il hésitait, peu sûr de lui, mais à présent qu'il était là, autant qu'il le fasse.
- Ok, vas-y, lâcha-t-il dans un souffle.
Et il pleura. Inconsciemment, les larmes s'échappaient de ses yeux. Parce qu'il était conscient, au-delà des mots, de la présence d'Alyssa près de lui, de sa mère.
- Maman, murmura-t-il, ému.
Il sentait à quel point elle avait souffert dans sa vie, comme si c'était autant de petites égratignures sur l'âme de la jeune femme, qui faisait écho en lui. Il ressentait aussi son amour, la tendresse, l'amitié et la passion qu'elle vouait à chacune des personnes qu'elle connaissait. Et surtout, par-dessus tout, l'amour qu'elle avait pour lui, son fils, la chair de sa chair. C'était ce qui était le plus fort en elle à ce moment-là, accompagné d'une sorte de joie euphorique, d'une libération.
« Si tu savais depuis combien de temps j'attends ce moment. »
Drago sursauta.
Bien sûr, il avait déjà entendu Alyssa d'esprit à esprit, mais jamais avec autant de précision. C'était comme si elle était en lui. Et lui en elle.
« Comment ça ? »
Une triste mélancolie passa en Alyssa, le front de la jeune femme appuyé sur son dos.
« Quand Tom a assassiné les derniers Néphilims existants, je me suis retrouvée seule au monde juste après avoir ressenti le Lien pour la première fois. C'était une véritable déchirure. »
Intrigué, Drago chercha à savoir de quoi elle parlait et, presque instantanément, son esprit heurta une sorte de barrière. Cela suffit à lui faire reprendre ses esprits.
Haletant, il tomba à terre.
- Navrée, s'excusa-t-elle en s'agenouillant face à lui. Mais ce que tu as cherché à voir est du domaine du privé.
Il hocha de la tête.
- C'était . . .
- Puissant, termina-t-elle à sa place. C'est aussi la première fois pour moi.
Drago releva la tête, étonné.
- Je veux dire, précisa-t-elle, que mon Lien avec les autres Néphilims n'avait pas été aussi fort. Peut-être que les liens du sang le renforcent. Ton apprentissage en sera certainement plus simple si je suis là pour te guider par l'esprit.
- L'apprentissage ? Répéta-t-il, intrigué.
- Oui, acquiesça-t-elle, il va falloir que tu apprennes à contrôler tes pouvoirs Néphilims. S'ils t'échappent dans un moment de colère, ça peut être dangereux pour ton entourage. Nous ferons des séances tous les jours.
Tous les jours ?! Mais . . .
- Et ce n'est pas contestable ! Asséna-t-elle avec force.
Drago soupira, baissant la tête, et du même fait, fit retomber de nombreuses mèches brunes sur ses yeux.
Si ça n'était pas contestable, alors . . .
OoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOoOo
Harry étouffa un bâillement derrière sa main. A côté de lui, Hermione leva les yeux au ciel, ses livres étroitement serrés contre sa poitrine, alors que Ron passait une main câline et reposante dans le dos de son amie.
- Quelque chose ne va pas, Mione ? Demanda Sirius, l'air de rien.
Harry résista à l'envie de sourire.
Sirius savait très bien, comme la plupart des Gryffondor ce qui exaspérait ainsi leur Préfète-en-Chef : c'était simplement le tapage que faisaient les jeunes hommes, tous les soirs, jusque tard dans la nuit. Et leur amie en avait plus qu'assez de devoir venir leur dire d'aller se coucher, toutes les nuits quand sonnait une heure du matin. Et, ensuite, elle leur faisait la tête quand elle voyait un seul d'entre eux bailler, soupirer de fatigue ou se plaindre de son manque de sommeil.
D'ailleurs, la leçon de morale n'allait certainement plus être très longue à arriver.
- Tu sais très bien ce qui ne va pas, Sirius, déclara Hermione, les lèvres pincées. Et j'aimerais que tu cesses d'entraîner les autres dans tes bêtises ! Tu vois bien qu'Harry a besoin de dormir !
Sirius se tourna vers son filleul, qui lui tendit un sourire resplendissant de vie.
- Non, je ne vois pas du tout.
Hermione fit les gros yeux à Harry.
- Un peu d'aide, s'il te plait, siffla-t-elle, furieuse à présent.
Harry haussa des épaules.
- Hermione, détends-toi, fit-il, il n'y a pas de mal. Je t'assure qu'aucun de nous n'est fatigué.
- Eh bien, respectez au moins le sommeil des autres.
Et sur ces paroles, elle les devança, entraînant Ron derrière elle. Ce dernier, leur adressa un bref regard contrit avant d'essayer de calmer sa moitié.
- Pauvre Ron, je le plains, déclara soudainement une voix derrière eux.
Se retournant, Harry tomba nez à nez avec le visage de Blaise. Par reflexe, il chercha à son côté la présence de Drago, mais visiblement, pour la première fois, ils n'étaient pas ensemble.
- Bonjour Blaise, fit Sirius. Comment ça tu le plains ?
- Elle n'est pas facile à vivre la Préfète-en-Chef, expliqua-t-il. Je ne sais pas comment il fait.
Sirius haussa les épaules.
- Aucune femme n'est facile à vivre, dit-il en posant son sac contre le mur alors qu'ils s'arrêtaient devant leur salle de classe. Y compris la tienne.
Blaise éclata de rire.
- C'est vrai, mais je ne sais pas laquelle est la pire.
Sirius rit à son tour.
- A mon humble avis, elles se valent toutes les trois plus ou moins.
Voyant que leur discussion arrivait à sa fin, Harry put enfin en placer une et interroger Blaise sur ce qui l'intéressait.
- Drago n'est pas avec toi ?
Le métis secoua la tête.
- Il n'est pas rentré de la nuit, avoua-t-il.
Harry fronça des sourcils.
Pas rentré ? Mais . . .
- Et tu ne t'es pas inquiété ? S'écria-t-il, imaginant déjà son ami dans un couloir sombre de Poudlard, en train de se vider de son sang.
- Bah non, je croyais que vous étiez ensemble ! Répondit-il comme si c'était l'évidence.
- Quoi ?! Mais pourquoi aurions-nous passé la n . . .
Harry se tut, gêné, comprenant ce que sous-entendait Blaise.
- Oui, bon, bougonna-t-il. Personne ne sait où il est alors ?
Mais il ne reçut aucune réponse puisque Rogue venait d'ouvrir la porte de sa salle de classe et que les élèves s'installaient dans le silence le plus complet. Soupirant, Harry fit de même et s'assit à côté de Sirius puisque Ron était encore réquisitionné.
Depuis son bureau, Rogue scanna du regard les tables de sa classe, puis fronça des sourcils.
- Quelqu'un sait-il pourquoi Mr Malefoy et Miss Grytalié ont-ils décidé de sécher mon cours ?
Harry, à l'instar des autres, prit alors conscience que Drago n'était, effectivement, pas le seul absent.
Et que tous les deux étaient des Néphilims dont Voldemort voulait absolument s'emparer les pouvoirs.
Paniqué, il se leva de son siège, le faisant tomber et s'écria :
- Il faut les aider !
Au même instant, dans le couloir, quelqu'un cria :
- Drago, arrête de faire l'enfant veux-tu !
Harry en resta tétanisé.
Autant pour lui, il avait sauté trop vite aux conclusions. Alyssa et Drago étaient toujours au château et visiblement en pleine santé. Il devrait peut-être éviter de céder un peu trop à la paranoïa . . .
- Mr Potter, je vous serais gré de modérer vos ardeurs. Tout le monde n'est pas comme vous et certains savent ne pas se mettre en danger, siffla méchamment Rogue en traversant sa classe pour rejoindre la porte encore ouverte.
Contrit et rougissant, Harry se rassit.
Sur ce coup-là, Rogue avait raison.
- Je. Veux. Pas !
Toute la classe, étonnée, se retourna pour comprendre pourquoi donc Drago Malefoy avait prononcé ces mots sur le ton . . . D'un enfant faisant un caprice. Mais ils n'eurent droit comme spectacle que celui du dos de leur professeur de potion et d'Alyssa tirant de toutes ses forces sur le bras d'une personne - certainement celui de Drago.
- Ramène tes fesses, grogna Alyssa, faisant apparemment de gros efforts pour ramener le jeune homme en classe.
Intrigué, Harry se demandait ce qu'il se passait.
- Tu comprends quelque chose à ce qu'il se passe, toi ? Lui demanda Blaise en écho à ses pensées en se penchant vers lui depuis la table de devant.
Harry secoua la tête.
Non, pas la moindre idée, mais le plus étrange était le comportement de Rogue : il restait à regarder la scène, à l'instar de ses élèves, sans intervenir. Et rien que ça, c'était anormal.
- Je ne rentrerai pas dans cette salle de classe tant que je ne me serais pas changé ! Cria Drago.
Harry se pencha pour essayer de voir Drago, mais ce dernier était caché derrière la porte. Alyssa, soufflant, lâcha alors le bras du jeune homme et mit les poings sur les hanches.
- Mais qu'est-ce qui te dérange à la fin ?
- Parce que t'as pas encore compris ?!
Dans la classe, des chuchotements apparaissaient, tout le monde se demandant ce qu'il se passait. Heureusement qu'ils n'étaient pas nombreux et qu'ils ne faisaient pas trop de bruit.
Soudain - et enfin ! - , la voix de Rogue retentit.
- Comptez-vous rester ici ou bien entrer suivre mon cours ? Siffla-t-il rageusement.
« On entre ! » dit Alyssa au moment où Drago s'exclamait « On reste ici ! ». La jeune femme fusilla son compagnon du regard.
Harry se demanda si la Troisième Guerre Mondiale n'était pas loin de voir le jour, car sous la colère de la Néphilim, les murs de la pièce se mettaient à trembler légèrement. Enfin, il supposait que c'était sa colère qui était à l'origine du phénomène.
- Bien, puisque vous n'êtes pas capable de vous départager, déclara Rogue en pénétrant dans la pièce d'un air furibond en faisant claquer sa robe, je choisirais pour vous. ASSEYEZ-VOUS !
Même ceux à qui l'ordre ne s'appliquaient pas, se rassirent, effrayés. Ils avaient rarement vu leur professeur dans un tel état de nerf. Et visiblement, les deux autres avaient eu tout aussi peur puisqu'ils finirent par entrer en cours, Alyssa partant s'installer à côté du seul élève disponible en binôme, Justin, laissant ainsi Drago s'installer à côté de son meilleur ami.
Sauf que la personne qui s'installa sur le siège voisin de Blaise n'était pas Drago.
Un lourd silence enveloppa la salle alors que Rogue, qui semblait ne rien trouver d'étrange, notait au tableau les étapes de la potion à préparer.
- Euh . . . , chuchota Sirius, Drago n'aurait pas un petit peu . . . Changé ?
Harry retint un fou rire nerveux.
Changé ? Il était juste plus petit, plus fin, plus bronzé, plus brun . . . Drago changé ? Oh non, si peu . . .
- Sirius, souffla Harry, je crois que c'est la véritable apparence de Drago.
La classe étant au départ mortellement silencieuse, tout le monde pu entendre leur conversation . . . Y compris le principal intéressé qui se retourna sèchement et furieux.
- T'as deviné ça tout seul, Potter ? Siffla-t-il rageusement.
Et Harry en laissa tomber sa mâchoire.
Drago était . . . Waouh. Mais plus qu'avant. Difficile d'en détacher son regard, tellement il était beau. Il comprit alors ce que Sirius avait voulu dire quand il avait parlé de l'effet qu'avait eu le changement d'Alyssa sur les élèves de Poudlard à son époque.
Et au vu des regards de Justin, Nott et Parkinson, il allait devoir surveiller son copain de très très près . . .
Bon, j'avoue, j'ai complètement craqué sur la fin de ce chapitre. ^^ J'adore le Drago qui fait sa tête de cochon. Profitez, parce que ce sera l'ue des rares fois - voir la seule.
Allez, à la semaine prochaine et passez tous un JOYEUX NOËL !
Bisous :x
