Oui ! Enfin, voici le nouveau chapitre de cette fic. ^^

Franchement pour tout dire, ça fais deux jours que j'ai fini de l'écrire, mais j'avais pas la foi de le corriger, mais j'ai pris mes responsabilités et le voici !

Disclaimer : Les personnages du Seigneur des Anneaux ne m'appartiennent pas, ils sont tous à Tolkien et Peter Jackson, sauf mes OCs.

Lilijune : Oui, il était temps pour eux ! Tu sais que t'as question m'a perturbée depuis que j'ai lu ta review ? xD J'ai pas arrêté d'y penser depuis et j'ai toujours pas trouver d'acteurs qui seraient bien pour incarner les Jackser, j'en ai même parlé avec ma meilleure amie et elle non plus n'a pas réussi à trouver. xD Désolée alors de te dire que je n'ai aucune idée des acteurs qui pourraient être choisi pour incarner les Prodiges. x) Pour l'acteur qui joue Haldir, j'ai jamais rien eu contre lui en vrai. Il est beau gosse dans son genre ( même s'il n'est pas mon type du tout du tout ) et, c'est un personnage que j'aime autant dans les livres que dans le film, donc que se soit Craig Parker qui l'interprète ne me dérange pas personnellement et puis de toute façon, dans mon histoire, Haldir ai plus beau que son acteur. xD

Merci pour ta review ! ^^

Sur ce, bonne lecture à tous !


Chapitre 50.

Suivre son propre chemin.

Une semaine plus tard, les quatre Prodiges des Valar arrivèrent à Minas Tirith. Leurs quelques jours à la mer c'était particulièrement bien passé, même si le soir de leur arrivée Aldaron avait eu une grosse baisse de morale par rapport à la femme qu'il aimait. Malgré ce moment triste, pour tous les quatre, ils avaient quand même passé de très bons moments. Comme les portes de la Cité blanche du Gondor était toujours ouverte durant la journée pour permettre les voyages entre Minas Tirith et Osgiliath, ils pénètrent dans la ville en compagnie des marchands qui les saluèrent au passage. Tranquillement, les Jackser montèrent les étages pour atteindre enfin le sixième où l'écurie principale des deux qui avaient dans la Cité se trouvait. Devant, personne ne les attendaient et ils purent descendre de leurs chevaux pour les mener à l'intérieur sans être dérangé par une quelconque personne. Quoique, revoir leurs amis n'étaient absolument pas dérangeant. Chacun de leur côté ils débarrassèrent les chevaux de tout le barda qu'ils avaient sur le dos pour les libérer et qu'ils puissent se reposer. En même temps qu'Elërinna s'occupait de nettoyer les sabots et la robe d'Ainu, elle observait ses frères faire pour voir s'ils s'y prenaient correctement, ne voulant pas qu'ils blessent leur cheval respectifs par inadvertance. Une fois qu'ils eurent terminé, l'argentée inspecta Heleg, Malta et Naur, puis fut satisfaite de voir qu'ils n'avaient aucune blessure. Leurs sacs sur le dos avec leurs armes qu'ils n'avaient finalement pas eu à utiliser, ils sortirent de l'écurie pour monter vers la citadelle, mais une voix les arrêta dans leur marche. Aranwë eu à peine le temps de se retourner qu'une masse lui tomba dans les bras. Trisha le serra contre elle en souriant, heureuse de les voir enfin de retour à Minas Tirith après ces deux semaines d'absences. Le rouge lui rendit son étreinte et l'adolescente s'écarta pour ensuite saluer les trois autres Prodiges.

- Cela fait du bien de vous revoir, votre voyage c'est-il bien passé ? demanda la brune.

- C'est agréable d'être de retour, répondit le vert. Tout c'est bien passé et ici, rien de nouveau ?

- Non, pas grand... Ah si ! Le Roi a annoncé son mariage pour l'été avec Dame Arwen.

- Eh bah ! rigola Elërinna. Ils ne perdent pas de temps c'est deux-là !

La remarque de l'argentée fit rire ses frères et Trisha, qui embrassa discrètement le Prodige d'Aulë et Tulkas avant de les laisser partir vers la citadelle. Dans la cour de l'Arbre Blanc, ils saluèrent poliment les gardes avant de gravir les marches menant à l'entrée du bâtiment. Étant devant, Lenwë ouvrit les portes avec l'aide d'un garde qu'il s'occupa également d'annoncer leur arrivée à voix haute auprès du Roi. Assis sur son trône, un long parchemin dans les mains, Aragorn se leva en entendant le garde les annoncer. Un grand sourire étira les lèvres du brun qui descendit les marches pour venir les accueillir en personne.

- Comme je suis heureux de vous revoir, mes amis ! fit-il en les étreignant chacun leur tour.

- Nous aussi nous sommes heureux de vous revoir ! répliqua la Prodige d'Oromë et Nessa. Mais vous nous cachez des choses, Aragorn !

- Je vois que vous êtes déjà au courant.

- C'est une ville, on est rapidement au courant de tout, dit le Guérisseur en rigolant. Félicitation, dirent-ils juste après, de concert.

- Merci, les remercia Aragorn, plus qu'heureux. Mais vous devez être exténués, aller vous reposez, je vais prévenir les autres de votre retour.

Ils hochèrent tout les quatre la tête, ne pouvant pas contredire Aragorn. Même s'ils avaient chevauché tranquillement jusqu'à Minas Tirith, ils étaient tout de même fatigués par la route et ils n'imaginaient même pas la fatigue que devait ressentir leurs chevaux, bien que se soit des animaux endurants. Avec l'ancien rôdeur, ils échangèrent encore quelques mots sur les deux semaines qui étaient passés et ils apprirent que les Elfes comptaient repartir dans quelques jours pour leurs pays respectifs et qu'Haldir avait appris leur fiançailles à ses frères, comme elle l'avait fait avec ses propres frères, mais aussi à Galadriel et Celeborn puisque le Galadhrim vivait en partie sous leur protection.

- Je ne peux pas dire que je ne mis attendais pas, fit la jeune femme. Ça ne me gêne pas qu'il l'ai fait.

- Au moins maintenant, tu ne peux plus faire marche arrière, voulu la taquiner son cadet.

Cela fit discrètement rire les trois autres hommes, mais l'argentée haussa négligemment les épaules, pas du tout perturbée par cette idée. Le mariage n'avait jamais été sa priorité, certes, mais elle n'avait jamais été contre non plus. Finalement, ils saluèrent Aragorn puis le rouge sortit pour aller à la caserne, même après que ses frères et sa sœur ai insisté pour qu'il accepte la chambre prêté par l'ancien rôdeur, il désirait conserver son lieu de vie.

Après un bon bain bien mérité pour chacun et quelques heures de repos tout aussi bien mérité dans de véritables lits bien moelleux, ils ne purent en aucun cas échapper aux retrouvailles avec leurs amis. Même si cela ne fait que deux semaines qu'ils étaient partis, ce qui était une durée plutôt courte dans un certain sens, c'est avec un véritable soulagement qu'ils se retrouvent tous. Cependant, si les garçons étaient déjà avec les autres, Elërinna traîner un peu, car elle devait amener ses vêtements sales aux femmes qui devaient s'occuper du linge et elle batailla un peu pour les aider, mais rien ni fit et après avoir déposé ses vêtements, Elërinna du retourner d'où elle venait. Un peu frustrée de ne pas pouvoir aider pour nettoyer des habits qui lui appartenait, l'argentée commença à se diriger vers la salle où ils devaient se retrouver. Elle allait tourner dans un couloir quand elle tomba nez à nez avec Galadriel. La Dame de la Lothlorien la regarda avec une légère surprise, ne s'attendant pas à la trouver sur son chemin et il en fut de même pour Elërinna qui pila net devant l'Elfe blonde.

- Dame Galadriel ! s'exclama la jeune femme sous le coup de l'étonnement.

- Elërinna, répondit l'immortelle, plus calmement. Le Roi Elessar nous a annoncé votre retour, et il nous a dit que tout c'était bien passé.

- Je vois... Ils ne doivent plus attendre que moi. Votre séjour à Minas Tirith se passe-t-il bien ? demanda poliment la Prodige.

- Très bien, c'est gentil de vous en inquiétez. Nous avons également eu droit à une annonce surprenante de la part d'Haldir.

Malgré elle, le sang dans les veines d'Elërinna sembla se glacer et son cœur loupa quelques battements alors que Galadriel la scrutait de son regard indéchiffrable, comme si elle essayait de lire dans son esprit. Néanmoins, ce sentiment bien désagréable disparu aussi rapidement qu'il était apparu. Comme si de rien était, la Dame de la Lorien lui offrit un léger sourire rassurant qui pour l'argentée, ne fut pas du tout rassurant.

- Vous avez tout les deux notre bénédiction, du Seigneur Celeborn et de moi-même, déclara Galadriel.

- Merci, ma Dame, répondit la jeune femme, un peu soulagée.

Galadriel la salua d'un signe de la tête qu'elle lui rendit avant de reprendre son chemin. Il ne fallut que quelques minutes à l'argentée pour trouver la pièce où se devait être la Communauté et ses frères. En la voyant rentrer, les Hobbits se précipitèrent vers elle pour l'accueillir, ce qui eu le don de lui faire retrouver le sourire, qu'elle avait un peu perdu après sa rencontre avec la dirigeante des Galadhrim. La blonde lui donnait toujours une drôle d'impression très désagréable.

- Eh bien ! Que faisiez-vous pour être autant retardée ? demanda Gimli qui était assis près de Legolas. Ne nous dites pas que vous regrettez d'être rentrée si vite !

- Ah ah ! ria l'argentée en secouant négativement la tête. Non Gimli ! Ne vous en fait pas. J'aime trop mes amis pour cela ! Même si vivre ensemble comme avant ne sera pas possible.

- Cela vous gène ? questionna Legolas, qui fronça légèrement les sourcils d'inquiétude en s'adressant tout spécialement à Aldaron et Elërinna.

- Bien que se soit étrange, puisque nous avons longtemps voyagé ensemble, il faut que chacun reprenne sa vie, répondit le vert. Et nous, nous en construire une, n'est-ce-pas ?

Tout le monde écouta religieusement le Prodige de Yavanna, même Gandalf qui fumait tranquillement sa pipe à côté d'Aragorn depuis le début. Après sa tirade, Aldaron jeta un regard à sa sœur qui hocha la tête en souriant, totalement d'accord avec lui puisqu'elle pensait exactement la même chose. Bien qu'elle soit très attachée à Frodon, Sam, Merry, Pippin, Aragorn, Legolas, Gimli et Gandalf, ils allaient tous devoir reprendre leur vie, nouvelle ou ancienne. Enfin, la chose allait être compliquée au début pour Aldaron et elle, mais ils allaient s'habituer et prendre leurs marques, comme Lenwë et Aranwë l'avaient fait.

- Ne vous en fait pas, vous serez toujours les bienvenus ! déclara Frodon en rendant son sourire à la jeune femme.

- Merci, dirent en même temps les deux Prodiges.

En réalité, aucun mot ne pouvait exprimer leur reconnaissance envers eux, mais cela importer peu pour les membres de la Communauté de l'Anneau qui avait été détruit. C'est pour cette raison qu'ils échangèrent de sujet, leur demandant plutôt comment leur voyage s'était passer dans les détails et s'ils avaient rencontré des ennuis sur le chemin.

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Ils parlèrent pendant un long moment et rigolèrent très souvent, tout ça jusqu'à ce que Aragorn ne soit rappelé par ses obligations de roi du Gondor. Encore fatigués par leur voyage, les Jackser, enfin surtout Aldaron et Aranwë décidèrent d'aller prendre une nouvelle fois un peu de repos. Ce qui n'était pas le cas de Lenwë qui de son côté préféra se rendre à la Maison de Guérison. Elërinna, pour sa part, resta encore un peu avec les quatre Hobbits ainsi que le Nain et l'Elfe de la Communauté. Néanmoins, au bout d'un moment l'envie et l'impatience, qu'elle ressentait depuis un moment de revoir Haldir se fit de plus en plus présente. Depuis leur retour, elle s'efforçait de se concentrer sur quelque chose d'autre, mais rien n'y faisait.

- Aller, va le retrouver, fit soudainement Merry, avec un sourire plus que moqueur. Lui aussi doit mourir d'envie de te voir.

- Je ne meurs pas d'envie de voir Haldir ! s'exclama la jeune femme en rougissant furieusement.

- Tu mens, Elë... se moqua à son tour Pippin.

Pour la forme, l'argentée leur tira la langue, les faisant tous les six rire avant qu'elle ne quitte la pièce en refermant la porte derrière elle. Pendant quelques minutes, elle marcha dans les couloirs de la citadelle à la recherche du blond, mais elle due rapidement se rendre à l'évidence, elle n'avait aucune idée de l'endroit où pouvait être le Galadhrim. À chaque fois, c'était la même chose, retrouver quelqu'un était une tâche difficile. Elërinna soupira longuement, puis décida de se rendre en direction de sa chambre, avec l'espoir qu'Haldir ai eu la même idée qu'elle. Le chemin jusqu'à sa chambre fut tranquille. Elle ne croisa personne, mais alors vraiment personne, mais ce n'était pas vraiment étonnant, les seules femmes qui occuper cette aile de la citadelle étaient Arwen, Eowyn et elle. Un peu dépitée, la Prodige rentra dans sa chambre puis ferma la porte. Elle se détacha les cheveux qui jusqu'à maintenant étaient attachés dans un chignon lâche avec des mèches folles. Ils lui tombèrent dans le creux de son dos et elle commença à enlever son haut pour se déshabiller et se mettre en pyjama, quand on toqua à la porte. Elërinna se figea dans son geste, avant de remettre sa tunique correctement pour aller ouvrir à la porte qui venait de toquer.

- Melleth nin, tu es...

Haldir, qui était devant la porte et qui attendait qu'elle vienne lui ouvrir si elle était là, ne pu terminer sa phrase tant il fut surpris de la voir se jeter contre lui comme ça. Par réflexe, il referma ses bras autour d'elle pour la serrer contre lui.

- Haldir ! Tu m'as manqué !

- C'est ce que je vois, constata-t-il avec un petit en lui faisant relever la tête. Toi aussi, tu m'as manqué.

Tout en disant cela, l'immortel lui embrassa le sommet du crâne avant de se redresser, mais Elërinna lui agrippa le col de son haut et le tirer vers le bas. Haldir se laissa faire et leurs lèvres se trouvèrent sans hésitation. Leur baiser dura plusieurs secondes, là, sur le pas de la porte de la chambre. Ça aurait pu être à la vue de tous que ça ne les auraient pas dérangés. Finalement, l'argentée s'éloigna pour offrit un sourire malicieux à son Elfe.

- Alors comme ça, on annonce nos fiançailles à ses Seigneurs sans rien dire à la principale concernée ?

- Tu m'en veux ? Il fallait que je leur dise... Tout les mariages doivent être connus...

- Non, je ne t'en veux pas, le rassura Elërinna en riant. Ça ne me gène pas.

Pour lui prouvait, elle l'embrassa une nouvelle fois, ce qui contenta parfaitement Haldir qui répondit à son baiser avec un sourire. Il aimait tellement l'avoir contre lui, sans crainte ni honte, il pouvait vraiment dire que d'Elërinna il aimait tout, ses défauts compris. Alors que la jeune femme avait maintenant les lèvres légèrement rougie, une petite pointe de tristesse prit place dans son regard orange clair. Elle l'entraîna à l'intérieur de la chambre, referma la porte puis ils s'installèrent sur l'un des canapés. Alors qu'Haldir s'installer correctement, un bras autour de ses épaules, Elërinna de son côté resta contre lui en allongeant ses jambes et en les rempliant un peu.

- J'ai entendu du dire que votre départ pour la Lorien était proche... murmura-t-elle.

- Effectivement, répondit l'immortel d'une voix neutre.

L'argentée hocha lentement la tête sans rien dire, ses yeux braqués sur la main d'Haldir qui reposer sur son bras et avec qui elle commença à jouer en dessinant des spirales sur le dos. Ce serait égoïste de sa part de lui demander de ne pas partir, car elle savait à quel point le blond était attaché à son pays. Elle préférait qu'il retourne chez lui plutôt qu'il soit malheureux ici et s'il lui demander de venir, elle viendrait.

- Elërinna... ?

- Hum ? fit la jeune femme en relevant la tête.

- Je sais qu'on n'a pas beaucoup eu le temps d'être ensemble, de se connaître correctement, et même d'avoir une dispute, mais que dirais-tu de partir avec moi ?

- En Lohtlorien ?

- Non, répliqua Haldir. Pas dans l'immédiat.

Il observa la Prodige fronçait les sourcils et se redresser, de l'incrédulité peint sur son visage alors qu'il souriait doucement, très amusé de la réaction de la femme qu'il aimait.

- Que dirais-tu de partir avec moi découvrir la Terre du Milieu pendant une année où plus, le temps de notre mariage ? proposa-t-il. Je n'ai que rarement quitté la Lorien et toi, tu ne connais pas ce monde.

- Q-Quoi ?! Tu es sérieux, Haldir ? le blond hocha la tête, toujours souriant. Oui ! Mille fois oui ! Mais... Ça ne te gêne pas ? s'inquiète-t-elle.

- Toujours à s'inquiéter pour les autres, ça ne me gêne pas Melleth nin.

Sur ces mots, il l'embrassa une nouvelle fois, bien décider à rester très longtemps avec elle. Toute l'éternité. Pour que la jeune femme puisse se reposer un peu plus que ce matin, ils s'allongèrent sur le lit, au-dessus des couvertures et cette fois-ci, contrairement à la fois à la Maison de Guérison, Haldir ni vit aucune objection et s'installa à côté d'elle. Comme il était bien calé contre les oreillers du lit, Elërinna en profita pour poser sa tête contre son ventre et l'entourer de son bras droit. Au début, le blond fut un peu crispé, n'étant pas habituer à ce qu'elle le serre comme cela. D'habitude, l'argentée n'était pas aussi basse. Il lui fallut donc quelques minutes pour s'habituer, mais quand ce fut le cas, il changea leur position. Il s'allongea un peu plus et passa ses bras autour de sa future femme, l'emprisonnant dans son étreinte puis Elërinna ferma les yeux en soupirant d'aise.

Ce n'est que plusieurs heures plus tard que les Jackser se retrouvèrent tout les quatre à se balader dans les rues de Minas Tirith pour se rendre chez Trisha et sa grand-mère. La soirée était fraîche et s'était particulièrement agréable, surtout après avoir passé la soirée au chaud dans leurs chambres respectives. Plus joyeuse que d'habitude, Elërinna marchait un peu plus rapidement que ses frères, ses cheveux flottant doucement dans son dos grâce à la légère brise qui soufflait, bien atténuée par les remparts entourant la Cité blanche.

- J'ai parlé avec Frodon tout à l'heure, annonça Aldaron.

- Ah oui ? fit le Prodige d'Aulë et Tulkas.

- On parlait des mois à venir et ils comptent repartir dans la Comté après le mariage d'Aragorn... Je compte partir au même moment, vous en pensez quoi ?

Ils s'arrêtèrent dans leur marche pour se regarder. Certes, ils avaient parlé de ce qu'ils voulaient faire dans le futur, mais pas de quand ils voulaient le faire.

- Je pense que tu fais comme tu veux, rétorqua Elërinna qui revint vers eux. C'est ta vie, fais donc ce que tu veux.

- Très bien, profiter de ma présence alors, rigola le vert avant de rapporter son attention sur sa cadette. Il paraît qu'Haldir et toi avaient passé l'après-midi dans ta chambre, c'est vrai ?

- Oui, on a parlé et j'ai dormi, pour tout dire, grimaça la seule fille de la fratrie.

En fait, elle s'était endormie sans s'en rendre compte, bercée par la respiration calme d'Haldir et rassurée par la chaleur qu'il dégageait. À son réveil, Elërinna avait eu un peu honte. Personne en dehors des membres de la Communauté et ses frères ne l'avait vu dormir. Et encore, lors de la quête pour détruire l'Anneau, il n'y avait jamais eu autant de proximité.

- Vous avez parlé de son départ pour la Lothlorien ? demanda le bleuté, sachant que ça pourrait être un point sensible à aborder.

- Bien sûr qu'on en a parlé ! s'exclama l'argentée avec un grand sourire.

- Et vu ta réaction, je suppose que tu vas aller avec lui ? devina Aranwë en roulant des yeux.

La réaction de leur sœur les surpris plus que de raison, elle éclata de rire en secouant négativement la tête.

- Non, je n'irais pas en Lorien tout de suite, nia-t-elle. Nous allons partir découvrir la Terre du Milieu le temps de l'année de nos fiançailles.

- Sérieusement ? dit le vert, légèrement dubitatif. Mais dans ce monde, le temps des fiançailles, faut pas un chaperon ou un truc du genre ?

- Je suppose et ça ne me gêne pas, de toute manière, Haldir et moi, nous sommes bien assez malin pour nous soustraire du regard des autres.

Sur ces mots, elle offrit un clin d'œil à ses frères, ce qui les fit rire. C'est vrai que lors de leur voyage, s'ils voulaient un peu de temps pour eux, ils n'auraient aucune difficulté à se cacher le temps de quelques minutes. Aldaron attrapa sa sœur par les épaules et lui ébouriffa les cheveux en souriant, rapidement suivit par Lenwë et Aranwë. Ils étaient heureux de la voir ainsi aussi libre. Avant qu'ils soient envoyés en Terre du Milieu, Elërinna se poser toujours des barrières, réfléchissait au moindre de ses faits et gestes, aux moindres paroles qu'elle pouvait prononcer, ayant en tête la répercussion que cela pourrait avoir sur sa vie et la leur, mais plus maintenant.

- Sinon, Lenwë ? De ton côté, tu as prévu de retourner en Lorien ?

- Oui, mais seulement quelque temps, répondit le Prodige d'Estë. Pour des raisons bien différentes des tiennes, Elërinna, je voudrais parcourir la Terre du Milieu pour mettre mon pouvoir à disposition d'autrui.

- Tu comptes repartir en même temps que les Elfes ? questionna Aranwë, qui était le seul d'entre eux qui allait rester ici après.

- Oui, j'ai une maison là-bas. Et toi ? Tu restes ici ?

- À ton avis ? Minas Tirith me plaît et je me suis construit une vie ici, expliqua l'adolescent aux cheveux de feu.

C'était étrange, de ce dire qu'ils allaient encore être séparé, mais d'un commun accord cette fois-ci. Néanmoins, aujourd'hui, ils décidaient de le faire et n'y étaient pas forcé comme ce fut le cas quelques mois plutôt quand les Valar les avaient séparés. Aldaron allait essayer de reconstruire le Mordor pour en faire une terre saine et habitable pour les personnes de ce monde, Lenwë allait devenir un véritable pèlerin en apportant la guérison, Elërinna allait vivre sa vie avec Haldir et concrétisé son envie d'apporter de l'éducation aux gens de ce monde et Aranwë lui, allait continuer à vivre dans la Cité blanche du Gondor et en assurer sa sécurité, pour le moment, il n'était pas particulièrement fixé et cela ne le gênait pas, il avait encore du temps pour se décider.

- Les enfants ! appela Tyld, debout sur le pas de la porte. Dépêchez-vous, le repas est prêt !

- On accourt ! répondit le rouge avec un immense sourire.

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Quelques jours plus tard, ils se retrouvèrent aux grandes portes de Minas Tirith, les Elfes de Fondcombe et de la Lohtlorien réunis pour leur départ. Ils comptaient voyager ensemble jusqu'en Lorien et ils seraient encore une fois accompagnés par les Rohirrims venus pour le couronnement d'Aragorn. Elërinna serra Éowyn dans ses bras. La blonde et elle n'avaient pas eu trop le temps de se parler ces derniers temps, mais l'amitié qu'elle portait maintenant à la Dame du Rohan était désormais solide et la voir repartir l'attrister un peu. Il en allait de même pour cette dernière, qui avait été la première à la prendre dans ses bras en la voyant arriver et comme la Jackser avait déjà salué Éomer ainsi que Faramir qui avait décidé de partir avec eux pour organiser son mariage avec la blonde, elle avait quelques minutes à consacrer à cette dernière.

- Faites bonne route, Éowyn, lui souhaita l'argentée. Nous nous reverrons un jour ou l'autre, et nous pouvons correspondre par lettre.

- C'est vrai, reconnu Éowyn en la relâchant. J'espère que vous serez heureuse avec votre fiancé.

- Sans aucun doute, et pour vous, Faramir n'est pas comme son frère qui fut parfois odieux avec moi, l'homme que vous aimez est un homme bon, il sera un formidable mari.

Ses paroles firent rougir la sœur du nouveau roi du Rohan. Les deux jeunes femmes discutèrent encore quelques minutes, puis la Prodige s'approcha d'Elladan et Elrohir. Avec eux aussi, elle n'avait pas eu l'occasion de passer beaucoup de temps ce dernier temps, mais les deux frères ne lui en avait pas tenu rigueur. Sans dire un mot, elle les serra tout les deux dans ses bras. Depuis Fondcombe, les jumeaux l'avaient toujours aidé et cette fois-ci, ils se séparaient réellement, bien que sans aucun doute, ils allaient se revoir, surtout si elle devenait immortelle.

- Ne faites pas les idiots vous deux, leur dit-elle avec un grand sourire.

- Nous ? Faire les idiots ? fit sembla de s'offusquait Elladan.

- C'est bien mal nous connaître, ajouta son jumeau.

Elërinna leva les yeux au ciel en rigolant, c'était du Elladan et Elrohir tout craché, mais c'est pour ça qu'elle les appréciait autant, tout comme Merry et Pippin.

- De ton côté, Elërinna, fait attention à toi, lui conseilla Elrohir.

- Ne t'en fais pas, je sais me défendre et je ne serais pas toute seule, Haldir sera avec moi.

Les jumeaux hochèrent la tête puis la taquinèrent encore quelques minutes avant de la laisser retrouver ses frères. Lenwë était près de Malta, prêt à se mettre en selle après avoir salué toutes les personnes qu'il connaissait à Minas Tirith, Aldaron et Aranwë étaient déjà en train de parler avec lui. Quand ils la virent approcher, les trois garçons de la fratrie se tournèrent vers elle.

- C'est bon, tu as dit au revoir à tout le monde ? demanda le bleuté.

- Oui, répondit simplement la jeune femme. Tu n'as rien oublié ?

- Je ne pense pas, mais si c'est le cas, l'un de vous se portera sûrement volontaire pour me ramener ce que j'aurais oublié.

- C'est exact, approuva le Prodige d'Aulë et Tulkas. Personnellement, ça me donnera l'occasion de voir ta maison.

- Envoie-nous des lettres, dit Aldaron, très sérieux.

- Bien sûr, pour qui me prends-tu ?! s'exclama Lenwë

- Pour celui de notre famille qui répondait le moins souvent au téléphone, rétorqua tranquillement le vert. Bien qu'Elërinna soit pas mal non plus dans ce genre.

Cette remarque fit rire les Jackser. Ils étaient heureux que l'ambiance soit aussi détendue, même si l'un deux allait partir pour vivre sa vie. Après tout, ce moment se serait aussi passé dans leur monde, bien que sur Terre, les moyens de se voir et de communiquer soient beaucoup plus rapide qu'en Terre du Milieu. Les cors de Fondcome et de la Lothlorien sonnèrent soudainement. Chacun leur tour, Lenwë les serra dans ses bras pour un dernier au revoir avant de mettre un pied dans l'étrier et de se hisser sur le dos de Malta. La jument était en pleine forme et trépignait presque sur place, ses sabots claquant avec impatience sur les pavés de la Cité.

- On se revoit aux mariages ? dit le Prodige d'Estë.

Les trois Jackser restés au sol hochèrent la tête, la gorge nouée. Leur frère faisait allusion au mariage d'Aragorn et d'Arawen ainsi qu'à celui d'Éowyn et Faramir qui auront tout les deux lieux en août à Edoras à seulement quelques jours d'intervalle. Ces deux événements allaient leur donner l'occasion de se revoir plutôt rapidement et il y en aurait certainement beaucoup d'autre comme ça. Les cors des deux groupes d'Elfes résonnèrent encore à travers les plaines du Pelennor et dans Minas Tirith. Cela sonna définitivement le départ des Galadhrims et des Elfes de Fondcombe qui se mirent en marche. La place du premier étage de la Cité Blanche se vida petit à petit, laissant un grand vide dans cet espace. Devant les grandes portes, les membres de la Communauté étaient réunis pour voir les personnes qu'ils connaissaient partir. Arwen était aux côtés d'Aragorn et adresser un dernier au revoir de la main à ses frères et à son père ainsi qu'à ses grands-parents. Une Elfe de la Cité-Refuge était restée avec l'étoile du soir pour veiller sur elle et servir entre autre de chaperon. Malheureusement, ce n'était pas Nennviel, l'Elfe qui s'était occupée d'Elërinna à son arrivée à Fondcombe n'avait pas pu faire le voyage. Parmi les Galadhrim, Orophin et Rumi avaient eux aussi émit le souhait de rester aux côtés de leur frère aîné. Galadriel et Celeborn avaient accepté, les frontières de la Lorien étant toujours bien gardé, même sans la présence des trois frères. Sans rien dire, Aranwë tira ses deux aînés restant ici par leur manche de tunique. Comprenant bien que leur petit frère n'était pas très bien de voir Lenwë partir, ils ne dirent rien et le suivirent jusqu'en haut des premiers remparts entourant la Cité. Une fois en haut, Aranwë s'approcha du mur en fixant l'imposant groupe formé par les Elfes et les Rohirrims. Le Prodige d'Estë était parfaitement visible grâce à ses cheveux bleus qui se démarquer des couleurs de cheveux des Elfes et des Humains, tous brun ou blond. La douleur morale du rouge était compréhensible. Il avait été seul à Minas Tirith pendant longtemps, à devoir se débrouiller sans eux. Pour lui, cela ne faisait pas longtemps qu'ils s'étaient tous retrouvés.

- Ça va aller, fit doucement Aldaron en s'approchant de son cadet pour lui déposer une main réconfortante sur l'épaule. Nous allons le revoir.

- Je sais, souffla le Prodige d'Aulë et Tulkas.

Aranwë voulait paraître fort, car à ses propres yeux il n'était plus l'enfant qu'il avait été avant d'être envoyé en Terre du Milieu, mais il était possible de voir ses épaules tremblaient légèrement, tout comme sa voix. L'adolescent avait grandi, certes, mais beaucoup trop vite et il était encore fortement attaché à eux. Normalement, Aranwë n'avait que treize ans. Un âge bien trop jeune pour avoir vécu tout ce qu'il avait vécu, tout comme pour les enfants du Rohan qui au Gouffre de Helm, avaient dû participer à la bataille. Pendant de longues minutes, ils restèrent debout à observer l'horizon et le groupe qui devenait de plus en plus petit au loin. Finalement, Aranwë fut le premier à partir, la tête basse, ses cheveux ne dissimulant pas les sillons qu'avaient creusés ses larmes. Avec un pincement au cœur, Aldaron tourna lui aussi les talons pour rejoindre leurs amis restés en bas ou bien qui avaient peut-être remonter les étages de Minas Tirith. Les bras croisés sur sa poitrine, Elërinna resta seule sur les remparts, le vent balayant ses longs cheveux alors que ses yeux oranges étaient toujours braqués sur son frère. Même si c'était dur, ils suivaient maintenant leur propre chemin et ça, rien ne pouvait l'empêcher.

À la nuit tombée, le Prodige de Yavanna retrouva son jeune frère assis sur une corniche près de l'endroit où se situait les feux d'alarmes. Il avait cherché le rouge un bon moment, ce dernier étant introuvable à la caserne et chez Trisha, qui ne l'avait vu que brièvement cette après-midi. L'adolescente aux cheveux bruns était inquiète, mais elle ne pouvait pas quitter la boutique de sa grand-mère comme ça, le vert c'était donc chargé de retrouver Aranwë. Ce dernier était assis en tailleur, les yeux levés vers la voûte céleste, les sourcils profondément froncés, créant un pli entre ses deux sourcils.

- Ne fronce pas autant les sourcils, tu vas avoir des rides, commenta Aldaron en prenant place à côté de lui.

Le rouge ne répondit pas, et ne se détendit même pas, restant immobile comme l'aurait fait une statue de marbre. Ce n'était pas un comportement normalement venant de la part du Prodige d'Aulë et Tulkas. Non, Aranwë avait continuellement la bougeotte et dans leur monde, ils avaient pensé de nombreuses fois à le vermifuger en pensant qu'il avait des vers tellement il ne pouvait pas rester en place plus de deux minutes. Mais pour le moment, le vert regretter l'excitation continuelle de son cadet qui avait l'air trop amorphe pour son propre bien.

- Jonathan, qu'est-ce qui se passe ? C'est le départ d'Alex qui te met dans cet état ?

- Je vais rater ma vie, Fabian, déclara le plus jeune Jackser tout à coup.

- Quoi ? fit Aldaron, complètement prit de cours, ne s'attendant pas à ça.

- Je vais rater ma vie, répéta le rouge plus lentement. C'est vrai quoi, vous allez tous faire des trucs géniaux ! Tu vas essayer de redonner vie au Mordor pour que se soit une contrée accueillante et verdoyante. Alexandre va devenir Guérisseur ambulant et le connaissant, il va réussir et Gwendoline fera très certainement ouvrir des écoles ! Et moi ? Bah rien. C'est pire que dans notre monde...Et je pensais jusqu'à maintenant que ça ne me gênait pas !

- Non mais tu vas arrêter de dire de la merde ! s'exclama le Prodige de Yavanna.

Ne s'attendant pas à ce que son aîné élève la voix, Aranwë sursauta avant de le regarder avec de gros yeux écarquillés. Aldaron s'était relevé, les bras croisés sur son torse alors qu'il faisait les cent pas sur la petite corniche où ils étaient installés.

- Franchement, Jonathan, tu entends ce que tu dis ? Toi ? Rater ta vie ? Mais enfin ! Tu es le narrateur ! Et tu n'es pas idiot, tu parviens à te sortir de toutes les situations possibles et imaginable !

- Mais... Je n'ai aucun plan de vie alors qu'ici, on travaille déjà à l'âge de quatorze ans ! répliqua vivement l'adolescent en se levant à son tour.

- Enfin, rends-toi compte des choses, peut-être que tu n'as aucune expérience professionnelle à ton âge pour ce monde, mais c'est normal ! De base, nous ne venons pas d'ici, l'éducation n'est pas la même et j'ai nous l'école existe ! Pour le moment, tu n'as, certes, pas d'expérience manuelle, mais tu en as dans la tête et tu es capable de faire plein de chose.

Aranwë fixa son aîné, pas réellement convaincu par ce qu'il venait de lui dire. L'expérience manuelle était la plus importante de toutes dans le monde des hommes et il n'en avait aucune pour le moment. Quand ses aînés allaient partir, comment allait-il s'en sortir ? De plus, pour le moment, Faramir, dont il était l'écuyer à temps partiel, était partit pour Edoras et l'intendant avait refusé qu'il le suive, prétextant qu'il n'y avait pas grand chose à faire pour lui chez les Rohirrims.

- Tu ne peux pas comprendre... marmonna le rouge.

- Très bien, donc qu'est-ce que tu aimerais faire ? demanda Aldaron en se radoucissant.

- H-Hein ? fit le plus jeune, avant de bien comprendre ce que son frère lui demandait. Eh bien... Je sais pas... Euh... J'ai toujours aimé les instruments de musique, mais je sais pas si ici on peut en construire...

- Donc, tu voudrais bien apprendre à créer des instruments de musique ?

Le Prodige d'Aulë et Tulkas hocha positivement la tête, surprenant un peu plus le plus âgé, qui ne s'attendait pas ça. Il savait que dans leur famille, ils aimaient beaucoup la musique, un peu trop même, mais il ne se serait pas attendu à ce qu'Aranwë veule se spécialiser dans un domaine comme la création d'instrument de musique... Mais en même temps, ce n'était pas une mauvaise idée. Ils avaient beaucoup d'instruments dans leur monde qui n'existaient peut-être même pas en Terre du Milieu. Un sourire étira les lèvres du vert, maintenant, ils n'avaient plus qu'à faire le tour de Minas Tirith à la recherche de quelqu'un capable de prendre un apprenti.


Et voilà, un nouveau chapitre de terminé, j'espère qu'il vous aura plu ! ^^

On se retrouve pour le prochain quand la rédaction et la correction seront fini !