Je dors paisiblement et soudainement, quelqu'un me secoue.

— Mmmh.

Je tourne le dos au malotru, avec un petit sourire de bien-être.

— Thomas debout ! On doit partir rapidement avant que l'observatoire ouvre et que les visites commencent !

Tout me revient en mémoire !

Je me redresse brutalement et sans que je m'y attende, mes fesses se rappellent à moi et me font lâcher un cri de douleur. J'ai vraiment très mal et j'ai l'impression d'être ouvert. Je ne suis pas sûr que je pourrais marcher.

— J'ai mal aux reins !

Ian se lève et se prépare sans un mot. Je retiens un soupire et essaie de m'habiller mais c'est difficile, la douleur revenant un chaque mouvement. Je pose mon regard suppliant sur Ian qui finit de rassembler les affaires dans son sac. Puis il vient m'aider à enfiler mes vêtements.

Je le remercie d'un regard puis il s'accroupit devant moi et me montre son dos.

— Monte sur mon dos que je te porte jusqu'à mon appartement.

— Sur ton dos ?

— Bah oui tu ne vas pas monter sur le mur Thomas ! L'observatoire va ouvrir et on doit vite sortir, s'il te plaît. Tu seras gêné de monter sur mon dos après, d'accord ?

— D'accord...

Je m'agrippe à ses épaules et il enroule mes jambes autour de sa taille. Il se lève d'un mouvement souple comme si je ne pesais rien. Il récupère son sac et d'un pas sûr, il quitte les yeux sans que personne ne nous voie.

Le chemin n'étant pas goudronné, chaque vibration remonte jusqu'à mon anus, accentuant les douleurs. C'est bon de prendre une queue sur le moment, mais le lendemain c'est terrible.

— C'est normal que tu aies si mal. C'était ta première fois.

— C'était obligatoire ?

— Bien sûr que oui, j'ai martyrisé tes reins et ta prostate jusqu'à te pousser à la jouissance. Alors oui, c'est normal que tu aies mal, mais ça passera avec les heures.

Je rougis au souvenir d'hier mais par chance, il ne le voit pas. Il en aurait profité pour me taquiner.

— Comment je vais faire pour l'université ? J'ai cours. Et toi aussi d'ailleurs.

Il s'arrête brusquement et je m'agrippe plus fortement à lui pour ne pas tomber.

— On va rester à l'appartement aujourd'hui. Je donnerais une excuse pour mon absence au directeur et toi, une autre bien différente de la mienne. Ça marchera, ne t'inquiète pas.

Son plan est bancal je trouve. Je ne sais pas pourquoi, mais le directeur va se douter de quelque chose.

— Mais tu es sûr ? Il ne va pas se douter de quelque chose ?

— C'est pour ça que j'ai précisé bien différente de la mienne.

Un point pour lui quand même...

Je hoche la tête et je profite pour glisser ma tête dans son cou. C'est très agréable d'être comme ça. J'aurais juste préféré que ce ne soit pas à l'extérieur.

— Les gens nous regardent Ian ?

— Et alors ? Ça te gêne ? Tu as honte d'être vu avec moi ?

Mais qu'il arrête de dire des bêtises ! Ma question était tout à fait légitime à la vue de nos statuts.

— Pas du tout. Mais s'il y a quelqu'un de l'université qui nous voit ?

— Il est 6 h 30 du matin. Personne de l'université ne se promène vers le quartier d'Hawaï où j'habite. Et si vraiment il nous voit, je donnerai l'excuse que tu t'es blessé, que je t'ai trouvé et que nous cherchons l'hôpital.

Seul un mec bourré pourrait y croire à cette excuse foireuse. Et encore, il devrait être très proche du coma éthylique.

— C'est un peu pété comme excuse.

— Tu as mieux monsieur je sais tout ?

Je pouffe légèrement.

Je me détends complètement et je profite d'être porté par monsieur muscle.