Allez, parce que tout le monde a été adorable avec moi et parce que j'ai avancé dans mes chapitres également, vous aurez deux chapitres ce soir... J'avance encore demain et j'en mettrais trois normalement... Pour retrouver un nombre pair, Nanou me faisant remarquer que les chapitres impaires ne finissaient jamais bien... Bonne lecture
Le mois d'octobre passa relativement vite et tout semblait normal… du moins en surface. Sara et Grissom ne discutèrent jamais de leur futur voyage. Tout était planifié par fax, ce qui était des plus approprié vu leur manque de communication verbale par le passé. Tout avait commencé par Sara qui lui avait envoyé par fax une copie de ses billets ainsi que leur itinéraire. Après avoir confirmé la réception de ce fax, elle avait pensé que leur correspondance était terminée.
Mais non.
Deux jours après, elle entendit la machine se mettre en marche dans son bureau de la maison. Elle fut étonnée par ce fax jusqu'à ce qu'elle reconnaisse l'écriture: Sara, nous n'avons pas vraiment discuté des chambres. Je me suis donc réservé une suite parce que je ne veux pas que tu te sentes sous pression à cause de moi.
Sans réfléchir, Sara prit un bout de papier et répondit vite à Grissom «Annule cette réservation. Pas de pression. Si tu veux faire marche arrière, dis le.»
Elle ne signa pas le papier. Celui-ci partit dans la machine et Sara relu le message qu'elle venait d'envoyer. Elle soupira et croisa les bras, pas vraiment en colère contre lui, mais frustrée. Six mois plus tôt, dix jours plus tôt, elle aurait eu une vague de doute qui l'aurait envahi, sa première pensée aurait été qu'il ne la trouvait pas attirante, qu'il ne voulait pas être avec elle.
Mais il la désirait. Elle le voyait dans ses yeux, elle l'avait senti quand il avait attrapé son peignoir et attiré contre lui. Mais quand il s'agissait de Grissom, Sara avait appris qu'avec le désir venait aussi la peur. Elle se rappelait de l'affaire Debbie Marlin, et de comment Grissom avait avoué ses sentiments pour elle à un tueur. Il avait alors reconnu qu'elle pourrait le rendre heureux mais qu'il était terrorisé par les risques qu'il devait prendre pour être avec elle.
Ce voyage n'était pas différent.
C'était comme si il considérait le bonheur comme un piège, une ruse pour l'attirer dans quelque chose de beaucoup plus sinistre. Sara avait été tellement patiente avec lui pendant toutes ces années, que finalement aller lentement maintenant que leur rapport avait évolué ne la perturbait pas plus que ca. Et rajouter à ca le fait qu'elle soit maintenant maman, ce n'était vraiment pas une mauvaise chose d'y aller doucement.
La machine du fax se remit en marche.
Sara –
Je ne fais pas marche arrière. Je voulais juste que tu saches que tu as le choix. Tu connais mes sentiments pour toi, mais je ne veux pas que tu te sentes obligé de quoi que ce soit. Considère néanmoins la suite annulée
Quand il était arrivé pour manger ce soir là, Sara s'était attendue qu'ils continuent de parler de leurs échanges de la journée, mais Grissom n'en dit mot, et Sara en fit autant. Ils semblaient tout les deux concentrer leurs énergies sur la petite Brenda. Ils discutèrent tellement avec elle qu'ils ne s'adressèrent pas une seule fois la parole. Une personne extérieure qui aurait mangé avec eux ce soir là aurait été persuadé qu'ils étaient au bord du divorce.
Il l'embrassa quand même en partant. C'était encore un de ses bisous volés, mais cette fois là, Sara s'y attendait et réussit à le retenir contre elle une ou deux secondes supplémentaires.
La vie continua ainsi, avec Grissom et Sara qui s'envoyaient des fax de flirt la journée et qui s'ignoraient totalement le soir. Mais ils finissaient tout le temps la soirée par un bisou.
Apporte une veste des fois qu'il fasse froid à Houston. Lui avait écris Grissom un matin. J'ai appris ma leçon la dernière fois que j'y suis allé. Il peut faire vraiment très froid la nuit.
Elle sourit en lui envoyant sa réponse : Je ne pensais pas sortir la nuit. Sara avait pensé ne pas envoyer ce fax. Elle avait toujours peur qu'il soit trop effrayé par tout ca. Elle soupira et l'envoya quand même, curieuse de savoir si il allait répondre.
Ce qu'il fit.
Dans ce cas, n'apporte pas grand-chose dans ta valise.
Sara ne pu que sourire devant cette réponse. Le soir, après avoir discuté avec Brenda, Sara accompagna Grissom dehors, refermant la porte derrière elle.
«T'as fait ton sac ?»
Grissom se racla la gorge «Hm… Oui.»
«Moi aussi. En faite, il est près depuis déjà une semaine et demie.» Elle sourit timidement, espérant que son admission ne semble pas trop avide.
«Je, hm… Je pense que j'essayerai de travailler sur mon livre pendant que tu seras à la conférence, alors je vais prendre mon ordinateur portable.»
Sara acquiesça «Bonne idée.»
«Ouais.»
Aucun des deux ne voulait parler de ce qui était pourtant évident: le sexe. Peu importe comment ils essayaient de détourner l'attention en parlant de la conférence ou autre… le fait était qu'à un certain point de leur voyage, ils seraient tout les deux… Nus.
«La baby-sitter est prête à s'occuper de Brenda. Je vais l'emmener moi-même à l'école demain matin au lieu qu'elle prenne le bus. Ca sera la dernière fois que je la verrais. C'est bizarre.»
«Ca doit l'être. Vous êtes proches toutes les deux.»
«Alors comment tu veux qu'on s'arrange ? On se retrouve à l'aéroport? Ou est ce que tu veux qu'on partage un taxi?»
«Je ne sais pas. Tu veux que je te rejoigne ici et qu'on prenne un taxi ?»
«Ta voiture serait dans l'allée.»
«Oui et alors ?»
«Brenda la verrait.»
«Oh… Oui, Brenda, j'avais oubli.» Grissom posa ses yeux sur la porte. «Et bien, l'avion décolle à midi, donc je peux venir te chercher ici vers huit heures et demi et on prendra un taxi de chez moi.»
«Ouais, pourquoi pas, c'est une bonne idée. Je serais prête.»
«Bien.» Il acquiesça «Très bien, Bye.» Grissom se pencha vers elle, comme c'était devenu son habitude, penchant légèrement la tête, même si il n'allait jamais plus loin qu'un simple petit bisou.
Il s'éloigna d'elle et commençait à lui dire au revoir quand elle l'attira contre elle, pressant son corps contre le sien pour ce qui était leur premier câlin officiel. Sa bouche trouva son oreille et en fermant les yeux, elle lui murmura «N'y pense pas trop, ok? Laisse faire les choses.» Elle lui embrassa alors sa tempe puis les lèvres une nouvelle fois avant de rentrer chez elle.
Sa main était sur la poignée quand elle entendit la voix de Grissom derrière elle qui semblait la supplier «Sara, je ne veux pas te décevoir.»
Elle se tourna vers lui «Y'a pas de raisons.»
«Tu ne sais pas.»
Elle soupira «Grissom, je ne veux pas te décevoir non plus. Alors il va falloir qu'on se fasse confiance. Tout ce que je te demande, c'est d'essayer.»
«J'essaye.»
«Je sais.» Elle lui sourit. «Et ca marche. Je te vois demain vers huit heures et demi Bonne nuit Grissom.»
«Bonne nuit Sara.»
