Me revoilà de retour, je vais mieux. Je ne vais probablement pas encore écrire un chapitre par jour ou par deux jours, mais on verra bien comment sera ma parution. L'idée de faire une histoire alternative a été conservée et est en cours d'écriture, je ne sais pas quand je vais commencer à la faire paraître. Je la trouve drôle et charmante, mais je préfère encore celle-ci. Je peux vous dévoiler le titre que je lui ai choisi « Et si nous y croyions assez ».
Je dois réajuster mon plan d'écriture pour ce qui de l'histoire "Maison" (je vous en pris, laissez-moi le droit d'abréger son titre) car ça va plus vite que prévu, mais en même temps, le plan est parfait, et j'ai beau le regarder, je ne sais pas comment l'arranger!… Bon, j'ai réussi, même s'il a des détails dont il faut que je m'occupe… Nous verrons bien.
Je remercie tout le monde qui m'a supporté tout le long de ma pause. Mes médicaments ne font pas toujours super effet et mon moral s'en trouve facilement affecté. Donc je remercie Lovely (aka lovinghumanity5), comme d'habitude, parce qu'elle est toujours si gentille et ouverte envers moi et qu'elle m'aide vraiment à aller mieux. Je remercie aussi Sil qui même si elle n'était pas sensée me reviewer souvent, semble gentiment hanter ces lieux, un gros merci à toi aussi. Je remercie aussi Faenlgiec qui a toujours un beau mot à me dire, à chaque chapitre o.O du prologue au dernier chapitre, il y a de quoi lever son chapeau, ou même un chapiteau.
D'ailleurs, Sil, j'adore ton délire! Bon, j'avoue que je me demande où tu as eu l'idée de taches de rousseurs mais je trouve que ça lui confère son petit côté naïf, c'est vraiment génial! Merci de me l'avoir partagé! C'est vraiment un très beau dessin! … Je le mettrais peut-être en image du livre si cela ne te dérange pas…
P.S. Je ne suis pas César, je tiens donc à souligner que tout ce qui appartient J. K. Rowling lui appartient, le prénom de Nagini ne m'appartient pas, évidemment, mais le reste de sa personne, si. Le scénario de cette histoire provient de ma propre tête, mais j'ai sûrement dû m'inspirer des autres histoires pour en avoir l'idée.
CHAPITRE 51 : Le plan machiavélique
– Tu le sais depuis quand?, me demanda Yasmina juste avant de boire une gorgée de sa tisane.
– … Que je l'aime?, demandai-je alors qu'elle hocha la tête. Avant Noël, lorsqu'on a recommencé à se parler.
Je crois bien qu'elle cacha sa surprise derrière sa tasse.
– Mais tu as dis que tu avais des questions?
Ce fut à mon tour de me cacher derrière le breuvage. Effectivement, j'étais venue lui poser des questions, mais quoi au juste?
– Je voulais en savoir plus sur comment ça s'était passé pour toi…
Parce que, au fond, je n'avais jamais eu une fille de mon âge près de moi pour me parler de ce genre de chose… ok, elle n'était pas tout à fait de mon âge, mais au moins elle n'était pas l'âge de ma mère. Lorsque j'osai la regarder à nouveau, elle avait un sourire réservée, mais qui avait un petit quelque chose de… machiavélique. En ce sens, elle me faisait un peu penser à Tom.
– Ça m'a prit du temps l'aimer, principalement parce qu'il faisait le fin finaud [1]. Disons qu'il mérite sa place à Griffondor, même s'il est moins tête brûlée que certains. Et puis, j'étais assez renfermée, je n'aimais pas particulièrement la compagnie des autres maison.
– De quelle maison es-tu?, lui demandai-je.
– Serpentard, me répondit-elle fièrement mais sans précipitation. J'aimais bien le calme et la prestance que nous dégagions, c'était reposant. Enfin, ça faisait quelques années qu'il accrochait mon regard, me faisait des clins d'oeil… il était charmant mais timide.
À ce moment, elle sourit tendrement particulièrement émue, j'en déduisis qu'elle venait de se souvenir de quelque chose de précis qui lui faisait plaisir.
– Et durant la dernière année, il s'est soudainement mis à me parler aussi. Me demander comment j'allais, si je voulais travailler avec lui. Il m'a fait une jolie cour très charmante et digne, me confia-t-elle un jolie rose aux joues. Puis il m'a demandé de sortir avec lui, j'ai accepté; il m'a invité chez vous, j'ai accepté.
Elle me fit un immense sourire.
– Et c'est là que j'ai fait ta connaissance, un vrai petit animal sauvage qui n'acceptait que la présence de Tom. Une charmante famille, même si j'étais un peu sous le choc, je n'avais jamais vu Tom aussi… vivant. Après, quand Antony a rencontré mes parents j'en aurais pleurer de joie, mes parents l'adorent!
Elle était belle à voir, le regard brillant, la voix qui vibrait juste comme il le faut. Est-ce que c'était pareil lorsque je parlais de Tom?
– Il est un vrai gentleman, vraiment. Je suis heureuse que nous soyons fiancés… Parlant de ça… est-ce à cause de ce que tu ressens pour Tom que tu n'allais pas bien, à Noël? Vous êtes partis si soudainement, mais surtout toi…
Pour éviter un peu la question, je regardai la pierre que Tom m'avait donné. Elle était pratiquement toujours de la même couleur à l'école, un brun fade.
– Tu crois qu'un jour il y ait une chance que…
– Qu'un jour tu te maries avec Tom? Tout à fait! J'en suis persuadée! Ça me fait penser, ça m'a complètement sortie de la tête. Me ferais-tu l'honneur d'être ma demoiselle d'honneur?
– Tu n'as pas d'autres amies de l'école que tu préfèrerais avoir auprès de toi?
– Je n'étais pas ce genre, je prenais soin des plus jeune et je snobais mes contemporains, pour être franche.
Alors même elle avait des problèmes à avoir des amis? J'ai toujours pensé qu'elle était hyper sociale…
– C'est à moi que tu fais un honneur, lui répondis-je avec enthousiasme et je la vis être visiblement soulagée et tout aussi enthousiaste.
– Ce sera génial! Et tu vas pouvoir danser avec Tom!
Je m'étouffai, c'était quoi ça, si soudainement!?
– Pardon?
– Et bien oui! Ne savais-tu pas qu'il est aussi le garçon d'honneur, tout comme ton autre frère? Et vous devrez vous aussi ouvrir le bal, après nous bien sûr. Théoriquement, vous pourriez ouvrir le bal avec n'importe qui, mais on peut bien s'arranger comme ça, non?
– Je ne sais même pas danser!
– Mais on va t'apprendre, ce n'est pas dur pour la fille, de toute manière, me répliqua-t-elle tout simplement.
– Peut-être mais.. Tom ne préfèrerait pas y aller avec quelqu'un d'autre?
L'expression d'ahurissement qu'elle me lança me laissa perplexe, qu'est-ce qu'elle n'avait pas compris, bon sang! Puis elle me fit un sourire diabolique, un sourire que j'avais déjà vu sur le visage de Tom lorsqu'il était particulièrement fier d'un projet qu'il avait en tête.
– Il ne sait pas qu'il peut choisir quelqu'un, il a déjà commencé à apprendre les pas de la danse. Tant que personne ne lui dise, tu danses avec lui. Alors sois sage et laisse-le travailler, d'accord? Et nous, nous te trouverons une si belle parure qu'il ne saura pas comment dégager son regard de toi, il ne pensera même pas à chercher quelqu'un d'autre, conclut-elle avec un incroyable sourire aux lèvres.
Elle n'était pas diabolique comme Tom pouvait l'être parfois, mais cette fille avent définitivement quelque chose d'aussi terrifiant que lui… Était-ce une caractéristique des Serpentards?
– Nous magasinerons nos robes ensembles la semaine prochaine, alors, conclut-elle fièrement.
[1] J'ai été faire une recherche et il semblerait que ce soit une expression québécoise, même si bien décortiqué, ça reviens assez au même. Faire le fin finaud c'est se croire malin, ça a quelque chose d'à la fois un peu prétentieux et d'un peu ridicule, comme un enfant qui vous explique le plus sérieusement et le plus fièrement du monde comment on doit se laver le visage, mais maintenant imaginez-vous un adulte vous faire le même discours. Il fait son fin finaud.
N/A sur le titre du chapitre « Un plan machiavélique » ou « faire un plan machiavélique » a un sens particulier avec l'une de mes amies, une expression qu'on s'est fabriquée à la longue. Ça veut grossièrement dire une personne ou un groupe de personnes manigançant de matcher deux autres personnes ensembles, de s'arranger pour qu'un couple se forme, de jouer les entremetteuses (merci Faenlgiec de m'avoir rappeler la bonne formulation). Les techniques utilisées sont habituellement drastiques et inadéquates pour la vraie vie, mais franchement comiques. Mais plus qu'autre chose, ça représente le sentiment de toute puissance « machiavélique » que le/la/les maniganceurs ressentent à planifier les étapes les séparants de l'objectif. Il est tout à fait juste de s'imaginer un rire machiavélique à la « Mou ha ha ha ha ha ha! MOU HA HA HA HA! » provenant des manipulateurs.
