Arg... aie... ouaaahhhhhhh...

Lecteur : Au lieu d'émettre que des injonctions, tu te décides de poster ce chapitre ?!

Xian : Je crois que je me suis surestimé -_-. Mon concours m'a mangé tout mon temps libre, je viens enfin de passer les écrits. *dead*

Lecteur : T'aurais du le savoir ! Ça fait deux semaines de retard !

Xian : Eh, n'aurez pas attendu pour rien, il y a encore quinze pages au programme *_* !

Lecteur : QUINZE ?!

(voit le lecteur faire la danse de la fiesta)

*Avale quelques panzu pour se remettre en forme* Bon ! Où en étions-nous ?!

Ah oui ! Au fameux apéro en tête à tête entre notre Aurore et Sebastian ! Le chapitre est d'autant plus unique puisque c'est la première fois qu'ils se retrouvent en tête à tête (je ne compte évidemment pas la fois ou Aurore à failli tuer son interlocuteur à coups de saké)... même si le contexte de l'apéritif est loin de se prêter à un dîner romantisme o_o... Faut toujours que j'ai des idées chelous moi, le pire, il y a tellement eu matière à faire avec un chapitre pareil que j'ai du le clore de force, avec une voix intérieure qui me dit "ARRETE TES CONNERIES ! TU VAS FINIR PAR LASSER TES LECTRICES è_é !" "Moi : Maieeuhhhh !" ... Non, je ne suis pas schizo... bien qu'on se porte bien... *part en rigolant d'une façon dérangée*

Misstykata : C'est vrai que ces gosses étaient insupportables xD ! Remarque, ils ont le mérite de faire parti des rares personnes à pousser Sebastian à bout (j'aurais pas aimé être à leur place quand il est passé en mode evil o_o). Avant les cookies, voyons déjà comment s'en sortent nos deux protagonistes dans cet apéro-party °vv° !

Levelyn : Qui peut bien savoir ce que nous réserve cette soirée huhuhu ? En effet, heureusement qu'ils sont restés une journée, sinon j'arriverais pas moi-même à les gérer, trop de personnages secondaires xD ! Quant à la lettre, hinhin, théorie intéressante que voici, mais nous verrons sa véracité ultérieurement huhuhuhu *_* !

ladyoscar : Ouaiiss, vive les Disney yeaaahhhhhh ! Je veux bien un cookie, merci :D ! Concernant mes exams, les ayant passé pas plus tard que le jeudi et vendredi dernier bahhhh... L'un, c'était du haut level en français (dont une analyse sur la relation entre monstruosité et humanité, on s'est tous dit "what the fuck o_o ?!"), l'autre en maths était beaucoup plus facile, genre Zelda niveau 2, bref j'attends les résultats maintenant qui tomberont mi-mai *_* (en attendant, j'ai mis un week-end entier à ressusciter xD) !

Manon : Même plus que la fic qui est déjanté, ce sont les persos qui sont tous déjantés dans ce manoir de fous xD (Ciel : Et toi avec. - Xian *avec la camisole de force* : Je ne vois pas du tout de quoi tu parles.) En espérant que cette suite te plaise tout autant que les chapitres précédents ^^ !

Allez ! Allons jeter un oeil sur cette future soirée tant attendue entre Aurore et Sebastian !

Bonne lecture pour ce chapitre croustillant à souhait \o/ !


Chap 50 : Apéro aux chandelles

Vingt-et-une heure cinquante six.

J'ai bien cru que je n'arriverais pas à finir d'installer la salle pour notre apéro.

Plus Finny que j'ai du déterrer dans la serre.

Non plus , ce n'est pas un coup des gamins, mais une partie de cache-cache avec eux, avec « la planque idéale » selon lui. Je lui ai juste conseillé de s'enterrer avec de la terre au lieu du ciment. Dire qu'on ne s'était même pas posé la question de où il était passé durant tout ce temps.

Bref.

Revenons à nos moutons.

C'est fou le nombre de pièces inutilisées que contient ce manoir ! Du coup il fut facile de trouver une planque pour notre soirée ! ...Franchement, imaginez que Ciel nous surprenne Sebastian et moi en train de picoler en douce, ça ne fait pas très sérieux...

La table était déjà installée avec deux shotters, des verres de bière et bien d'autres bouteilles patientant tranquillement dans le bar que j'ai fait aménager pour l'occasion, que j'ai complété avec les bouteilles de Bard et quelques unes que j'ai achetés à Lau (une chance, en plus du gong il avait apporté des caisses en trop destinés à la salle de jeux... à l'exception de quelques alcools spécifiques, que je comptes bien mettre à profit) ! Ne manque plus que lui et nous pouvons commencer notre soirée !

Techniquement, il devrait arriver dans quelques minutes, tel le majordome irréprochable qu'est « Monsieur Sebastian Michaelis ».

Je joignis les mains, les frottant ardemment.

On verra s'il restera toujours aussi irréprochable à la fin de la soirée.

- Me voici. S'annonça Sebastian tout en franchissant la porte, coupant court à mon monologue intérieur..

- Toujours pile à l'heure à ce que je vois.

- A la seconde près pour être plus exact.

- Assied-toi je t'en prie !

Il s'installa sur la même table que moi, ou des biscuits apéritifs y étaient posées, en plus de nombreux bacs à glaçons, en prévisions des nombreux verres que l'on va prendre.

Il remarqua la grille des scores posée sur la table, ce qui le fit sourire... Qu'est ce qu'il a dans la tête ?

- Alors, prêt à « prendre l'apéritif » ?

- C'est à moi de te demander ça.

- Bourbon ? Tequilla ? Proposais-je, bouteilles en main. Vodka ? Whisky ? Ou alors de la bière pour commencer en douceur ?

- Eh bien... je prendrais volontiers de l'abscinte.

-...

L-L'ABSCINTE ?! D'EMBLÉE ?!

Pile une des bouteilles que j'avais mis de côté pour la suite des festivités ! Celui à 82% !

- Tu en prendras également un verre, n'est-ce pas ? Appuya-t-il avec le sourire.

...Je pense qu'il est inutile de lui préciser que cet alcool est censé se boire à la cuillère, au risque de devenir aveugle quand on dépasse la dose.

Aurore, tu as défié un adversaire plus coriace que prévu.

- Aucun problème, mon cher. Acceptais-je, le frac versant le contenu dans les verres correspondants.

Je m'assied à mon tour, portant le verre aux lèvres, m'attendant à une violente sensation sur les papilles, me demandant si j'allais pas tourner de l'oeil juste derrière..

...

J'ouvris les yeux en grand, ne comprenant pas.

Je me resservis un verre.

Impossible.

Il y a erreur sur la marchandise.

Même le café de Bard me fait plus d'effet que ça.

- Hmm hmm... ça te dit pas de changer de boisson ? Demandais-je, dubitative.

- Pourquoi pas.

Je me retournais, cherchant dans le lot. Vu comment on est parti, autant continuer sur cette lancée.

Même si je pense être sérieusement maso pour courir le risque d'un coma éthylique.

- Tiens, celui-là m'a fait penser à toi !

- ... « Vodka Devil's Sprite ». Très spirituel, vraiment.

- Tu m'en diras des nouvelles !

- Avec seulement 88% ?

- Tu rigoleras moins quand je devrais te placer en PLS.

Et un autre verre ingurgité.

Mein got.

MEIN GOT.

Il est encore plus doux que le premier.

- Et si nous conversions un peu ?

- Euh ?

- Je ne crois pas que passer ce rendez-vous à boire en silence soit intéressant.

- Ben... T'as pas un sujet ou une anecdote à raconter ?

- Ça dépend.

- Vooyonnnssss...

Qu'est ce que je pourrais bien lui demander ? Ce n'est pas si évident...

- Dis-moi, tu étais quoi avant de passer un pacte avec Ciel ?

- Un démon, comme toujours.

- Ce n'est pas ce que je voulais dire, je parle dans le sens ou tu aurais servi d'autres maîtres par le passé !

- As-tu une autre question ?

- ... J'en conclus que tu ne me donneras pas de réponse.

- Tu conclus bien.

Bon, c'est mal barré.

- C'est juste que tu choisis mal tes sujets.

- J'aimerais bien savoir comment tu réagirais si je lisais dans les tiennes de pensées.

- Tu sais pertinemment que je suis illisible puisque tu as déjà essayé, et ce, vingt-huit fois au total.

- On en parle des cent quatre-vingt fois ou tu t'es pas gêné de le faire ? Rétorquais-je en enfilant un verre supplémentaire.

- Cent soixante dix-neuf. Je n'ai pas réussi le jour ou tu avais clairement l'intention de me tuer.

- Ah ?

- Alors, autre chose ?

Je croisais les bras, cherchant un sujet simple à aborder sans qu'on se prenne le bec. Hors de question que ça parte en live avant d'arriver à le cuiter.

- Permets-moi de te dire que...

Pop !

- Vas-y, essaie de lire dans mes pensées maintenant. Mais tu feras honte à toute la communauté féline. Insistais-je avec des oreilles poilues.

- Pas la peine, je ne lis plus que des miaulements.

Dit-il en écarquillant les yeux.

Moi avec.

Je ne le savais même pas.

Je note ça dans un coin de ma tête.

Smoush !

- Sebastian, lâche ces oreilles.

- Simple réflexe manqué.

- Dès que ça parle de chat, tu deviens méconnaissable.

- Je n'y peux rien, je les adore.

- Je vois ç-Ahaha non ! Pas derrière les oreilles ! Ça chatouille ! Secouais-je de la tête.

- Oh ?

- JE T'AI DIT D'ARRÊT-MUAHAHAHAHAHA !

SBONG !

Après être tombée à la renverse en emportant Sebastian dans ma chute, j'eus droit à une vision traumatisante.

Une expression de joie comme je l'avais rarement vu chez lui, à trente centimètres de mon visage.

WOW !

Je le repoussais aussitôt avant de prendre un bandana que j'enfilais sur la tête pour cacher ces satanées oreilles !

- Mais !

- Ça t'apprendra à ne pas demander l'avis des autres !

- Ne devrais-je donc me contenter que de miaulements ?

- Ce qui devrait amplement te suffire au vu de ton sourire béat ! Je vais prendre une autre bouteille !

Non mais alors ! En guise de troisième round (et surtout pour changer de sujet qui est déjà assez embarrassant comme ça, car le pire, c'est qu'il est encore tout à fait sobre !), je sortis un alcool assez spécial que je déposais d'un coup sec.

Snake, j'espère que tu me pardonneras un pareil affront.

- De l'Alcool de Serpent à la sauce chinoise ! Acclamais-je, un serpent entier marinant dans la mixture. Lau l'a arrangé à sa façon, ce qui nous donne un mélange à plus de 97% ! Y'a pas plus fort !

- Nous verrons ça.

Là, pas d'erreur possible sur la marchandise ! Même l'odeur qu'elle dégage suffit à garantir sa teneur en alcool comparé à ces deux piquettes ! On ne plaisante plus !

Sans aucune hésitation, je bus celle-ci d'une traite, prête à mener cette...

cette...

...M'ENFIN ?!

- Alors, surprise ? Commenta Sebastian, amusé.

- Comment ça ?

- D'être devenue insensible aux effets de l'alcool ?

Je le dévisageais mortellement, avant de comprendre.

Il savait.

Ce saligaud, il le savait.

- ... A tout hasard, ce ne serait pas encore un de ces effets secondaires chelou que tu m'as filé ?

Il m'offrit un grand sourire en guise de réponse.

- Bon, maintenant que tu as enfin compris la chose, je pense que nous pouvons nous passer de menu fretin.

- De quoi tu parles ?!

- Puisque ces alcools n'ont décidément aucun effet sur toi comme sur moi, il nous faut à présent passer à la vitesse supérieure. Déclara-t-il en sortant à son tour une caisse cachée sous la table.

Bon dieu, d'où il sort cette boîte énorme ?! Il avait déjà investi les lieux avant mon arrivée ?! Quelle vitesse supérieure ?!

Il m'invita à approcher, découvrant son contenu.

- Euh, Sebastian, c'est quoi ces bouteilles ?

- Une boisson directement importé de mon monde !

- Un whisky démoniaque ?!

- Mieux : de la Catshnip Tequilla !

- C'est quoi ce nom ?!

- Alors, es-tu partante ?

- Bien sûr que je suis partante ! Allez, sers-moi un autre verre !

Alors comme ça les démons ont aussi leurs boissons ? J'aurais tout vu !

Sans plus me poser d'autres questions, je portais la fameuse substance aux lèvr...OUARG !

Cette fois, pour de bon, sans attendre, je décollais littéralement de ma chaise !

BORDEL, MAIS ÇA ARRACHE CE TRUC !

- Eh bien eh bien, est-ce trop fort pour toi ?

- Huurps ! Toussais-je bizarrement. Non ! J'ai... juste été surprise !

- Tu m'en diras tant.

La vache ! Le pire, c'est que j'ai jamais goûté quelque chose d'aussi bon en termes de boisson, le genre que t'as envie d'en repiquer aussitôt ! Mais cet arrière-goût qui t'arrache la couane, arg ! Et je n'en ai bu qu'une lapée !

Vais-je vraiment tenir le coup ?! Le degré n'est même plus indiqué ! Il y en a-t-il un au moins ?!

- Tu sais... je comprendrais si tu veux arrêter les frais pour ce soir. Savoir apprécier cet alcool comme il se doit n'est pas à la portée de n'importe qui.

Trois verres vides se trouvait déjà devant lui, alors que je n'avais pas fini le premier.

Je trouvais cette remarque d'autant plus vexante, ce sadique rabaissant mon palmarès au même rang des petits joueurs avec des bouteilles de Champomy.

Tu vas voir, je n'ai pas hérité de mon titre pour rien ! J'enfilais direct deux verres supplémentaires en guise de réponse, même si je grimaçais légèrement, me retenant de bondir à nouveau !

- Tu n'est pas prête de lâcher l'affaire il me semble.

- C'est toi le petit joueur pour me sous-estimer à ce point. Rétorquais-je, me servant un troisième verre.

- C'est toi qui le dis.

- Simple question, vous le faites comment cet alcool ?

- Il ne serait pas aussi fort si on vendait la recette au premier venu.

- Vraiment ?

- Cela étant dit... je viens de me souvenir que j'ai déjà entendu quelques cas de marchandage.

- Et c'était quoi le prix à payer ?

- L'âme, bien évidemment !

- C'est complètement idiot ! Surtout si c'est pour mourir juste après !

- D'autant plus que la plupart des contractants trépassaient généralement à la première gorgée de cet alcool !

J'avalais mon sixième verre en travers, étouffant sous le choc.

CE N'EST QUE MAINTENANT QU'IL ME LE DIT ?!

- Kof Kof kof ! T-Tu plaisantes j'espère ?! Dis-moi que c'est une plaisanterie !

- Bien sûr que non.

- Et après, c'est toi qui te retrouves aux portes de la mort avec le saké de Tanaka ?!

- Je rajouterais juste que, ne connaissant pas le peuple Japonais, ils doivent également bien garder leur recette.

- Parce que tu appelles ça une recette ?

- En théorie.

- Appelle le plutôt « poison mortel », on est d'accord ?

- On est d'accord.

- Bien.

Pouh. Je commence cette fois à ressentir les premiers effets... Pour le moment, ce n'est pas méchant, mais je sens que ça ne va pas durer longtemps. « Monsieur Michaelis » le subit-il lui aussi ?

- Oh tiens !

- Qu'il y a t-il ?

- Bien que maintenant, tu sois un majordome tout ce qu'on peut appeler d'irréprochable... est-ce que ce fut le cas quand tu t'es mis au service de Ciel ?

A ma question, il souffla. Ho ho ! Aurais-je mis le doigt sur une future info croustillante ?

- Alàlà... à cette période, j'avais si peu d'expérience avec les enfants.

- C'est à dire ?

- En tant que majordome, je ne savais pas comment m'y prendre pour satisfaire ses désirs, les humains sont si fragiles...

- Fragile ? Qu'est-ce que tu lui as fait au juste ?

- Feu Madame Barnett, sa tante, m'avait formellement interdit de le soigner depuis que mon maître s'était déboîté la cheville lors d'un cours équestre.

- C'est bizarre, j'ai comme des frissons dans le dos tout à coup.

- Quand j'ai entendu un craquement sourd, j'ai réalisé que j'avais commis une erreur en essayant de la replacer moi-même d'un coup sec...

- Qu-QUOI ?!

- Suite à cette anecdote, Monsieur m'a forcé à travailler comme apprenti auprès de sa tante pendant une semaine afin que j'acquiers au moins les bases de la médecine humaine.

Je me figeais, observant une mine gêné comme s'il parlait d'une bêtise bénigne qu'un homme aurait commis durant sa jeunesse.

Puis ma main se plaqua sur mon front, m'étant imaginé un Ciel hurlant de douleur, me mettant à sa place. C'est horrible !

- C'est tout de même curieux que les os ne se replacent pas d'eux même. Pour les humains.

- Je n'aurais jamais du aborder cette conversation. Même Monsieur Spock avait plus de sensibilité et de compassion.

- Monsieur qui ?

- Laisse tomber. Un autre verre ?

J'ouvris la troisième bouteille, le mal de tête commençant à arriver. J'observais du coin de l'œil mon adversaire, guettant impatiemment l'apparition des premiers symptômes.

Bien que... peut-être est-ce la lumière qui me donne cette impression.

Mais je jurerais presque voir son teint rosir légèrement.

- Tu veux vraiment pas retirer ton serre-tête ?

- Non.

- Entendre miauler sans cesse me perturbe.

- T'as qu'à arrêter de me lire au lieu de continuer à te flageller !

- Ahh, quelle chance tu as.

- Euh ?

- De pouvoir devenir un chat à ta guise. Diable que j'aimerais pouvoir en devenir un...

Oh.

- Tiens donc ! Envierais-tu enfin la condition humaine ?

- Ne fais pas de ton cas une généralité. Personne ici ne peut en faire autant.

- Y compris les diables, visiblement.

- Qu'est ce que ça fait ?

- D'en être un ?... Hmmmm... C'est pas si extraordinaire en fait. Remarque, peut-être est-ce l'habitude qui me fait dire ça... c'est surtout la première fois qui est marquante !

- La première fois ?

- Bien que nous pouvons prendre plusieurs formes en nous transformant, nous avons une certaine affinité qui se crée en fonction de ce qui nous entoure : on peut très bien prendre la forme de nos parents, de quelqu'un qu'on envie. Mais, le plus souvent, c'est un animal qui nous influence, sans doute par nos différences...

- Et quel fut l'élément déclencheur ?

- J'ai vécue entourée de chats. Mon père les adore, alors ce ne fut pas bien difficile.

A ma dernière phrase, il eut des étincelles à nouveau dans son regard, n'ayant pas cette chance.

- Après, difficile de m'en souvenir, j'ai été précoce. A mes trois ans, mes parents ont fait diffuser un avis de recherche croyant que je m'étais fait enlever, alors que je ne comprenais pas pourquoi mes mains étaient devenues poilues. J'étais complètement paniquée !

- Je ne vois pas pourquoi. Je trouverais ça fantastique.

- Pas quand tu n'arrives pas à savoir ce que tu es devenu ! J'étais devenue minuscule dans une maison immense, à plus forte raison quand tu es un chaton !

- Ce que tu devais être adorable.

Je ne pus m'empêcher de rougir, avant de me raviser, sa déclaration s'adressant plus clairement à mon alter-ego alias chat qu'à moi.

- Kmph kmph ! La suite est moins...mignonne. Persuadés de ma disparition, ils sont partis de la maison pendant trois jours entiers ! J'ai été contrainte de me nourrir de boulettes et de croquettes qu'un ami amenait durant tout ce temps !

- C'est pour ça que je prépare moi-même la nourriture que je leur donne.

- ... C'est marrant, à t'entendre dire, j'ai l'impression que ça sent le vécu.

- C'était de la curiosité. Se justifia-t-il en avalant un énième verre.

- Prrffttttttttt ! Je t'imagine bien piocher dans les boîtes hihihihi !

- Je ne vois pas ce qu'il y a de drôle.

- Les chats n'ont pas du tout les mêmes papilles que les nôtres, il ont des goûts différents !

- Qu'en sais-tu ?

- Pas besoin d'être un chat, ça se voit à leur langue ! Indiquais-je en tirant la mienne. Elle est bien plus râpeuse...Eh ! J'me rappelle, dans un vieux bouquin, paraît qu'en croquant dans un citron, tu peux avoir le même résultat !

- Vraiment ?

- Bon, après, c'est super acide ce truc ! Ce doit être désagréable de... Sebastian, d'où sors-tu ce citron ?

Croc !

Jamais besoin de répéter deux fois quelque chose au sujet des chats à Sebastian. Il a tendance à les mettre immédiatement en pratique.

- En effet, c'est très acide.

- Sebastian, tu n'avais pas besoin de l'avaler en entier.

- ...Ah. J'ai l'impression qu'elle s'assèche.

- Vu la quantité, elle doit même se momifier oui...

- Comment vérifier qu'elle soit comme celle d'un chat ?

- Euh, je ne sais pas.

Pensant avoir une illumination, il retroussa soigneusement une de ses manches.

Non ?

Il ne va pas faire ce que je pense ?!

Ho HO !

L'instant d'après, j'en tombais de ma chaise avant de rigoler à la Undertaker.

Si si.

Il s'est léché le bras.

- Ah oui, on dirait vraiment la même sensation.

- Houahahahaaaaaaaa ! Manque plus qu'à te mettre une coupelle de lait, tu m'en diras des nouvelles hihihihihihii !

- Continues de plaisanter. Je suis sûr que, dans tes souvenirs, tu as du t'en servir pour te toiletter avec. En imitant les autres chats.

Il a le chic pour me couper net dans mon délire.

Je ne répondrais pas à cette accusation.

Du tout.

- Roohh, si on ne peut plus rire. Râlais-je en m'accoudant à la table pour me relever.. assez difficilement.

Dans le même geste, je rouvris une autre bouteille.

… Combien on en a bu déjà ?... J'sais plus. Remarque, j'sens plus cet arrière goût violent.

J'en reprendrais bien un autre tiens !

- Ahhh ! Je sais ! C'est parce que vous aimez tellement les chats que vous avez appelé cette bouteille comme ça ?

- ...Je ne saisis pas.

- Bah m'enfin ! Catnip ! Quand tu sépare les mots, ça veut dire littéralement « herbe à chat » !

- ... je n'avais jamais fait le rapprochement...

- Nooonnnnnn ?!

Ne préférant pas en rajouter, il me servit encore un...

- Sebastian ?

- Oui ?

- Tu es en train d'en verser à côté.

- Que ?!

Il vient d'asperger la table d'au moins cinquante centilitres, offrant une tête stupéfaite au frac tandis que mon visage se fendit d'un large sourire.

- On a quelques difficultés à se tenir droit mon cher ?

- J'en dirais autant pour toi, tu te tiens à la table pour ne pas tomber.

- Non, ça c'est pour être plus près de mon verre. Argumentais-je en vidant ce dernier.

- Je dois cependant admettre que je suis étonné : tu tiens bien le coup.

- J'ai bien entendu ? S'rait-ce un compliment ?

- Ne t'emportes pas trop vite, la partie est loin d'arriver à son terme. Rappela-t-il.

- Ça, c'est ce que tu dis, pour toi c'plus qu'une question de verres.

Comme pour appuyer nos propos, nous nous resservons mutuellement avant de boire cul sec.

Héhéhéhé... Cette fois il ne l'emportera pas... Oulà, j'ai la tête qui commence à tourner tout à coup...

Pourtant, j'me sens bien ouais !

- Eh ! Dis-donc ! Depuis l'temps qu'on s'connaît ! Repris-je, posant le verre sur la table.

- Tu veux dire depuis moins de cinq mois ?

- On ne s'est jamais demandé de ce qu'on pensait de l'autre ! C'est vrai ça !

Cuisinons-le un peu ! C'pas tous les jours qu'il un un petit verre en trop dans le nez ! Oui oui, j'vous jure ! Il se tient exprès à la table pour ne pas tomber ! J'connais les syndromes par cœur ! Toujours le signe avant coureur de mes adversaires avant de capituler !

- Mon cher majordome, que penses-tu de moi ? Annonçais-je de but en blanc.

- Ingérable, teigneuse, dangereuse, source d'ennuis non négligeables au regard de mon maître, têtue comme une mule, mangeuse de grenouilles, et j'en passe.

Sbong !

Finalement, c'est moi qui tomba à la renverse, ne m'attendant pas à recevoir de tels flèches en pleine poitrine, surtout qu'il n'a pas cillé d'un cil en débitant cette énumération.

- Ah bah merci hein ! Quel portrait ! Charmant, j'men souviendrais ! Et D'OÙ EST-CE QUE ÇA SORT CE « MANGEUSES DE GRENOUILLES » ?!

- Tu es française il me semble non ?

- Genre, c'est le seul argument ?!

- ... Pourtant, il y a au moins un point que j'apprécie chez toi.

- Au moins un ? Vraiment ? Vas-tu me sortir une autre énumération dout-Eh ! Mes oreilles !

Relâche les, relâche les, relâche les !

- Tu me fais penser à un chat par ton imprévisibilité. Sourit-il en tripotant ma tête sous mon bandana.

Arrête ç... Oh.

Non.

N'arrête pas tout compte fait.

C'bête à dire mais...Gratter à la base des oreilles est plus agréable que de se faire gratter l'dos.

C'est même le pied... Un peu plus à l'arrière...

Rrrrrrrrrrrrrrrr...

Ce son venu de nulle part stoppa Sebastian dans son élan.

Me dévisageant.

Puis réafficha un sourire béat.

Me statufiant.

- C'est moi ou tu viens de ronronner ?

- Non. Non non non non non.

Arrête ! Ne vérifie pas ta théorie ! Cesse de les gratt-Rrrrrrrrrrrrrrrrrrr ! Yarrrrrrghhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh !

- Trop mignonnnneeeeee ! Gagatisa-t-il royalement en insistant.

Avant de caler sa tête sur la mienne pour se rapprocher le plus près possible de mes oreilles.

M'enserrant un maximum sans me laisser le moindre espace libre.

WOW WOW WOW WOW WOW !

WOW !

- JE T'AI DIT D'ARRETER DE LES CHATOUILLER !

BING !

- Mais !

- Recommences et j't'offre les deux autres bosses ! M'époumonais-je, rouge comme une tomate.

- ...Dans ce cas, je ne t'offrirais pas de mouchoir pour ton nez.

- ...Arg ! Merde, j'en fous d'partout !

BING !

- Oublies-tu que la politesse est de rigueur ici ? J'ai fait bannir les gros mots de ce manoir afin que Monsieur ne soit pas influencé ! Corrigea Sebastian, m'ayant également mis un coup.

- Rancunier !

- Dire que ça retrouve à redire de mon avis sur toi.

- Ah, tu veux p't'être savoir ce que j'en penses de toi ?!

Je claquais des doigts, faisant sortir un long rouleau de trente mètres d'un tiroir, se déroulant aussitôt avant de le saisir d'une main, utilisant l'autre pour me couvrir le nez avec un mouchoir, d'inspirer longuement pour commencer à débiter tout le contenu d'une traite d'une voix haute et claire.

- Sebastian, j'ai le regret de te dire que tu es un coeur de pierre, sadique, tortionnaire, cruel, diva, mesquin, père fouettard, taré de chats, malappris, agaçant, orgueilleux, arrogant, méchant, impitoyable, snobinard, fripouille, baratineur, mercenaire, mielleux, faux moralisateur, garde-chiourme, violent, se croit tout droit sorti de la cuisse de Jupiter, spartiate, danger public, coquin, teigneux, crâneur, lapin, beau parleur, canaille, macho, veut toujours avoir le dernier mot, cynique, escobar, exigeant, trop perfectionniste, maléfique, sado, blanc-bec, barbare, brutal, cas social, caniche, et le reste de la liste est trop longue.

- Je ne vois qu'une immense liste d'adjectifs péjoratifs dessus. Commenta-t-il en ramassant la fin de la liste à l'autre bout de la pièce.

- Tout comme toi pour moi, mon cher.

- Puis-je savoir le pourquoi ce « tout droit sorti de la cuisse de Jupiter » ?

- Façon métaphorique de te dire que tu t'prends pour quelqu'un d'exceptionnel en plus d'ta prétention.

- Je ne crois pas, je suis exceptionnel.

- Et après, tu t'étonnes que j'ai mis cinq jours et demi avant de trouver un seul point positif...

- Lequel ?

- Coqquiiinnouuuuuu ! Où est-tuuuuuuuuu ? Nous interrompit une voix.

- ... Il est déjà sorti de la machine à laver celui-là ?

- J'ai pourtant fait en sorte que le programme se relance au moins sept fois.

- L'est quelle heure ?

- Minuit et demi.

- Un quart d'heure qu'il est sorti, donc.

Nous nous accolons à la porte, main sur la poignée, guettant l'occasion propice... avant d'entendre cogner, s'étant pris la porte, ayant eu auparavant l'intention de le défoncer en vain.

- Je sais que tu est làààààààààààà ! Ouvre-moi Sebas-Chan !

-En quel honneur devrais-je t'ouvrir ?

- Allonnssss ! On se connaît si peu ! C'est l'occasion de créer des liens ! Ou de les resserrer... de préférence avec l-a l-a-n-g-u-e.

- Wow, i'va un peu fort là !

- Je ne comprends pas un mot de ce que tu me racontes... Mais avec ma langue, je sais faire des nœuds avec les queues de cerise.

- ... Heh ?!

- Gargaggggggg ! Sexy ! Owh ! OUVRE-MOI CETTE PORTE !

- Trois secondes et il me faudra encore la réparer.

- D'accord, je vais t'ouvrir ! Repris-je, ayant modulé ma voix.

- A quoi joues-tu ? Me demanda Sebastian.

- T'vas voir, on va bien s'marrer hihihihi ! Pousse-toi ! Pousse-toi !

TRANSFORMATIONNNNNNNNNNNNNNNNNNN !

CLAC !

- Sebas-Chouuuu ! Me voil-OUARG ! Q-Q-QUE ?! QU'EST-CE QUE QUE QUE QUE ?!

- Qu'est-ce que vous fichez-ici, Grell Sutcliff ?

Jurais-je sous la forme de Will.

Tout en ayant conservé ma robe.

Devant un Grell moussant à peine sorti de la machine à laver.

PSCHOUUTTTTTTT !

- W-W-W-WILL ?! N-Non ! Pas possible ! Bégaya Grell, le nez parti en hémorragie nasale.

- Je peux savoir ce qui vous perturbe au juste ?

- M-Mais ! E-Enfin ! TU PORTES UNE ROBE ?! TOI ?!

- Justement, en quoi ça devrait vous choquer ? Vous faites bien de même hors de vos heures de service !

- C-C-Comment tu sais ça ?!

- Eh bien, je... Commençais-je en levant l'doigt.

Tout en m'prenant les pieds dans ma propre robe.

Ma tête allant rencontrer mon amie le sol à pleine vitesse.

Hioups.

CRRR-Sboung !

… Crrrr ?

Comment ça, « Crrrr » ?

- B-Bon sang ! Mon Willu ! S'inquiéta Grell en me prenant dans ses bras. Ta princesse est... est... Pouah ! Tu pues l'alcool à plein nez ! Moi qui te croyais si sage comme une... Mais ! T-T-T-TU PORTES … !

C'marrant, j'sens comme un courant d'air frais, bien qu'comprenne pas ce qu'il déblatère l'autre.

- TU PORTES DES SOUS-VÊTEMENTS FEMININS !

….Ahhhhhhhhh.

J'vois !

Ma robe a tout simplement fait la jaquette, q'c'est évident !

AH NON MAIS CA VA PAS D'TOUT !

- GARGAAAAAAAARRRRRRGGEUHHHHHHHHHHHHH ! CES MUSCLES SI SAILLANTS DANS DES TISSUS EN DENTELLE SI SEXYYYYY ! CETTE FOIS, JE-AAAAARGGGGGG ! C'EST TROP POUR MON COEUR DE JEUNE FILLEEEEEE !

Re-SPCHOUTTTTTTTTT !

Arg ! Mais ! Erk ! C'est dégueu ! Dégage au lieu de me faire partager ton éruption nazale ! T'en mets d'partout ! Arrrggggggg !

Bong !

- Ça y est, tu l'as achevé. Reprit Sebastian, blanc comme un linge, s'accoudant avec peine à un meuble.

- Errrrkkkkkk ! J'ai l'impression de ressembler à Carrie d'Stefen Keing ! Ah c'est gooreeeee !

- La prochaine fois, tu réfléchiras à deux fois avant de jouer ce genre de tours.

- Quoi, ça t'a même pas fait rire ?!

- J'ai franchement hésité entre rire et pleurer. Sincèrement.

- Maieeuhhhh !

- Juste, retransforme toi. Sinon je sens que je ne vais pas m'en remettre. Pense à te rhabiller aussi.

- AH MINCE ! Rougis-je en reprenant ma robe par terre.

- Je vous retrouve enfin Grell Sut... !

Ça, c'est ce que j'appelle un magnifique blanc.

Le vrai, le seul, l'unique et véritable William , venait d'ouvrir une des fenêtres avant de se pétrifier net, découvrant un cadavre couvert de sang, un majordome qui ne savait pas quoi en penser en plus de son « double » vêtu uniquement d'un soutif et culotte, à moitié ensanglanté.

Il ôta d'abord s'lunettes pour les nettoyer p-a-r-c-i-m-o-n-i-e-u-s-e-m-e-n-t, avant de les reposer sur son nez, avant de frotter très nerveusement les cheveux, osant espérer que c'qu'il voyait était une vaste blague... ou l'fruit d'un chauc'mar.

Ni Sebastian, ni moi n'osions bouger.

- Une hallucination... oui... je suis purement victime d'une hallucination.

- Beuh... euh... si c'est lui que tu cherche, on te l'rends hein... Osais-je à peine de prononcer en tenant Grell à bout de bras près de lui.

Après une très llonnnnnggguuuuuuuueeeeeeee hésitation, le shinigami se décida à agir en embarquant Grell sur son épaule. En nous n'toisant bizarrement.

Puis de rehausser les lunettes, le visage encore plus blanc que Sebastian.

- Je ne sais pas, et je ne veux pas le savoir, pourquoi vous vous amusez à ce petit jeu, sachez que je ne souhaite en aucun cas faire partie de vos fantasmes démoniaques. Est-ce que je suis clair ?

- Héhéhé... on n'peut plus clair...

- En espérant ne plus jamais vous revoir, monsieur et madame les débauchés.

Il partit de suite sans qu'on ait eu l'temps de répliquer.

Puis je me précipitais sur la fenêtre pour l'refermer d'un coup (...non sans être tombé une deuxième fois), avant d'm'essuyer précipitamment, de remettre ma robe, puis de r'prendre mon apparence, honteuse comme jamais.

- Il n's'est rien passé. Il n's'est rien passé. Glissais-je le long du mur.

- Toi aussi tu essayes de t'en persuader ?

- Hem hem ! Peut-on parler d'otre chause ?

- Si tu continues à parler en suivant une logique phonétique correcte...c'est éventuellement possible.

- Dit un frac qui a s'cravate en travers, les c'hveux dépareillés et qui tient pas droit.

- Tu peux parler avec ta robe volatile.

- Ah oui ? Regarde ! Woooppp ! Une chemise qui s'envole ! Sifflais-je en levant du doigt, la jacket de Sebastian se retrouvant subitement au plafond, sous ses yeux ahuris.

Par un réflexe inoui r'vant plus de l'fierté qu'autre chose, il écrasa son pouce au sol afin de ne pas s'étaler de long, en large, en ta'vers, n'ayant plus prise non plus.

- Je propose qu'on se rasseye... avant tout.

- Ca m'va aussi.

Regardez c'désastre.

C'presque si nous rampons vers la table.

Non.

Nous rampons réel'ment.

Comme si l'effets de la Canippt s'tait abattu d'un coup sur nous.

Comme un couperet.

C'seulement à ce moment que je vis qu'on s'était bu à nous deux une vingtaine d'bouteilles a'total. L'délire.

La table semble si loiiinnnnnnnnnnnnn.

L'pire, c'est j'ai encore soiffffff !

- Et si n'restions comme ça, finalement ?

- Dois-je interpréter cette phrase ...comme un abandon de ta part ?

- Non. D'Plus, t'commences à espacer tes phrases.

- Relève-toi alors.

- Eh ! R'garde ! J'arrive à poser mon coude sur la table !

- Amatrice, je suis... déjà assis.

- T'veux toujours avoir l'dernier mot hein ?!... ah ! Ça y est ! Soufflais-je enfin, reprenant un verre encore plein.

Qui au final m'donnait encore plus mal au crâne. S'bastian aussi a grimacé au sien. J'vais l'avoir...

- Encore 'verre ?

- Bien... Bien sûr...

- T'crois qu'on risque u'coma éthylique ?

- J sais juste qu'il y a plusieurs stades... Sinon, j'attends toujours.

- Gné ?

- De... connaître mon seul point positif.

Je posais ma tête sur mon coude afin de n'pas sombrer.

Je n'tiens plus.

- J't'ai pas déjà dit ?

- Non.

- Ah... Alors, mon cher... pemets moi d'te dire que... que...

Sans q'comprennes, le verre me glissa des doigts. Sebastian n'était plus q'point noir à mes yeux. Non... je... je...dois...

Je me sens...

à l'fois pas bien.

L'sol.

J'envie de …

... dormir...

...dodo...tout de...

Sboung !



Aie.

Ahhh... ma tête.

Avec peine, je posais la main sur mon front, avant de gémir de douleur.

Seigneur.

Donnez-moi un Doliprane.

Pour que je puisse apaiser ma gueule de bois mortelle.

Je fis la moue, encore comateuse, songeuse.

...A deux doigts.

J'étais à deux doigts de le vaincre.

Si près du but.

Il m'a battu sur mon propre terrain de jeu...

Tentant d'oublier cette défaite cuisante, je me levais péniblement du lit et observa le chat qui dormait à mes cotés... Tiens, qu'est ce que tu fais là toi petit minou ? Tu viens de l'armoire de Sebastian c'est ça ?... Tiens, le voilà son meuble, coucou les chato...

EH ! OU SUIS-JE ?!

QU'EST CE QUE JE FOUS DANS SON LIT ?!

- SEBAAASSSSSSSSTTTTIIIIIIIIIAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAANNNNNNNNNNNNNNNNNN !

- Pas si fort, tu vas réveiller tout le manoir !

- TU AS OSÉ !

- Pardon ?

- JE N'AURAIS JAMAIS CRU QUE TU AI ÉTÉ CAPABLE DE ME FAIRE ÇA, À MOI !

-. .. Déjà, ôte toi tout de suite cette idée de la tête.

- Que veux-tu dire espèce de pervers ?!

- Tu devrais plutôt me remercier de t'avoir prêté ma chambre parce que tu as mis la tienne hors de service !

- Q-Quoi ?!

- Oui. Non seulement j'ai remporté le duel, mais de plus j'ai du te transporter dans ta chambre lorsque tu fus prise d'une crise de somnambulisme !

- D-De somnambulisme ?

- Je pense qu'il est inutile de te préciser que ton dernier souvenir de l'affaire du Vicomte fut ton rêve en question.

- J'ai ...tout détruit ?

- Bingo.

- Bon ...Alors juste une chose.

- Oui ?

- Pour expliquer le bien-fondé de mes accusations...

- ...Laquelle ?

- QU'EST CE QUE TU FOUS AUSSI DANS CE LIT ?!

-... …... Ah tiens...

- COMMENT CA « AH TIENS » ?! C'EST TOUT CE QUE TU TROUVES A DIRE ?!

- Eh bien... Finalement, nous pouvons dire que nous sommes ex-æquo...Je ne me rappelle plus non plus...

- QUOIIIIIII ?!

Crriiii !

- Sebastian ! Pourquoi ne m'as tu pas révei... QU'EST CE QUE VOUS FAITES ?!

- Monsieur, c'est un malentendu !

- C'est vrai, ne vas pas surtout t'imaginer des choses !

- ...

- Monsieur ?

- Ne me parle plus de la journée. C'est un ordre.

- Mais !

- Toi aussi Aurore.

BLAM !

- Oh mon dieu...

- Dit-elle dans le même lit que le diable.

- OH TOI TAIS TOI !

A suivre.


...

...

...

...

HA !

HA HA !

VOUS NE VOUS Y ATTENDIEZ PAS HEIN ?!

VOUS NE VOUS Y ATTENDIEZ *SBANG*

(A reçu un cookie géant en platine venu droit du ciel)

Voilà pourquoi il faut toujours suivre la recommandation qu'il faut consommer l'alcool avec modération \o/ ! (mets un pansement sur la tête)

Note : Voui, la Catnip Tequilla est l'un des plus gros mythes internet concernant ce manga, je pense que l'origine vient d'une certaine Madeleine Elisabeth *_* (du coup, des tonnes de fics et de fanarts se basent sur cette invention, et je me suis dit que c'était l'occasion parfaite pour l'utiliser à titre d'alcool démoniaque ^^)

Comment se sont-ils retrouvés dans cette situation, me demanderiez-vous ?

Pour le savoir, le chapitre vous attendra de pied ferme dans deux semaines muahahaHAHAHAHAHAAAAAA !