Salut à tous !

Je vous poste la visite des Shirohige sur One Piece, avant qu'on enchaîne très bientôt sur le dernier ennemi : Miraak !

Répondons tout d'abord à quelques commentaires :

Evanae : tu es la grande gagnante pour avoir poster le centième commentaire ! Tu veux quelque chose en récompense ? Oui, vu comment Tullius et Ulfric se bouffent le nez, on peut comprendre que Marco ne supporte pas les politiciens. C'est normal qu'Ace déprime. Après tout, son Thu'um lui fait presque croire qu'il est invincible, mais là, il se fait rembaré par la brume. Le droit du 'Je t'Emmerde', je trouvais ça plus... D., que la proposition principal : 'Par droit de naissance, je suis le Dovahkiin.' Par contre, Tsun nous recale bel et bien quand on lui dit qu'on est Rossignol, et ne cherchez pas le droit de Serana, j'ai juste prit le nom de la dernière quête de Dawnguard, celle où on tue Harkon. Ce sont des frères, c'est normal qu'ils se parlent ainsi entre eux... qui aime bien, charie bien, comme on dit :D Non, ce n'était pas un clin d'oeil, l'idée d'Ace de visité le système digestif d'Alduin, mais c'est vrai qu'on aurait put penser à Luffy qui se fait avaler par le serpent, ou au fait que le surnom d'Alduin soit celui de 'Devoreur de Monde'. Promis, c'est bientôt la suite !

Morwyn K : Mais quel idée ! Juste pour quelques alertes ! Voyons, c'est pas bien de se faire mal ainsi ! Je resterai toujours une inconditionnelle du AcexMarco, mais je suis contente qu'on s'attache aussi à Ace. Tu vas être surprise, j'espère de savoir qui est en réalité Miraak. Tu as très bien écrit le nom de Sheogorath, 20/20 pour ça. Et c'est le prince le plus déjanté qui soit... si je peux, je trouverai quelques unes de ses répliques les plus croustillantes d'Oblivion pour les partager avec vous (avis aux joueurs de ce TES !) Ils sont pas si cheaté que ça, voyons ! Juste un tout petit peu... tu vas avoir un aperçu de ce que donne le vrai puissance, tout à la fin !

Clockie : Je me suis tuée toute seule en écrivant ça, alors tu sais... tu présenteras à ta mère mes excuses pour avoir causé le rire de sa fille, qui l'a tiré du lit :3

Kira1726 : Je suis contente d'avoir réussi l'exploit de faire de Marco un de tes persos préférés. J'ai bien aimé le passage du dragon et du sorcier, et je me suis que ça serait dommage de ne pas rebondir dessus et faire quelque chose de cool avec ! Skuldafn (sans e) est un temple d'Alduin, tu espérais quoi ? Mais j'avoue, cela faisait un moment qu'on avait pas vu de draugr :o Ici, tu vas voir ce que faire vraiment Thatch, promis :3 On a pas intérêt à être en travers de la route des Shirohige (hehehehe)Pour ce qui est d'Ace face à Tsun, je suis allée au plus D. ! Et personne n'a choisi les D. comme Enfant de Dragon. Ils sont nés ainsi ! Je suis contente d'avoir réussi à rendre le chapitre le plus épique possible, en mettant les musiques nécessaire à disposition. Gare à vous, la Marine, vous avez des monstres qui vont pas tardé à débarquer !

Bref, bref, la chanson qu'Ace nous interprète un peu à sa manière, à la fin, c'est Liar de One Ok Rock (Niche Syndrome). Alors, je vous souhaite une bonne lecture.


Luffy se tourna vers Robin quand celle-ci ferma la porte de la vigie derrière eux. Qu'est-ce qu'il était heureux de retrouver enfin son équipage ! Mais tout d'abord, il devait accomplir une petite demande de son frère...

- Qu'est-ce qu'il y a, Luffy ? demanda Robin.

- J'ai besoin d'aide pour ça... annonça Luffy.

Et il sortit de derrière son dos le livre noir dont son frère n'avait pas réussi à se débarrasser. Un étrange bruit faisant froid dans le dos s'éleva du livre que Luffy avait scellé de son mieux avec quelques cordes.

Robin fixe l'ouvrage en fronçant les sourcils. Ce truc lui foutait étrangement la frousse.

- Ce livre ne doit jamais être ouvert. Il est dangereux. Ce que je te demande, c'est juste de le caché là où personne ne songera à le trouver. Même moi. Personne ne doit l'ouvrir. Jamais, souffla Luffy. Tu saurais faire ça ?

Robin prit le livre et le regarda un instant entre ses mains.

Même si la curiosité la torturée, elle ne l'ouvrirait pas. Elle avait confiance en Luffy. Et son instinct lui disait que ce livre était trop dangereux pour être ouvert.

- Très bien, je le ferais, assura la femme. Autre chose ?

- Oui. J'ai besoin que tu me couvres... il se pourrait que de temps à autre, je disparaisse de façon inexpliqué. Jamais plus d'une heure. Mais personne ne doit le savoir. Je sais que je vais avoir dû mal à tromper le Haki de Zoro et Sanji, mais si tu m'aides, ça devrait bien se passer.

- Je présume que le pourquoi viendra en temps voulu, fit l'archéologue. Très bien, je te couvrirai, Luffy.

Luffy eut un profond soupir, sentant comme un poids immense quittait sa poitrine.

- Luffy ?

- Hmm ? fit le jeune homme en regardant la femme.

Robin lui tendit le livre que lui avait remis Dragon.

- J'ai eu ceci de votre père. Il l'a trouvé sur un enfant mort, quelques années auparavant, au large de l'île de Dawn. C'était normalement destiné à votre frère, mais... enfin, il pense que ça vous revient, désormais, fit-elle avec une voix douce.

Luffy prit l'objet et l'ouvrit.

Il reconnut l'écriture entre mille.

- Sabo...

Le sol se déroba sous ses pieds, et il tomba à genoux.

Il inclina son chapeau sur son visage, essayant de ne pas pleurer. Il ne réalisa pas la présence de Robin à ses côtés, essayant de le réconforté.


- Oi, marimo-heddô, appela Sanji sans regarder Zoro.

Zoro cessa de fixer le soleil qui disparaissait lentement au-dessus d'eux, pour tourner son œil valide vers le cuistot qui fumer pas très loin, rétabli grâce au manteau que porté désormais Nami.

- Qu'est-ce que tu veux, ero-cook ?

- Tu as remarqué ?

- De ?

Sanji pointa sa cigarette vers la vigie.

- Luffy. Son aura est étrange, explicita le blond.

- Oh ça ? C'est vrai qu'il a changé... comme si il avait un dragon sous la peau... souffla Zoro en braquant son regard sur la vigie où était enfermé Luffy avec Robin pour on ne savait quelle raison.

- C'est étrange.

- Rayleigh m'a dit que Luffy avait développé quelques capacités inconnues à ce monde... des capacités qu'il cacherait de son mieux. Il m'a demandé de ne jamais demander comment il les avait apprises, jusqu'à ce que Luffy aborde lui-même le sujet.

- Vraiment étrange, tout ça...

- Je te le fais pas dire. Je vais faire la sieste.

- Tch. Toujours aussi paresseux.

- Je t'emmerde, Love-cook.


Valérica cessa de s'entretenir avec un vampire en voyant sa fille entrer dans la grande salle du château.

- Bonsoir, Serana. Je suis heureuse de te revoir, accueilli Valérica.

Elle congédia son premier interlocuteur d'un geste de la main.

- Tu reformes notre clan ? s'étonna Serana en descendant les marches pour rejoindre sa mère.

- Je n'ai fait que réunir les survivants de l'attaque de la Garde de l'Aube. Comment vas-tu ma chérie ? fit Valérica en allant à sa rencontre.

Elle prit sa fille dans ses bras et la serra fort contre son cœur.

- Je vais bien, mais je suis quelque peu... épuisée... c'est le mot, fit Serana quand sa mère la relâcha.

- Où sont tes deux amis ?

- Ils avaient quelque chose à faire, alors, je me suis dit que je pourrais venir te voir, et te raconter mes dernières aventures à leur côté. Je me suis jamais senti aussi jeune et vivante ! Les aventures qu'ils me font vivre à leurs côtés sont des plus passionnantes, et drôle avec leur comportement enfantin !

- Viens donc t'asseoir et racontes-moi.

Valérica entraîna sa fille vers l'une de tables où elles s'installèrent.

Serana lui raconta tout ce qu'elle avait vécu. Depuis l'instant où elle était retournée dans le Cairn de l'Âme pour retrouver sa mère, jusqu'au deuil des dragons. Valérica suivit tout cela avec beaucoup de passion, heureuse de voir un tel sourire sur les lèvres de sa fille.

- J'ai pris une décision, mère, annonça finalement Serana. Quand ils quitteront Bordeciel, je partirais avec eux. Je vais devenir une pirate.

- Tu es certaine ? s'enquit Valérica.

- Oui. Marco a dit qu'il ne verrait aucun souci à ce que je les rejoigne. En voyageant en permanence avec Thatch et Ace, j'ai pris l'habitude de réduire ma consommation de sang et de me contenter de celui du produit de leur chasse. Et puis, avec eux, j'entrevois une vie moins morose et largement moins monotone...

- Il s'agit de devenir une pirate, Serana, tu en as conscience ?

- Tout à fait mère. Ils m'ont raconté les aventures qu'ils ont vécues en tant que pirate... et j'ai envie d'y goûter à cette vie. Si jamais ça ne me plaît pas, je pourrais toujours m'installer ailleurs et commencer une nouvelle vie. Mais je veux goûter à ce bonheur qu'ils m'ont fait entrevoir...

Valérica regarda les yeux de sa fille et soupira.

Serana était résolue, rien de ce qu'elle dirait ne pourrait empêcher sa fille de partir.

- Promets-moi d'être prudente et de prendre soin de toi, demanda Valérica.

- Je vais essayer ! rit doucement la fille.


Marco poussa un profond soupir de soulagement en repliant la lettre.

Ils avaient réussi.

Alduin n'était plus.

Il regretta un instant qu'Ace refuse de faire face à l'équipage. Il avait beau se faire passer pour quelqu'un de fort, il avait peur. Peur du rejet.

- Ceux qui sont en train de prier peuvent arrêter. J'aimerais avoir votre attention à tous. Je n'ai pas l'intention de me répéter, yoi, finit par dire le Phénix en se levant de là où il était resté assis sur le pont, attendant les nouvelles, ne quittant ce poste que pour manger un peu, donner quelques ordres en cas d'attaque ou de tempête, et autre besoin nécessaire, sauf le sommeil. Pendant de longs jours, il n'avait pas fermé l'œil, répétant comme un mantra une prière pour la survie de Thatch, Ace et Serana.

Les membres de son équipage qui n'avait pas prié vinrent s'asseoir sur le pont, attendant les explications promises, rejoignant ceux qui s'étaient assis sur place, pour prier leur propre dieu. Marco s'étira un instant, puis, les bras croisés, s'appuya contre le mât derrière lui et commença :

- Je ne vous demande pas de me croire sur parole. Je sais que c'est une histoire de fou, mais j'aimerais vous rappeler un instant où nous sommes yoi. Nous sommes dans le Shin Sekai, et tout le monde sait que le mot impossible ne fait pas partit du vocabulaire de ceux qui navigue sur cet océan. Si j'ai été clair sur cela, je vais vous raconter une petite histoire.

Marco s'interrompit, histoire d'être certain qu'il avait l'attention de tout le monde, puis reprit :

- C'est une histoire qui remonte à une trentaine d'année. Elle se déroule sur un autre monde, que nous allons appeler Nirn, dans un pays qui va porter le nom, de disons, Bordeciel. C'est l'histoire d'un petit garçon qui rêvait d'aventure, et qui était condamné par sa tante à devenir un rat de bibliothèque, et par sa ville à finir mineur, yoi. Ce petit garçon avait sept ans, le jour où sa vie bascula. Alors qu'il fuyait une nouvelle fois sa tante sadique, il entra dans l'auberge de la ville, et y rencontra un voyageur assez prestigieux... nous allons l'appeler Neloth, de la maison Telvanni, yoi. Un grand savant. Il avait avec lui un étrange livre noir qui intrigua le petit garçon. Celui-ci demande à Neloth ce qu'était le livre, mais il se fit envoyer sur les roses. Le petit garçon ne désespéra pas pour autant. Quand il fut certain que personne ne le remarquerait, il prit le livre et prit la fuite une fois son larcin accompli, yoi. Il trouva une cachette et ouvrit le livre. Ce qu'il n'avait pas prévu, c'était que le livre était une porte menant vers un royaume de l'enfer. On va appeler l'enfer Oblivion, et le royaume, Apocrypha, la bibliothèque des savoirs et connaissances interdites, appartenant à un puissant démon... on va dire que c'est un Prince Daedra du nom d'Hermaeus Mora, yoi. Donc, le petit garçon se fit avaler par le livre, et se retrouva en Apocrypha. Mora, pas content de cette intrusion totalement inutile et ennuyeuse, condamna le petit garçon à ce souvenir de tout ce qu'il lirait, puis, l'envoya dans un autre monde... notre monde, yoi. Le petit garçon était tout juste arrivé dans ce nouveau monde que les ennuis lui tombèrent dessus. Ce ne fut que cinq ans plus tard que le destin lui sourit enfin en le mettant sur la route d'un homme qui le prit avec lui, et le considéra comme un fils, yoi. C'est la première petite histoire qui va être raconté aujourd'hui. Des questions ?

- Deux questions, fit Jiru. Tu as fumé quoi pendant ton absence, et pourquoi tu n'en as pas ramené pour nous !

- Je n'ai rien fumé pendant mon absence, ma parole de pirate, assura Marco.

- J'y crois à cette histoire, à la seule condition que tu dises qui est ce petit garçon ! annonça Namur.

- C'était moi.

Tout le monde regarda le Phénix et éclata de rire.

- Qu'est-ce que j'ai dit de drôle, yoi ? s'enquit Marco en essayant de garder son calme.

- C'est juste un peu dure de te visualiser en rat de bibliothèque ! ricana Izou.

Marco pinça ses lèvres d'agacement.

- Vous me dîtes quand je peux reprendre, j'aimerais en finir au plus vite, siffla-t-il.

- Reprend, Marco, encouragea Jozu avec un sourire.

Marco alla vers son commandant et s'inclina devant lui.

- Je tiens à te remercier d'avoir gardé le silence, Jozu, avant toutes choses, yoi.

Jozu inclina la tête pour toute réponse.

- Bien, le reste. Je vais vous dire pourquoi je n'ai nommé aucun remplaçant, annonça Marco en se redressant. J'ai l'intention de décaler les commandants de un rang. Mon remplaçant sera Portgas D. Ace. Jozu prendra sa place à la tête de la seconde flotte. Thatch viendra après. Vous avez saisi. Les quelques candidats qu'y m'ont été proposé, je les ais testés à ma façon durant ces deux dernières années, et j'ai fait mon choix. L'ancien second d'Ace, Patrick, prendra la division d'Izou, yoi.

- C'est bien beau, mais Ace et Thatch sont mort, Marco, intervint Atmos. C'est aussi dur pour nous que pour toi, crois-moi. Ce n'est pas ton genre de te voiler la face ainsi.

- Oooooh ! Tu me poignardes en plein cœur, mec ! Ne me met pas en terre avant l'heure ! gémit une voix quelque part à l'écart de la foule.

- Tu arrives à point nommé, Thatch, pour pas changer, fit Jozu, alors que tout le monde se tournait vers la voix.

- Les héros se doivent toujours d'entrer au meilleur moment ! ricana Thatch en tirant la langue.

Les Shirohiges Kaizoku crurent rêver.

Thatch.

Leur bon vieux Thatch était là, dans tout son humour incorrigible, adossé à la rambarde du navire. Même si le Haki de l'Observation parvenait à le reconnaître... il était comme changé.

- Je présume qu'au vu de la nouvelle répartition, je dois dire Sanbantaï Taïsho au rapport, maintenant, na, Sensho~ ? déconna le cuistot en cessant de faire le pitre dans son coin.

Il se fit un chemin entre toutes les mâchoires décrochées des pirates pour rejoindre un Jozu souriant et un Marco indifférent.

- Content de te revoir, vieux frère, salua l'homme diamant.

- Je prendrais soin de ta flotte, promis ! assura Thatch.

Il se tourna vers Marco toujours en souriant.

- Dis-moi que ça t'en bouche un coin de savoir que trois pirates et une vampire ont réussis à tuer un dragon avec les pouvoirs d'un dieu ! ricana le cuistot.

- Vu que deux des pirates étaient des D., non, je ne suis pas surpris. Maintenant, tu arrêtes de faire le mariole, et tu donnes des explications à tout le monde, yoi, fit Marco indifférent. Vu que tu t'es fait recalé par Tsun, tu es tombé très bas dans mon opinion, alors, obéi, s'il te plaît, yoi.

Thatch regarda Marco comme s'il l'avait vexé, et se tourna vers la foulle de l'équipage qui avait encore du mal à réaliser ce qu'il se passait en réalité.

- Avant tout, j'ai une chose à faire. Paaaaaaaatrick !

L'ancien second d'Ace se fraya un chemin dans la foule et rejoignit le premier rang.

Thatch lui tendit la dague d'Ace.

- Ace m'a dit que tu comprendrais si je te donnais sa dague, fit Thatch.


Ace planta son couteau dans un arbre de Shabaody et se tourna vers Patrick qu'il avait pris à part.

- Très bientôt, nous serons dans le Shin Sekai. Là-bas, des gens risquent de réaliser qui je suis vraiment. Ça me fait chier de le dire, mais je ressemble beaucoup trop à mon père, et même si j'utilise le nom de ma mère, les anciens sauront très certainement qui je suis vraiment. Je ne veux pas te le dire, parce que je ne trouverais jamais un second tel que toi, et que je tiens à notre amitié, comme à celle qui m'unit à notre équipage.

- Et ? demanda Patrick.

- Le jour où tu apprendras que je suis vraiment, et je pris Davy Jones pour que ça soit dans trèèèès longtemps, je te donnerais ma dague. Si tu la gardes, ça voudra dire que tu acceptes encore mon autorité, et que malgré mon sang, tu es toujours d'accord pour être un pirate à mes côtés. Si tu me la rends, ça veut dire que je vais en avoir besoin, et que nous serons désormais ennemis. Dans ces conditions, je te donnerais sans combattre mon rang de capitaine et je quitterai l'équipage. C'est tout. C'est clair ?

- Rien de ce que je pourrais apprendre sur vous ne me fera regretter d'avoir pris la route de la Grand Line sous votre autorité, Ace-san.

- On en reparlera le jour où tu connaîtras mon vrai nom...


Patrick saisi l'arme et la regarda un instant, avant de glisser le fourreau à sa ceinture.

- Vous lui direz de ma part qu'il est con, et que je suis content qu'il soit en vie. J'aimerais juste savoir ce que je fais s'il en a besoin ! Parce que si je lui rends l'arme, il va faire une dépression, j'en suis certain, ricana le pirate.

- Des armes, il en a des tas, ne t'en fait pas à ce sujet, sourit Thatch. Bon, un peu d'attention s'il vous plaît. J'ai vraiment pas beaucoup de temps, donc j'aimerais en finir au plus vite !

- Combien ? demanda Marco.

- Sheogorath a été généreux. Il m'a laissé deux heures ! ricana le cuistot. Mais je sais pas si ça sera assez pour tooout raconté.

- Alors au lieu de perdre du temps, commence, espèce d'imbécile, ensuite, je pourrais t'étrangler tranquillement, grogna Izou.

Thatch leva les yeux au ciel de façon exagéré, et commença son histoire...


Ace soupira profondément et s'assit face à la tombe de Sabo. Il tira de son sac une bouteille de porcelaine dorée et servit le liquide ambrée contenu à l'intérieur dans la coupe de saké devant la tombe.

- Il y avait longtemps, Sab', souffla Ace.

Il posa la coupe et but une gorgée de la bouteille de porcelaine.

- J'ai pas de saké sous la main, alors, je te propose du sujama. C'est pas mauvais comme alcool, j'espère que ça te plaira, soupira Ace.

Il porta une nouvelle fois la boisson à ses lèvres et joua un instant avec l'herbe devant lui.

- J'ai fait tant d'erreurs, Sab'... tellement d'erreurs... tu dois te dire de tout là-haut que je me suis comporté comme un con. Tu aurais tout à fait raison ! Mais bizarrement, la seule erreur que je regrette, c'est d'avoir laissé Lu' derrière moi. Je sais qu'on peut se voir, de temps à autre, mais je l'ai fait souffrir, et même s'il le cache, je sais qu'il a peur pour moi. Peur que je ne parvienne pas à accomplir le dernier objectif et ainsi, rentrer à la maison définitivement.

Ace but une nouvelle gorgée et joua un instant avec les boutons de son manteau noir.

- Je hais Solstheim... cet endroit me fiche la trouille, mais grave, Sab'... je suis risible, pas vrai ?

- Ace ?

Le cœur d'Ace manqua un battement.

Il tourna la tête comme un automate, en inclinant son chapeau vers l'arrière, surpris.

Il ne s'était pas attendu à ce que quelqu'un vienne.

Makino était là, derrière lui, le journal du jour entre les mains, parlant du grand retour de Luffy dans la Grand Line.

- Makino-nee-san ? souffla Ace.

En moins de deux, la femme était sur lui, le serrant dans ses bras, pleurant sur son épaule, l'étouffant presque entre ses bras.

- Ace ! Tu es vivant ! Oh ! Ace ! Je suis si heureuse ! Je... pleura Makino.

Ace ne sut pas très bien comment réagir.

Makino se redressa brusquement et donna une claque bien sentit au jeune homme qui porta une main à sa joue douloureuse, perplexe.

- Ne refait plus jamais de peur pareille, Ace ! Tu peux imaginer ce que j'ai ressenti, quand j'ai appris ta mort ! Même Dadan était folle de rage, parce que Garp n'avait rien fait pour empêcher ça ! rugit Makino.

Et elle prit de nouveau Ace dans ses bras.

- Oh Ace... pleura Makino.

- Désolé de t'avoir inquiété, Makino... souffla Ace.

Et il referma ses bras sur le corps de la jeune femme, retenant à grande peine ses larmes.

- Ne dis à personne que tu m'as vu, s'il te plaît... murmura Ace. Je vais bien... enfin, je crois. J'ai dû perdre mon cerveau, en cour de route, mais je suis vivant, c'est l'essentiel.

- Tu as songé à ton frère ?! gémit la femme toujours dans les bras du jeune homme.

- Il sait que je suis vivant. Il sait que je suis dans une situation un peu compliqué...

Makino s'assit sur ses genoux, cessant de se coller au jeune homme qui était toujours assit par terre et prit son visage entre ses mains. Ace détourna le regard en rougissant.

- Tu as grandi, Ace... tu es devenu un ravissant jeune homme. Tu dois faire tourner pas mal de tête, souffla Makino. Ton frère sait vraiment que tu es vivant ?

- Hm. Disons qu'en me sacrifiant pour lui à Marine Ford, un lien c'est formé entre nous. C'est un peu dur à expliquer.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé, Ace ? Pourquoi il y a tant d'horreur dans tes yeux ?

Ace retira délicatement les mains de Makino de son visage et les lâcha. Il inclina son chapeau noir sur ses yeux et murmura :

- J'avais une famille. Une place. Un chez moi... et j'ai vu tout ça partir en cendre. Il restait encore une chance de tout reconstruire, et j'étais libre. Oyaji, Shirohige, c'est sacrifié pour que nous puissions fuir... mais Akainu a ouvert sa grande gueule. Il l'a insulté. Il a insulté le meilleur des pères qui soit ! Même si c'était un piège, je pouvais pas laisser passer ça ! Alors, j'ai voulu me battre, mais j'ai perdu lamentablement. Pour me faire souffrir, il s'est tourné vers Luffy, et c'est préparé à le tuer. J'ai pas hésité un seul instant, j'ai pris le coup pour Lu'. C'est tout. J'ai perdu connaissance... pour tout le monde, c'est à cet instant que je suis mort. Quand je suis revenu à moi... j'étais ailleurs... loin... très loin de ce monde que nous connaissons. La Grand Line et le Shin Sekai, mon univers, était juste des souvenirs dans mon crâne. C'est une histoire de dingue que je vis depuis, je t'assure... je doute même que quiconque ayant vu l'Enfer du Shin Sekai serait capable de me croire !

- Essaie donc.

Ace secoua la tête.

- J'ai pas envie, désolé. Disons que j'ai passé un pacte avec quelqu'un, et qu'à chaque fois que je remplis un objectif, je peux voir les personnes de mon choix, pendant quelques instants. Quand ça sera fini, je pourrais rentrer définitivement au bercail... enfin, si je suis encore le bienvenu chez les Shirohige...

- Tu étais là pour Sabo, c'est ça ?

Ace hocha la tête et il regarda la tombe, imité par Makino.

- J'étais ici pour lui déposer des fleurs, et le journal du jour. J'étais certain qu'il aurait aimé avoir les dernières nouvelles, souffla Makino. Tu sais que ton frère a été porté disparu pendant deux ans ?

- Oui. Il s'entraînait. On est devenu plus fort, Makino. Tu n'aurais plus de souci à te faire pour nous, on ne se fera pas avoir aussi facilement de nouveau... La Marine, même ce k'ssou jiji n'ont qu'à bien se tenir !

- Ace ! Voyons, ne soit pas aussi vulgaire ! Toutes les leçons que je me suis tuée à te donner n'ont-elles donc servit à rien ?! s'offusqua gentiment Makino.

- Je suis l'un des pirates les plus polies existant, Makino, alors, j'ai bien le droit d'être un peu vulgaire, histoire de conserver ma réputation de badass !

Ace eut une petite moue.

- Tu es heureux d'être en vie, Ace ? demanda Makino.

- Très heureux. J'ai vécu des moments forts et j'ai trouvé tout un tas de raison d'aimé cette vie qui est la mienne. Je veux vivre...

- J'aurais jamais cru t'entendre dire ça un jour, sourit la femme.

Un oiseau voleta jusqu'à eux et se posa sur le doigt qu'Ace leva pour lui.

- Oh, un rossignol ! reconnu Makino.

Ace fixa l'oiseau un instant, puis hocha la tête. Le rossignol répondit de la même façon et s'envola de nouveau.

- Je dois y aller, Makino. J'ai été content de te revoir, fit le jeune pirate en se levant.

Makino l'imita. Elle regarda Ace ramassait le contenant de porcelaine.

- Je te donne les dernières gouttes de mon sujama, Sab'. On se reverra on jour dans l'autre monde. Je ferais de mon mieux pour prendre soin de Lu', je t'en fais le serment. Je serais là pour l'empêcher de pleurer, peu importe la distance, souffla Ace.

Et il renversa l'alcool sur la tombe. Il posa le récipient par terre et serra Makino dans ses bras.

- La prochaine fois que tu entendras parler des Shirohige dans les journaux, ça sera pour dire que deux commandants qu'on croyait mort sont bien vivant, et prêt à faire tourner ce monde en bourrique.

- J'ai hâte, Ace, sourit Makino. Prends soin de toi. Tu me raconteras ton aventure, un jour ?

- Yakusoku, si Anne-Marie n'a pas ma peau d'ici là ! ricana le jeune homme.

- Anne-Marie ?

- Le surnom d'un Prince démoniaque totalement fou... bref, j'ai une petite visite à faire.

Ace se tourna vers la tombe et déclara :

- Sab' est privé de fromage !

Et il disparut immédiatement comme s'il n'avait jamais existé.


Woop leva les yeux du journal et regarda Makino chantonnait au comptoir de son bar, regarda pensivement de temps à autre un étrange récipient de porcelaine dorée qu'elle avait mis dans un coin.

- Je ne t'avais pas vu d'aussi bonne humeur depuis ton accouchement... qu'est-ce qu'il t'arrive ? demanda le maire.

- Rien. C'est un secret, sourit la jeune mère.

Woop leva un sourcil, perplexe. Il regarda le nouvel ajout à la décoration et demanda ce que c'était.

- Une bouteille vide de Soojama. D'après l'odeur, je pense que c'est un alcool, répondit Makino.

- Tu connais le nom de la boisson, mais tu n'es pas certaine de ce que c'est ? marmonna Woop.

- Je l'ai trouvé près de la tombe de Sabo, quand j'y suis allé à midi pour y déposer le journal avec la nouvelle du retour de Luffy.

- C'est Dadan qui l'y a laissé ?

Makino secoua la tête, toujours en souriant.

« Reviens vite, Ace... » songea-t-elle en regardant une nouvelle fois l'objet.

Son sourire s'agrandit, et elle alla accueillir d'autres clients avec sa bonne humeur renversante.


Il pleuvait des cordes.

Ace avait juste fait appel à son thu'um pour provoquait cette tempête.

- T'es certain, Ace ? demanda Thatch qui bénissait le fait que son gel soit waterproof, cette fois.

- Certain, assura Ace en continua de fouiller son sac.

Il fini par trouver un masque qu'il s'était fait à base d'écaille de dragon. Il se le mit sur les yeux, et arrangea son chapeau de sa tenue hivernale.

- Je verrais Garp. Je ne lui dirais rien. J'ai juste envie de chanter un peu...

- Ne te fais pas tuer, lui dit Thatch. J'ai tout l'équipage qui aura ma tête si tu meurs.

- On verra si tu Haki est plus fort que le thu'um... Au passage... est-ce que...

- Ils veulent voir leur nouveau fuku-senshô rapidement, et Patrick a gardé la dague, même s'il se disait que tu en avais peut-être besoin. Il disait que s'il te la rendait, tu ferais une dépression.

- So ka...

Un sourire étira les lèvres d'Ace. Il se sentait si léger. Comme s'il était sur le point de s'envoler.

- Haruta trouve que ça ne te ressemble pas de te cacher, la queue entre les jambes, pour un truc aussi con. Tout le monde serait prêt à un nouveau Marine Ford, pour toi, Ace. Tu es notre otouto, peu importe ton sang. Tu es le fils de Oyaji.

Ace eut un petit rire et se redressa.

- Iko ka ? demanda le D.

- Je te suis, Dovahkiin, à toi l'honneur.


Garp regardait la tempête en grognant.

- Quelque chose ne va pas, Garp-san ? demanda Coby derrière lui.

- J'aime pas cette tempête... elle n'est pas naturelle... grogna le vieil homme.

- Nous sommes dans le Shin Sekai, n'est-ce pas une chose normal ?

- Je connais mieux le Shin Sekai que toi, gamin, et ça, c'est pas quelque chose de sa création !

Quelques oiseaux passèrent au-dessus d'eux dans la rue en battant frénétiquement des ailes. Les deux marines les regardèrent voleter jusqu'au reste des troupes, et là, se rassemblait, formant ainsi un homme, armait de deux épées, à moitié accroupit. Un éclair illumina la scène, mettant un visage souriant sur cet étrange personnage.

- Uso ! s'exclama Garp.

Et il fonça vers l'homme qui en deux trois coups de lames parvint à mettre à terre la majorité des hommes.

- Garp-san ! appela Coby en suivant le mouvement.

- Cet homme est un Shirohige ! Et pas n'importe lequel ! C'est le défunt Yonbatantaï Taïsho Thatch !

- Pssst ! J'ai été promu Sanbantaï Taïsho sur ordre de Marco ! ricana Thatch à Garp.

Il pointa une de ses armes vers les autres marines et des rossignols de lumière rouge jaillirent de sa main pour frapper tous les marines à portés, qui se mirent à se battre entre eux.

Profitant de la confusion, le cuistot se faufila hors d'atteinte.

- What do you want from me ? Just let me breath a little...

Garp s'immobilisa en entendant la voix chantonner.

- Qui va là ?! rugit Coby.

- What do you want to see ? Mini mieru mono ?

La voix semblait à la fois proche et lointaine. Légèrement déformais, mais pourtant si familière...

- Poursuis Thatch, je vais chercher le proprio de cette voix, gronda Garp.

- What do you want to believe ? Stiil nothing can be settled.

Un nouvel éclair déchira le ciel et Garp tourna la tête vers une masse de puissance, en haut d'un toi, que son Haki venait de percevoir.

Quelqu'un se tenait sur le toit, dans un long manteau noir qui s'agitait dans le vent, un chapeau de cow boy de même couleur sur le crâne. Son visage était impossible à discerner.

L'inconnu sauta à terre et s'avança un peu pour être face à Garp.

- Hold on your word you say... It's no good... chantonna l'inconnu.

Sa voix venait de partout à la fois...

Et il se mit à courir dans une ruelle, s'éloignant de la foule qui avait perdu la raison. Garp assomma l'un de ses hommes qui voulut l'attaquer, et poursuivit l'inconnu.

Pourquoi est-ce que cette personne lui semblait aussi familière ? Jamais encore il n'avait vu une aura de cette puissance avec son Haki. C'était comme s'il était en train de poursuivre un dragon.

L'inconnu continua de chantonner, entraînant Garp de plus en plus loin de ses hommes, avant de s'arrêtait en lisère d'une forêt.

Garp porta une main au coup du jeune homme.

- Feim !

Le cri le surpris, mais ce qui le déstabilisa plus encore, ce fut qu'il passa au travers sa proie. Il tenta d'y aller avec le Haki, mais il passa toujours au travers.

- Hey Liar, Hey Liar !

What do you think of living without me ?

Hey Liar, Hey Liar !

Nani ga uso de dore ga shinjitsu ?

L'inconnu recula de quelques pas, et continua de chantonner. Il fonça brutalement sur Garp et lui donna un puissant coup de pied, déstabilisant le vieil homme. La vache ! Ce gamin n'était pas à prendre à la légère !

Le gamin compensait sa taille par énormément d'agilité, donnant l'impression au vieil homme qu'il essayait d'attraper une sauterelle qui l'avait confondu avec un terrain de jeu.

Pire qu'une anguille.

Il réussit tout de même à faire tomber dans le dos du garçon son chapeau, dévoilant un masque étrange, comme fait d'écaille.

- Hey Liar, Hey Liar !

Are mo kore mo uso ja mou !

I'm tired, so tired !

What do you think of living without me ?

- Mais tu vas arrêter de chanter ! rugit Garp.

- Tag out !

Le gamin avait roulé pardessus son épaule. Garp se retourna pour le voir frapper dans la main de...

- Tag in ! annonça le nouveau challenger.

- Luffy ?

Luffy tira la langue à son grand-père, et commença à attaquer, sans que l'autre ne cesse de chanter.

Garp en était surpris. Il essayait d'y aller à fond face à son petit-fils, mais celui-ci avait énormément progressé. De ce que disait le Haki de Garp, il avait la même aura que l'inconnu. Le vieux marine était face à deux dragons dans la peau d'êtres humains.

- Luffy ! Arrête ! Laisse-moi te parler ! rugit Garp en essayant de se saisir de son petit-fils.

Luffy tomba en grand écart.

- Fus... ro dah ! hurla le premier adversaire de Garp.

Le marine se prit une puissante vague d'énergie dans l'estomac et recula en laissant de profond sillon dans le sol, avant de se stabiliser.

- Yol... toor shul ! rugit Luffy.

Et un feu blanc jaillit de sa bouche, forçant Garp à esquiver en se jetant sur le côté. Luffy se releva et rejoignit le premier qui conclut sa petite chanson :

- Hey Liar, Hey Liar !

What do you think of living without me ?

Nee Liar, Oh yeah Liar !

Todomaru koto wa muimi ?

- Rok fun nok, zeymah, fit Luffy à l'inconnu.

- Yep. Et il parlait de famille après, marmonna l'inconnu en arrangeant son chapeau sur son crâne.

Garp écarquilla les yeux. Là, il reconnaissait la voix, mais c'était impossible !

- A-Ace ?!

Ace retira son masque et le jeta au pied de Garp.

- Hio fun nok, jiji... grogna Ace.

Et il cracha sur le côté.

- Je n'oublierais pas Marine Ford, et ta non-assistance... c'est fou ce que tu tiens à tes petits-fils... Lu'... Krif voth ahkrin.

- De même, Zeymah, sourit Luffy.

Et il disparut.

Ace leva la tête vers le ciel et hurla :

- Lok !

La tempête disparue immédiatement, laissant un sol détrempé derrière elle.

- Sheogorath ! Monkey D. Garp est privé de fromage ! lança Ace en se détournant du vieux marine.

- Attends, Ace !

Trop tard.

Alors que Garp avait presque attrapé le jeune homme pour l'épaule, il disparut.


Et voilà, je vous souhaite une bonne semaine, et à très bientôt !