Nouveau chapitre caskett ;-) ... merci pour vos reviews!


- Je trouve qu'on s'en est bien sorti ! On s'améliore à chaque essai Kate!

Sarah Grace venait de s'endormir sans trop de peine et en le regardant, si fier de lui, d'eux, Kate devinait que Rick en tirait de grande conclusions. Il s'installa à ses côtés sur le canapé, bien décidé à l'entraîner dans une discussion autours de leur futur rôle de parents.

- Sarah Grace n'a pas le même âge que Cosmo mon cœur, lui dit-elle en savourant son sourire qui illuminait son visage.

Elle avait très bien comprit que son mari faisait allusion à ce bébé qui leur avait été confié il y avait près de 2 ans et demi. A l'époque, la situation avec cet enfant d'à peine 3 mois leur avait complètement échappée et la nuit avait été des plus rudes pour eux deux. Rick s'était vanté de « savoir parler aux bébés » mais cette expérience l'avait quelque peu désavouée, pour son plus grand désarroi tant il voulait prouvé son expérience, étant donné que Kate lui avait mentionné plus tôt, qu'elle n'était pas une grande fan des bébés. Cette fois, en revanche, tout s'était passé à merveille et il avait bien l'intention d'en fanfaronner.

- On est prêt … crois-moi, le repas, le bain, la petite histoire et le coucher. Aucun faux pas, toi et moi, on forme une équipe tellement soudée que même Cosmo ne serait pas de taille aujourd'hui !

Kate s'amusait de voir le visage de Rick arborer une telle expression de sérénité et de maîtrise totale.

- Elle a presque 3 ans Rick… elle est grande et elle est adorable, lui dit-elle doucement en l'observant parader devant elle.

- Tu sous-entends que notre bébé ne le sera pas ? demanda-t-il en souriant

- Je dis juste que s'il tient de toi, j'ai du souci à me faire… le taquina-t-elle

- Ce n'est pas très sympa de me dire ça, Mme Castle, lui dit-il faussement vexé

- A vrai dire, je ne m'en fais pas vraiment … Je gère le père, je devrais savoir gérer le fils … ou la fille, continua-t-elle, s'aventurant davantage dans la plaisanterie.

En réponse, il s'approcha d'elle sans qu'elle ne s'y attende, et l'embrassa amoureusement, glissa une main sur son cou, et l'autre, sur sa cuisse. Le baiser se voulait profond et la surprise passée, Kate se délectait de la sensation des lèvres de son mari, et de sa fougue qui l'engageait inéluctablement vers une guerre des sens, langue contre langue.

Au bout de quelques secondes, ils se séparèrent, sourires aux lèvres, maintenant le contact, front contre front.

- C'était pour quoi ça babe ? murmura-t-elle

- Pour l'envie, pour le désir de tes lèvres, pour le besoin… et parce que tu as été parfaite ce soir, répondit-il

- Ah oui ? Parfaite hein ? Kate était émue de voir son mari si sentimental, si fière d'elle.

- Oui… tu as joué à la princesse avec nous, tu as géré le bain comme une maman, tu as même pensé au bisou de bonne nuit… tu as été parfaite…

- Tu oublies le repas mon cœur, rappela-t-elle, n'oublies pas comme j'ai été patiente avec toi quand tu lui as montré à quel point c'est rigolo de faire la grimace en mangeant…

- Euh oui… mais ça lui a plu ! lui dit-il

- Tu t'expliqueras avec Jenny et Ryan quand ils se demanderont pourquoi leur fille tire la langue en mangeant… contra-t-elle, amusée

- Tu me défendras maman ? plaida-t-il, en ne la quittant pas du regard, en commençant à laisser traîner sa main le long de la cuisse de Kate, la caressant innocemment.

Elle sourit de plus belle en l'entendant l'appeler ainsi. Depuis cet après-midi, elle ressentait un élan de bonheur qu'elle ne maîtrisait pas encore complètement.

Voir son bébé, même si petit, si peu développé, l'avait empli de joie, elle souriait, riait, rêvait, se laissait aller à s'imaginer cette nouvelle vie.

Et par-dessus tout, elle s'était rendue compte qu'inconsciemment, ce soir, elle avait posé à deux reprises sa main sur son ventre.

D'une certaine façon, cette échographie avait rendu l'existence de leur bébé plus réelle, concrétisant ce qui n'était jusque là, qu'un test de grossesse positif. Elle se savait enceinte, elle en avait pleinement eu conscience dès lors qu'elle avait vu cette petite croix bleue, mais voir leur bébé, entendre son cœur battre si régulièrement, si fort, avait été pour elle, une révélation. Comme si soudain, elle comprenait qu'elle allait être mère. Et c'était merveilleux de se sentir ainsi.

Elle fermait les yeux, savourant la brûlure que la main de Rick engendrait progressivement. Elle en ressentait les effets et son désir commençait à se manifester, prenant place au fond son ventre.

- Tu n'apprendras pas ce genre de choses à notre petit, Rick… lui dit-elle, en le mettant en garde gentiment, en apposant à son tour une de ses mains près de son genou.

- Notre petit, Kate, te fera tellement craqué, que tu me pardonneras tous les trucs que je pourrais lui montrer…lui dit-il, ravi de l'entendre appeler leur bébé par ce mot très affectueux…et très maternel.

- A lui, oui… toi par contre, si tu veux d'autres enfants, tu devras me prouver à quel point ce n'est pas une mauvaise idée…

- Comme si tu pensais que cela puisse en être une… murmura-t-il contre ses lèvres, l'emmenant avec lui dans un autre baiser passionné.

Rapidement, Kate sentit que la situation lui échappait. Rick était entreprenant depuis quelques minutes mais elle ne s'attendait pas à se faire surprendre ainsi. Elle aimait la fougue de son époux, l'expression de son désir éloquent et même après des années, il arrivait encore à lui faire perdre pied au bout de quelques secondes.

Elle se laissa aller en arrière, entraînant son mari avec elle, redécouvrant avec autant d'envie que le premier jour, la douce sensation de son corps contre le sien.

Depuis quand on n'a pas fait l'amour sur le canapé babe ? susurra-t-elle contre ses lèvres, l'aguichant de sa main, en caressant ses fesses au travers de son pantalon.

Depuis trop longtemps, répondit-il tout bas, en se positionnant davantage entre ses jambes.

Elle gémit instantanément, lorsque son bas ventre entra en contact avec le sexe de son mari, déjà en érection, prisonnier de ses vêtements.

- Le babysitting t'excite mon cœur on dirait…

- Ma femme m'excite, lui répondit-il en prenant sa lèvre entre ses dents, picorant la chaire, en la goûtant sensuellement de sa langue.

- Je sens ça… gémit-elle en livrant bataille pour le guider encore plus loin dans le désir.

Elle voulait le rendre fou, fou d'amour et fou de désir. Elle serra davantage ses mains contre ses fesses, le planquant à elle désespérément.

- Qu'est-ce que tu sens Kate ? demanda-t-il, se sentant perdre la tête sous ses caresses.

- Je te sens toi … lui dit-elle.

Elle le regarda dans les yeux pour y lire son amour, et dans un sourire qu'elle voulait érotique, elle souleva son bassin pour appuyer fermement contre son sexe.

- C'est ça que je sens…

- Oh mon dieu Kate… gémit-il en retour.

Il enfouit son visage contre son cou, le dévorant, s'attardant à lécher sa peau, s'abandonner aux gémissements de sa femme tandis qu'il prenait son lob d'oreille en bouche. De sa langue, il l'emmena vers les extrêmes, suçant, mordillant, se nourrissant de chacun des petits sons étouffés dont Kate le gratifier.

- J'ai envie de toi babe… souffla-t-elle

- J'ai eu envie de toi tout l'après midi … murmura-t-il en s'abandonnant complètement à l'ardeur qui les avait fait succombés tous les deux.

Entre soupirs et râles essoufflés, Kate et Rick se retrouvaient comme deux amants, fous amoureux et recherchant désespérément le contact du corps de l'autre. Les mains perdues dans ses cheveux, elle se consumait tant le désir enflait jusqu'à la posséder complètement.

Depuis des jours, sa libido se manifestait à elle de plus en plus souvent, parfois même, aux moments les moins opportuns. Si elle devait lutter contre les réactions de son corps et de son cœur la journée, ce soir, elle brûlait peu à peu mais pour rien au monde, ne souhaitait éteindre cet incendie incontrôlable.

Castle, lui, sentait son érection atteindre son paroxysme. Les mains de sa femme étaient partout sur lui et la sensation qu'elles provoquaient, lui coupaient le souffle.

Ne tenant plus, son corps commençait à se mouvoir, son bassin se frottant à son bas ventre, en des mouvements à la fois lents et profonds. Il dictait un rythme que Kate approuvait par des gémissements à peine audibles, ses mains parcourant son corps, avides du contact avec sa peau.

Elle tira sur sa chemise pour y glisser ses mains sur son dos, le pressant encore et encore, contre elle.

- Oh babe … je te sens, souffla-elle, dans un profond gémissement, quand son érection évidente trouva un angle parfaitement ajusté à son propre sexe.

- Tu me rends dingue …

Il prit possession de sa bouche, lui arrachant une plainte amoureuse résonnant au fond de sa gorge. Son corps lui faisait l'amour même au travers de ses vêtements, il avait une féroce envie d'elle mais ne parvenait pas à se détacher suffisamment de sa femme pour retirer ces barrières de tissus, l'empêchant de s'unir à elle.

Kate, elle, ne trouvait pas davantage les ressources pour s'accorder le temps de se déshabiller et pourtant, sentait son corps hurler son envie.

Alors que Rick accentuait le rythme, elle se sentit perdre pied une fois encore. Son bassin se calquait au sien, la pression de son sexe contre le sien, sa tête tournait, ses mains s'enfonçaient, ses jambes le resserraient … plus fort, plus vite…

« Comment fait-il pour me faire me sentir comme ça ? »

- Rick … oh mon cœur … souffla-t-elle à bout de souffle, et à bout de force… attends… tu vas me faire jouir …

- Je t'ai à peine touché, provoqua-t-il sans arrêter un instant ses douces tortures

- A peine …répéta-t-elle lascive et féroce à la fois.

Elle sentit pourtant la main de son époux près de la ceinture de son pantalon, d'un geste trop lent pour elle, il le déboutonna, puis tenta d'y glisser la main. Elle l'entendait gémir contre elle, et cela l'excita encore plus.

- Rick … si tu me touches, je vais partir… lui dit-elle, en prenant les devants, connaissant que trop bien son corps et les réactions que les caresses et mouvements de son mari provoquaient en elle.

Sans répondre, il s'attaqua aux boutons de son propre pantalon, désireux de libérer son sexe, à l'étroit et douloureux.

Elle en profita pour glisser ses mains sous le tissu de son pantalon, savourant le contact de sa peau sur ses fesses, les parcourant jusqu'à atteindre le centre de son intimité.

Alors qu'il s'affairait à descendre le bas de sa femme, un bruit leur parvint dans la chambre que Sarah Grace occuperait cette nuit.

Aussitôt, ils se regardèrent et stoppèrent leurs gestes.

Excités, brûlants, fiévreux … mais pourtant attentifs aux besoins de la petite fille qu'ils gardaient cette nuit. Un réaction de parents.

Irréaliste. L'instant d'avant, ils étaient sur le point de se posséder, sans retenu, sans tabou, et une seconde plus tard, ils tendaient l'oreille pour s'assurer que la petite allait bien.

Un autre bruit. Sarah Grace était réveillée aucun doute.

- Elle pleure ? demanda Kate tout bas, brisant le silence qui avait remplacé leurs gémissements.

- Je ne sais pas, mais elle est réveillée… répondit-il en jetant un œil par-dessus son épaule.

- Je devrais y aller Rick … murmura-t-elle, lorsque les bruits recommencèrent.

- Tu veux que j'y aille ?

- Dans ton état mon cœur, il ne vaut mieux pas, lui sourit-elle, retrouvant un air taquin.

Joignant le geste à la parole, elle le caressa dans toute sa longueur sans vergogne jusqu'à lui arracher un râle de plaisir.

- Oh … tu as raison … définitivement…gémit-il tendrement.

Elle lui sourit amoureusement en l'embrassant d'un baiser bien plus chaste que les précédents. Rick se releva difficilement, tant la douloureuse pression de sexe était exacerbée. Elle se leva à son tour, en prenant appui sur son épaule. Elle lui fit face en passant ses deux mains autours de son cou en appuyant son front contre le sien.

- J'ai les jambes qui flageolent, sourit-elle, toujours habitée par le désir.

- Reviens vite, j'ai envie de toi… lui dit-il en posant ses mains sur ses hanches.

Ils tentaient tous deux de se maîtriser, mais affrontaient là, une nouvelle épreuve particulière dans leur vie de couple.

- Il va falloir s'habituer à ça mon cœur… si le petit tient de toi, on n'a pas fini d'être interrompu … il sera comme son père qui ne peut pas se passer de sa mère…

- Si le petit tient de moi, il saura à quel point son père a besoin de sa mère… de son corps… de ses mains… de ses lèvres… de ses …

- Doucement babe… l'arrêta-t-elle toujours émoustillée, je dois aller voir Sarah Grace, et quand elle sera à nouveau endormie, tu me diras exactement de quoi tu as besoin…


Une bonne quinzaine de minutes plus tard, Rick entendit Kate revenir à pas de loup dans le salon.

- Hey… tout va bien ? demanda-t-il doucement

- Elle s'est réveillée et elle s'est demandée où elle était … elle a du être perturbée de se réveiller dans un endroit inconnu, lui répondit-elle en s'asseyant à ses côtés...Je lui ai parlé pour essayer de la rassurer et elle m'a dit que j'étais gentille…elle m'a fait un câlin avant de se rendormir, continua-t-elle, en souriant, emplie d'un étrange sentiment de fierté.

Castle ne répondait pas, il était détendu et un sourire naquit lentement sur son visage. Kate se tut et le regarda, intriguée par le calme apparent et la chaleur qui irradiait de lui.

- Quoi ? demanda-t-elle enfin

- Tu es déjà une maman… lui répondit-il tendrement.

Elle le regarda à la fois étonnée et touchée par ce qu'il sous-entendait. Oui, d'une certaine façon, elle se sentait mère. Passer ces quelques minutes seule avec Sarah Grace, dans la douce intimité de cette chambre, bercée par la faible lueur les entourant, elle avait ressenti un instinct profond qui la guidait dans chacun de ses gestes, chacune de ses paroles.

Les yeux de la petite fille posés fixement sur elle, l'avait elle-même rassuré dans ce rôle de maman qu'elle aurait bientôt à assumer.

Elle lui sourit en prenant l'une de ses mains.

- J'ai aimé ça Castle… quand elle m'a sourit, quand elle a réclamé un câlin, il s'est passé quelque chose en moi, lui dit-elle dans un murmure, son visage baigné d'une chaleur nouvelle.

- Tu es déjà une maman Kate, répéta-t-il, tu vas être formidable avec notre bébé… lui dit-il, en adoration complète devant elle.

Elle le regarda et se laissa inonder par le bonheur et par la joie de simplement vivre.

Sa vie n'était pas de tout repos, mais son mari exerçait une sorte de magie sur elle : d'un regard, d'un geste, d'une parole, il imprimait en elle les sentiments les plus merveilleux.

Inconsciemment, elle se mordit légèrement la lèvre inférieure en lui répondant.

- Peut-être bien mon cœur … mais tu sais quoi ? dit-elle en le repoussant au fond du canapé pour qu'il s'y adosse, ce soir, je suis une femme, ta femme et je crois que mon mari devait me parler de ces besoins…

Elle s'installa sur ses genoux, en prenant ses lèvres en otage, tout en commençant à déboutonner sa chemise pour y glisser ses mains.


Prochain chapitre, le retour de Jackson avec des nouvelles sur l'enquête ;-)