Disclaimer : Les personnages de Bleach ne sont pas à moi, ils sont à Tite Kubo.

Couple : Grimmjow Jaggerjack & Ichigo Kurosaki, Uryuu Ishida & Ichigo Kurosaki, Ulquiorra Shiffer & Ichigo Kurosaki.

Note : Cette histoire est totalement inventée. A ne pas prendre au sérieux.


Remerciements :

Merci comme toujours à Trolocat pour son dur travail, sa patience et son soutient.

Merci à Angelyoru : Haha "connard à la mèche", tu m'as faite rire. T'es mignonne.

Merci à TsukiHara-chan : Pas grand chose à te dire cette fois. Hormis peut être que bah, le problème Hinamori, c'est pas pour maintenant... x) Il va encore falloir patienter pour ça. Mais y'a autre chose à la place. Alors régale toi !

Bonne lecture à toutes et à tous et encore merci.


Chapitre 44 : Poste en hauteur

Une nouvelle fois, je hoche la tête avant de lui sourire pour le rassurer. Je me sens encore libéré d'un poids. Et comme il l'a dit, nous rejoignons Kensei, Momo et Tia. Tout les trois posent sur moi un regard inquiet et semble être rassuré de mon état. La minute suivante nous quittons tous ensemble l'étage, en direction de l'ascenseur pour gagner le parking.

Je fronce les sourcils en relisant une nouvelle fois le document devant moi. La liste de compte que je tiens dans mes mains ne présente pourtant aucune faute mais un détail continue de me chiffonner. Dans un soupir las, je finis par la lancer sur le bureau sur lequel elle s'écrase et glisse avec une lenteur aérienne avant que je ne bascule dans le fauteuil coûteux en cuir dans lequel je suis installé.

D'une légère rotation, je me tourne vers le mur fait de baies vitrées pour observer la ville baignée de la lumière du soleil d'après-midi. Un instant, je retrouve un semblant de cohésion dans mes pensées avant qu'une nouvelle douleur crânienne ne me lance. Je plisse le nez en promenant un regard triste sur l'immense bureau dans lequel je me trouve. Celui qui appartenait auparavant à Grimmjow a été nettoyé et refait à neuf. Nouvelle peinture, nouveau sol, nouveaux meubles.

Tout pour effacer les traces de massacres qui se sont passés ici. Une semaine est passée depuis l'attaque et notre vengeance. Nous avons pris le temps d'enterrer et de rendre hommage à chaque homme et femme de Grimmjow aillant perdu la vie ce soir là. Et chaque jour, je prends le temps de me rendre dans le caveaux où nous avons placé les cendres de Matsumoto, Renji, Hisagi et Shinji. Chaque jour, après le travail, j'y apporte des fleurs, m'excusant auprès d'eux, et prie pour leur salut.

Après avoir jeté un coup d'œil à chacun des coussins de couleurs dans la pièce, posés ça et là dans les fauteuils et canapés et en rappel aux quatre morts qu'il y a eu dans la pièce, j'ouvre le tiroir laqué du bureau fait de verre et de bois et en sort une lettre. L'écriture manuscrite étalée dessus est toute en rondeur et féminine. Elle est pleine de bienveillance et de vie. Je peux presque voir le geste rapide et affirmé de la main qui a tracée les lettres. Je ramène le papier sur mes jambes que je croise pour le relire une nouvelle fois.

" Salut Ichigo !

Je sais que tu es toujours en vie. Je sais aussi, en partie tout du moins, ce qu'il t'ait arrivé. Renji et Shuuhei vont bientôt venir te chercher. Apparemment, Kensei, avec l'aide de Shinji, t'aurait retrouvé. Ça a été un véritable soulagement d'apprendre ça. J'aimerai tellement venir te chercher moi même. Pouvoir participer à ta libération... Mais non je suis assignée aux papiers et aux grands sourires. Tu savais que j'avais horreur de ça ? Sérieusement, la seule chose bénéfique dans mon boulot, c'est de pouvoir rencontrer du monde. Comme toi !

Je n'aurais pu me résoudre à me dire qu'un petit cul tel que le tien avait disparu de la surface de la terre. Après tout, ça la rend un peu plus belle. Il faudra que tu me donnes ton secret pour qu'il soit aussi rebondi. Parce que sérieusement il est a croquer."

J'étire un sourire en relisant ce passage. Cette femme... Décidément, elle n'avait aucun filtre. Pas même à l'écrit. "Tes fesses n'ont rien d'extraordinaires," émet Shirosaki pensivement.

"- Non, c'est vrai. Je ne sais pas pourquoi elle faisait autant une fixette dessus."

Je reporte mon attention sur les quelques lignes pour continuer ma relecture. Avoir ce morceau de papier me donne l'impression d'avoir encore une petite partie d'elle, même si je ne l'ai pas connu bien longtemps.

"Enfin, peu importe. Faut que tu reviennes. Certains des gars me demandent des cafés. Puis après il viennent se plaindre en me disant que ce n'est pas aussi bon que quand c'était toi. T'y crois à ça ?! Puis ils appellent après leur "petite fée du logis". Comme quoi quand t'étais là, c'était propre et rangé partout, blablabla... Comme si j'étais capable de faire ça moi.

Tu n'es pas resté très longtemps mais tu es vite devenu indispensable. Pour tout le monde. Et on attend tous ton retour.

Alors quoi qu'il advienne, Ichigo, bats toi. Bats toi autant que tu peux, de toutes tes forces. Relève toi quelque soit les tortures que t'aura fait ce taré, et reviens. Reviens nous tous. Reviens à Grimmjow. Tu lui manques affreusement tu sais ? Le patron n'a jamais été un adorable petit ange, étant plus un ours mal léché qu'autre chose. Mais depuis que tu n'es plus là, il est invivable. Et moi qui suis sa secrétaire direct, je peux te dire que je ne l'ai jamais vu comme ça. Un vrai calvaire. Alors s'il te plaît, je te le demande encore une fois, reviens.

Je suis sûre qu'avec ton retour, tout redeviendra comme avant. Je suis sûre que ça ira mieux. Et le patron arrêtera d'être enfin si désagréable, au moins parce que tu lui crieras dessus.

Quand j'y pense...

Ichigo, ça devrait être toi le patron. Celui qui veille et qui protège. Celui qui gère l'immeuble. Grimmjow est très doué mais je le vois plus comme PDG invisible qui gouverne son empire d'une main de fer que comme directeur de l'établissement. Non, ça, ça devrait être ton rôle. Comme c'était le rôle de ta mère.

Je dois retourner au travail. Il crie... encore...

On se revoit très vite.

Matsumoto."

Je termine ma lecture en passant un index pensif sur le prénom de la jeune femme et sa signature. Finalement, nous ne nous sommes jamais revu. Et tout ce que je peux faire pour elle, c'est essayer d'être à la hauteur de ses attentes.

Alors, d'un commun accord avec le bleuté, et comme elle l'avait écrit dans sa lettre, Grimmjow a annoncé mon retour dans le groupe à la tête de l'immeuble. Tandis que lui, après le coup dur que nous avons vécu, parcourt le pays pour effectuer des partenariats, trouver une nouvelle clientèle et agrandir le territoire.

La rumeur comme quoi nous avions liquidé Schiffer nous a permis de récupérer une importante partie du pays et pas mal de groupes se sont mis à travailler pour nous. "Travailler tu dis ? Ce sont des gangs pour la plupart, Ichi'." Je grimace à la remarque de Shiro'. Comme si je pouvais oublier que je fais partie d'un énorme groupe mafieux... Pourtant, je ne me sens pas monstre ou criminel pour autant.

Pas alors que je vois les groupes que je supervise empêcher la montée en puissances d'arnaqueurs ou de trafiquants en tout genre. Bien sûr, tous les aspect ne sont pas aussi beaux, car je n'ignore pas le marché de la drogue que nous tenons d'une main de maître, ou celui des contrefaçons. Mais en contrepartie, je suis soulagé de voir qu'une grande partie de nos revenus permet de financer la reconstruction d'un hôpital dans un quartier défavorisé, ou l'ouverture d'une école.

Et, si pour permettre nos dons fait à la ville anonymement, il faut passer par là, alors je le ferais sans rechigner. D'autant plus quand je découvre chaque jour une nouvelle preuve que nos mères, à Grimmjow et moi, faisaient la même chose quelques années plus tôt. "Je me demande si elles s'envoyaient toutes les deux, elles aussi." Je soupire de lassitude à la remarqué déplacée. Toujours le même. Si seulement il pouvait prendre un peu exemple sur Zangetsu.

Le bruit de la porte qui se referme me tire de mes pensées et me fait relever la tête. Je n'ai pas besoin de regarder pour savoir qui c'est. J'ai reconnu la démarche, bien que discrète, qui s'approche de moi. Je repose la lettre sur le bureau quand je sens le siège être tiré pour me faire pivoter.

Immédiatement, je sens mes lèvres être capturées par d'autres, et je réponds avec douceur. L'odeur de cigarettes et d'eau de Cologne du bleuté m'envahit et me transporte. Quand nous nous séparons, je plante mon regard dans le sien et nous nous fixons une seconde en silence. Puis ma main s'élève dans les airs pour venir attraper la cravate bordeaux retenue et cachée par le veston gris qui accompagne le pantalon et la veste. Veste ayant déjà fini lancée sur le canapé qui orne la pièce.

Je tire une nouvelle fois le bleuté à mes lèvres pour un baiser. Ce n'est pas le premier, loin de là. Et pourtant, celui-ci à quelque chose de totalement nouveau. Je ne peux qu'être étonné de la douceur avec laquelle nos lèvres s'effleurent. Nous restons là, immobiles et respirant le même air, pendant quelques instants. Puis Grimmjow semble prendre une décision et il presse sa bouche plus fermement contre la mienne. Ma réaction est immédiate et je penche la tête sur le côté, augmentant la surface de contact entre nous. Je glisse mes doigts dans ses cheveux à la base de sa nuque pour le maintenir contre moi plus longtemps. Juste un peu plus longtemps.

Je laisse ensuite ma main remonter le long de son bras jusqu'à la poser à la jonction entre son cou et son épaule. Dans le même temps, je passe ma langue sur ses lèvres et je le sens réagir en attrapant le tissu de ma chemise, au niveau de mon ventre.

Un soupir m'échappe et je repasse ma langue avec un peu plus d'insistance. C'est lorsque je la retire, me reculant légèrement, que je sens les lèvres de Grimmjow s'entrouvrir légèrement. Finalement, c'est lui qui comble de nouveau la distance et quand sa langue passe l'entrée de ma bouche, je l'accueille avec bonheur. J'apprécie sentir le contact entre nos deux muscles. La chaleur de sa langue qui semble réchauffer la mienne alors qu'elle la caresse avec lenteur.

Sans jamais séparer nos lèvres, je me redresse pour me mettre debout face au bleuté qui pose sa deuxième main sur ma hanche tandis que je noue mes bras autour de sa nuque. Puis lentement, suivant ses pas alors qu'il recule, nous nous déplaçons dans la pièce jusqu'au canapé sur lequel je le pousse autant que je l'accompagne. Le bleuté, devant moi, se laisse faire, sa main quittant mon torse pour s'appuyer sur le cuir blanc et guider sa descente. Et lorsque je me stoppe à quelques centimètres au dessus de lui, il se sert de sa prise sur ma taille pour m'attirer à lui jusqu'à ce que je me retrouve assis à cheval sur ses genoux.

Mais même là, ça ne semble pas assez car je sens ses mains glisser dans le creux de mon dos pour m'attirer encore d'avantage, jusqu'à ce que nos corps soient pressés l'un contre l'autre, tandis que je resserre ma prise autour de sa nuque. Une de mes mains s'agrippe à son veston au niveau de ses omoplates tandis que l'autre se perd dans ses cheveux bleus qu'elle empoigne avec douceur.

Nous grognons tous les deux quand nos corps se pressent l'un contre l'autre et ce n'est qu'au dernier moment que je m'empêche de rouler des hanches pour augmenter la pression de nos entrejambes. Grimmjow semble avoir le même problème si j'en crois la manière dont il contracte certains de ses muscles. Je sépare nos lèvres, le souffle rendu plus rapide et me manquant légèrement, tandis qu'un grognement de reproche du bleuté s'élève dans la pièce. En guise de vengeance, il fond dans mon cou pour déposer une série de baisers le long de mon cou.

Un petit rire franchit mes lèvres à la chatouille provoquée par son souffle et sa langue passant sur la peau sensible sous mon oreille, avant que je ne prenne son visage entre mes mains pour le remonter vers le mien et prendre à nouveau ses lèvres. Puis je dévie légèrement pour déposer une pluie de baiser papillon sur ses joues, sa mâchoire avant de me pencher vers son cou.

Mes mains glissent entre nos deux corps, caressant son torse par dessus le vêtement lisse et soyeux que je déboutonne rapidement. Sa peau est salée avec un léger goût de tabac. Pourtant en dessous, je découvre la sensation d'attraction d'un félin sauvage qui vous a désigné pour proie. Comme un cerf figé devant les phares d'une voiture. Je devrais probablement avoir peur, mais au contraire, au creux des bras du bleuté, j'ai encore une fois l'impression d'être chez moi. Comme si ma place n'était nulle part ailleurs qu'ici.

Est-ce parce que Grimmjow faisait partie de mon enfance ? Ou parce que … Mais la main qui glisse dans mon dos, le long de ma colonne vertébrale et dont la chaleur se diffuse même à travers ma chemise, me fait tout oublier. Quand elle atteint ma nuque, les doigts du bleuté se glissent dans mes mèches pour me guider à ses lèvres et je ne songe même pas à résister.

Cette fois, Grimmjow ne perd pas de temps et glisse immédiatement sa langue dans ma bouche. Je laisse mes mains errer sur le corps devant moi, tout abandonné au baiser. Mais peu importe la parcelle que j'arrive à atteindre, je ne sens jamais rien d'autre que du tissu sous mes doigts. Un grognement de frustration m'échappe et le corps du bleuté se secoue légèrement. Ça le fait rire.

"- Un problème, Ichi' ?"

Je grogne une nouvelle fois en enfouissant mon visage dans son cou pour apposer la marque de mes dents sur la peau halée. Une nouvelle fois, je glisse mes mains entre nos corps. Mais alors que j'entreprends de déboutonner la chemise blanche de Grimmjow, deux coups résonnent à la porte.

Dans un soupir, grognement ou gémissement, quoi que fut ce son de frustration, ma tête tombe lourdement sur l'épaule du bleuté qui ricane une nouvelle fois. Il chuchote un petit "c'est ça d'être l'patron" qui lui vaut un regard assassin de ma part. Mais je ne me détache pas de lui pour autant. A la place j'inspire pour ensuite m'exclamer fortement afin d'être entendu de l'autre coté de la porte.

"- C'est pour quoi ?!"

Mon soudain volume fait grimacer Grimmjow qui recule de surprise en fronçant les sourcils avant de me jeter un regard de reproche dont je ne tiens pas compte. Bien fait, ça lui apprendra à se moquer de moi. "T'es sadique". Oui, Shirosaki a raison. Mais à cet instant, le sadisme est agréable et j'étire un sourire fière.

De l'autre coté de la porte, j'entends un vague "Je viens faire mon rapport" avant que je ne réponde un "plus tard" sur le même ton que précédemment. Deuxième regard de reproche auquel je réponds par un grand sourire plein de dents et hypocrites.

"- Arrête d'gueuler.

- Fais moi taire."

"Oh, tu devrais pas lui dire des trucs comme ça." L'avertissement de la voix rieuse dans ma tête sonne creux tandis que je vois les pupilles bleus devant moi se dilater. Je n'arrive pas vraiment à comprendre toutes les nuances qui les habitent à cet instant, mais je reconnais facilement le désir qui fait briller le turquoise aussi puissamment qu'une eau des caraïbes sous le grand soleil. Tout comme je sens parfaitement la bosse qui enfle soudainement contre mon entre-jambe et qui rend en quelques secondes le pantalon de costume gris du bleuté trop serré.

C'est sans prévenir que Grimmjow bascule alors en arrière, enfonçant son dos dans le dossier du canapé tandis qu'il retire sa cravate d'un doigt autour du nœud. Je remarque que l'autre a glissée sur ma taille jusqu'à ma ceinture et s'évertue à retirer ma chemise de mon pantalon en tirant dessus. L'instant d'après, la cravate glisse au sol et la même main s'attelle à déboucler la ceinture du bleuté pour finalement ouvrir bouton et braguette. Un soupir franchit ses lèvres quand la pression diminue et j'étire un sourire de satisfaction.

"- Tu d'vrais pas m'dire des choses comme ça, Ichi'. J'pourrais t'prendre au mot."

Mon sourire s'élargit tandis que je penche la tête sur le coté avec un air joueur. Je regarde mes doigts glisser sur le torse encore recouvert de la chemise, à présent plus si lisse que ça, du bleuté. Lorsque mes doigts atteignent la ceinture, je finis de retirer la languette de cuir de la boucle avec des gestes lents. Le bleuté a soudainement arrêté de bouger ou de parler. Il semble complètement suspendu à mes gestes. Alors, taquin, je fais remonter mes mains, déboutonnant un à un avec une lenteur toujours plus grande les boutons de sa chemise, jusqu'à finalement arriver en haut. C'est alors que je glisse mes doigts sous le tissu pour l'écarter lentement avant de poser mes mains à plat sur ses pectoraux.

J'y prends appui pour me pencher vers lui jusqu'à venir frôler ses lèvres des miennes. Pourtant, je n'engage pas vraiment un baiser, et à chaque fois que Grimmjow avance, même d'un micro millimètre pour approfondir le contact, je recule pour garder la même distance. Je joue avec ses nerfs, respirant une nouvelle fois le même air que lui, pendant de longues secondes. Jusqu'à ce qu'un puissant grognement monte de sa cage thoracique tandis qu'il empoigne ma nuque pour plaquer brutalement ses lèvres contre les miennes.

J'étire un sourire de fierté et d'amusement dans le baiser, tandis que mon corps s'enflamme complètement de le voir agir de cette manière. C'est à son tour de retirer les couches de tissu, et je sens ses doigts sur mon torse. Mais ses mains sont empressées, hâtives, presque fébrile, tandis qu'il déboutonne ma chemise. Et je le laisse faire, même quand il manque d'en arracher un ou deux, ou encore quand il tire sur mes manches pour me l'ôter complètement.

Puis une nouvelle fois, ses bras solides et agréablement dessinés se nouent autour de mon corps quand il se penche en avant. Sa bouche se perd sur mon torse et quand ses dents entrent en contact avec l'un de mes tétons, je me cambre vers lui dans un soupir. Une nouvelle fois, mes doigts se perdent dans ses cheveux, encouragement muet pour qu'il continue. Partout où sa langue et ses lèvres passent, j'ai l'impression de prendre feu. Et comme si ma vie en dépendait, je m'accroche à lui, pour que jamais nos corps ne soient séparés.

Quand son visage s'écarte de mon torse, ce n'est que pour que je puisse ravir ses lèvres comme un affamé. Je parviens à lui retirer sa chemise, dans des gestes chaotiques et maladroits, mais elle parvient tout de même à rejoindre la mienne au sol avant que les mains brûlantes de Grimmjow ne reviennent sur mon corps.

Et lascivement, comme possédé par un quelconque envoûtement, je me mets à onduler contre lui, frottant encore et encore nos corps l'un contre l'autre. Sentir le désir monter en moi et se transformer en vague de plaisir quand nos deux érections, encore emprisonnées par le tissu, se pressent l'une contre l'autre. Mais la pression du bleuté se relâche légèrement et il pose ses mains sur mes hanches pour m'immobiliser. Entre deux baisers, la voix haletante de Grimmjow me parvient, rauque et emprunte de plaisir :

"- Stop, Ichi'. Attends."

Mais je ne me calme pas vraiment. Au contraire. Je resserre ma poigne pour bloquer toute tentative d'éloignement tandis que je lui lance un regard à la fois désapprobateur et interrogatif. Devant moi, Grimmjow prend le temps d'inspirer pour se calmer avant d'avaler sa salive sans que nos regards ne se détachent l'un de l'autre. Et je m'impatiente de cette immobilité. Alors pour me faire comprendre, je fronce les sourcils avant de pousser un grognement en me rapprochant de lui. Mais une nouvelle fois, Grimmjow me retient et m'éloigne légèrement. Juste assez pour poser son front contre le mien tandis que sa main monte dans mes mèches.

"- T'préfères pas avoir ma main autour d'ta queue, plutôt qu'ce boxer ?"

J'avale difficilement, pas tout à fait sûr d'avoir bien compris. Il me faut plusieurs secondes pour réaliser. Puis une fois fait, aussi vite que le flash d'un éclair, je me détache de lui pour me relever et entreprends déjà de retirer le reste de mes vêtements. Mes chaussures volent dans la pièces tandis que Grimmjow se tortille devant moi, encore assis sur le canapé, pour retirer les siennes. Je termine de faire glisser pantalon et boxer le long de mes jambes que Grimmjow, à présent debout devant moi, descend tout juste les siens.

Je n'attends pas qu'il ait fini et d'une main impérieuse, je le pousse à nouveau dans le canapé pour venir me réinstaller au dessus de lui. Il atterrit dans un souffle et me laisse me réinstaller, probablement conscient que je n'attendrai pas plus. Ses mains glissent sur mes cuisses quand nos lèvres se rejoignent une nouvelle fois pour un baiser.

A nouveau nos corps se pressent l'un contre l'autre et il étouffe un gémissement de plaisir qui franchit mes lèvres quand nos sexes entrent en contact. Immédiatement et comme promis, sa main se referme autour de nos membres pour entreprendre des vas et viens plaisants. Mais à sec de cette manière, la friction n'est pas la plus agréable. Pourtant je ne bouge pas changer ça. Et quand le bleuté se détache, lui, mon visage migre dans son cou pour déposer baisers et morsures.

Je le sens bouger contre moi. Il se penche sur le coté jusque vers sa veste, mais je ne cherche pas vraiment à savoir ce qu'il fait. Je me détache de lui et glisse à genoux entre ses jambes. Puis sans prévenir, ma bouche se referme sur son membre et j'entends un juron retentir dans la pièce tandis que le corps musclé face à moi se fige. Quand je rouvre et relève les yeux, c'est pour découvrir le bleuté, les yeux rivés sur moi, les pupilles tellement dilatées que le bleu les a presque totalement désertées.

Je l'entends grogner et un soupir de satisfaction mais aussi de plaisir m'échappe quand sa large main se perd dans mes mèches enflammées pour en empoigner et tirer quelques unes. Je le laisse me guider, m'imposer son rythme, me gorgeant des sons qui franchissent ses lèvres, de la manière dont son ventre se contracte sous le plaisir, celle dont il ferme les yeux en se sentant partir avant de se forcer à les rouvrir, ou encore dont il se mord et s'humecte les lèvres quand ma langue passe à un endroit stratégique.

"- Bon sang, Ichi'."

Il grogne une seconde fois quand ma langue fait le tour de son gland. Il est proche de l'orgasme. Je peux le sentir dans la manière dont est contracté son corps. Mais avant que je n'ai pu le mener à la jouissance, il tire sur mes cheveux pour me stopper et se penche en avant quand sa deuxième main vient saisir mon menton pour me relever la tête vers lui. Il me gratifie d'un baiser passionné que j'accepte avec dévotion avant de se détacher de moi. Son pouce vient essuyer mes lèvres et je pousse un gémissement de dépit, avec une seule idée en tête, continuer ce que je faisais.

Mais Grimmjow scelle nos lèvres une nouvelle fois, comme pour m'intimer au silence, puis il me tire à lui pour me faire me relever. Une nouvelle fois, il me fait me rasseoir sur ses cuisses. Et sa main s'enroule autour de nos deux sexes. Je gémis brusquement. Immédiatement mes mains retrouvent leurs places sur son corps et je m'accroche à lui.

Le rythme des vas et viens se fait frénétique et il lui suffit de quelques mouvements pour que je me fige, tous mes muscles se contractant sous l'effet de mon orgasme. Le gémissement rauque qui franchit mes lèvres et qui se répercute contre le cou du bleuté suffit à déclencher le sien et je sens la chaleur de sa semence glisser de nos sexe, sa main, et se mélanger à la mienne. Il savoure son plaisir autant que moi, n'arrêtant le mouvement de sa main que lorsque la dernière petite goutte quitte son corps.

Le regard de l'un perdu dans celui de l'autre, fronts contre fronts, nous reprenons lentement notre respiration. Nous échangeons un nouveau baiser, dénué de toute tension sexuel cette fois, avant de nous sourire. Puis, pour une raison inexpliqué, le corps du bleuté est secoué d'un petit rire.

Je me redresse et hausse un sourcil dans un questionnement muet. Mais au lieu de me répondre, il entoure ma taille d'un bras et se laisse glisser sur le coté jusqu'à finir allongé dans le canapé. Si il ne me tenait pas fermement contre lui, je serai déjà les fesses par terre. Pourtant, là, je prends le temps de me positionner correctement contre lui avant de me redresser sur mes bras, prenant appui sur son torse. Le regard turquoise vogue lentement sur le plafond avant qu'il ne rigole une nouvelle fois.

"- Tu vas me dire ce qu'il t'arrive ?"

Ma question lui fait étirer un large sourire et il me jette un regard joueur. Sa main dans mon dos trace des petits arabesques qui me détendent avec douceur.

"- On vient d'faire des trucs cochons dans l'bureau du patron."

C'est à mon tour d'étirer un sourire et de ricaner en promenant un regard sur la pièce par dessus mon épaule.

"- Ouais. On va se faire virer tu crois ?"

Nouveau rire. Et je songe en reportant mon regard sur le bleuté, que je pourrais tuer si ça m'assurait de l'entendre encore.

"- Nan, pas d'risque. J'suis presque sûr qu'il s'en tape, me répond-t-il en fixant le plafond une seconde de plus avant de planter ses yeux dans les miens. Il est plutôt cool comme patron en plus d'être sexy."

Une nouvelle fois, je rigole en me penchant sur lui pour échanger un nouveau baiser. Au final, le doute me vient, parle t-il de lui ? Ou de moi ? Car je suis le propriétaire de ce bureau. Mais Grimmjow reste mon patron d'une certaine manière. "On peut dire que t'as eu une promotion parce que t'es passé sous le bureau." La remarque de Shirosaki me fait froncer les sourcils et je me détache de Grimmjow, rompant un baiser, pour grogner un "ferme là".

Mais alors que je me penche de nouveau pour sceller nos lèvres, Grimmjow se recule et hausse un sourcils.

"-Qu'est-ce qu'il dit ?"

Je grimace en promenant mes doigts sur le torse de statue grec sous moi, traçant le contour de chaque muscle. J'apprécie de pouvoir lui dire ce qu'elles racontent, autant que ça me chagrine d'avoir ces voix dans ma tête.

"- Que c'est parce que je suis passé sous le bureau que j'ai eu cette promotion."

Le rire du bleuté s'élève à nouveau et il fourrage mes cheveux avant de se redresser pour se lever. L'instant câlin est visiblement terminé. Je le regarde tirer un mouchoir de la boite à kleenex sur mon bureau pour s'essuyer avant de réajuster ses vêtements. Puis alors qu'il s'appuie sur le meuble, remettant sa ceinture, il me jette un regard amusé.

"- Il a pas tort dans un sens. Mais l'truc, c'est qu'maint'nant c'ton bureau. C'est toi l'patron ici. Et c'pas vraiment moi qu'en ai eu l'idée. "

Je me pince les lèvres à ses mots avant de me relever à mon tour et de m'approcher de lui pour venir prendre un mouchoir près de la lettre encore en évidence sur la surface en verre. Je prends le temps de m'essuyer avant d'aller jeter le mouchoir en même temps que celui du bleuté dans la poubelle.

"- Puis t'as d'ja pris tes aises, à t'balader à poil comme ça."

Je lui jette un regard en coin avant de sourire. Quand je repasse près de lui, il m'attire dans une étreinte possessive, mon dos reposant contre son torse. Sa bouche, qui glisse près de mon oreille, laisse échapper un souffle chaud.

"- Ni toi, ni moi, n'pouvons les décevoir Ichi'. Faut qu'on soit à la hauteur d'c'qu'ils espéraient pour nous, pour l'groupe."

Je hoche la tête en fermant les yeux. Mes doigts se nouent à ceux deux bleutés, placés sur mes hanches, tandis que je place mes bras en croix. Je profite des quelques secondes de calme de cet instant avant de déposer un baiser sur sa joue. Puis je me détache de lui pour aller me rhabiller.


C'était le chapitre 44. J'espère qu'il vous aura plus comme toujours.

Je tiens à remercier Trolocat encore une fois pour son travail et son soutient.

A bientôt pour la suite les amis.