Chapitre 308 : John Watson (Le 1er novembre 1889)
Le lendemain, Hélène revint à Baker Street seule. Je terminais mon petit-déjeuner en compagnie de mon ancien colocataire et ami, Watson.
Ce dernier était passé me saluer durant sa tournée. Pour une fois, je m'abstins de lui faire part de mes déductions, à savoir que sa femme était une nouvelle fois de mauvaise humeur et qu'il en avait fait les frais, partant plus tôt et se passant de petit-déjeuner.
Ses chaussures n'avaient pas été cirées, son pantalon était froissé, le col de sa chemise aussi et sa cravate légèrement de travers. Jamais je ne l'avais vu aussi abattu, aussi pâle, hormis le jour où nous nous étions rencontré et qu'il était toujours convalescent.
La différence étant qu'il était atteint d'une autre maladie, celle du cœur, son épouse ayant changé de caractère depuis qu'elle avait perdu un enfant et qu'elle n'arrivait pas à être enceinte une deuxième fois depuis lors.
Lorsqu'il la vit entrer, son visage s'éclaira un peu. Déposant sa serviette, il se leva et ouvrit ses bras tout en allant vers elle.
– Hélène, ma chère, la salua-t-il avec chaleur en la serrant brièvement dans ses bras. Comment vont les enfants ?
Entre temps, j'avais vu le regard d'Hélène détailler rapidement Watson de la tête aux pieds et constater la même chose que moi. Durant une seconde, j'avais vu son regard se voiler de tristesse en constatant l'état de Watson.
– Humeur maussade chez l'un comme chez l'autre, lui apprit-elle. L'aîné veut continuer ses études à Londres et la cadette, ainsi que moi, ne sommes pas d'accord. Alessandro non plus, entre autre.
– Plaît-il ? s'étonna Watson qui n'était au courant de rien.
S'asseyant à table en notre compagnie, Hélène lui conta en détail la conversation d'hier.
– Holmes, comment diable pouvez-vous dire non à ce garçon ? s'offusqua notre brave docteur. Si je pouvais, je le prendrais volontiers à la maison.
Trop tard pour se rattraper ! Watson se mordit les lèvres, conscient qu'il en avait trop dit.
– Oh, de toute façon, à quoi bon essayer de vous cacher ce que vous avez déjà dû déduire ? soupira-t-il en haussant les épaules de résignation. Je ne suis pas dupe non plus, Holmes.
Il se tourna vers moi et haussa les sourcils.
– Hum, fis-je sans m'avancer plus.
– Étonnant que vous ne m'ayez pas fait état de vos déductions lors de mon entrée, me dit-il en souriant chichement. D'habitude, vous ne pouvez pas résister au plaisir de m'étonner en étalant votre méthode.
– Il est des déductions que l'on se doit de garder pour soi, répondit Hélène à ma place.
– Je me doutais aussi que l'élève avait déduit les mêmes faits que son maître, fit Watson en haussant les épaules. La seule différence, c'est que l'élève est plus délicate que le maître.
– Sincèrement désolée d'avoir remarqué votre tenue négligée et votre air abattu, lui dit-elle en posant sa main sur la sienne.
Watson hocha la tête.
– Croyez-moi, si mon épouse allait mieux, et que nous…
Il hésita et ne termina pas sa phrase, baissant les yeux afin de nous masquer sa peine, bien que nous connaissions déjà leurs problèmes et la douleur de son épouse d'avoir perdu leur futur enfant. Son humeur s'en était assombrie et Watson en faisait les frais.
– Holmes, fit-il en toussotant, si je pouvais accueillir Louis chez nous, ce serait avec plaisir que je lui ouvrirais ma porte. Allons, ne vous faites pas prier et prenez le ici, à Baker Street !
Ce fut Hélène qui lui répondit :
– John, je ne puis blâmer Sherlock de ne pas vouloir prendre Louis à Baker Street.
– Holmes, un bon mouvement, m'enjoignit-il.
– Hors de question.
– Vous allez faire un malheureux, ajouta-t-il dans le but de me faire fléchir.
– Si j'accepte, je ferai trois malheureux, répliquais-je.
– Que…
– Hélène, Elizabeth et le comte. Diable, Watson, réfléchissez un peu.
– Il m'avait semblé comprendre que Louis et le comte n'étaient pas les meilleurs amis du monde, s'étonna Watson.
– Le problème ne se pose plus, fis-je en me levant et en me dirigeant vers la fenêtre.
– Sherlock adore résoudre les problèmes insolubles, expliqua Hélène à l'adresse de Watson.
– Heureux de l'apprendre, s'enthousiasma Watson. Ce garçon mérite une figure paternelle autre que la vôtre, Holmes.
– Tout à fait d'accord avec vous, Watson, répliquai-je avec un grand sourire, ce qui le déconcerta. Je ne suis pas un exemple pour lui. Raison de plus pour ne pas l'accepter ici.
– Bravo, John, ironisa Hélène. Si j'avais encore un mince espoir, ce dernier vient de disparaître.
– Hélène, quand bien même tu parviendrais à te passer de Louis durant six mois, ce qui, tu avoueras, ne sera pas aussi simple qu'il y paraît, que dire de Liza ? Sans son frère, elle est perdue. C'est à elle que je pense.
– L'impasse est totale, alors, marmonna Watson à notre place. Si vous acceptez Louis, vous faites de la peine à Elizabeth, et si vous refusez, c'est Louis que vous punissez.
Il resta en notre compagnie durant quelques minutes avant de s'éclipser.
Une fois parti, la porte de la cuisine de ma logeuse grinça lorsqu'elle s'ouvrit et les marches menant au meublé craquèrent. Un coup bref fut frappé sur le bois de la porte et une autre personne fit son entrée.
– Ciel, l'amant de ma femme, s'amusa le comte. Aurait-il envie de s'amuser à trois ?
– Diable, jamais je ne pourrai me débarrasser de vous autrement qu'en vous tuant ? ricanai-je tout en arborant un sourire mauvais. Où avais-tu donc la tête, Hélène, le jour où tu l'as épousé ?
– Sur mon épaule, fit l'Italien en s'esclaffant bruyamment.
– Il est drôle de naissance ou bien il a dû apprendre ? demandai-je à Hélène avec une pointe d'ironie.
Soupirant, elle nous répondit avec lassitude :
– Les enfants, maman est épuisée, alors taisez-vous !
L'après-midi, Hélène revint une fois de plus à Baker Street, sans son mari, mais avec le blondinet qui, exceptionnellement, avait la mine boudeuse. Restant silencieux, il se mit dans un coin et ouvrit son livre pour se plonger dans la lecture.
– Ce livre serait-il rédigé dans une langue que tu ne connais pas ? lui demandai-je.
– Non, il est en anglais et je n'ai plus de problème avec cette langue, fit-il en haussant les épaules.
– Vu que tu relisais pour la cinquième fois la même ligne, je le pensais rédigé dans une langue hermétique à ta compréhension.
Fermant le livre, il le posa sur la table.
– Sherlock, ta décision est vraiment prise, tu ne veux vraiment pas me laisser une chance ?
– Qui te dit que tu ne retrouveras pas les mêmes problèmes ici qu'en France ? lui demandai-je. Crois-tu que les écoliers anglais sont moins terribles que les français ?
– Je ne serai plus aussi naïf lors de mon arrivée, j'ai retenu la leçon, répondit-il ne faisant la grimace. De plus, ici, ils ne connaîtront pas ma famille, ni mes origines. Là bas, je suis un paria pour les enfants des bourgeois parce que je ne proviens pas de leur milieu et pour ceux qui viennent d'un milieu modeste, je suis un riche.
– Les enfants ne sont pas des anges, conclu Hélène.
Je haussai les épaules :
– La preuve que les problèmes que l'on a dans une école peuvent se reproduire dans une autre ou que l'on peut en découvrir des nouveaux.
Louis se rua sur l'accoudoir de mon fauteuil et s'y cramponna.
– Cela vaut la peine d'être essayé, non ? plaida-t-il. Je ne fais rien de bon dans mon école.
– As-tu vraiment envie de quitter ta famille ? lui demandais-je, feignant la surprise. Parce que tu me parles d'échanger une famille aimante et un agréable cadre de vie contre la solitude et une ville que tu n'aimes pas du tout.
Il baissa les yeux.
– Je sais, ce sera dur…
– Ici, pas de promenade à cheval, poursuivais-je mon travail de sape.
– Si, chez mon parrain, me contredit-il en hochant la tête de haut en bas. Il a des box, je peux même laisser Pharaon chez lui et le monter durant mes congés ou les dimanches.
– Et si il pleut ? lui demandai-je avec un petit sourire en coin.
– Il a une piste intérieure où il détend ses chevaux, m'expliqua-t-il, jamais à court d'arguments.
– Ne me dis pas que ton parrain n'a que ça à faire durant les jours où il ne travaille pas, grommelai-je. Comment feras-tu s'il n'est pas disponible suite à un procès qu'il doit préparer ou parce qu'il a d'autre projets ?
Ce fut tout sérieux qu'il me répondit :
– Oh, ce n'est pas grave, le professeur Stanford est d'accord de me prendre chez lui aussi. Je m'occuperai du classement et de ses recherches en bibliothèque avec lui et son secrétaire. Il m'a promis de me parler de l'Antiquité, de Rome, des Pharaons Egyptiens et de me prêter des livres qui traitent de ces sujets là.
– Lui en avais-tu déjà touché un mot ?
Rougissant légèrement, il baissa la tête et tourna son pied sur le plancher, gêné.
– Oui, lorsque l'idée de poursuivre mes études à Londres m'a effleuré, je me suis renseigné auprès de mon parrain et du professeur. J'aime bien l'Histoire, c'est instructif.
– Et bien, m'exclamai-je étonné.
Nous n'étions pas au bout de nos surprises. Louis se redressa, les yeux pétillants :
– Sans compter que son cuisinier a une formation de sommelier et qu'il veut bien m'apprendre une partie de ses recettes et m'expliquer ce que je dois savoir sur le divin breuvage, s'exclama-t-il aussi heureux que moi le jour où j'avais mis au point le réactif sanguin.
Sans qu'un seul de mes cils ne bronche, je poursuivis la discussion :
– Il m'avait semblé comprendre que le comte Trebaldi s'y connaissait en matière de cuisine et qu'il voulait t'apprendre, déclarai-je tout me frottant le menton. N'aimerais-tu pas que ce soit lui qui te forme ? Cela vous aiderait à mieux vous connaître. Ce serait bénéfique puisque maintenant tu ne le regarde plus comme un intrus. En ce qui concerne le vin, j'ai devant moi une grande consommatrice. Elle pourra t'expliquer tout ce que tu veux savoir sur le breuvage.
Hélène répliqua à ma pique par un petit sourire crispé tandis que Louis pouffait de rire.
– Rien ne m'empêchera d'expliquer ce que je sais à Alessandro, rétorqua-t-il, sûr de lui et reprenant son sérieux. Mais le cuisinier du professeur m'intéresse surtout parce qu'il est aussi un excellent pâtissier. C'est là que je veux apprendre. Son second cuisinier est spécialisé en cuisine asiatique et je sais que je pourrai épater Alessandro avec certaines préparations.
– Deux cuisiniers, sifflai-je, admiratif.
Le professeur n'était pas un homme sans ressources, je le savais, mais deux cuisiniers, là, on franchissait un autre cap.
– C'est un grand mangeur, nous confia Louis. Et pour apprendre ce qu'il faut savoir sur le vin, il vaut mieux demander à un ancien sommelier qu'à une personne qui se contente de le boire… C'est mon avenir !
– Par contre, pas de rat et pas de chat dans les cuisines, le prévins-je. Il y a une faille.
– Jack aurait pu rester ici, bougonna-t-il. Quant au chaton, madame Hudson n'était pas contre le fait de me le garder. Il est un peu fou mais il va se calmer.
– Ce garnement avait vraiment pensé à tout… formulai-je à voix haute. Il a même demandé à ma logeuse !
– Ce garnement veut surtout arrêter ses études à la fin de cette année scolaire ! fit Hélène en lui lançant un regard noir.
– J'irai en apprentissage dans un restaurant pour apprendre mon métier, s'empressa-t-il d'ajouter.
– Hors de question, fis-je, cassant. Tu finiras l'intégralité de ton cycle scolaire et tu obtiendras un diplôme. Ensuite, tu iras t'amuser dans les cuisines des restaurants si cela te chante.
– Hé ! se rebella-t-il.
– L'intégralité de tes études, jusqu'au bout, ordonnai-je sur un ton qui ne souffrait pas que l'on le contredise.
– Pourquoi ? bougonna-t-il.
– Pour que le jour où tu en auras marre de faire de la cuisine, tu puisses avoir un autre travail sans problème et faire vivre ta future famille, martelai-je sa poitrine de mon index.
– C'est ce que je lui ai dit, fit Hélène en levant les yeux au plafond. Mais monsieur Louis ne veut rien entendre !
– Alors, je suis mort ! gémit-il en s'affaissant. Toutes mes études dans cette école vont me mener à l'échec.
– Ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir tué, fis-je en fronçant mes sourcils. Et ôte cette étincelle de ton œil.
Il me regarda bêtement.
– Ne compte pas là-dessus pour t'en sortir, l'informai-je sur un ton sec. Ce n'est pas parce que tu seras en situation d'échec que nous te donnerons gain de cause. Tu mettras juste plus de temps à terminer tes études, à te marier et à avoir ton chez toi.
– Sadique ! s'étrangla-t-il en me regardant avec effroi.
Cela me fit ricaner et je répondis, sarcastiquement :
– Étrange tout de même que tu sois prêt à sacrifier une vie de famille pour venir vivre chez un sadique. Même ta sœur, tu la sacrifies.
– Tu crois que je n'y ai pas pensé, à ma sœur ? s'emporta-t-il, les larmes aux yeux. Je sais qu'elle va souffrir de ne plus me voir. C'est pour cela que j'avais pensé finir mon année scolaire ici, à Londres et revenir en France, ensuite, pour aller en apprentissage. Liza m'aurait manqué et c'était le cœur gros que je l'aurais quitté. Mais ce n'était que l'affaire de six mois… Et puis, je me doutais bien qu'Hélène allait venir de temps en temps à Londres, pour te dire bonjour, en compagnie de Liza. Je les aurais vues souvent…
Il soupira.
– Même Alessandro va devoir venir à Londres, ayant décroché un contrat pour livrer des chevaux…
Nouveau soupir.
– L'avantage c'est que durant mes enquêtes, je pourrai parler avec son rat, fis-je en m'adressant à Hélène, tout en cherchant ma pipe.
– Et en ce qui concerne les locataires un peu fou, madame Hudson a été à bonne école avec toi, ajouta-t-elle avec une pointe de malice. Ce n'est pas un chaton qui va la faire tourner en bourrique.
– Hein ? fit Louis avec étonnement.
– J'aurai même l'impression d'avoir toujours Watson à la maison, ricanai-je. Il ne voit pas ce qui lui crève les yeux et ne comprend rien à rien. Il ne lui manquera que la moustache.
– Et l'embonpoint, ajouta Hélène avec un petit sourire.
– Watson avait pris sept livres peu de temps après son mariage, mais il les a reperdues depuis…
Louis nous regarda, interloqué :
– Je rêve ou tu me veux bien, maintenant ?
– Qui a dit que je ne te voulais point ? m'étonnai-je, presque choqué, ma pipe en main.
Ouvrant grand ses yeux d'étonnement, il tourna la tête vivement de gauche à droite.
– Mais… Toi !
– Tu ne crois tout de même pas que j'allais te dire « oui » directement ? m'offusquai-je en me levant pour me diriger vers la cheminée. Il me fallait une bonne argumentation et surtout, une discussion avec ceux qui ont la charge de ton éducation.
Ne sachant plus à quels saints se vouer, Louis se massa les tempes.
– Donc, dès le départ, vous saviez déjà ce que vous alliez me répondre ? nous demanda-t-il, incrédule.
– Non, c'est ce matin que nous avons discuté, Hélène, le comte et moi, lui précisai-je en allumant ma pipe à l'aide d'un morceau de papier enflammé. Il me fallait être sûr que ce n'était pas une tocade de ta part. Tu avais pensé à tout, même à ta sœur, félicitations.
Il hurla sa joie et fit le tour du meublé en riant.
– Attention, tu commenceras en janvier, pas avant, le mis-je en garde. Tu devras donc retourner un mois dans ton ancienne école.
– Je m'en moque ! hurla-t-il en riant. Maintenant que je sais que je ne les verrai plus dans un mois, je me sens mieux. Ah, tu vas voir, Sherlock, je vais te faire de bons petits plats !
– Alors, tu t'es trompé d'adresse, lui répondis-je en tirant une bouffée de ma pipe. C'est chez Watson qu'il fallait aller vivre.
– S'il n'était pas marié à son dragon, ce serait avec plaisir, affirma l'enfant, ce qui nous fit tousser.
– Hem, n'as-tu rien d'autre à ajouter, mon garçon ?
– Si, répondit-il avec un grand sourire.
Il se dirigea vers Hélène et la serra dans ses bras en la remerciant. Puis, il se tourna vers moi et ouvrit ses bras, affichant sur sa face un sourire béat.
– Oublie ! lui déclarai-je d'une voix froide tout en m'asseyant dans le fauteuil.
S'esclaffant devant ma réaction, il se dirigea vers la table muni de la tasse vide d'Hélène afin de la resservir de thé.
En passant derrière moi, il me déposa un baiser sonore et rapide sur le haut de la tête.
– Merci, Sherlock !
– Ta sœur va me détester et m'en vouloir à mort, grognai-je pour masquer mon sourire. Sans parler du fait qu'elle risque de te bouder, jalouse qu'elle sera en apprenant que tu vas vivre six mois à Baker Street.
Tout en vidant du thé dans la tasse, il secoua sa tête, réfléchissant à mes paroles.
– Nous serons ses parias préférés, philosopha-t-il avec un pauvre sourire. Elle nous détestera, ne nous parlera plus durant quelques temps et en profitera pour se faire câliner par son papa chéri, gémissant qu'elle est malheureuse et que nous sommes trèèèès méchants, toi et moi et qu'Alessandro reste son papa préféré. Elle mourra d'envie de me poser des questions sur toi, mais ne pourra le faire puisqu'elle me boudera, ce qui l'ennuiera très fort. Vu qu'elle est curieuse, elle mettra sa mauvaise humeur sur le côté pour tout savoir sur toi. La boucle sera bouclée.
Hélène et moi éclatâmes de rire en même temps devant se portrait peu flatteur de Liza.
Ils s'en allèrent une heure plus tard, sortant par la porte dérobée du placard de ma chambre, Louis tout heureux à l'idée de changer d'école et de retrouver ses amis londoniens, mes « Irréguliers ».
Passant une main dans mes cheveux, je me demandai si ma fille n'allait pas trop m'en vouloir d'accueillir Louis chez moi durant six mois.
Dernier chapitre de l'année 2012 ! A vous revoir en 2013...
Bonne année et bonne santé 2013 ! A l'année prochaine.
