The bigger they are de LadyExcalibur2010
CHAPITRE 55
Quand tout est dit, quand tout est fait.
Nous pouvions prétendre que nous n'étions pas là pour avoir des relations sexuelles mais juste pour être seuls et au moins essayer de faire un peu de "tourisme". Ça semblait idiot de gaspiller notre temps. Au lieu de ça nous nous cachâmes, en quelque sorte, dans notre chambre. Nous commandâmes à manger vers quatorze heures, pour prendre quelques forces pour le deuxième round. Le troisième. Et le douzième. D'accord, douze était vraiment un peu trop optimiste.
Nous mangeâmes des crevettes frites et bûmes du vin. Je remis mon boxer et Bella enfila une petite robe rose qui était aussi sexy que sa nuisette. Nous parlâmes de différentes choses, des garçons, de son travail, de mes projets pour le bar. Ensuite nous sortîmes les restes devant la porte de la chambre et retournâmes au lit, bien sûr sans le boxer et sans la robe.
Nous ne fîmes pas l'amour à nouveau.
D'un accord tacite nous nous cajolâmes juste l'un l'autre. La télévision resta éteinte et j'eus le sentiment que nous ne l'allumerions pas de tout notre séjour. Nous apprécions trop le luxe simple d'avoir une vie privée durement gagnée pour la gaspiller avec quelque chose comme la télévision.
Avoir Bella blottie contre moi devait être mon deuxième sentiment préféré au monde. Mon premier étant d'être en elle mais être blottis l'un contre l'autre arrivait vraiment juste après. Je pouvais sentir toutes les meilleures parties d'elle pressées contre moi.
Nous avions liés nos doigts et fait toutes les petites choses romantiques que des amoureux sont censés faire. Je réalisai alors pourquoi toutes ces choses sont si répandues dans les films. C'est parce qu'elles nous font nous sentir bien et je voulais la toucher et l'embrasser et lui murmurer de petits riens doux et la faire rire ou haleter ou la laisser me regarder, ce qui me laisserait voir à quel point elle aimait ce que je lui disais.
"Bon il semblerait que tu te sois trompée, tu sais," dis-je.
"A quel sujet?"
Je lui souris. "Bon aucun des garçons n'est tombé malade, tu n'as pas fait d'intoxication alimentaire et je n'ai pas vomi non plus," je l'embrassai. "Et pas d'attaque d'alien à signaler."
Elle haussa les épaules. "Je me suis assurée de tout ça quand j'ai décidé que nous le ferions avant ce week-end," elle parut vraiment sûre d'elle.
"Tu l'as fait," demandai-je. "Et en quoi c'est différent de tout prévoir dans le moindre détail, je te prie? Tu ne m'as pas du tout demandé mon avis et maintenant tu débites sur comment le faire."
"C'est différent parce que je l'ai dit, pas toi!" expliqua-t-elle gentiment avec un petit sourire.
"Il me semble qu'il y a là un peu deux poids, deux mesures," me plaignis-je.
"Ouais," répondit-elle sans hésitation. "C'est vrai."
"Ça n'est pas très juste," lui fis-je remarquer.
Elle roula des yeux. "Tu es un grand garçon. Tu sais bien que la vie n'est pas toujours juste."
Je considérai ça puis fut distrait quand Bella commença à tracer un chemin de baisers sur mon torse, puis vers le bas...
Je décidai que je pouvais vivre avec deux poids deux mesures.
Nous étions vautrés dans le lit. Je pus presque respirer à nouveau, ce qui était un progrès. Bella était couchée sur moi avec un sourire très satisfait sur le visage. Ouais elle avait réussi à me faire supplier. J'avais honte de le reconnaitre.
Nos mains étaient liées alors que j''essayai de reprendre le contrôle des battements de mon cœur. "Sacrée femme," marmonnai-je. "Essaierais-tu de me tuer?"
Je plaisantai à moitié.
"Bien sûr que non," répondit-elle. "Au moins pas encore. J'essaie de profiter et même d'abuser de toi d'abord."
"Bon à savoir." Je me blottis contre elle. "On ne peut pas dire que ce soit une mauvaise façon de partir."
"Hmmm..." Elle respira puis embrassa ma gorge. Elle aimait lécher ma pomme d'Adam.
Nous restâmes tranquilles un bon moment, profitant en quelque sorte de la paix et de la tranquillité. Finalement elle glissa contre moi et je me dis qu'elle allait à la salle de bain. J'allais apprendre à mieux connaitre ses habitudes. Au lieu de ça elle se racla la gorge et soupira.
"Qu'y a-t-il?" demandai-je.
"Rien. Je voulais juste te parler de..." Sa voix faiblit et je sus que j'allais devoir l'encourager à parler. C'était soit ça soit se servir de ce fameux pied de biche dont son frère m'avait parlé mais je voulais que ce soit doux et facile.
"Tu sais tu peux me parler de tout ce que tu veux," dis-je. "Bon je suppose qu'il y a des limites mais je ne les connais pas moi-même. Mais je peux imaginer qu'elles sont loin et rares."
Elle rit et cacha son visage dans ma poitrine. Ah Bella.
"Bella?" murmurai-je.
"Ouais?"
"J'attends," lui rappelai-je.
"Je sais," dit-elle en soupirant. "Laisse-moi juste organiser mes pensées, d'accord?"
Nous retombâmes dans le silence mais celui-là était impatient plutôt que confortable. "D'accord," dit-elle enfin doucement. "Je suis prête."
"Merci mon Dieu," marmonnai-je.
Elle se releva et fit reposer ses bras sur ma poitrine et son menton sur ses bras, puis elle me fixa. "Bon..." Elle prit une profonde inspiration. "D'abord laisse-moi commencer en disant que je ne suis pas en train de te pousser, c'est bien d'accord?"
"D'accord..." dis-je avec prudence.
Elle grimaça à mon intonation qui j'en étais sûr était méfiante. "Alors maintenant qui n'a pas du tout la bonne expression?" chuchota-t-elle.
"Baby?" Je fis passer une mèche de ses cheveux derrière son oreille. "Allez dis-le, tu sais, comme je le fais." Elle sourit.
"Bien, je me demandais à combien de temps tu pensais pour cette chose concernant le mariage."
"Oh," dis-je. Une partie de moi s'attendait à ce qu'elle me parle plutôt du mot en B. C'était une bonne surprise. Je n'étais pas encore tout à fait sûr de ce que je voulais en matière de bébé. Mais le mariage? J'étais absolument sûr pour cette lettre de l'alphabet. J'y avais même bien réfléchi ce qui signifiait que pour une fois, j'avais une réponse toute prête. "Bon," commençai-je. "Je finis l'armée au mois d'avril et j'aimerai bien être libéré de cette obligation quand nous nous marierons. Je me sentirais mieux en sachant que c'est fait."
Elle hocha la tête. "Ouais, j'aimerai ça aussi."
"Alors avec cette contrainte je dirai n'importe quand après que ce soit définitif."
"L'école finit début juin," murmura-t-elle. "Ce serait plus facile de se marier lorsque l'école sera finie."
"Oui mais je ne veux pas attendre longtemps après ça," dis-je. "Honnêtement si nous voulons nous mettre ensemble et tout ça, il serait préférable d'avoir tout l'été pour rendre cela possible."
Elle sourit timidement et hocha la tête. Bella n'est pas souvent timide mais quand elle l'est elle est vraiment adorable. Je ne pus m'empêcher de l'embrasser encore.
"Alors peut-être mi-juin?" demanda-t-elle.
J'acquiesçai. "Ouais, ça me parait bien," je lui fis un clin d'œil. "Très traditionnel."
Elle rit et embrassa mon mamelon puis le mordilla. D'accord... le chaton sexy était de retour. Ma tête continua à tourner mais au moins je ne m'ennuyais jamais. "Bon la date est arrêtée," dit-elle. Ensuite elle me regarda longuement de derrière ses longs cils. "A quel genre de mariage penses-tu?"
Ça me faisait faire une pause. Je savais ce que je préfèrerai mais que voulait-elle, elle? Son premier mariage avait été très traditionnel mais pas vraiment grand. Mac n'avait pas de famille et celle de Bella n'était pas trop grande. En même temps être militaire signifiait toujours avoir une grande famille. Ça ne m'aidait pas vraiment là.
Elle roula des yeux. "Dis-moi juste ce que tu penses et ensuite je te dirai ce que j'en pense. Et si nous idées sont vraiment opposées et bien nous n'aurons qu'à faire ..."
"Des compromis?" suggérai-je avec un sourire.
"Diable non, je pensais jouer à Twister nus ou autre chose."
"Twister?"
"Ou ciseau papier caillou nus .. peu importe."
"Je vois un exemple ici," fis-je observer.
"Oui je suppose qu'il y en a un," admit-elle avec un petit sourire.
Bon si nous commencions à parler de jeux nus ça n'allait plus. "Je veux une centaine de personnes et je veux que notre mariage fasse les nouvelles," plaisantai-je. J'étais près à tout pour faire des jeux nus tous les jours. Et je serai heureux de perdre.
"Moi aussi," dit-elle impassible. "Donc on fait ça. Mariage énorme ostentatoire, d'accord?"
"Exactement," admis-je. "Juste ce dont j'ai toujours rêvé."
Elle rigola et cacha son visage. "D'accord, je te promets, un jour nous jouerons à Twister nus, mais bon vraiment que veux-tu?"
Je pris une profonde inspiration. "Quelque chose de traditionnel," dis-je. "Pas trop grand, nos familles et nos amis proches." J'avais pensé à tout ça. "Bien que je sois sûr que quelques gars de la base voudraient bien être invités."
"Et si tu ouvres un bar, ils seront ta cible de clientèle, tu ne dois pas les négliger," suggéra-t-elle. "Alors oui je peux voir que nous avons un tas de camarades là-bas."
"Ce qui ne signifie pas une foule énorme," soulignai-je.
"Génial nos idées s'accordent," dit-elle. Puis elle bouda. "Alors pas de twister nus je présume?" Puis elle rit à mon expression évidente de déception.
"Tu peux bien rire maintenant mais ne sois pas surprise de trouver un jeu de twister sous le sapin de Noël," l'avertis-je.
"Ne sois pas surpris quand j'arriverai chez toi avec mon imper et ton jeu, alors," rétorqua-t-elle.
Ma bite me fit un minuscule signe d'approbation à cette idée.
"Alors nous aurons un petit mariage mi-juin," résumai-je. "Merde, on est vachement bons pour ça baby." J'allais toujours lui faire ma proposition de façon traditionnelle et romantique. Mais je devais le faire lorsqu'elle s'y attendrait le moins. Je devais lui montrer qu'il n'y avait pas qu'elle qui avait des capacité ninja dans cette ville.
"Oui," admit-elle. "C'est vrai."
"Bon maintenant, il n'y a pas que de ça dont nous avons à discuter," lui rappelai-je.
"Quoi d'autre?"
"Euh... comment allons-nous nous installer?" Je n'étais pas bien sûr si c'était le moment d'embrayer sur le fameux mot en B, elle n'avait absolument rien dit depuis que Jake avait soulevé la question. Est-ce sa façon de me répondre en ne disant rien là dessus?
Elle fronça les sourcils pensive. "Ta maison a quatre chambres et une piscine," fit-elle observer. Ça m'avait parut être trop grand lorsque je l'avais achetée mais visiblement c'était le destin.
"Mais je sais que tu aimes ta maison," contrai-je. "Et ce n'est pas comme si j'allais avoir besoin d'une autre chambre. J'ai bien l'intention de dormir près de toi tous les soirs pour le reste de nos vies." Eh bien une fois que nous serons vraiment ensemble, corrigeai-je en pensée. Demain soir je serai seul à nouveau et ça craignait.
"Ouais mais tu as la piscine," insista-t-elle. "Les garçons me tueront pour ça ,"dit-elle.
"Bien, personne ne dit qu'il faut choisir l'une ou l'autre," dis-je. "Nous pouvons vendre les deux et en trouver une autre."
Elle y réfléchit pendant un moment puis secoua la tête. "Non le marché de l'immobilier n'est pas bon en ce moment. Nous aurions de la chance de pouvoir en vendre une... alors deux." Bella embrassa ma poitrine et fit reposer sa tête sur mon cœur, ses doigts caressant et tirant doucement mes poils. "Et en même temps si nous voulons ouvrir un bar, il faut que nous fassions attention à nos finances."
"Vrai," dis-je. Puis je ris. "Alors nous allons ouvrir un bar, hein?"
Elle hocha la tête. "Bon ouais ce sera ton bébé mais je veux aider le plus possible. Et puis j'ai tout mon été de libre alors quoique tu aies besoin que je fasse et bien je le ferai." Je la sentis sourire. "Nous sommes ensemble, Cullen. Il faut que tu t'y habitues."
Je jouai avec ses cheveux, les enroulant autour de mes doigts.
"Alors... ma maison ... sera notre maison?"
"Ouais," accepta-t-elle. Puis elle rit. "Alors nous devrons peut-être la piéger."
"Quoi?"
Elle se rapprocha et fit un petit sourire. "Bon tu ne l'as probablement jamais remarqué mais la première et la troisième marche en haut de l'escalier craquent fort." Elle ferma les yeux. "C'est mon dispositif de détection précoce pour savoir où sont les garçons."
"Oh..." J'y repensai. Et puis je me souvins de la fellation sur le canapé. "Ohhh..."
"Oui très pratique," remarqua-t-elle. "En général on ne l'entend pas parce qu'ils font énormément de bruit avec leurs gros pieds."
"Je me demande si tu pourrais ajouter des grincements dans mon escalier?"
"Tu peux toujours me le demander," suggéra-t-elle.
"Oui Madame."
Nous fûmes silencieux de nouveau. Il faisait de plus en plus sombre dehors. Je soupçonnai que nous allions à nouveau manger dans la chambre. Et ça me parut parfait en ce qui me concernait.
"Edward?" la voix de Bella était calme et endormie.
"Oui Baby?"
"Tu te souviens de ce que Jake nous a demandé?"
Jake nous demandait des choses sans arrêt alors le choix était large. Mais j'avais le sentiment que je savais de quelle question en particulier elle parlait. Je m'éclaircis la voix. Ouais ça s'était bien passé pour le mot en M. Mais maintenant il s'était changé en mot en B et je sentis mon estomac remonter dans ma gorge.
"Celle concernant le fait de savoir s'il serait toujours le plus jeune?" Je n'essayai même pas de jouer à être timide.
"Oui celle-là," répondit-elle.
"Oui je me souviens."
Il y eut une longue pause. "Et tu en penses quoi?" demanda-t-elle enfin.
"Des choses, ouais." C'était une réponse évasive et elle me fit savoir qu'elle avait compris avec un profond soupir et ses doigts pointus.
"Quel genre de choses?" m'invita-t-elle. Elle ne semblait plus du tout endormie à présent.
Je réfléchis. "Avant de te répondre, puis-je d'abord te dire..." Elle me regarda avec curiosité. "Bon oui j'y ai pensé et j'ai quelques idées." Ses lèvres se pincèrent. "Mais je ne veux pas que tu te sentes obligée ni dans un sens ni dans l'autre."
"Alors dis-moi juste ce que tu en penses et nous verrons si nous avons besoin d'abandonner l'idée du Twister nus ou non", suggéra-t-elle.
"Petite diablesse de tentatrice," l'accusai-je. "Maintenant tu essaies juste de me distraire."
"Non pas moi, je suis l'innocence incarnée."
"Les ennuis incarnés," ripostai-je.
"Peu importe," dit-elle avec désinvolture. Puis elle se décala de façon à pouvoir m'embrasser. Ce sujet de conversation difficile ne pouvait être allégé que par un baiser, je pouvais le dire. "Alors Cullen, dis-moi ce que tu en penses."
"Personne ne t'a jamais dit que tu étais lourde?"
"Si?"
Je grognai.
"Mais honnêtement, avec quatre qu'est-ce que ce serait un de plus?" demandai-je et elle sourit. "Mais je comprends que ce serait un plus gros fardeau pour toi que pour moi. Avoir un autre bébé... à ton âge..."
"Fais attention qui tu traites de vieux, monsieur," m'avertit-elle pour jouer.
"Tu comprends bien ce que je veux dire," dis-je gravement. "Je sais que la naissance de Jake a été éprouvante et je suppose que je m'inquiète que les choses ne se passent pas bien et que tu vives autre chose de triste dans ta vie. Et je ne veux pas de ça pour toi Bella. Je veux ne t'amener que de bonnes choses." Ça y était je lui avais montré ma plus grosse peur.
Elle resta silencieuse un bon moment et je pouvais presque voir la fumée sortir de ses oreilles tandis qu'elle réfléchissait vite et intensément sur le sujet. Je ne pus plus attendre. "Et toi qu'en penses-tu?"
Elle prit une profonde inspiration. "Bon tu sais que Jake a été un cadeau surprise." Je hochai la tête. "Mais une fois que j'ai accepté l'idée, j'étais très mais très heureuse d'avoir un autre bébé." Elle sourit gentiment. "J'ai toujours eu de la chance. Mes grossesses ont été faciles aussi bien physiquement qu'émotionnellement. La seule chose ennuyeuse c'est que j'étais constamment excitée."
Ça me fit rire, ça eut l'air de vraiment la contrarier. "Oh je pense que je peux gérer ça," la rassurai-je.
Bella roula des yeux. "Concentre-toi veux-tu?"
"J'essaie mais tu ne peux t'en prendre qu'à toi-même. Tu as dit excitée et tu es nue dans ce lit avec moi et c'est seulement naturel que ..." je secouai ma tête. "Je suis juste en train de dire..."
"Veux -tu entendre ce que j'en pense?" objecta-t-elle.
"Oui bien sûr que je veux," répondis-je. "Allez ... vas-y."
Elle fit un petit 'hum' pour me faire savoir qu'elle n'était pas vraiment convaincue de ma sincérité. "Eh bien, nous allons nous marier en juin, d'accord?" Je sentis un frisson me parcourir tandis qu'elle disait ces mots. "Et juste après ça je vais avoir trente-huit ans."
"Chérie j'aurai quarante ans en juin, donc je te bats encore."
"Oui je sais. Tu es vieux."
"Aïe. Ça fait mal baby."
"Je connais autre chose qui fait plus mal encore," me menaça-t-elle.
J'agitai mes sourcils. "Je suis sûr que j'aimerais ça."
Elle essaya de s'empêcher de rire mais n'y arriva pas. "Arrête un peu," me gronda-t-elle, me donnant une tape sur le torse.
"Oh oui baby!" criai-je en renversant la tête en arrière. "Oui comme ça! Frappe-moi encore. Fais-le baby. J'aime ça! J'ai été un vilain garçon."
Elle bougea et je crus qu'elle allait se lever alors je la ramenai vers moi, enfouissant mon nez dans son cou pour m'excuser. "Désolé," chuchotai-je. "Ce mot en B me rend nerveux," confessai-je.
Elle parut incrédule. "Le mot en B?" ricana-t-elle. "Tu ne m'avais jamais parlé de ça?" Mais derrière son humour je détectais qu'elle était blessée.
"Bébé," dis-je doucement. "Je peux le dire. Bébé. C'est juste une chose bizarre depuis que tu es entrée dans ma vie. Ce sont des lettres de l'alphabet que tu as apportées avec toi."
Elle avait l'air complètement perdue et je soupirai. Je m'assis contre la tête de lit et la tirai dans mes bras. "Je vais essayer de t'expliquer, ça peut te paraitre stupide mais je préfère avoir l'air stupide que de te laisser croire quelque chose de faux."
"L'alphabet?"
"D'accord, depuis que je t'ai rencontrée, j'ai en quelque sorte catalogué tous les changements qui sont arrivés dans ma vie grâce à l'alphabet," essayai-je d'expliquer. "Comme A pour amour." Je l'embrassai. "C'est ma préférée." Elle sourit et se blottit contre moi et je pus dire qu'elle avait compris ce qui allait suivre.
"Quoi d'autre?" m'incita-telle à continuer.
"Ensuite il y a le mot en C," dis-je.
"Pour chaussettes?" plaisanta-t-elle. " Ne jamais sous-estimer la valeur de jolies chaussettes chaudes."
"Exactement," répondis-je. "Et le jour où Jake et moi avons rencontré Lilith j'ai réalisé que le mot en P petite-amie évidement, était rentré dans ma vie. Ensuite il y a eu le mot en M, dont nous venons de discuter." Je haussai les épaules. "Alors bébé est devenu le mot en B pas parce que je ne peux pas le dire mais juste par ce que je me sens ... bizarre."
"Non pas bizarre," discuta-t-elle. Puis elle rigola. "D'accord un peu étrange. Mais j'aime bien quand tu es bizarre."
"Alors je peux dire bébé, je peux penser bébé," lui dis-je. "Et si tu veux me donner un bébé eh bien je voudrais ça plus que n'importe quoi d'autre. Mais je n'ai pas besoin d'un bébé pour être heureux, Bella. Et si ce n'est pas un bon choix pour toi nous pouvons passer à autre chose. Diable j'irai même me faire faire une vasectomie et nous n'aurons plus à nous en préoccuper. Tu n'as qu'à dire le mot en V. Mais ne décide pas en pensant à ce que je veux parce que je suis un idiot quand il s'agit de m'exprimer."
Elle soupira. " D'accord."
"Alors...?"
"Et bien j'ai été incapable d'arrêter d'y penser depuis que Jake en a parlé," confessa-t-elle.
"Et où en es-tu arrivée?"
Elle hocha la tête.
"Tu sais que ça n'a pas d'importance et que ça n'aura pas de conséquences, d'accord?"
Elle haussa les épaules. "Tu promets de ne pas rire?"
"Promis," lui dis-je. "En même temps je t'ai expliqué pour le lien entre l'alphabet et notre relation. Qu'est-ce qui pourrait être pire?"
"C'est vrai," dit-elle. "D'accord... il y a cette chose..." Bella fronça les sourcils et serra ses lèvres. "Je ne veux pas de bébé après mes quarante ans. Ça m'est égal d'en avoir un l'année de mes quarante ans mais pas après, ce qui nous laisse très peu de temps pour ça." Ça n'avait pas trop de sens pour moi mais bon c'était son corps. Donc elle aurait ce qu'elle voudrait.
"Et?"
"Je suppose que je ..." Elle mâchonna sa lèvre inférieure. "Je suppose que j'ai juste pensé que le destin était sacrément bon pour nous ces derniers temps et que peut-être on devrait juste voir ce qui se passe et laisser la nature suivre son cours."
Je ne comprenais toujours pas. Elle dut voir ma confusion. "Bon j'ai pensé que peut-être, six mois après que nous soyons mariés je pourrais arrêter la pilule. Nous aurons un an et si ça arrive ça arrive... Mais après quarante ans..."
"Et si je me faisais faire une vasectomie après que tu ais quarante ans?" Elle trouva mon regard. "Peu importe enceinte ou pas. Faisons confiance au destin et si ça arrive ce sera génial. Si non nous élèverons nos quatre gars et profiterons de nos vies."
Elle cligna des yeux. "Tu les appelés nos quatre gars," dit-elle calmement.
"Est-ce que ça t'embête?"
"Non pas du tout," dit-elle. "C'est ... parfait."
Je la tirai contre moi. "Ça y est? En a-t-on fini avec les discussions sérieuses maintenant?"
"Oui pourquoi?"
J'effleurai son cou."Je voudrai retourner à nos occupations présentes de nouveau."
Elle grogna et commença à rire mais quand mes lèvres se refermèrent sur son mamelon elle ne rit plus.
La prochaine fois ... la suite et la fin du week-end
mais il y aura un bonus avant
