Chapitre 55 : La manœuvre des bonnes copines.
PDV de Pansy Parkinson, élève de Gryffondor
– Je commence à me dire que cela pourrait ne pas marcher.
– Il faut que ça marche !
– Mais si notre plan ne fonctionne pas ?
– Alors, on en trouvera un nouveau. Padma est notre amie et elle a besoin de notre aide.
Pansy releva la tête de son manuel pour regarder les deux filles qui venaient d'avoir cette conversation. Mandy Brockehurt et Lisa Turpin s'étaient légèrement écartées du reste du groupe et parlaient à voix basse.
*Quel plan peuvent-elle avoir ?attraper simultanément des petits copains ?*
Pansy s'appuya contre l'un des murs en pierre du château. Il lui restait encore de longues minutes à attendre avant que l'un des examinateurs appelle son nom pour passer son examen pratique de botanique. Millicent, s'adossa à son tour contre le mur, elle étouffa un bâillement qu'elle tenta de dissimuler derrière un livre sur la botanique.
– À quelle heure tu t'es couchée hier soir ?questionna Pansy.
– Un peu trop tard, je pense, avoua Millicent. J'aurais dû cesser mes révisions beaucoup plus tôt.
– T'étais avec Gregory ?
– Pour réviser, oui c'est mieux d'être à deux.
– Tu m'étonnes.
*Réviser et flirter. *
Millicent comprit le sous-entendu de son amie et se plongea dans la lecture de son emploi du temps.
– Vous vous êtes déjà embrassé ou vous avez décidé d'attendre décembre 2012 ?demanda Pansy.
– Moins fort ! supplia Millicent en regardant autour d'elles.
– Alors ?reprit Pansy un ton au-dessous.
– On ne s'est pas embrassé et il n'y a pas de raison.
– Vous passez votre temps à vous dévorer des yeux, vous faites tout ensemble, c'est pas pour rien.
– Le jour où tu me tiendras au courant de ta vie sentimentale, je te tiendrais au courant de la mienne, lâcha froidement Millicent.
– Je te tiens au courant ! S'écria Pansy.
– Ah bon ?alors pourquoi tu refuses de me répondre quand je te demande ce qui ne va pas ?
*Merde.*
Pansy resta bouche bée, incapable de rétorquer immédiatement à sa meilleure amie.
– Je vais très bien.
– Tu es passée d'un état parfaitement normal, enfin du moins d'un état « pansyesque » à un état de déprime absolue pour te transformer en pipelette infatigable. Pour finalement retrouver un état simulé de « Pansyesque ». Alors non, je ne pense pas que tu vas bien, mais tu refuses de te confier à moi, je ne peux pas te forcer.
La bouche de Pansy s'ouvrit sous la surprise. Millicent, ne parlait jamais beaucoup et sa conversation se limitait à quelques courtes phrases, concises et jamais inutile.
*Comment a-t-elle fait pour voir que je ne suis pas dans un état normal ? J'étais persuadée d'avoir été une bonne actrice dans le rôle de celle qui va très bien. Dans ce cas... Et puis c'est Millicent... mon amie... elle s'inquiète, elle a le droit de savoir.*
– J'avais le béguin pour un garçon, je le lui ai dit et il m'a jeté, il m'a fait du mal et a essayé de me reprendre et je n'ai pas voulu par peur qu'il me fasse encore plus de mal.
Millicent écarquilla les yeux, surprise par cette franchise soudaine.
– Eh bah, dit-elle. J'avoue que je suis rassurée que cela soit simplement ça. En même temps... ça dure depuis combien de temps ?
– Mon béguin ?depuis deux ou trois ans, peut-être plus.
– Bon, c'est normal d'avoir un béguin, dit Millicent. Il est même normal d'avoir le béguin pour plusieurs personnes en même temps. Par contre, j'aurais une question.
– Vite alors, normalement je serais dans le prochain groupe à être appelée.
Les deux filles jetèrent un coup d'œil vers la porte de la serre qui s'était refermée de longues minutes auparavant.
– Il se doutait que tu avais le béguin pour lui avant que tu lui annonces, ou c'était une surprise pour lui ?
– C'était une surprise.
– Dans ce cas, il lui a peut-être fallu du temps pour prendre en compte cette nouvelle donnée, expliqua Millicent. Tu n'aurais peut-être pas dû le repousser lorsqu'il est revenu vers toi. Tu devrais revoir ta position.
– C'est aussi ce que Luna m'a dit.
– Tu en as parlé avec Luna Lovegood ?
– Il paraît qu'elle donne de bons conseils.
– Et je viens de te donner le même conseil qu'elle.
La porte de la serre s'ouvrit et quatre élèves prêt à vomir en sortirent. Quatre examinateurs les suivirent le teint aussi malade.
– Bien, dit l'un d'entre eux en se redressant. Aux suivants.
Il sortit une feuille de parchemin de sa poche et lu les quatre noms suivants.
– Padma Patil, Parvati Patil, Pansy Parkinson et Harry Potter.
Les quatre élèves entrèrent dans la serre ou des restes nauséabond de tentacula vénéneuse étaient répandus dans toute la pièce. Pansy s'éloigna dans un coin de la serre en compagnie de l'un des examinateurs.
Après quelques minutes, le malheureux tentait d'arrêter le saignement de son nez. Une plante que Pansy n'avait encore jamais vu, avait frappé l'examinateur après que la jeune fille eut versé quelques gouttes de pus de furoncle dans le pot en terre.
– Je crois que vous avez confondu deux espèces, dit-il calmement.
Il s'éloigna un instant pour réparer les dégâts.
*Quelque chose me dit que je n'aurais pas un optimal pour cette fois. Ni pour les fois précédentes d'ailleurs. De toute façon, je ne pourrais jamais parvenir à me concentrer dans ces conditions. Millicent et Luna m'ont donné le même conseil : ce n'est pas anodin. Et puis, j'ai toujours Zac en tête, je pourrais faire ce que je veux, il ne sortira pas de mon esprit comme ça. *
L'examinateur revint, il retira la plante en pot et désigna une mandragore.
– Donnez-lui les soins habituels sans rien oublier, ordonna l'examinateur. Par contre, ne la sortez pas de son pot. Mais alors surtout pas.
Pansy acquiesça et prit une paire de ciseau.
*Je vais aller voir Zac et lui dire que j'ai changé d'avis. Oui, je vais faire ça.*
Après quelques minutes, l'examinateur semblait soulagé et permit à Pansy de sortir de la serre avec les autres. Dehors, elle chercha Zac des yeux, mais elle n'eut pas le temps de lui parler, il était parmi les prochains élèves à passer l'épreuve.
*Après le diner alors.*
Pansy se mit en route vers la grande salle, les portes étaient toujours fermées ; plusieurs élèves affamés attendaient leur l'ouverture. Pansy se sentit bousculer dans la foule, puis elle aperçut Millicent et entreprit de la rejoindre.
– On doit le faire maintenant, dit Lisa.
– D'accord, répondit Mandy. Il n'y a plus qu'à la repérer.
Du coin de l'œil, Pansy vit Hermione Granger, elle vit un léger détour dans la foule pour l'éviter.
PDV de Hermione Granger, élève de Serpentard
– Flûte, les portes s'ouvrent !
– Et elle vient d'entrer dans la salle.
Hermione jeta un vague coup d'œil aux deux Poufsouffle avant de suivre Harry jusqu'à la table des Serpentard.
– Alors qu'elles sont les dernières nouvelles au sujet de... celle que tu sais, murmura Hermione.
Ils n'y avaient pas beaucoup d'élève à la table autour d'eux, mais Hermione préféra jouer la prudence.
– Nous avions un petit désaccord, mais il est réglé dès à présent.
– Quel désaccord ?
*Je parie que tu as fait ton crétin.*
– Ron.
– C'était prévisible, il faudra que Ron accepte la situation complètement pour qu'il n'y ai plus de tension à ce sujet entre vous. Et pour que Ron l'accepte, il va vous falloir de la patience. Cet été pourrait améliorer les choses. Ron est toujours plus clément avec... elle, lorsqu'il n'y a pas une demi-douzaine de crétin autour de lui pour l'encourager. Et puis on sera tous les deux invités au terrier, je serais de ton côté.
– Cet été alors, retenu Harry.
– Oui, la situation s'améliora à ce moment-là et le temps fera le reste.
À cet instant, Ron entra dans la grande salle.
– Il nous faut un nouveau sujet de discussion, déclara Hermione.
– Le Quidditch ?suggéra Harry.
*Bien sûr et voilà qui va nous mener sur une conversation aussi intéressante que la sexualité des lamas du Pérou. *
– Tu n'as pas une autre idée, dit-elle d'une voix pleine de reproche.
– Pas le temps, dit-il, il arrive.
Hermione s'apprêta à répliquer lorsque Harry se mit à parler brusquement plus fort. Elle sursauta légèrement et lança un regard haineux à son ami.
– Il nous faut un entrainement corrosif !déclara-t-il avec passion.
*Un entrainement corrosif, mais bien sûr Harry.*
– Je n'en doute pas, répondit-elle lointaine.
Ron s'installa auprès d'eux, Harry et lui échangèrent un regard. Harry prit fortement sa respiration comme s'il s'armait de courage et reprit :
– C'est pour ça que j'ai déjà annoncé aux joueurs que j'ai réservé le terrain de Quidditch pour demain.
*Il leur à annoncer quoi ?*
– Tu as quoi ! S'offusqua Hermione.
– Je pensais que tu lui avais déjà annoncé, dit Ron timidement.
– Ça fait un quart d'heure que je me prépare psychologiquement, avoua-t-il.
– Espèce de... s'arrêta Hermione. On est en pleine période d'examen et toi tu détournes l'esprit de tes joueurs pour un vulgaire match de Quidditch.
– Je ne leur détourne pas vraiment l'esprit, dit timidement Harry.
– Quand une personne doit se concentrer sur une chose et qu'une deuxième personne lui tend quelque chose de plus intéressante, que fait-elle ?
– … elle lui détourne l'esprit, dit Harry intimidé.
– Exactement, s'écria-t-elle. C'est pour ça que Ron n'arrivait pas à se concentrer sur la théorie des tentacules dédoublées.
– Personne n'arrive à se concentrer sur cette théorie, lâcha Harry.
Hermione gonfla soudain, prête à exploser. Les yeux de Harry s'agrandirent, se voyant comme une proie prête à se faire attraper par un prédateur.
– C'est Ron qui a eu l'idée, dit-il précipitamment.
Hermione tourna brusquement la tête.
– Hé ! Râla Ron.
– C'est ta copine en même temps, dit Harry fautif.
Ron lui lança un regard de reproche avant de se tourner à nouveau sa petite amie.
– Laisse-moi t'expliquer, commença-t-il. Les joueurs avaient besoin de se détendre, la perspective d'un entrainement défouloir les auraient détendu.
– Cet entrainement mène sur une compétition qui n'a rien de relaxant pour personne, rappela froidement Hermione.
– Ah oui, se souvint Ron confus. Mais au moins, j'étais pétri de bonnes intentions.
*Bidon ou pas ?*
– Je te laisse le bénéfice du doute, annonça-t-elle après quelques instants.
Elle se tourna vers son assiette et entama son dessert. Les deux garçons échangèrent des regards soulagés et bientôt ils entamèrent une discussion sur le fameux entrainement à venir. Hermione cessa de les écouter et fini de manger bien avant eux.
– On se retrouve dans la salle commune, dit-elle.
Elle et Ron se frôlèrent volontairement en échangeant un regard amoureux. Soudain, Hermione se rendit compte que Parvati et Lavande s'étaient levées en même temps qu'elle.
*Ça tombe bien, je me demandais si l'identité de l'amoureux de Luna avait été révélée. Ces deux ragoteuses, vont me tenir au courant des derniers ragots.*
– Tu vas à la bibliothèque ?questionna Lavande.
– Non, j'ai déjà tous les ouvrages dont je peux avoir besoin, répondit Hermione.
– Tant mieux, répondit Parvati, tu ne devineras jamais qui a un troisième téton.
Au bout de quelques minutes, Hermione dû se rendre à l'évidence. Colin et son troisième téton était l'information la plus importante que ces deux amies pouvaient lui apprendre. Les trois Serpentardes avaient atteint le dernier couloir qui menait à leur salle commune, lorsque le sac de Parvati se craqua en deux.
– Ça m'arrive tout le temps, confia Hermione en l'aidant à ramasser ces affaires. Je vais t'aider à le réparer.
*Ça m'arrive tout le temps, en revanche lorsque c'est le cas, il n'y a pas d'ombre immobile à l'angle du couloir.*
Hermione lança un regard en biais vers les deux ombres, elles revinrent précipitamment en arrière et repartirent en avant d'un pas normal.
*Qu'est-ce que c'est que ça ?*
– Attends t'es sûre !s'écria l'une de ses ombres.
Lavande et Parvati sursautèrent et froncèrent les sourcils.
– Ça se voit, la manière dont Harry Potter la regarde, il a forcement le gros béguin pour elle !
Hermione sentit une sueur froide couler le long de sa nuque.
*Les abrutis, ils ne pouvaient pas être plus discret ! Il n'y a rien de pire que ce genre de ragot. Ils doivent s'annoncer officiellement maintenant et vite.*
– Maintenant que tu le dis, reprit la première voix. C'est vrai qu'il ne la quittait pas des yeux durant l'épreuve théorique de ce matin.
*Ginny est en sixième année, elle n'était pas... mais alors ?*
– Tu vois, renchérit la seconde voix.
Les ombres se stoppèrent dans le couloir.
– Il n'a pas pu l'oublier, c'est pour ça qu'il est toujours célibataire. Et puis maintenant qu'elle a un copain le pauvre doit être malheureux.
Les trois Serpentard s'étaient redressées et écoutaient la conversation qui leur parvenait avec beaucoup d'attention.
– Je me demande si elle se rend compte qu'Harry Potter est probablement amoureux d'elle.
– Je ne pense pas, sinon c'est avec lui qu'elle sortirait.
– N'empêche qu'elle chance elle a... Parvati Patil !
Lavande et Parvati se regardèrent stupéfaite. Dans le couloir voisin, les ombres repartirent en sens inverse.
– Il y en a plus d'une qui aimerait être à sa place...
*Alors là, y'a un truc qui m'échappe. Harry tourne autour de Parvati ? Non ça ne peut pas être ça, il y a anguille sous roche. *
– C'était qui les deux filles qui parlaient à votre avis ?demanda Parvati d'une voix qu'elle tentait de rendre neutre.
– Mandy Brockehurt et Lisa Turpin, il me semble, répondit Lavande. Des Poufsouffle.
*Les deux Poufsouffle qui parlaient d'un certain plan un peu plus tôt.*
– Alors ?tu savais qu'Harry avait le gros béguin pour toi ?demanda Lavande.
– J'avais quelques soupçons, répondit Parvati blasée.
*Vu ta surprise lorsque ton nom a été prononcé, j'en doute.*
– Tu vas faire quoi ?larguer Dean ?
– Je ne peux pas prendre de décision comme ça, avoua Parvati avec un sourire.
*Ton choix semble fait, mais j'ai bien peur qu'Harry soit déjà accaparé par une autre. Pourquoi est-ce que les deux Poufsouffle ont menti ?Que cherchent-elles par là ?
À moins qu'elles disent la vérité.
– En fait, dit soudain Hermione. Je crois bien qu'il me faut un livre supplémentaire à la bibliothèque.
Les deux Serpentardes acquiescèrent sans surprise. Hermione s'éloigna et entreprit de retrouver Harry.
– TOI ! Viens ici !ordonna Hermione à travers le couloir.
Le couloir était plein d'étudiants qui se retournèrent vers un Harry vaguement terrorisé.
– Moi ?dit-il en cachant la petite vague de panique qui l'envahissait.
– Oui toi !
– C'est Ron qui la fait, répondit aussitôt Harry.
– Hé ! Râla aussitôt le sus-nommé.
– Harry viens ici ! Ordonna de nouveau Hermione.
Harry regarda les élèves autour de lui.
*Bon il risque de passer pour une mauviette qui obéit à la première préfète venue, mais s'il a vraiment des vues sur Parvati, cette punition est moindre.*
– Bon d'accord, commença Harry en avançant vers elle. J'ai peut-être donner des pétards à manger à un botruc.
– Tu as fais quoi ! S'écria Hermione.
– Ah bah non, c'était pas ça, dit Harry avec un air malicieux. Si c'est pour les salamandres dans ton lit, c'était juste pour te signaler que j'avais réussi à pénétrer dans le dortoir des filles.
– QUOI !
– Ça devait pas être ça non plus, dit-il en direction d'un groupe d'élève hilare
Il atteint le niveau d'Hermione et la suivi un peu plus loin.
– Tout d'abords je te rassure, je n'ai pas mis de salamandre dans ton lit, dit Harry. Mais tu étais en train de me foutre la honte.
– Je peux te comprendre, dit-elle. Mais si la réponse à la question que je vais te poser est positive je vais te foutre une honte bien pire.
– Vas-y pose ta question, dit-il craintif.
– Est-ce que tu as des vues sur Parvati ?
Il écarquilla les yeux.
– Pardon ?
– Est-ce que tu...
– Non, coupa Harry. Je peux éventuellement la regarder surtout lorsqu'elle porte des mini jupes, mais pas plus ni moins qu'une autre.
Hermione recula d'un pas et scruta son ami.
– Tu ne sais pas pourquoi cette rumeur court sur ton compte ?
– Pas la moindre idée.
Hermione fronça les sourcils et libéra Harry. Elle l'entendit vaguement parler à son auditoire qui éclata de rire.
*Bon alors pourquoi dire ça ?Parvati n'a pas porté de jupe depuis des jours. C'est sa semaine de ragnagna.*
Hermione releva la tête, elle venait d'apercevoir les deux investigatrices de cette rumeur. Elles se rapprochaient peu à peu.
– Tu crois que ça a marché ?demanda Mandy.
– Y'a pas de raison que ça foire, dit Lisa.
Zacharias Smith passa entre Hermione et les deux Poufsouffle.
PDV de Zacharias Smith, élève de Serdaigle.
– Comment on saura si ça a fonctionné ?
– Il va falloir être patientes, dit Lisa. Ça peut prendre des heures comme des semaines.
Zacharias accorda à peine un regard aux trois filles qu'il croisait. Il prit la direction de sa salle commune. Arrivé au dernier couloir, il se stoppa net, Pansy faisait les cent pas à quelques mètres de la porte d'entrée de la salle commune. Il recula vivement.
*Non, je ne veux pas la croiser, je dois me concentrer sur les épreuves de demain et uniquement sur ça.*
Zac changea de route et prit la direction de la bibliothèque. Il s'attabla avec une demi-douzaine d'ouvrage et commença à étudier.
Une heure plus tard, il releva la tête pour voir d'où provenait le vacarme qui le perturbait. Il s'agissait de trois filles de Poufsouffle qui s'étaient cachées entre deux rayons.
– Vous avez vraiment fait ça ?demanda Padma Patil.
– Oui, répondit Lisa Turpin. Et je suis presque sûre que cela a fonctionné.
– Ce n'est pas très honnête vis a vis d'elle, dit Padma.
– Si elle le largue, ça prouvera que ta sœur ne vaut rien, dévoila Mandy.
PDV de Padma Patil, élève de Poufsouffle.
Padma aperçut Zacharias Smith assis à une table et incita ses amies à s'éloigner de lui.
– Mais peut-être que ce n'est pas ce que Dean veut, dit-elle à voix basse.
– Il voulait rompre avec elle, non ?rappela Lisa.
– Oui, mais peut-être que ce n'était que du vent, expliqua Padma d'une voix à peine audible.
* Si ça se trouve, il voulait simplement avoir les deux sœurs... il n'a peut-être jamais voulu rompre avec Parvati. Et maintenant qu'elle va surement le larguer... Oh non, je ne veux pas le perdre, mais s'il se met à genou pour la récupérer, je ne pourrais pas rester auprès de lui. Quoique... je pourrais peut-être attendre qu'il soit prêt. *
– S'il t'as mentit, c'est qu'il ne te mérite pas, dit Mandy.
– Oui, renchérit Lisa. Tu seras fixée sur ce qu'il vaut vraiment.
– Il ne pourra pas te mener en bateau plus longtemps.
*Sauf que même s'il me ment, je crois que je ne pourrais plus me passer de ses bras. Ils sont tellement... doux, rassurant, protecteur... indispensable.*
– J'ai un rendez-vous avec lui, d'ailleurs, dit Padma. Est-ce que je lui parle du plan ?
– Non, répondit aussitôt Lisa. Le jour où l'évènement se produit, dit lui simplement que moi et Mandy trouvions que Harry Potter avait des vues sur Parvati et qu'un jour, elle nous a entendu en parler. Tu ne dis pas que c'était bidon.
– Mais, je devrais tout lui dire, dit Padma. Dans un couple, il faut...
– Bidon. Ne lui dit rien et joue les niaises. De toute façon, tu n'as rien à te reprocher, on a fait ça toutes seules. On ne t'a mit au courant qu'après coup.
– Oui, répondit Padma peu convaincue.
– Maintenant, reprit Mandy. Tu n'as plus qu'à attendre que ta sœur largue Dean. Vous attendez un petit peu, puis vous annoncez votre relation.
– Au pire ta sœur croira que Dean cherche à se rapprocher d'elle, expliqua Lisa. Elle se sentira plus flattée qu'en colère.
– Oui, répondit Padma lointaine. C'est bien son genre. À présent il n'y a plus qu'à attendre...
Padma avait un rendez-vous de prévu avec Dean. Elle était en avance, mais choisit tout de même de se mettre en route. Ils devaient se retrouver à l'étage juste au- dessus des cachots. En ces temps d'examen, personne ne traînerait par ici. Deux escaliers y menaient, l'escalier principal, ainsi qu'un plus petit caché derrière la grande salle. Padma traversa le hall, le dîner était depuis longtemps terminé, seul quelques couples sortaient faire une balade avant que la nuit ne tombe complètement. Soudain, elle vit Harry Potter descendre les escaliers et filer vers les cachots, il jeta un coup d'œil en arrière avec un froncement de sourcil. Quelques secondes plus tard, Padma vit sa sœur et lavande Brown le suivre en gloussant.
*Le pauvre, elles vont le coller toute la soirée, j'espère qu'il n'avait rien de prévu.*
Elle descendit les escaliers étroits, arrivée à la dernière marche, elle se sentit harpée en avant. Dean l'embrassa tout en la serrant fort contre lui.
*Je n'aurais pas dû lui dire que j'adore quand il fait ça, j'y ai droit presque tout le temps maintenant.*
– Comment on dit déjà ? dit-il à lui-même avec un large sourire.
*Pourquoi est-ce qu'il paraît si heureux ?elle a rompu ça y est ?*
– Quoi donc ?répondit Padma le cœur battant la chamade.
– Ah oui je sais, répondit Dean. On dit « Joyeux un mois ».
*Joyeux un mois ?*
Un air surpris se dépeint sur le visage de la jeune femme.
– Normalement ce sont les filles qui se souviennent de ce genre de détail.
*Donc il n'a pas rompu avec Parvati.*
– Mais bon, j'ai été aidé, avoua Dean. J'ai rangé une partie de mes notes en sortilège puisque je n'en aurais plus besoin et je suis tombé sur notre copie en binôme. Je l'avais daté du 22 mai, c'était le jour où l'on c'était embrassé et aujourd'hui on est le 22 juin.
– Oui renchérit Padma. Je savais que ça tombait ces jours-ci, mais avec les ASPIC, j'ai zappé plusieurs choses.
– Donc ça te fait quoi de sortir avec moi depuis un mois ?demanda Dean.
– Ça m'avait semblé beaucoup plus long confia-t-elle. En même temps j'ai parfois l'impression qu'il s'est écoulé trois ans depuis la fin des vacances de Pâques (NA : La fic est commencée depuis octobre 2006, promit elle sera terminée durant l'année 2010, enfin j'espère.)
– Tiens moi aussi, confia-t-il.
Ils échangèrent un sourire et s'embrassèrent tendrement durant de longues minutes.
*Il faut que je lui parle du plan, tant pis si Lisa m'a conseillé le contraire. Je dois lui dire.*
Elle s'éloigna de son petit-ami, mais resta dans ses bras.
– Il faut que je te dise une chose...
– Après, répondit-il en capturant de nouveau les lèvres de la Poufsouffle.
Ils restèrent là durant de longues minutes, après lesquelles Padma se sentait bien incapable de se détacher et d'avouer le plan à Dean.
– EXPLIOSIO !
Padma senti son corps être projeté en arrière, elle se cogna lourdement la tête. Son esprit fut brouillé quelques instants.
– CA VA ? JE VOUS DERANGE PAS, hurla une voix.
Padma reprit légèrement connaissance, elle chercha Dean des yeux. Il était à deux ou trois mètres et commençait déjà à se relever.
– Ça va ?demanda-t-il à Padma.
– Oui, répondit-elle en se redressant à son tour.
– C'EST A MOI QUE TU DOIS DIRE « CA VA ? »
Padma se tourna vers la personne qui hurlait, bien qu'elle connaissait déjà son identité.
– Écoute Parvati, commença Dean.
– Non, je n'écoute rien. Tu n'es qu'un crétin, un salaud. Comment tu peux sortir avec moi et embrassé ma sœur jumelle en même temps ?
– Ce n'est pas de sa faute... commença Padma ne sachant pas vraiment quoi dire.
– Non, c'est aussi de la tienne ! Hurla Parvati. Tu es ma sœur je te rappelle.
– On nous a jeté un sort, mentit Padma précipitamment. On s'est à peine croisé et on a reçu une décharge.
Parvati haussa un sourcil.
– Sinon tu ne penses bien qu'on ne se serait jamais embrassé, mentit Padma. On ne se connait pas vraiment, Dean est à Serpentard et c'est ton petit-ami. Nous serions des monstres si on...
*Je ne vais pas le dire... je suis un monstre, je ne peux pas mentir encore plus.*
– Donc on vous a jeté un sortilège ?demanda Parvati légèrement convaincue.
– Je dirais plus un maléfice, rajouta Padma.
*Tant qu'à faire, autant donner des détails bidons.*
– C'est vrai ?demanda la Serpentard en se tournant vers Dean.
*Elle gobe, c'est bon elle gobe, Dean a juste à approuver.*
– Non, répondit-il. Elle ment, elle veut t'épargner.
Parvati releva brusquement sa baguette et un éclair fonça vers eux. Padma n'eut pas le temps de réagir que Dean les protégeait déjà avec un charme de bouclier. Parvati reçu son propre sortilège, elle atterrit lourdement sur le sol.
– Pourquoi vous vous êtes embrassé alors ?demanda Parvati avec hargne.
– Pour fêter notre premier baiser qui date d'un mois, répondit Dean.
*Elle va nous tuer !*
– QUOI ?depuis un mois ?
Dean approuva, Padma baissa la tête incapable de parler.
*J'ai honte, oh bon sang que j'ai honte.*
Le silence se fit dans le couloir.
– Je croyais que tu passais la soirée avec Lavande, dit soudain Dean.
– On s'est séparé, dit vaguement Parvati sous le choc. On avait perdu la trace de...
Elle ne finit pas sa phrase, son visage s'illumina une seconde. Parvati se redressa vivement.
– Tu sais quoi Padma ? Garde-le, j'en ai plus rien à fiche de lui. De toute façon, je trouverais très facilement un nouveau petit-ami bien plus populaire en un rien de temps.
*Elle fait référence à Harry Potter. Le plan de Mandy et Lisa aura servi finalement.*
Parvati regarda le couple, rangea sa baguette magique, redressa la tête et leur tourna brutalement le dos avec toute la dignité qu'elle pouvait.
– Parfait, dit Dean lorsqu'elle fut hors de vue.
– Pas vraiment, répondit Padma. Ce n'est pas vraiment comme ça que je voyais les choses.
– Je les voyais bien pire, confia Dean en se rapprochant.
Il l'embrassa, mais ne put prolonger le baiser que déjà Padma s'écartait de lui.
– On ferait mieux de rentrer dans nos dortoirs. Il nous reste des épreuves à passer demain.
– D'accord, répondit Dean. Maintenant, je peux dire à tout le monde que je suis avec toi et c'est tout ce qui compte.
– Non, coupa Padma. Laisse Parvati le faire.
– Tu veux que cela soit Parvati qui annonce que nous sommes en couple ?
– Laisse-la faire sa version avant la nôtre, on lui doit au moins ça.
– Tu es au courant qu'on va passer pour les méchants de l'histoire ?dit-il après un instant.
– Mais on est les méchants de l'histoire.
– On s'aime, ce n'est pas de notre faute.
Padma retint un mouvement de recul. Dean s'en rendit compte.
*On s'aime ?il le dit carrément.*
– Enfin moi je t'aime en tout cas, dit-il.
– Moi aussi je t'aime, répondit Padma du tac au tac.
*Ah d'accord, je le dit carrément aussi.*
– Alors tu vois, c'est parfait.
Ils s'embrassèrent à nouveau puis repartir chacun de leur côté pour entamer les révisions de dernières minutes.
NA : juste pour signaler aux personnes qui m'ont envoyer des messages dans ma "inbox" que je ne connaissais pas l'existence de ce fonctionnement pourtant classique sur ce genre de ce site. Et que donc je n'ai pas pu répondre aux personnes qui m'ont envoyer des messages. Oui Niaise est mon autre nom.
