Chapitre 55 : Retour assuré

Le voyage sembla durer une éternité pour Allison. Elle s'occupait en regardant les nuages, en essayant de leur trouver des formes particulières – et son imagination l'emporta, puisqu'elle put observer un cochon, une grenouille, une poule, un bateau et un cœur. Elle vit même plusieurs cœurs. Comme s'ils revenaient sans cesse pour lui rappeler ce qu'elle vivait.

Elle fut soulagée d'entendre que l'avion allait enfin atterrir. Elle ignora ce sentiment d'oppression qu'elle ressentait, car malgré tout, ce sentiment elle le ressentait bel et bien.

« Relax, tout se passera bien... ne cessait de lui dire House. »

Elle lui faisait confiance. D'une certaine manière, elle savait qu'il serait là si elle avait besoin d'aide.

« C'est peut-être trop demander, mais... jusqu'ici je ne m'attendais jamais à ce qu'il m'aide, et il n'a pas arrêté d'être avec moi, dans toutes les épreuves... Je suis sûre que si quelque chose se passait mal, il sera là... J'en suis sûre, pensait-elle quand elle se demandait s'il serait toujours là pour elle.

« J'espère, j'espère... lui répondait-elle sans cesse, d'un air pensif. »

Le moment de vérité arrivait presque. Allaient-ils être confrontés, une fois de plus, à une série obstacles ? Allison se sentait terriblement fatiguée. Elle avait fait tellement d'effort pour se rapprocher de House, et pour s'éloigner également... Elle ne souhaitait d'une chose, une bonne semaine de repos – mais elle en demandait probablement trop. Elle ne voulait pas devenir un fardeau pour l'hôpital, et surtout pas pour House.

House se leva de son siège et prit son sac sur son dos, puis descendit celui d'Allison qu'il lui tendit.

« Merci... souffla-t-elle plutôt timidement.

De rien, répondit-il tout simplement. »

Ils sentirent le froid s'étaler sur leur visage à peine eurent-ils mit un pied à l'extérieur.

« C'est douloureux, de quitter le nid chaud et douillet qu'est l'avion... commenta House en laissant un frisson s'emparer de lui. On aurait limite envie d'y rester...

Et de repartir pour Chicago... répliqua-t-elle d'une voix mélancolique.

Allison, ne te tracasse pas pour tout ça. De toute façon, il faut que tu voies ta sœur, c'est la priorité. Ensuite, on verra. »

Elle approuva d'un signe de tête – de toute façon, le choix ne s'imposait pas vraiment à elle – et serra son sac un peu plus contre elle afin qu'il lui tienne chaud – l'un des bons côtés des gros sacs, c'était sûrement le volume qui servait de couverture à Allison.

« Il y a tout de même un bon point à mes angoisses... J'ai le cœur qui bat la chamade, ça a de quoi me réchauffer un peu... pensa-t-elle. Puis avoir House à mes côtés aussi, ça me réchauffe... autant mon corps que mon cœur... remarqua-t-elle en rougissant. »

La réchauffer un peu, oui, mais il n'empêchait qu'elle frissonnait à cause de froid.

« House ne suffira pas, apparemment... se dit-il en riant intérieurement – si elle riait vraiment, House se moquerait sûrement d'elle, et l'ambiance pesant qui régnait empirerait. »

Malgré tout, House la regardait étrangement. Il avait plus ou moins deviné les pensées loufoques de sa nouvelle compagne – puisque l'on pouvait dorénavant la qualifier comme telle. Elle se sentit rougir.

« Il faisait plus chaud à Chicago... fit-elle remarquer, afin ne pas que son attention soit portée sur ses pensées loufoques. »

Comme pour appuyer ses propos, une fumée blanche se forma lorsqu'elle souffla dans l'air.

Ils se dépêchèrent de sortir de l'aéroport, comme pressé de quitter cette ambiance pesant. House sortit son portable, composa le numéro de Wilson – l'un des seuls numéros qu'il connaissait de tête, à présent. L'oncologue répondit au bout du deuxième bip, ce qui sembla ravir House qui ne voulait pas poireauter dans ce froid bien hivernal.

« House ? fit-il, étonné de recevoir un appel.

- Oui, c'est ainsi que je m'appelle. Merci de me le rappeler, mais je crois ne pas l'avoir oublié...

- Pourquoi tu m'appelles ?

- Je suis à l'aéroport.

- Comment ? »

House dut éloigner le portable de son oreille, afin de ne pas se déchirer le tympan. Une chose était certaine : Wilson ne s'attendait pas à cette « nouvelle ».

« Mon pauvre, si tu t'étonnes seulement de ça, tu risques d'en voir de belles... pensa House.

Le pauvre... s'il s'étonne de notre arrivée, qu'est-ce que ça sera s'il apprend que nous sommes ensemble ? se demanda Allison. »

House soupira sur son téléphone. Wilson revint alors à la réalité, malgré lui.

« Mais comment ça se fait ? demanda-t-il, ne baissant pas le volume – au plus grand malheur de House...

- Eh bien, logiquement, nous avons prit l'avion, nous sommes arrivés...

- Et qu'est-ce que je suis faire ? s'impatienta le cancérologue.

- Eh bien... nous chercher, peut-être. Nous n'avons pas envie d'attendre le bus... On a froid, tu sais ?

- Parce que Cameron est avec toi ?

- Euh... »

House ne savait pas que répondre à cette remarque qu'il qualifierait de « stupide ». Il dit d'une voix ironique :

« Eh bien ça aurait été dommage de la laisser là-bas non ? Qui est-ce qui me fournirait la nourriture et un appartement bien douillet, hum ? »

Il entendit Wilson soupirer. Allison, qui entendait la conversation, se sentait légèrement rougir, mais ne dit rien – elle ne voulait pas gaffer comme de nombreuses fois auparavant. Elle souriait, tout simplement, de voir que son conjoint – et elle aimait se le nommer ainsi – ne perdait pas son sens de l'humour « quelque peu » sarcastique.

« On ne sait jamais ce que tu aurais pu faire d'elle... insista Wilson. »

House ouvrit la bouche, qui forma alors un petit rond.

« Quel coquin ce Wilson... je n'ose même pas imaginer ses pensées en cet instant même.

- Espèce de petit coquin ! s'exclama-t-il. »

Wilson soupira d'exaspération, pour la énième fois. Car oui, le comportement de son prétendu ami le désespérait au plus profond de son être. Il n'empêche que pour cette raison, il se voyait dans l'obligation de l'aider.

«J'arrive tout de suite. »

House entendit le son qui indiquait que Wilson avait raccroché. Il referma son portable et le remit dans sa poche. Il se retourna vers Allison qui, comme d'habitude, lui souriait. Il lui sourit en retour, plutôt par réflexe qu'autre chose.

« On n'a plus qu'à attendre, je présume... dit-elle, gênée de ce sourire qu'il lui offrait. »

Il fit « oui » avec sa tête et alla s'asseoir sur un banc, suivi de près par sa petite amie. Elle sentit son estomac se nouer mais prit soin de l'ignorer – elle ne souhaitait pas l'affoler pour quelle raison que ce soit.

Il ne fallait pas qu'elle craque. Surtout pas devant House.

***

Wilson raccrocha au nez de House et reposa son téléphone. Sa main tremblante vint se fourrer dans ses cheveux d'un geste gêné et nerveux.

« Qui était-ce ? demanda Cuddy, qui apparemment ne pouvait plus se passer de son amant.

- House, répondit-il le plus naturellement du monde – du moins c'est ce qu'il espérait, étant donné que sa voix faisait des ricochets sur un nom pas bien grand. »

Cette révélation sembla affoler Cuddy, mais il la calma tout de suite – habitude de médecin qu'il ne perdait pas.

« Tout va bien. Ils sont à l'aéroport, il faut simplement que j'aille les chercher.

- Je viens avec toi, répondit-elle catégoriquement.

- Tu risques de lui sauter au cou, je ne préfère pas... dit-il. »

Cet argument ne sembla pas la convaincre, malgré le ton calme qu'il essayait d'adopter.

« Lisa... J'y vais, et je reviens tout de suite. Ce n'est pas la peine de venir, je t'assure. Et puis ils ont des bagages, on risque de ne plus rentrer dans la voiture. »

Elle dut réfléchir plusieurs minutes avant de donner son accord. Il la remercia d'un baiser puis partit. Il lui adressa un dernier signe de la main avant de refermer la porte derrière lui.

***

Allison souffla dans ses mains afin de se réchauffer. House lui prit une de ses mains et observa sa pâleur.

« Tu es morte de froid... lui dit-il.

- N... Non ! Je t'assure, tout va bien... ça va bien mieux d'un coup ! répondit-elle, bien que la remarque de House ressemblait plutôt à une affirmation. »

Ce qui n'était pas totalement faux. Ses joues étaient devenues rouges à peine eut-il saisi sa main. Ce simple geste lui procura une certaine chaleur, malheureusement moindre, en vue du froid qui pesait sur eux. Cet instant de réconfort ne dura que quelques secondes, quand elle s'aperçut qu'il refusait de la croire.

« Pourquoi faut-il toujours que tu mentes quand on te demande si tu vas bien ?

- Parce que... je vais bien ? »

Il soupira d'exaspération, puis se leva. Elle le regarda, la tête remplie de questions. Il se débarrassa de son manteau et le posa sur les épaules d'Allison. Elle devint immédiatement rouge mais ne s'en plaignit pas.

« Ce n'est pas la peine, vraiment... s'empressa-t-elle de dire, toujours aussi gênée.

- Je n'en ai rien à faire, répliqua-t-il brutalement.

- Mais... »

Il la stoppa en posant un doigt sur les lèvres de la jeune femme.

« Pourquoi ne pas simplement me remercier ? demanda-t-il. »

Elle resserra la mâchoire, vexée de ne pas avoir de choix. Le sourire de House la fit changer de comportement. Elle posa un bref baiser sur le doigt demeurant toujours sur ses lèvres.

« Merci... dit-elle. »

Il se rassit à côté d'elle, sans pour autant enlever son doigt des lèvres d'Allison. Il l'embrassa et ce ne fut qu'à ce moment-là qu'il retira son doigt qui était considérait alors comme un obstacle. Il se détacha d'elle rapidement.

« Ce n'est pas le moment, dirent-ils ensemble, comme s'il s'agissait d'une transmission de pensée.

- Effectivement, ce n'est peut-être pas le moment... »

Ils se retournèrent vers la personne ayant prononcé cette phrase, bien que la voix ne leur laissait aucun doute. Allison se crispa presque immédiatement. House, quant à lui, soupira.

« C'est pas vrai... marmonna-t-il. Wilson. »

Ce dernier s'approcha d'eux. Il lança un regard d'excuse à Cameron, comprenant sa gêne – il venait tout de même de les interrompre dans un moment de tendresse. Il se sentait lui-même gêné de cet acte, mais ne regrettait en rien le fait d'encombrer son ami.

« Je crois que vous aurez des trucs à raconter, quand vous serez de retour à l'hôpital. »

Cameron se sentit presque visée par cette remarque. Elle réalisa rapidement qu'elle se faisait des idées.

« Il faut que j'arrête de penser à des choses comme ça... Après tout, tout ne tourne pas autour de moi... il faut que j'arrête ça. Je dois arrêter de me sentir concernée à chaque fois que l'on pense la même chose que moi... pensa-t-elle. »

House se leva, et tendit une main à Cameron pour qu'elle fasse de même. Elle fut, malgré tout, gênée de ce geste – elle était devant Wilson, et cette idée la hantait. La hantait plus qu'elle ne le désirait.

« Un seul faux pas, et c'est la cata... il ne manque plus que Chase se mêle de nos affaires et c'est fini pour nous... ou presque. Je ne laisserai pas ma relation tomber pareillement. Il faut que je résiste... »

Elle supplia House du regard pour qu'il l'aide. Il ne le remarqua même pas.

« On ne racontera rien du tout, affirma House, semblant lire dans les pensées d'Allison. »

Wilson ne fit aucun commentaire, comme s'il s'attendait à ce qu'il reçoive une telle réponse.

Ils le suivirent alors dans sa voiture. Ils montèrent sur la banquette arrière et laissèrent le volant à Wilson, certainement car tout le monde craignait la conduite de House et la fatigue de Cameron. Celui-ci démarra le véhicule, mais ne s'empêcha pas d'observer House et Cameron de temps en temps, à travers le rétroviseur. Il fut extrêmement surpris par ce qu'il voyait.

Cameron reposait sa tête contre l'épaule de House, épuisée. Elle avait sa main sur la jambe gauche de House, entre les doigts de celui-ci. Ils regardaient tous les deux leur main entrelaçaient, pensifs.

Malgré les apparences, tout s'agitait dans leur tête. Cameron craignait toujours cette arrivée, ainsi que l'état de santé de sa sœur. House s'inquiétait surtout de la réaction de Chase, qui pouvait tout faire basculer.

Wilson n'osait rien dire face à cette scène. Il tentait de se concentrer sur la route, en vain. Il parvint tout de même à l'hôpital, en un seul morceau et ses deux passagers également.

Ils descendirent du véhicule. Le cœur d'Allison ne cessa pas de battre à tout rompre. Toute l'anxiété qu'elle avait ressenti au moment de prendre l'avion ressurgissait en elle. Elle se répéta les paroles de House sans cesse, afin de se rassurer.

« Je ne dois pas me projeter trop loin... je dois rester concentrée sur ce qui se passe actuellement, je dois... profiter. Pour le moment, personne n'est au courant de notre relation, et c'est très bien comme ça. Tout va bien... »

Elle respira un grand coup et sentit quelque chose lui frôler la main. Elle baissa le regard et vit House qui lui caressait doucement les doigts. En remontant son regard vers son visage, elle put voir ce sourire. Ce sourire qui rassure, ce sourire qui enchante.

« Merci... souffla-t-elle, légèrement rassurée et ressentant un réchauffement au fin fond de son cœur fragile. »

Il inclina la tête, une façon pour lui de dire « pas de quoi ». Ils se retournèrent vers Wilson qui les observaient, des questions tourbillonnants dans son esprit. Il sentait bien que sa présence gênait, mais ne pouvait s'empêcher d'être étonné par tout ce changement.

« Vous êtes enfin prêts ? demanda l'oncologue, comme impatient de mettre un terme à toute cette ambiance.

- Je pense que oui... répondit House. »

Wilson essaya tant bien que mal de se persuader que House n'était pas heureux. Non, House ne venait pas de dire « je pense que oui » avait une voix presque heureuse. Non, non, non. Il s'imaginait des choses voilà tout, House ne pourra jamais être heureux. Wilson remua la tête pour oublier toutes ces pensées étranges et avança vers l'hôpital.

A peine eurent-ils fait trois pas dans le bâtiment que Cuddy se jeta sur eux. Une image, bien sûr – Cameron ne laisserait jamais Cuddy se jeter sur House, et Wilson ne l'accepterait pas non plus.

« House ! cria-t-elle à pleins poumons. »

Celui-ci s'arrêta net, stupéfié par cet enthousiasme qu'il ne connaissait encore pas.

« Je ne savais pas que je vous avais autant manq...

- Cameron ! s'écria-t-elle également, prise d'une soudaine extase. »

Cette dernière sursauta comme elle avait l'habitude de faire. Cuddy la toisa, millimètre par millimètre. On croirait presque qu'elle cherchait une blessure ou un tout autre signe de la femme battue.

« Ils sont en vie, d'après ce que j'ai pu voir... murmura Wilson, assez pour que les trois personnes l'entendent.

- J'espère bien ! avoua la directrice, folle d'inquiétude.

- Mais non, voyons. On dirait que nous sommes en bon état, c'est tout. En réalité, on vient de frôler la troisième guerre mondiale, mais rassurez-vous, même avec quelques blessures nous sommes vivants ! annonça House avec un sourire fier. »

Cuddy lui assena un regard signifiant parfaitement « on ne plaisante pas ». Allison étouffa un rire, mais se tut avec House, suite au regard de la directrice.

« Comment va Ashley ? demanda alors Allison. »

House lui fut reconnaissant d'éviter le sujet « que s'est-il passé à Chicago? ». Surtout que pour Wilson et Cuddy, la question d'Allison paraissait tout à fait normale, étant la jumelle d'Ashley.

« Eh bien... elle va bien mieux. Elle demande à vous voir... dit Wilson.

- Alors c'était ça ? La maladie de Behçet ? continua-t-elle d'une voix inquiète.

- Malheureusement, oui... Mais grâce à House, nous avons pu prendre la maladie de cours et il n'y aura pas trop de séquelles, selon nous... »

Elle soupira de soulagement et se retourna vers House.

« Merci, Greg. »

Elle lui offrit un sourire qui pouvait faire chavirer le cœur de quiconque le voyait. House y comprit.

« Euh... de rien... balbutia-t-il. »

Wilson et Cuddy ouvrirent grand la bouche suite à cette appellation. « Greg ». Ils savaient bien que House et Cameron s'étaient rapprochés depuis la cohabitation, mais ne pensait pas qu'il s'agissait d'un tel changement.

« Vous... commença Wilson.

- Si ça ne vous dérange pas, nous devons rendre visite à Ashley. Il me semble que c'est pour ça que nous sommes revenus de Chicago... le coupa Allison.

- Parce que sinon, on serait resté, murmura House.

- Eh bien... oui, c'est normal... Allez-y... dit Cuddy. »

Allison les remercia d'un signe de tête puis s'éloigner avec House. Sa démarche elle-même semblait plus sûre, et le visage qu'elle affichait demeurait beaucoup plus rassuré que lorsqu'ils étaient dans la voiture.

« Jolie esquive, dit House.

- Au moins, ils peuvent tergiverser tous seuls sur ce qui nous unis... mieux vaut qu'ils devinent plutôt que l'on le dise clairement, tu ne crois pas ?

- Tu as tout à fait raison. Je te fais confiance, c'est toi la pro des relations ici. »

Elle sourit face à ce nouveau surnom, sans pour autant le contester.

Ils continuèrent leur chemin jusque devant la chambre d'Ashley.

« Que se passe-t-il ? demanda House. »

Cette question était due au fait que Cameron s'était soudainement figée, face à la vue que lui offrait la chambre de sa sœur. House comprit bien rapidement qu'elle ne lui répondrait pas, et s'attarda à une autre question.

« Qui est-ce ? »

Dans la chambre, un homme tenait face à Ashley. Un petit enfant âgé de quelques années et couvert de petits cheveux blonds s'agitait dans les bras d'Ashley.

« Non... Ce n'est pas vrai... murmura Allison, resserrant les poings.

- Qui est-ce ? répéta House, à la fois inquiet pour Allison et nerveux. »

Allison se racla la gorge et se dirigea vers la chambre.

« Le père du fils d'Ashley. »