Salut mes chatons ! Long time no see, uh ?

J'ai pris le temps d'avancer un peu avant de poster ce chapitre. Je devrais m'en sortir à partir de maintenant (je l'espère pour vous). La fac, c'est l'hooooorreur cette année. Trop de travail. How am I supposed to write !?

Et finalement, parce que j'ai tellement la flemme de chercher un titre (et puis parce que ça lui va quand même, comme titre), ce chapitre va s'appeller « A study in Pink » … I AM SHERLOCKED.

Réponse aux reviews mes amis ? Y en a pas beaucoup :(
- COCOCHON & HermyBella :
pour être toujours derrière moi !
- Laurine, Choubichou, Marinaa3840, Swaps (heureuse de t'avoir été utile.;))

- Why Not Us : Voilà ! Pardon pour l'attente ! Là, y a au moins deux autres semaines avec chapitre. :) Pour le thé... je … bois pas de thé. x) J'aime pas ça ! Sauf le Ice tea ! x) Je pourrais vraiment pas vous dire … mais imaginez votre thé préféré ! Un peu comme de l'amortencia ! :D En tous cas merci de me suivre !
- Mrs Elizabeth Darcy31 : elle va le revoir, c'est le principal ;)
- Git : Oui, le marchand de thé est sorcier et c'est l'ancien maître de Severus. J'avais envie. x) je vais revenir dessus plus tard :) J'espère que ce chapitre te plaira. (L) Et que tu vas bien.
- Perlame : Merci pour ce joli message :') et voui, happy nyappy end et beaucoup de bonheur! Ca va venir vite!


Chapitre 55 : A study in Pink

Will the circle be unbroken ?
By and by, oh by and by,
There's a better home awaiting
In the sky, oh in the sky...

Harry n'était pas dans le salon, transformé en chambre pour la nuit, lorsqu'Hermione s'éveilla. Elle se leva rapidement et bouscula Ron sans même s'en rendre compte en se dirigeant vers la porte, sur le pas de laquelle elle s'arrêta afin de savoir où se trouvait son ami.

Elle se dirigea bientôt vers le niveau supérieur, pour le trouver sortant de la chambre de Sirius. Celle-ci était dans un chaos indescriptible.

- Qu'est-ce qu'il s'est passé ? Demanda Hermione d'une voix encore endormie.

Un haussement d'épaules lui répondit, alors qu'Harry se dirigeait vers une autre chambre. La jeune femme le suivit, très vite rejointe par Ron qui avait consenti à se lever.

- Tu as vu, Harry ? Fit-il remarquer. Regulus Arcturus Black. RAB...
- Oui, répondit le brun. Mais l'horcruxe n'est pas là. Je ne sens rien.

Ils soupirèrent et, après un rapide coup d'œil dans la pièce, ils redescendirent dans la cuisine, espérant trouver quelque chose à manger. C'était peine perdue cependant et, assis à la grande table douloureusement vide, ils discutaient à propos de la trahison de Regulus Black. Ils avaient toujours cru que Sirius avait été le seul « traître », mais apparemment, ils se trompaient. Regulus avait tenté de tuer Voldemort... Et où était-il maintenant ? Où cela l'avait-il mené? Alors qu'ils parlaient, un bruit provenant de ce qui semblait être un placard à balais attira leur attention. Immédiatement sur le qui-vive, ils sortirent leur baguette en s'approchant de la source. Hermione lança un « Alohomora » informulé qui ouvrit la porte brusquement sur un Kreattur qui les espionnait.

Celui-ci les insulta même, avant que Harry, désormais Maître de l'elfe de maison, ne le fasse taire, et ne commence à lui poser des questions à propos du médaillon.

Il apprit que Regulus, Maître de Kreattur avant Sirius, avait demandé à l'Elfe de détruire le médaillon, mais sans succès. C'était une assez mauvaise nouvelle, la magie des Elfes étant très puissante. Cependant la magie de Voldemort l'était, elle aussi, et il se pouvait donc qu'une autre forme de magie réussisse un jour à la battre – fallait-il encore trouver laquelle.

Enfin, Harry annonça à Kreattur que le médaillon qu'il avait n'était pas le bon, et l'Elfe, dans un rictus de dégoût, lui signifia que quelqu'un était venu, un jour, et qu'il avait pris tout ce qui pouvait avoir de la valeur...

- Qui ? Qui, Kreattur ?
- Mondingus Fletcher.
- Va me le chercher.

Harry n'eut pas à le redire deux fois, et il sembla même que Kreattur fut heureux de se charger de cette affaire. Et il remplit sa tâche à la perfection : quelques courtes minutes plus tard, il était de retour avec le voleur, et … Dobby. Ce dernier raconta à ses amis qu'il avait trouvé étrange la présence de Kreattur au chemin de Traverse, mais qu'il avait espéré que cela le conduirait à Harry. Quant à Mondingus, il était affolé de se retrouver face au trio, et se contorsionnait comme un rat dans l'espoir de trouver un trou où fuir. Mais il était cerné par 3 baguettes et deux Elfes de Maison qui auraient tout fait pour l'empêcher de s'échapper.

- Où est le vrai médaillon ? Le questionna Harry sans aucun ménagement.
- Je ne l'ai plus ! Répondit Mondingus en se recroquevillant un peu plus. J-je … Je l'ai donné. Cette femme m'a interpellé dans la rue et elle voulait m'envoyer en prison, mais dès qu'elle a vu le médaillon, elle me l'a demandé en échange de ma liberté. Si j'avais s-
- Quelle femme ?
- Une horrible femme, petite et potelée, et habillée tout en rose...

Son œil se perdit sur un journal qui trainait au sol.

- Elle.

Dolores Ombrage.

Dès lors débuta la mission d'infiltration au ministère. Ce fut long, très long. D'abord, parce qu'il fallut repérer 3 sorciers qui y travaillaient, puis il fallut les espionner. Être certains que, le jour J, ils iraient tous les trois au Ministère, à la même heure. En savoir un minimum sur eux, sur leur travail.

Dans un même temps, Hermione avait préparé de nouvelles fioles de Polynectar – tout en faisant très attention aux ingrédients qu'il lui restait – au cas où Ombrage elle-même ne se montrait pas ce jour-là.

Quand enfin, au grand soulagement de Harry et Ron qui tournaient en rond comme des lions en cage, Hermione annonça qu'ils pouvaient faire un premier essai le lendemain 30 août, ils répétèrent leur plan non sans une certaine incertitude dans la voix. Tout était prêt.


Les élèves de Poudlard arrivaient le lendemain et, pour les accueillir, Severus était retourné à l'école aujourd'hui. Enfin, avec un long soupir et une peine profonde, il avait consenti à retourner dans ses quartiers.

Sa maigre valise à la main, il pénétra dans ses appartements sans aucune envie. Il posa sa valise et referma la porte, puis s'y adossa. Comme il s'y attendait, il fut assailli par l'odeur d'Hermione, par la présence d'Hermione, par le souvenir d'Hermione. Souvenirs qu'elle avait oubliés.

La main de l'homme alla couvrir son visage sans même qu'il s'en aperçoive, et il eut quelques soubresauts. Très légers, et pas très nombreux, juste assez pour se faire du bien retirant sa main, aucune larme ni aucune peine n'était visible sur son visage et il saisit sa valise pour aller la ranger dans sa chambre.

Quand il entra dans celle-ci, il fut d'abord surpris de voir les portes de son armoire ouvertes : jamais encore il ne les avait laissées. Alors qu'il s'en approchait pour les refermer, il constata que son étagère du dessus, qui contenait habituellement des fioles de potion, était presque vide.

Il claqua les portes avec rage, et se dirigea vers sa salle de cours : la plupart de ses ingrédients avaient disparu. Comment cela était-il possible ? Quand cela s'était-il produit ? QUI avait OSÉ pénétrer dans sa demeure ? Si sa salle de classe ne l'était pas, ses appartements étaient protégés, eux, et pas qu'un peu. Il douta même qu'un professeur pourrait jamais y rentrer.

L'homme se dirigea vers la sortie de son appartement et ordonna à son tableau de s'ouvrir, lui hurlant dessus.

- Qui est entré ici depuis mon départ ? Aboya-t-il.

Le tableau ne se formalisa pas du tout de cette attaque, après tout, plus vite il répondrait et plus vite on le laisserait tranquille.

- La jeune fille, répondit-il.

Il n'eut pas besoin de dire plus : Rogue sut tout de suite de qui il parlait. Ce n'était pas « une » jeune fille, c'était « La » jeune fille, comme « La femme » de Sir Arthur Conan Doyle, ce n'était pas une jeune fille parmi les autres, non, c'était la seule qui importait.

Le cœur de l'homme aigri se mit à battre plus vite, plus fort, et son corps commença à trembler. Il referma la porte de ses quartiers et se laissa tomber dans son fauteuil.

Hermione était revenue ici. Hermione s'était souvenue du mot de passe, en plus du thé. De quoi d'autre s'était-elle souvenue ? Comment avait-il fait pour louper son sortilège ? Ce n'était pas possible, simplement pas possible.

Il fallait qu'il tire ça au clair.


Le lendemain, les membres du trio capturèrent leur cible avec une certaine facilité, ce qui contribua à les rassurer et les détendre pour la suite des événements. Ils burent chacun du Polynectar puis enfilèrent la tenue de leur "double", avant de s'infiltrer au Ministère.

Alors qu'ils se retrouvèrent à l'intérieur, tout allait bien (si on ne comptait pas le stress et la peur, sentiments très naturels dans une telle situation). Du moins jusqu'à ce que Ron ne se fasse apostropher.

- Cattermole. Il pleut encore dans mon bureau. Ça va faire deux jours.
- Un.. parapluie, ça peut aider ?

Il ne connaissait pas cet homme et ne savait pas ce que son « double » avait à faire avec lui. Et ni Hermione ni Harry ne pouvaient l'aider, quand bien même ils en auraient su plus que lui.

- Vous réalisez, Cattermole, que je descends ? Reprit l'homme sur un ton bas et d'une condescendance extrême.
- Vous … descendez ?
- Interroger votre femme.

Il s'arrêta une seconde, afin de se délecter de l'air horrifié qui apparaissait sur le visage de « Ron ».

- Maintenant, moi, si on remettait en question la pureté du sang de ma femme, et que le directeur du Département de la Justice Magique demandait qu'on lui fasse un boulot, je crois que je mettrais ça parmi mes priorités. Vous avez une heure.

Un silence tendu s'installa dans l'ascenseur alors que celui-ci commençait à descendre.

- Essaie Finite Icantatem, fit Hermione alors que l'ascenseur s'ouvrait à l'étage du dessous.

Harry en expulsa Ron qui était dans tous ses états, et l'ascenseur repartit à nouveau, pour s'arrêter à l'étage du Ministre de la Magie et du cabinet du Ministre.

- Disons que si on ne trouve pas Ombrage d'ici une heure on- commença Harry

Une ignoble petite silhouette rose apparut derrière les portes qui s'ouvraient. Elle portait le Médaillon de Serpentard.

- Ah, Mafalda, c'est Traverse qui vous envoie ? Excellent. Descendons directement. (Et, avec un regard à Harry) Albert, vous sortez oui ou non ?

Le Survivant sortit de sa paralysie et quitta l'ascenseur, non sans un dernier regard vers une Hermione effrayée.

La jeune femme suivit Ombrage dans la salle d'audience. En y entrant, elle eut l'impression qu'on essayait de lui aspirer une partie de son âme, et en levant la tête, elle comprit pourquoi : une horde de détraqueurs, contenue par une pseudo barrière translucide en laquelle elle n'avait pas confiance, se tenait au-dessus d'elle. Elle eut un frisson et rassembla le maximum de pensées heureuses dans le devant de son esprit, afin d'y faire appel si elle devait lancer un patronus.

Elle prit place à côté d'Ombrage, qui créa son propre patronus afin d'être protégée. Hermione se demanda comment cette femme pouvait avoir des pensées heureuses, mais elle n'eut pas besoin de réfléchir longtemps alors qu'un homme était amené de force dans le grand trône au milieu de la salle, et qu'Ombrage avait un petit sourire.

- Monsieur... Alderton ?

L'homme était paniqué à l'idée qu'on lui confisque sa baguette, qu'on lui interdise l'obtention d'une autre et qu'on le bannisse de la société sorcière. Il était marié à une sorcière et avait des enfants, très probablement sorciers eux aussi. La jeune femme déglutit et retint une larme. Si on lui retirait sa baguette, ce pour quoi elle avait quitté ses parents, ce pour quoi elle se battait depuis son premier jour à Poudlard, elle ne pourrait le supporter.

Ombrage en revanche, prenait un plaisir sadique à torturer la pauvre âme tourmentée au milieu de la pièce, la rabaissant constamment, l'accusant à tort, pour finalement prononcer la sentence : le bannissement. L'horrible tyran gloussa de contentement, et une femme prit la place de la précédente victime. Elle était tout aussi terrorisée.

- Mary Elizabeth Cattermole, habitant au 27, Chislehurst Garden, Great Tolling, Evesham, mère de Maisie, Ellie et Alfred, femme de Réginald ?

La femme acquiesçait en couinant à chaque affirmation d'Ombrage. C'était insupportable de voir à quel point elle était réduite à néant sous les mots de cette infâme sorcière. Cependant, Madame Cattermole sembla remplie d'espoir quand elle aperçut son mari au bout du couloir. Elle implora son nom et Ron, immobile, dû se faire bousculer par Harry pour commencer à avancer. Ombrage n'en sourit que plus, se délectant de la peur sur le visage des deux victimes desquelles elle allait briser la vie.

- Une baguette vous a été confisquée à votre arrivée au Ministère. Est-ce bien cette baguette ?
- O-oui, bégaya Madame Cattermole.
- Voulez-vous préciser à la cour à quel sorcier ou sorcière vous avez pris cette baguette ?
- Je ne l'ai prise à personne ! Je l'ai achetée sur le chemin de Traverse, chez Olivanders, quand j'avais 11 ans ! C'est elle qui m'a choisie !
- Vous mentez. Les baguettes ne choisissent que des sorcières, hors vous n'êtes pas une sorcière.
- Si j'en suis une ! Dis leur Reginald, dis leur ce que je suis !

Sa voix tremblait alors qu'elle s'agrippait à son mari – à Ron. Celui-ci était paralysé. Harry, en revanche, marchait dans la salle, s'approchant doucement mais sûrement d'Ombrage. Hermione le vit sortir sa baguette, lentement, ce qui n'échappa pas à la surveillance de la sorcière.

- Mais qu'est-ce que vous faites, Albert ?
- Vous mentez, Dolorès. Et on ne doit pas mentir. STUPEFIX !

Ombrage fut désarmée et Hermione en profita pour arracher le Médaillon de son cou, puis elle envoya à Harry, pendant que Ron immobilisait le directeur du Département de la Justice Magique. Les deux jeunes gens se mirent à courir vers la sortie, alors que Ron prenait la femme de son double par la main et l'entraînait derrière lui. La surprise passée, Ombrage récupéra sa baguette et lâcha les détraqueurs sur les fuyards, qui réussirent grâce au patronus d'Harry à prendre l'ascenseur. Le problème était maintenant le suivant : Harry était redevenu lui-même, Hermione aussi et ce n'était plus qu'une question de secondes avant que Ron ne subisse le même sort.

Sorti de l'ascenseur, le jeune homme rassura sa "femme" avant de reprendre la fuite, passant dans le même temps devant son double, en caleçon, en plein milieu du ministère. Cela aurait pu être une scène amusante si le directeur du département de la Justice Magique ne leur courait pas après, ordonnant la fermeture des cheminées, leur seule « porte » de sortie. Par chance, ils en atteignirent une et transplanèrent.


Trop tard.

Quelle attente horrible. Il était onze heures et Hermione – si elle revenait comment son cœur désespéré pouvait-il croire qu'elle allait revenir ? Elle était en danger à Poudlard !– devait être dans le Poudlard Express à l'heure qu'il était. Elle ne serait pas là avant des heures – si elle revenait. Il ne la reverrait pas avant des heures – si elle revenait.

Il n'était plus que la moitié de lui-même en ne la sentant pas près de lui. Ces « vacances » avaient été un calvaire, et l'année à venir... les années à venir... elles seraient toutes pareilles.

Quand bien même elle se souvenait, il ne la reverrait plus. Il avait fait bien trop de mal. C'était sa punition.

Une boucle infernale, l'histoire de sa vie.