Et la suite, on approche de la fin du second tome... Oui, on arrivera au bout un jour, ne vous inquiétez pas.
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Chapitre 18 : Attaque
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Le reste des vacances passa plutôt rapidement. Harry était retourné à son entraînement à l'épée et regrettait de ne pas pouvoir s'exercer à Poudlard. Il était loin de la grâce avec laquelle se déplaçait sa mère. Sirius avait pris de l'avance pendant qu'il était en cours. Bientôt, Sythelia leur demanda de se battre côté à côté sans se blesser. Un peu surpris, ils s'exécutèrent.
L'exercice se révéla beaucoup plus difficile que prévu. Ils devaient contrôler leur arme pour l'empêcher de blesser leur ami.
- Vous commencez à comprendre pourquoi je dis qu'il est difficile de se battre avec quelqu'un à ses côtés. Ce sera plus facile si vous avez une cible.
Elle leur prit leurs armes des mains et les enchanta.
- Votre lame ne coupe plus. C'est mieux pour débuter les entraînements.
Elle se plaça face à eux, bras croisés.
- Attaquez-moi. Ensemble.
Ils la regardèrent avec de grands yeux. Elle haussa les épaules.
- Vous ne pourrez pas me toucher, si c'est ce qui vous inquiète.
Ils commencèrent, faiblement par crainte de blesser Sythelia. Ses yeux se rétrécirent. Elle attrapa la hampe de la lance de Sirius et l'envoya valser, puis attrapa Harry par le poignet et se mit derrière lui, l'immobilisant.
- Oubliez qui je suis. Pour l'instant, je ne suis qu'un ennemi.
Elle soupira.
- Recommencez.
Ils essayèrent encore, y allant beaucoup plus franchement. Elle esquivait tous leurs coups avec grâce et s'arrangeait pour qu'un coup qui aurait dû la toucher finisse par viser leur partenaire. Plus d'une fois, ils durent arrêter le mouvement de leur arme pour ne pas blesser leur allié.
Les entraînements duraient longtemps. A la fin, ils avaient l'impression que leur arme pesait des tonnes et ils avaient mal partout à cause de leurs nombreuses chutes. A la fin des vacances, ils n'avaient pas réussi à toucher Sythelia une seule fois.
Harry finit par retourner à Poudlard, attendant avec impatience de revoir ses amis. Le courrier n'était jamais aussi intéressant que les conversations de vive voix et les miroirs de communication avaient leurs limites. Le voyage se passa sans incident – encore une fois avec Luna – et il alla se coucha tôt, épuisé par sa journée. Deux mois plus tard, alors que les vacances de février approchaient, il reçut un bref mot de sa mère.
Trois clans de Vieux Vampires seront là, les Gobelins libres sont ravis, les Licornes et les Phénix espéraient qu'une telle structure apparaisse. Les Nains demandent si on a une montagne à leur proposer, les Elfes sont un peu réticents et poseront sans doute des conditions. Les Géants ont peur d'être refusés par les autres créatures magiques, du moins ceux qui ont accepté d'écouter. Les Griffons du Domaine ont convaincu leurs frères, de même que les Fenris. D'autres races hésitent. Je te conseille de te renseigner sur les coutumes de chaque race pour ne pas les vexer par une mauvaise parole. Amuse-toi bien à Poudlard, mais reste quand même sur tes gardes.
Avec un large sourire, il se rendit en cours, se promettant de faire des recherches poussées sur toutes les créatures magiques. Le soir, il retrouva les autres dans leur salle. Même Draco était là et il lui fit un sourire chaleureux.
- Salut tout le monde !
- Tu as l'air content, fit remarquer Neville.
- Vous vous souvenez du projet dont j'avais parlé à ma mère aux vacances de la Toussaint ? Celui d'accueillir toutes les créatures magiques qui souhaitaient échapper, au moins partiellement, à la guerre ?
Ils hochèrent la tête.
- Maman a réussi à contacter plusieurs peuples. On fera une première rencontre à la fin de l'année, pendant les vacances d'été. En attendant, je vais faire des recherches sur les différents peuples pour les connaître un peu mieux.
Avec un enthousiasme immédiat, les trois autres se proposèrent pour l'aider.
- Tu crois qu'on pourra venir ? demanda Hermione, des étoiles pleins les yeux à l'idée de rencontrer autant de créatures magiques.
Harry fit un grand sourire.
- Je suis sûr que Maman sera d'accord.
A ce moment, une voix les fit s'interrompre. Elle semblait résonner dans le château.
- TOUS LES ELEVES SONT PRIES DE REOURNER IMMEDIATEMMENT DANS LEURS DORTOIRS !
Ils se regardèrent. Une nouvelle attaque ?
Après un rapide au revoir, ils se ruèrent vers leurs salles communes respectives. Harry arriva dans la tour Gryffondor, essoufflé. Il essaya de paraître indifférent aux regards hostiles des autres élèves, mais il ne put éviter le regard de son professeur de Métamorphoses.
- Où étiez-vous, Mr Morienval ?
Il regarda son sévère professeur.
- Avec mes amis, professeur.
Elle le regarda à son tour pendant de longues secondes.
- Je souhaite vous parler. Dans mon bureau.
Il hocha la tête et ma suivit sous les ricanements des Gryffondor. Le professeur McGonagall se retourna soudain.
- Silence ! Cette attitude est scandaleuse, et je ne la tolèrerai pas de la part de mes élèves. Je n'ai jamais dit que Mr Morienval était coupable. Je sais juste qu'il sait plus de choses que vous et j'aimerais savoir quoi exactement.
- Etes-vous sûr qu'il n'est pas coupable, professeur ? demanda une voix qu'Harry identifia rapidement comme appartenant à Ron. N'oubliez pas que sa mère a essayé de me tuer.
Harry sentit la colère monter dans ses veines.
- C'est toi qui l'as attaqué en premier. On remarquera d'ailleurs que tu as fait de la magie en dehors de Poudlard sans avoir le moindre ennui. Quel coup de chance, n'est-ce pas ? Par ailleurs, je te ferai remarquer que si elle avait vraiment essayé de te tuer, tu serais mort.
- Cela suffit, messieurs, coupa leur professeur d'une voix tranchante. Mr Morienval, allons-y.
Harry la suivit sans un mot de plus. Ils arrivèrent dans le bureau de son professeur et elle lui désigna un fauteuil.
- Bien, vous n'êtes pas sans savoir qu'il y a eu une nouvelle agression.
Harry hocha la tête. On n'aurait pas rassemblé les élèves sans un sérieux motif.
- La situation est cependant différente. L'élève n'a pas été pétrifié.
Harry se figea.
- Vous... vous voulez dire qu'il est mort ?
Le professeur secoua la tête.
- Cela me confirme dans ma pensée que vous en savez plus que nous. L'élève a été emmené dans la Chambre.
- Qui est-ce ?
Elle le regarda un long moment.
- Ginny Weasley.
Harry pâlit. Il ne s'était pas particulièrement attaché à la petite Weasley, mais il se souvenait de son changement brutal d'aura.
- S'il vous plaît, Mr Morienval. Nous avons besoin de vos renseignements.
Harry hocha la tête.
- Bien sûr, professeur. Cela risque d'être long.
