Chapitre 50 : La traque

Tom avait regardé Maria se servir de la poupée et contrôler Lagirouette avec une telle aisance que ça le fit frissonner. Il n'y avait pas un seul reflet joyeux dans ses yeux qui tiraient sur le jaune, juste une pointe glaciale. Par contre, il y eut de la peur lorsqu'Avery se fit toucher par l'éclair et tomber au sol avec deux autres joueurs de Quiditch. Elle voulut courir vers eux pour voir s'ils allaient bien, mais il la retint par le bras.

- C'est suspect si on arrive trop vite. Cachons nous et attendons de voir…

Ils se réfugièrent derrière un des gradins avant de voir Lagirouette se faire poursuivre par des aurors et aller dans la foret, sans doute pour brouiller les pistes. Tom et Maria se regardèrent en silence et coururent vers leurs amis, descendus en catastrophe en ayant été témoins du drame. Lorsqu'ils arrivèrent sur le terrain, les corps lévitaient déjà vers le château et les étudiants étaient priés de suivre leurs préfets et de retourner de toute urgence dans leurs salles communes afin de laisser faire les professeurs.

Maria croisa brièvement le regard du professeur Black et acquiesça à cette question inaudible. Il détourna le regard et suivit ses confrères vers le château, où des mots allaient être dis, pas forcément les plus beaux.

- Mais où étiez-vous passés ?! s'époumona Eole. On s'est fait un sang d'encre pour vous.

- Désolé. Fit Tom

- Oui…Pardonnez-nous. On a vu un éclair, on est revenu dès qu'on l'a vu. Que s'est-il passé ?

- On a encore du mal à y croire…. C'est lagirouette… Notre professeur de vol a pété un câble. Il s'en est pris à Avery, Carrow et Potter, en plein match ! Ils étaient au coude à coude pour le vif d'or et tout d'un coup…. Il sortit sa baguette et leur lança un fulguris ! Un fulguris ! répéta-t-elle d'une voix blanche. Et devant les gens du ministère… Vous n'imaginez pas les répercutions que ça pourrait avoir…. On a laissé un fou enseigner ici ! Mais il était si beau ! chouina Eole

Maria roula des yeux. Beau ou pas, le danger est écarté désormais. Il va se faire poursuivre par les aurors et arrêter pour avoir attaqué des sorciers à Poudlard.

- Et Avery ? Il faut qu'on aille le voir. Il a pu être gravement blessé…

- Le directeur Dippet a ordonné que tous les élèves retournent dans leurs dortoirs. On risque gros à désobéir. Fit Ophion. On devrait suivre sur ce coup-ci je crois…

Les mains du premier ministre s'abattirent brutalement sur la table en chêne. Les autres sorciers frissonnèrent d'effroi. Le sorcier hors de lui qui leur faisaient face comme pire qu'un hypogriphe indigné n'était pas n'importe qui. C'était monsieur le ministre !

- Qu'on me donne une explication !

- Eh bien…

Les membres les plus importants de Poudlard ne savaient que dire, après tout, jusque-là, Lagirouette n'avait rien fait de rien répréhensible, donc, ils n'avaient aucune raison de soupçonner ce qui allait se passer aujourd'hui.

- Comment vont les enfants ? Fit Dumbledore d'une voix posée

- Ils sont en soins intensifs à l'infirmerie, tous gravement touchés. Ce sont des enfants de hauts dignitaires de notre pays, comment allons-nous expliquer ça ?

- Ça ne vous regarde pas, Sacerdoce. Mes conseillers et moi-même trouveront une solution adéquate. Répliqua le ministre.

- C'est-à-dire ? Demanda prudemment le directeur Dippet. Qu'allons-nous dire aux parents et aux élèves ainsi qu'à la gazette du sorcier ? Tout ceci est terrible pour nous. Pour nous tous.

Malfoy soupira. Cette affaire tombait comme un cheveu au milieu d'une soupe et tout juste après que le ministère ait rouvert ces portes. Comment justifier l'œuvre d'un fou furieux en cavale ?

- Excusez-moi, si vous permettez….

- Black ? Auriez-vous découvert quelque chose ? Fit Dippet en se tournant légèrement dans sa direction.

Tous les sorciers présents dans la pièce se tournèrent vers lui. Ce qu'il allait dire pouvait provoquer un scandale. Mais la vérité le valait bien, n'est-ce pas ?

- J'ai mené consciencieusement mon enquête et j'ai découvert une chose frappante.

- Qui est ? Fit le ministre.

- Celui qui est responsable de l'assassinat de Ménétios Mulciber et du scandale arrivé quelques heures plus tôt sont la même personne !

- Martial Lagirouette ! s'exclama Dragonneau. Alors depuis tout ce temps, il était là, si proche et à portée de main ! Mais comment l'as-tu su ?

- Test Adn. Rien de plus sorcier

- Donc… qu'est-ce que cela veut-il dire ? Fit le premier ministre avec toute la retenue que son titre l'obligeait à avoir. Que ce sorcier n'est pas uniquement responsable d'avoir blessés trois enfants, mais qu'en plus, il est coupable du meurtre de deux sorciers, Ménétios Mulciber et Cassandre Rosier ?

- Et vous oubliez Gamma Grenngrass.

- Juste ciel ! s'écria Dippet. Et on a laissé ce fou furieux enseigner à Poudlard….

- Mais pourquoi ? Fit Dumbledore. Quel était son but à faire tout cela ?

Les trois sorciers se regardèrent un instant, sachant pertinemment que ce sorcier voulait probablement tuer une serpentard de leur connaissance, célèbre pour sa parenté avec une certaine famille maudite sévissant dans le nord de l'Europe.

- Question idiote ! fit Black. La vérité, c'est que cet homme est un usurpateur ! Son vrai nom est Charles Lagirouette et il a été renvoyé de Beaubatons pour atteinte à la morale et suspicion d'harcèlement sexuel sur mineurs. Si chez nous, ces crimes sont discutables, en France, un châtiment terrible l'attend. Il a alors pris l'identité de son frère mort et voulut se terrer en Angleterre là où nos lois sont différentes et enseigner à Poudlard. Peut-être a-t-il fait la connaissance de Gamma Greengrass dans le train et qu'elle s'est refusé à lui….Lequel l'aurait fait empoisonner pour couvrir ces traces…

- Mais… cette gamine n'avait que…11 ans. Fit Dippet outré.

- Je le sais bien, directeur… mais qui sommes-nous pour comprendre les esprits les plus dérangés ?

Malfoy se mit à sourire face au spectacle que lui montrait Anoir Black. Au lieu de montrer cette greengrass comme un dégât collatéral, il en faisait une victime tragique qui se serait défendue héroïquement avant de mourir de manière cruelle. Il était clair que cet homme, ce Lagirouette, était un assassin envoyé par les Grey.

- Mais…et pour Mulciber et Rosier ? Pourquoi les tuer ?

- Parce qu'ils étaient au courant pour son plan. Lagirouette les a forcés à l'aider à accomplir ses sinistres dessins. Et lorsqu'il n'a plus eu besoin d'eux, il s'en débarrassa comme de vulgaires objets. Cet homme est vicieux et cruel ! Fou à lier ! Quant aux trois pauvres victimes du terrain de Quiditch…. Et cet éclair qui les pourfendit… c'est pour nous montrer à quel point il se sent puissant et supérieur face à nous. Il se croit similaire à Dieu, pouvant prendre des vies et jouer avec la mort sans craindre la justice magique. Nous devons le trouver et le tuer. Un tel homme ne pourrait être sauvé. Acheva Black

- Il a raison fit Dragonneau. Je vais prévenir par hibou les différents ministères proches de nos frontières en particulier la France ! On va le trouver et lui faire payer.

Maria et les autres ont retrouvés Diane aux cachots alors qu'ils devaient rester confinés dans leurs dortoirs, comme les résidents des trois autres maisons. Lorsqu'ils se retrouvèrent, ils se mirent dans un coin pour discuter de ce qu'ils savaient. C'était un peu la panique, les membres plus âgés de leur maison s'écrièrent que quelqu'un essayait de les enfoncer et de les humilier, que le destin semblait contre eux en permanence.

Ce n'était pas tout à fait faux.

Les préfets eurent bien du mal à calmer les troupes et à leur faire comprendre qu'à leur niveau, il valait mieux laisser les aurores faire leur enquête et rester tranquille. Tom s'approcha alors de Maria tandis qu'elle était proche d'eole et de diane. Elles les voyaient pleurer pour Avery et prier pour qu'il s'en sorte vivant. Tom lui tapota alors l'épaule et elle se retourna pour lui faire face, un peu ennuyée :

- Que se passe t'il ?

Absolument personne ne faisait attention à eux.

- Et si on essayait d'entrer dans la réserve ? Fit-il les yeux brillants.

Maria ouvrit grand les yeux, surprise. Mais… l'école grouillait d'aurores !

- T'es fou ? Et si on se fait prendre ? On risque le renvoi sur ce coup.

- Pas si on prétend vouloir rendre visite à Avery. Ou qu'on se rende invisible. Fit il alors qu'il lui montrait deux flacons remplie d'une substance visqueuse dorée.

- Mais c'est…. De la bouillie d'herbe dorée ? Comme as-tu pu t'en procurer ?

- Dans la salle de potion des Lestranges. Je me disais qu'on pourrait en avoir besoin

- J'espère pour toi qu'ils ne se doutent de rien et que tu n'as pas confondu ça avec du félix félicis.

- Alors ? On cherche ce livre, oui ou non ?

- Tu t'es déjà fait coller une fois alors que tu allais tenter d'entrer dans la réserve et tu veux recommencer… Tu es bien un Serpentard, toi. Peut-être aurons-nous plus de chances cette fois ci, une promesse est une promesse après tout.

Tom sourit discrètement et à deux, ils quittèrent les cachots, invisibles.

Beauxbattons est située dans l'Est des Pyrénées, entre Andorre et Le Perthus. Elle se trouve au cœur de la chaîne montagneuse, au sommet d'une montagne décapitée communément appelée "Mont Creux", dissimulée sous la plus grande illusion du monde. Le seul moyen d'y accéder est un Tunnel de Transportation à l'accès très réglementé faisant plus de 300 km de long sous plus de 3 km de profondeur, dont la seule entrée est située dans la Gare principale de Toulouse, coté moldu, à Toulouse-Mattabiau. L'entrée secrète se trouvait derrière une statue dont le code changeait chaque jour mais qu'il était possible de cracker si vous aviez le bon artéfact magique pour y parvenir.

Et Lagirouette avait tout cela. Il sortit de sa poche un multi prisme et le plaça devant les yeux de la statue pour l'aveugler. Confuse, cette dernière le laissa entrer dans le long tunnel magique et il enfourcha un balai de genet pour effectuer un long voyage d'au moins deux heures s'il volait à plus de 150 km heures. Mais avec un balais de genet, il était bien connu en France qu'on puisse aller jusqu'au bout du monde. Le genet était l'emblème suprême de l'école, et seuls les sorciers volant sur du genet pouvaient accéder à l'école sans être remarqués.

Deux heures plus tard, il se retrouva face aux pyrénées dans une vallée qu'il survola bien vite jusqu'à trouver l'entrée de l'académie magique française.

Il tremblait, ignorant pourquoi il se rendrait là-bas. Mais il savait juste qu'il était fini et qu'il devait en finir avec toute cette histoire. Il ne se rappelait même plus pourquoi d'ailleurs… ni comment il avait pu causer un tel désordre à Poudlard ou quoi que ce soit d'autre.

Toujours en utilisant le prisme, il pénétra dans l'école, prit un passage secret qu'il était l'un des rares à connaitre et lui permettait de contourner les immenses jardins à la française conçus par Lenotre à l'époque de Louis 14 et qui étaient enchantés. Lui n'en avait qu'après une fille, Isolde Grey, cette sixième année de beauxbattons qui l'avait piégé et qui devait mourir avant qu'il disparaisse. Il savait dans quelle maison elle était et avait un moyen sur de la retrouver : un cherche tout. En moins d'un quart d'heure, il la retrouva près de la fontaine Nicolas Flamel qui faisait face à l'imposant château de l'école.

Dès qu'il l'aperçut, il lui lança un sort qui la frappa en plein à l'épaule, mu d'une rage qu'il ne s'expliquait pas et courut pour la tuer.

Isolde Grey était paralysée par la peur. Jamais, au grand jamais elle n'aurait cru être en danger dans sa propre école. La jolie étudiante parfaite qu'elle était, symbole de beaubattons gisait dans une mare de sang en remuant faiblement les paupières. Son cerveau n'avait pas encore compris qu'elle allait y rester. Autour d'elle, les hurlements de ses camarades et les cris des professeurs et des pions.

Elle sourit. On allait la sauver. Elle se doutait que ce Lagirouette avait été retourné contre elle, par ce monstre ou par quelqu'un qui l'aidait. Son père l'avait pourtant mise en garde, mais elle n'avait pas écouté…

- Lagirouette ! Rends-toi ! Tu es cerné ! firent les professeurs, aidés par des aurors qui arrivaient en rafales par voie de cheminette.

Mais Lagirouette fit soudain quelque chose qu'incompréhensible : il se jeta dans la fontaine Nicolas Flamel et se transforma en statue d'or avant d'exploser en poussière dorée.

- Le fou… fit un des français. Il a étudié ici, il savait ce qui l'attendait en se jetant dans cette eau mortelle.

- Que devons-nous faire, présidente ?

Tous les regards se tournèrent alors vers la présidente de l'Etat français de l'époque, la première femme à avoir reçu la distinction : Beatrice Chautemps. Une femme assez fine au port altier, qu'on soupçonnait fortement de posséder du sang de vélane. Elle avait de longs cheveux verts pommes ondulés et des yeux émeraudes. On disait qu'elle descendait directement de ces nymphes sylvestres protectrices de la nature et de la magie. Qu'elle était mi sorcière-mi elfe.

- Et que voulez-vous qu'on fasse ? Fit la présidente assez énervée. Dites aux anglais qu'à cause de leur incompétence, une sorcière de la famille Grey est morte. Et si jamais ces derniers essaient de nous rendre fautifs, alors qu'ils viennent se plaindre ! Je les recevrai à Paris !

- Oui…présidente.

- Pff !

Cette dernière retournait en deux poignées de poudre de cheminettes à son bureau à paris, non loin du boulevard saint germain, là où grouillait la vie trépidante des français les plus fortunés, des gens de son monde. Et attendit le déluge. Elle n'aimait pas Léonard Malfoy qui ne se gênait pas de la traiter de catin et elle de parvenu. Les français et les anglais n'avaient jamais été en bons termes…

- Alors ?

- On a reçu une gueulante du premier ministre anglais. Il nous traite de bons à rien et de pleutres incapables.

- Comme s'il était mieux….fit elle alors qu'elle mâchonnait un bâton de réglisse.

- Il menace de cesser tout contact avec nous dès le début du brexit.

- Je m'en moque. Mais dites à tous nos ressortissants englais de faire leurs valises et de retourner chez eux. Tous ces espions anglais feraient mieux de cesser leurs bêtises.

- Et les français vivant en angleterre ? Devons-nous leur conseiller de revenir ?

- Oui. Attendez ! Qui avons-nous de haut placé en angleterre qui pourrait nous aider ?

- Ministre ?

- Contactez Leta Lestrange, c'est elle qu'il me faut.

A suivre…

Fulguris : sort noir qui permet d'invoquer des éclairs.

Herbe dorée : herbe légendaire poussant dans les champs français, capable de rendre plus fort celui qui l'ingère et de le rendre invisible.

Pour Shadow : Coucou ! Diane mourra pas dans le chapitre 78, sinon, comment y aurait-il des mangemorts se nommant Mulciber par la suite ? Elle va juste changer d'école pour tenter de mieux se reconstruire. C'est vrai que le chapitre et la description sont un peu courts alors qu'il s'agit d'un match de Quiditch, mais je ne suis pas très douée pour décrire ces matchs, même en les revisionnant en film. Un jour, il sera peut-être réécrit qui sait… idem pour Weta, je t'avoue que je ne sais pas encore comment cerner le perso, peut être à la tulipe karasu dans Hogwart Mystery ? Quant à la Lagirouette, il s'est fait lessiver le cerveau et va sans doute tuer Isolde Grey avant de se donner la mort ou que sais-je … C'est vrai que je progresse vite. A ce stade, c'est presque la fin de la première année. La mort du premier grand ennemi sonne la fin de la première année, un peu comme dans harry potter avec Quirell. En semaine si je suis inspirée, je peux écrire un chapitre tous les deux trois jours mais en weekend c'est à peu près un chapitre par jour. Du coup je peux écrire entre 6 et 10 chapitres par mois voir plus ça dépend. En été j'écris presque tous les jours. C'est souvent en été que je fais les réécritures. Chaque année j'en choisis une que je relis en entier et que je décide d'améliorer. Cette année ça sera The electric princess et ces plus de 200 miles mots. Du moins si j'y arrive…. Et j'espère que la liste des chapitres ne t'a pas trop spoilé.