Bonsoir, bonsoir ! Comment ça va ? Je vais vous raconter un peu ma life après cette journée bizarre. Ce matin, je vais au travail normalement, en classe, je bosse avec mes jumelles, je m'énerve un peu parce qu'une des jumelles n'était pas dans un bon jour, bref. A un moment on fait de la lecture et on se rend compte qu'il y a un hélico qui tourne et c'est chiant, parce qu'on entend pas les élèves qui lisent (surtout des gamins de CM1 ça ne lis pas très fort), breffons. Je réalise que l'hélico est là depuis un moment en fait, mais je ne m'interroge pas plus que ça.
Arrive le moment de la récré. Comme d'habitude, je prend mon téléphone, et là je vois que j'ai plein de messages, donc plusieurs de ma boss (la mère des enfants que je garde après l'école), qui sont imcompréhensible, enfin, je ne les comprends pas, mais je comprends qu'il se passe quelque chose. Donc je vais sur le twitter de la BBC et là, j'apprend pour cet attentat, qui a eu lieu dans ma putain de station de métro ! Celle ou je prends le metro quotidiennement depuis 4 ans que je vis ici. Celle ou je le prends tout les jours avec les enfants que je garde, et ou je reviens en rentrant chez moi. En lisant les articles, je me rends compte que ma rue ( à 5 min de la station) est bloquée, et les texto de ma boss prennent sens : elle était dans la rame touchée, et très choquée (elle n'a rien eu, elle était à l'autre bout de la rame, mais elle a eu très peur de la bousculade pour sortir).
La dessus, je vais voir ma collègue qui est avec le directeur et ils commencent à me balancer plein d'infos : des parents viennent chercher leurs enfants, ou viennent à la barrière voir si les enfants vont bien, surtout il ne faut rien dire, ne pas parler au cas ou les enfants entendraient etc. Je ne vous explique pas le stress.
La dessus, j'avais envoyé un message à ma colloc pour savoir si ça allait, et elle me répond qu'elle aussi était dans la rame, mais qu'elle va bien.
L'hélico a tourné toute la journée et à un moment, il est resté stationnaire au dessus de l'école, du coup les enfants posent des questions, normal. Alors entre moi qui leur ai dit que c'était l'auto école des hélicoptères, et une collègue qui leur a dit que c'était google map, on se débrouille comme on peut pour ne rien dire, mais il y en a toujours qui finissent par savoir.
Du coup je me suis sentie bizarre toute la journée. heureusement cet attentat peut être qualifié de raté, il n'y a pas de morts, il n'a pas explosé comme il aurait du le faire, mais ça me fait vraiment drôle parce que c'est un endroit que je fréquente vraiment tout le temps, et ce n'est pas dans l'hyper centre de Londres. Dans un quartier comme ça, vachement résidentiel, tu te dis que jamais il n'arrivera un truc pareil, parce que pourquoi ?
Quand je me balade dans le sens, j'ai régulièrement des regains de méfiance, parce qu'on ne sait jamais, mais dans mon coin, je me pensais en sécurité. Je me dis que si le ou les connards qui ont fait ça avaient réussi totalement leur coup, peut -être que ma colloc aurait été touchée, peut-être que les enfants que je garde n'auraient plus de mère et ce n'est pas cool du tout comme sensation.
Je n'ai plus trop envie de prendre le métro avec les enfants quand la station rouvrira, tout en sachant que la même chose peut se dérouler dans le bus, mais bon...
Je me décharge un peu là, désolée, mais il fallait que je m'exprime. Je vous ai bien plombé l'ambiance là, j'espère que le chapitre va vous remonter le moral !
Disclaimer : Seule l'histoire est à moi, le reste est à JKR
Réponses aux reviews anonymes :
Oceane : Tout à fait, mais la demoiselle se voile la face !
Luciole : Faire la paix vu comme les choses ont été faites, je ne sais pas... L'espoir fait vivre ahah ! Merci à toi de m'encourager !
Sarah : Contente que ça t'ai plu ! Hé ouiiiii, Hermione se relâche :D
Cecile : Comme tu l'as dit, c'est le bazar ! Ils ont l'air d'être sur la bonne voie Harry et Blaise !
C'est déjà bien qu'il puisse la calmer ! Oula non, moins de 100 chapitres quand même ! Pour Koh lanta j'attend que les équipes soient mélangées pour me décider !
Misaah : Ahah, je comprends que tu n'aimes pas Hermione xD Ce n'est pas tant de la naiveté qu'une sensation de supériorité (que les américains moldus ont aussi d'ailleurs). Pour l'instant Ginny a d'autres chats à fouetter avec la coupe du monde ! Bisous Bisous
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Merci à Stéphanie
Chapitre XLIX : Conférence de presse
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Lorsque Ginny arriva à son entrainement, elle était inquiète. Et si elle n'avait pas encore croisé ses coéquipiers, elle savait qu'ils devaient être inquiets eux aussi.
Les journaux titraient tous la même chose : le chaos régnait aux Etats-Unis. La situation était catastrophique, et la sécurité n'était visiblement pas optimale.
On parlait de terribles attaques. De moldus s'acharnant sur les sorciers, qui étaient sans défense, parce que le Ministre de la Magie Américain pensait que la situation allait s'arranger et qu'il ne voulait rien faire d'autre que d'attendre que les choses s'arrangent.
« Comme si elles allaient s'arranger. » Songea Ginny.
La jeune femme était quelque peu égoïste, mais elle ne pensait qu'à une chose : la Coupe du Monde. Elle se demandait si elle allait avoir lieu, dans quelles conditions elle se déroulerait, si elle se déroulait ? Elle avait fourni tant d'efforts. Elle et toute son équipe. Elle ne voulait certainement pas passer à côté de cette compétition. La compétition de sa vie.
Elle aurait voulu partager ses pensées avec ses amis, mais elle ne le pouvait pas. Ils n'auraient pas compris, et elle comprenait qu'ils ne comprennent pas. Ce qu'il se passait aux Etats-Unis était grave, et à côté de cela, la Coupe du Monde n'était pas grand-chose...
Elle retrouva ses coéquipiers dans le vestiaire, et leur entraineur ne tarda pas à les rejoindre, faisant taire les murmures d'un simple regard.
« Je sais que les actualités doivent vous tracasser. » Commença-t-il sans préambule « Mais le programme de la journée ne change pas. Je ne vous cache pas que je n'ai pas encore de nouvelles du Ministère concernant le déroulement des choses par rapport à la Coupe du Monde. Quand ce sera le cas, je vous dirais ce qu'il en est mais en attendant, rien ne doit changer dans votre état d'esprit. Nous avons une Coupe du Monde à gagner, et j'attends de vous que vous vous exerciez en conséquence. Au travail. »
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« Hermione ! J'ai besoin de toi. »
« Oui Monsieur le Ministre. » Répondit la jeune femme en se levant immédiatement.
Elle suivit Kingsley dans les couloirs du Ministère, où il commença à lui expliquer de quoi il retournait.
« J'ai besoin de toi et de ta connaissance des moldus. Je sors d'une discussion avec le Premier Ministre et d'un représentant de la Couronne Britannique. »
« Oh ? Et cela s'est-il bien passé. »
« Plutôt bien oui, nous sommes sur la même longueur d'onde. Nous avons décidé que je vais me rendre à Downing Street, et que le Premier Ministre et moi donneront là-bas une conférence de presse commune qui sera transmise à la tévélision. »
« Télévision. » Corrigea Hermione, qui commençait à stresser légèrement.
« C'est cela. Nous allons expliquer ce dont j'ai parlé hier, et ce dont j'ai besoin, c'est de tes conseils. »
« Quel genre de conseils ? Je ne suis pas sûre de savoir... »
« Déjà, comment devrais-je m'habiller ? Si tous ces moldus doivent me voir, est-ce que je devrais plutôt m'habiller comme un moldu, ou venir en robe de sorcier ? »
« Ces gens ont vu les sorciers des Etats-Unis en robe, allez-y en robe également. Je ne pense pas que ce soit cela le plus important. Si je mets à la place des moldus, je pense que ce qui va les inquiéter c'est de savoir si nous sommes « contrôlés. » Je pense qu'il serait important de leur expliquer nos lois, que l'usage de la magie est réglementé, et qu'un sorcier faisant de la magie devant les yeux d'un moldu commet une infraction et qu'il en subit les conséquences. Par contre... »
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La jeune femme hésita, mais Kingsley l'invita à continuer.
« Je ne pense pas qu'il soit judicieux de leur dire que dans certains cas, nous devons effacer la mémoire de personnes témoins. Cela fera peur aux moldus, ils vont se demander si ça ne leur est pas déjà arrivé et ils vont se sentir attaqués.
« Je vois. Quoi d'autre ? »
« Je pense que si le Premier Ministre est d'accord, il serait bien que vous signez un papier qui stipule que la communauté sorcière va rester cachée. Je sais que vous comptez l'annoncer mais les moldus auront plus confiance en un papier officiel qu'en une simple parole. La parole à moins de valeur.
« Et la télévision ? Comment ça marche ce truc ?»
« Eh bien il y a des gens qui seront là avec des caméras. Ce sont de gros engins qui permettent de filmer la personne, et d'enregistrer ce qu'elle dit. Ce sera probablement en direct. Il faudra donc que vous fassiez attention à vos mots. Vous ne pourrez pas effacer ce que vous direz ! Et les journalistes moldus vont passer des heures à analyser et interpréter le moindre de vos mots. »
Kingsley hocha la tête, pensif. Il n'avait pas peur de cette conférence, mais il voulait faire bonne impression, et que les moldus soient rassurés.
« Il y aura sûrement des questions après la déclaration. Pensez à discuter avec le Premier Ministre de ce à quoi vous pouvez répondre et ne pas répondre. Cela va aussi avoir un impact pour le parti politique du Premier Ministre. Les citoyens vont découvrir qu'il était au courant de notre existence... »
« Tous les précédents Ministres l'ont été, peu importe leur tendance politique, c'est... »
« La règle. Bien sûr. Mais ce genre de concept, pour le moldu moyen qui regardera sa télé, c'est très abstrait. Ce n'est pas l'information qu'ils retiendront en premier. »
« Je vois. »
L'exercice promettait d'être périlleux. Mais Kingsley savait qu'il pouvait le faire. Ce n'était qu'un simple mauvais moment à passer...
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« Merlin, c'est quoi ce caca Lennie ?! Nom d'une gargouille, ça pue ! »
Plus loin dans la maison, Ron entendit Pansy ricaner, preuve qu'elle avait entendu ce qu'il venait de dire. Elle n'allait pas venir l'aider, le savait, et il dut se résoudre à nettoyer les petites fesses de sa fille, tout en retenant sa respiration.
Le bébé n'avait pas l'air de se soucier des états d'âme de son père et gazouillait en remuant les bras.
La couche propre mise dans le bon sens – il s'était trompé la première fois qu'il s'était chargé de cette tâche – il glissa Lennie dans une petite grenouillère mauve, la prit dans ses bras.
Il retourna au salon, où Pansy était en train de faire ses exercices de fitness. La jeune femme voulait perdre au plus vite ses quelques kilos de grossesse, et faisait des exercices pour. Ron l'aimait beaucoup avec ses hanches un peu plus épaisses, mais elle ne voulait rien entendre.
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« Chérie ! Le lait est périmé. C'est la seule chose que Lennie ingurgite, et son caca était la chose la plus horrible que j'ai jamais respiré ! »
« Le lait est périmé ? » S'exclama Pansy en haussant un sourcil. « Qu'est-ce que ça veut dire ? »
« Eh bien, qu'il est périmé ! » Répondit Ron.
« Tu sais que ce lait vient de ma poitrine n'est-ce pas ? De mon corps ? Est-ce que tu insinues que moi, je suis périmée ? » Interrogea-t-elle, d'une voix légèrement menaçante.
« Mais... mais non chérie ! Pas du tout. C'est juste que... que... ce que je voulais dire, c'est que tu as peut-être mangé quelque chose qui... »
« Etait périmé ? Ron, les bébés font caca et parfois, ça ne sent pas bon, c'est comme ça ! Il va falloir t'y faire chéri ! »
Elle s'approcha de lui, et Ron paniqua une poignée de secondes, avant que Pansy ne lui dépose un baiser sur la joue.
« Tu vois mon ange, ça, c'est papa dans toute sa splendeur. »
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Lorsqu'Hermione vit Drago et Harry débarquer dans son bureau, elle sentit l'odeur du traquenard à plein nez.
« Qu'est-ce qu'il y a ? » Demanda-t-elle soupçonneuse.
« On ne peut pas te rendre visite ? » Fit Harry.
« Prends-moi pour une idiote ! »
« Bon, d'accord ! On est venu te demander quelque chose. »
Tiens donc. Drago se cachait donc derrière Harry pour obtenir quelque chose d'elle. On en voyait de belles à chaque jour qui passe. Harry affichait sa petite tête d'enfant innocent à qui on ne peut rien refuser, et Drago n'était pas en reste, même si son expression était plus discrète que celle d'Harry.
« Quoi donc ? » Interrogea finalement Hermione.
« On se demandait – et plusieurs autres de la bande sont intéressés – si on pouvait aller chez tes parents, pour regarder la BBC et voir l'intervention de Kingsley et du premier Ministre. Personne n'a de télé, et je me vois mal débarquer chez les Dursley alors que je ne leur parle presque plus, tu comprends ? En plus, on connait tous tes parents. Tu vois ? Tu penses qu'ils seraient d'accord ? »
« Venir chez mes parents ? »
« Ils m'aiment bien non ? » Continua Harry. « Et Ron aussi. Je ne pense pas que Pansy voudra venir, avec Lennie, je pense qu'elle restera à la maison. Mais Théo et Daphné voulaient venir aussi, ainsi que Ginny. Luna pense que c'est une conspiration, elle n'est pas intéressée. »
« Tu oublies Blaise. » Intervint Drago. « Blaise aussi veut venir. »
« Ah...euh...oui, oui, cela m'est tout simplement sorti de l'esprit. » Balbutia Harry. « Donc, on peut venir ? »
« Pourquoi est-ce que tu veux aller regarder la télévision moldue, chez mes parents moldus, dans une maison moldue. » Demanda Hermione, s'adressant directement au blond. « Tu n'aimes pas les moldus. »
« C'est faux, et tu le sais parfaitement. Je t'aime toi, et tu es en partie moldue. »
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Il avait déclaré cela avec une facilité si déconcertante, qu'Harry se sentit soudain de trop. Mais il voulait également entendre ce qu'Hermione allait répondre, et s'assurer qu'elle n'allait pas dire une méchanceté qu'elle ne pensait pas.
Comment est- ce qu'elle pouvait rester aussi insensible, alors que Drago lui disait qu'il l'aimait ? Il avait bien du mal à saisir. Cela se voyait comme le nez au milieu de la figure qu'il pourrait faire n'importe quoi pour elle.
« Mes parents n'ont pas envie de te voir ! »
« Tu prends bien le thé avec ma mère. Si tes parents n'ont pas envie de me voir, c'est peut-être parce qu'ils n'ont que ta version de l'histoire et… »
« Parce que dans ta version à toi, tu ne couches avec personne dans notre lit peut-être ?! » Ricana Hermione, d'un rire sans joie.
« Je fais tout ce qui est en mon pouvoir pour me racheter. Et ça, tu ne leur as pas dit, je suppose ? Je sais parfaitement qu'ils doivent me détester de t'avoir fait du mal, mais je leur prouverai que ça n'arrivera plus jamais. Et en plus, c'est vraiment important cette déclaration commune, et je veux la regarder ! »
Hermione haussa les épaules. Et le blond sut qu'elle capitulait. Il allait venir chez elle – enfin, chez ses parents tout du moins–, et s'il devait en profiter pour faire sa propre publicité auprès de ses ex futurs beaux-parents, alors il le ferait avec grand plaisir.
« Parfait. On se voit ce soir alors. »
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« Tu es sûre que tu ne veux pas venir ? » Questionna Théo.
Luna secoua la tête en signe de négation. Elle n'avait pas envie d'aller écouter cette conférence. Le Chicaneur parlerait de ce qu'il se passait à sa manière et de toute façon, la blonde avait tendance à être d'accord avec son père quand il disait que tous ses évènements n'étaient pas dus au hasard, mais qu'ils avaient été organisés depuis bien longtemps. Ses amis lèveraient les yeux au ciel, et dirait qu'elle avait eu tort à chaque fois qu'elle avait émis ce genre d'hypothèses, mais elle voulait continuer d'y croire.
Et puis, elle préférait réfléchir à ses prochains voyages, que de regarder les Ministres moldus et sorciers discuter ensemble.
Théo finit par hausser les épaules, comprenant qu'elle ne changerait pas d'avis, et vint déposer un baiser sur ses cheveux, qui sentaient délicieusement bons.
« On se voit plus tard alors, d'accord ?! Je t'aime. »
« Je t'aime aussi. »
Théo partit le cœur léger. Il adorait tellement l'entendre prononcer ces mots, qui lui donnaient la sensation d'être le plus heureux des hommes. Il aimait sincèrement Luna, avec toutes ses excentricités, quelles qu'elles soient, plausibles ou non, et il aimait vraiment voir à quel point leur couple évoluait positivement. Si seulement tous leurs amis pouvaient être dans le même cas...
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Blaise, Harry et Ron avaient dit qu'ils passeraient le chercher, et l'heure annoncée arrivait dangereusement.
Mais Drago n'était pas prêt. En boxer, devant sa penderie, il ne savait toujours pas comment s'habiller. Il était certain que ses amis se moqueraient de lui, mais il allait chez les parents d'Hermione, et il se devait de faire bonne impression. Il devait apparaître comme le parfait gentleman, le gendre idéal, et se mettre ses ex-futurs beaux-parents dans la poche. Ou tout du moins la mère d'Hermione. Il ne se faisait tout de même pas trop d'illusions sur son père, qui prendrait toujours et dans n'importe quel cas de figure, le parti de sa fille unique chérie.
Il ne voulait pas non plus paraître trop habillé, parce que cela trahirait ses intentions. Tout le monde savait qu'il n'allait que très rarement au Ministère en costume complet. La cravate était donc à oublier.
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Le jeune homme se mit à hésiter entre trois jeans, essayant de déterminer lequel pouvait faire le plus classe, et se décida au bout d'un long moment pour un jean noir. L'heure avançait de plus en plus vite, et il allait se retrouver au pied du mur. Il fallait qu'il s'active, et vite.
Enfilant le pantalon choisi, il déambula torse nu, vérifiant dans le miroir qu'il était bien rasé, et que ses cheveux étaient correctement mis en place.
Il était présentement en train de se demander s'il devait enfiler une chemise ou un simple polo. La mère d'Hermione préfèrerait probablement la chemise...
Aussitôt pensé, aussitôt fait, et il se para du vêtement blanc, avant de se parfumer légèrement.
Il venait de choisir ses chaussures, lorsque ses amis arrivèrent finalement, Ron mettant les pieds dans le plat en trois secondes top chrono.
« Pourquoi est-ce que tu t'es mis sur ton trente-et-un ? On va juste chez les parents d'Hermione ! » Bougonna le rouquin.
« Je ne suis pas sur mon trente-et-un ! C'est le fait d'être père qui te rend complètement déconnecté de la réalité. On m'avait bien dit qu'avoir des enfants rendait cinglé, déjà que tu n'étais pas net de base, les choses ne vont faire qu'empirer, maintenant que tu manques en permanence de sommeil, et que tu dois supporter les pleurs de Lennie, en plus de Pansy. » Répondit Drago.
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Le rouquin afficha l'expression de quelqu'un qui avait l'air de croire ce que Ron disait, mais Blaise vint vite le détromper, en ouvrant la bouche, pour prendre en quelque sorte sa défense.
« On sait que tu aimes bien être apprêté Drago, mais là, tu ne trompes personne. On sait très bien que tu veux faire le beau devant Hermione et ses parents. »
« N'importe quoi ! Il se passe franchement des choses très graves en ce moment, j'ai bien d'autres choses à faire que de me soucier d'Hermione et ses parents. »
Blaise lui lança alors un regard qui signifiait qu'il n'en croyait pas un mot, et Harry et Ron n'étaient pas en reste. Ses amis ne le soutenaient pas et se moquaient de lui. Il allait aller loin comme ça.
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« Maman ! On ne reçoit pas la Reine ! Ce sont juste mes amis qui viennent regarder la télé, ce n'est pas la peine de mettre les petits plats dans les grands ! »
« Je ne mets pas les petits plats dans les grands, jeune fille, il faut bien qu'ils aient de quoi boire et de quoi manger. »
Hermione leva les yeux au ciel, et préféra laisser sa mère s'agiter dans la cuisine.
La jeune femme se sentait étrangement bizarre à l'idée que Drago vienne ici. Certes, ce n'était pas comme s'il n'avait jamais mis les pieds dans la maison de ses parents, mais cela faisait tout de même très longtemps. Elle avait presque hâte que son père lui fasse une réflexion, et qu'elle le voit se ratatiner sous terre.
Sa mère par contre... Elle n'avait rien dit de particulier, mais Hermione était certaine qu'elle était contente que Drago vienne. Elle avait toujours soutenu, et soutiendrait toujours sa fille, mais Hermione savait que sa mère avait toujours eu une sorte de faible pour Drago. Elle risquait d'avoir du mal à supporter, si elle se mettait à minauder.
La porte sonna alors, la faisant sursauter malgré elle, et elle se dépêcha d'aller ouvrir, avant que sa mère ne décide d'en faire de même. Elle découvrit Théo et Daphné, qui tenaient respectivement un bouquet de fleur, et une boîte de chocolat.
« Alors ça, je n'aurais pas parié que vous arriveriez les premiers ! » Sourit Hermione.
« On a préféré prendre une marge, au cas où l'on se perdrait. Bonjour, Mrs Granger, merci de nous permettre de venir chez vous ! » Fit Théo, en lui tendant les chocolats.
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Daphné en fit de même avec les fleurs, et la mère d'Hermione les remercia chaleureusement, avant de leur glisser un verre dans les mains, et de les emmener jusqu'au salon.
«Le journal télévisé ne commence que dans trente minutes. Là maintenant, c'est l'heure de ce jeu que mon mari adore. C'est presque fini, mais c'est également le moment où les questions sont les plus difficiles. Je suppose qu'il vous dira bonjour après. »
« Journal télévisé ? » Chuchota Daphné, alors que la mère d'Hermione s'éloignait « Pourquoi appeler ça un journal ? C'est quand même curieux, tu ne trouves pas. »
Théo ne répondit pas, trop occupé à regarder partout autour de lui. Il n'était jamais venu chez les parents d'Hermione, et à la réflexion, il n'était jamais allé dans une maison entièrement moldue. Il était curieux, de nombreux objets l'intriguaient, et il avait hâte de pouvoir parler à Luna de ce qu'il avait vu ici.
Daphné le regarda avec un léger sourire. Etre avec Luna l'avait rendu bien plus ouvert, et cela faisait plaisir à voir.
Ginny arriva alors que le jeu du père d'Hermione finissait, et la rouquine s'étonna de ne pas être la dernière arrivée. Elle eut le temps de discuter un peu de la Coupe du Monde avec le père d'Hermione, lorsque les quatre hommes manquants arrivèrent enfin.
Hermione avait réussi in extremis à atteindre la porte en premier, mais sa mère était juste derrière.
« Hum ! Ca sent drôlement bon ! » S'exclama Ron en guise de bonjour.
« C'est vrai ? Eh bien, j'espère que tu vas aimer ce que j'ai préparé ! » Répondit la mère d'Hermione. « Et je veux tout savoir sur la petite Lennie ! Quel bonheur, d'être parent, n'est-ce pas ? »
« Oui... il faut juste se faire aux heures de sommeil en moins. »
« Harry ! Merlin, ce que ça fait longtemps. Mais tu n'as pas changé ! Allez, entrez, entrez ! »
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Elle salua également Blaise et Drago, mais semblant sentir le regard de sa fille sur elle, ne fit pas de commentaire supplémentaire, ne souhaitant pas déclencher une dispute.
Voir Drago ici procurait une sensation très particulière à Hermione, et elle n'arrivait pas à savoir si elle était positive ou négative.
Ils se rendirent tous au salon, et son père salua les nouveaux arrivants. Hermione était quasiment certaine qu'il avait littéralement broyé la main de Drago en la serrant. Bien fait pour lui.
« Quand est-ce que ça commence ? » Demanda Blaise « Par Salazar, j'ai dû mal à croire que l'on va voir le Ministre de la Magie dans cette boîte à images moldue ! C'est tout de même incroyable. »
« Blaise découvre la vie ! » Taquina Harry.
« Quoi ? Moi ? Découvrir la vie ? Tu peux parler ! »
Hermione fronça les sourcils en voyant Harry rougir inexplicablement après cette phrase. Blaise n'avait pourtant rien dit de particulier.
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« Donc, quand est-ce que ça commence ? »
« Dans un quart d'heure ! » Lui répondit Théo.
« Et ça se passera vraiment en même temps. »
« Oui ! Je t'ai déjà expliqué le principe du direct, pendant au moins deux heures ! » Répondit Harry.
« Excuse-moi d'être un peu perplexe ! C'est fou quand même. Il y a quand même des trucs qu'on devrait avoir nous aussi. C'est vachement pratique ! »
« Il y a des tas de choses que nous, avons, et qui sont plus pratiques que ce que vous avez-vous, les sorciers ! » Intervint la mère d'Hermione.
« J'en suis certain Mrs Granger. En plus vous avez la chance de ne pas avoir Drago Malefoy ! Aïe ! Pourquoi est-ce que tu me tapes. »
« Merci ! » Lança le père d'Hermione.
« Voilà pourquoi je te tape : parce que ça fait plaisir à notre hôte. »
Drago croisa les bras, et se mit à bouder, ce qui fit ricaner Hermione en son for intérieur. Il ne les avait quand même pas volées.
Il se fit dès lors encore plus discret, écoutant les conversations sans y participer, jusqu'à ce que le générique annonçant le journal, se fasse entendre.
« Ca commence ! Taisez-vous. »
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La présentatrice annonça les grands titres : les inondations dans le nord de l'Ecosse, le procès médiatisé d'un médecin, qui avait tué plusieurs de ses patients, et la situation très tendue aux Etats-Unis.
« Dans quelques minutes, nous serons donc en direct du 10 Downing Street ou le Premier Ministre doit donner une allocution très attendue, en compagnie d'un invité inattendu. Mais en attendant, regardons tout de suite les prévisions météo : la journée de demain sera ensoleillée, avec quelques averses éparses dans le nord... »
« Comment est-ce qu'ils font pour savoir quel temps il va faire ? » Demanda Théo « Ils ont des machines ? »
« En quelques sorte. Mais c'est plus compliqué que ça en a l'air, et les prévisions ne sont donc pas toujours justes. »
« Je me demande si Luna sait ça. Même si je suis certain qu'elle préfère le hasard au fait de savoir à l'avance quel temps il fera le lendemain. »
« C'est sûr, se retrouver sans parapluie quand il pleut, c'est tellement drôle. » Fit Ron.
« Tu es un sorcier oui ou non ? Impervius et le tour est joué, non ? »
« Ouais, mais quand même... »
« Nous allons maintenant nous rendre à Downing Street, où le Premier Ministre va s'exprimer d'une minute à l'autre sur les évènements qui secouent ce moment les Etats-Unis. »
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La présentatrice du journal télévisé disparut de l'écran, remplacée par un pupitre encore vide, derrière lequel trônait le drapeau du Royaume-Uni. Il ne fallut attendre que quelques secondes de plus, avant que le Premier Ministre fasse son entrée, et s'installe derrière le fameux pupitre, accompagné de Kingsley.
Ils offrirent tous deux un sourire à la caméra, et le moldu commença à parler.
« Mes très chers compatriotes. En ces temps troublés, il me semblait plus que nécessaire de m'adresser à vous, afin de vous livrer en toute honnêteté et transparence, les informations que je vous estime – en tant que citoyens anglais – en droit d'avoir.
Les évènements en cours aux Etats-Unis sont suffisamment inquiétants pour que de nombreuses interrogations émergent et c'est pourquoi Mr Shacklebolt est présent avec moi.
Dans un premier temps, ce que je souhaite vous dire, aux sceptiques, comme aux autres, c'est que ce qui est en train de se passer outre-Atlantique n'est pas l'œuvre d'un complot ou d'une secte. Il existe bel et bien des sorciers, aux Etats-Unis, et pas que dans ce pays. Il y a des communautés de sorciers dans presque tous les pays du monde, y compris le Royaume-Uni. Très peu de personnes sont au courant de leur existence, mais en qualité de Premier Ministre, et tout comme mes prédécesseurs, j'ai été informé de la présence de cette communauté en prenant mes fonctions. La communauté des sorciers anglaise fonctionne de manière similaire à de nombreux pays : c'est une démocratie, régie par des lois, et un gouvernement.
Mr Shacklebolt, ici présent pour mener cette conférence avec moi, est le Premier Ministre Magique, et je lui laisse donc la parole. »
Il fit un geste de la main vers Kingsley, qui arrangea sa cravate d'un mouvement machinal, avant de prendre finalement la parole.
Hermione, tout comme les autres, furent frappés de sa voix qui retransmise à la télévision, semblait encore plus douce et profonde que d'ordinaire.
« Bonsoir à tous et toutes. Le fonctionnement de la télévision ne m'est pas encore très familier, mais je peux imaginer les questions et réactions qui vous traversent en ce moment même. Découvrir une telle chose n'est pas facile, ce doit être un choc, et je le comprends parfaitement. Si votre Ministre et moi-même avons décidé de nous adresser à vous aujourd'hui, ce n'est pas pour vous faire peur, mais au contraire, pour vous rassurer. Et pour cela, il faut que je vous donne un petit cours d'Histoire. »
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Kingsley se mit alors à raconter comment les sorciers avaient été persécutés, plusieurs siècles auparavant, et comment ils avaient décidé de vivre cachés aux yeux des moldus. Il expliqua à quel point le code du Secret Magique était important pour eux, et qu'ils ne voulaient surtout pas le modifier.
Comme Hermione le lui avait dit, il prit le temps d'expliquer calmement les lois auxquelles les sorciers anglais étaient soumis concernant les moldus, et les différentes sanctions qui existaient, en cas d'infraction.
Il insista ensuite de nouveau sur le fait que la communauté anglaise ne souhaitait en aucun cas lever le Secret Magique, et que vivre de cette façon leur convenait parfaitement.
« J'espère que ces mots suffiront à vous rassurer. Mais si ce n'est pas le cas, sachez qu'un accord officiel sera signé dans les jours qui viennent, entre Mr le Premier Ministre et moi-même. Le Royaume-Uni est notre pays, tout comme il est le vôtre, et nous ne voulons pas qu'un mauvais climat s'y installe. Vivons en paix, chacun de notre côté, sans déranger les autres, c'est ce qui est, je le crois, la meilleure chose à faire. »
Un silence de quelques secondes régna lorsque Kingsley arrêta de parler, les amis se regardèrent d'un air entendu, avant que la mère d'Hermione se mette à parler.
« Eh bien ! Il en jette votre Ministre ! Je préfèrerais avoir celui-ci que le nôtre ! »
« Tu n'es jamais contente de ce que tu as Jean ! » Fit son mari
« Tu as tout de même entendu son discours. Calme, posé. Ca change de notre imbécile. »
« Chut, ça continue ! »
Les deux Ministres étaient en effet à présent soumis aux questions des journalistes, après avoir été mitraillés de photos.
« Vous avez mentionné des sortilèges pour vous aider à vous maintenir cachés. » Fit une première journaliste. « Pouvez-vous nous en dire plus ? Comment est-ce que cela marche. »
« Ce sont effectivement des sortilèges, qui servent à créer une illusion. Notre école par exemple, qui est un bâtiment imposant, est sous l'effet de ce sortilège. Ainsi, si vous la regardez, vous ne verrez qu'un bâtiment en ruine, alors qu'en réalité, il n'en est rien. Cela dit, parmi toutes les ruines qui existent au Royaume-Uni, il y en a qui ne sont réellement rien d'autres que des ruines. Il n'y a pas de magie partout. »
« Est-ce que des sorciers vivent parmi nous ? Vous avez dit qu'il y a des villages sorciers, mais ils ne peuvent pas accueillir toute votre communauté, n'est-ce pas. »
« Vous avez entièrement raison. Il y a des sorciers qui vivent dans des quartiers ou des villages sorciers, et d'autres qui vivent aux côtés de personnes ne l'étant pas. Ces sorciers doivent redoubler d'attention, bien évidemment, ils peuvent faire usage de magie chez eux, mais ne peuvent être vus en aucun cas. »
« Eh ben ! » S'exclama Ron « Ils posent beaucoup de questions ! Ils ont l'air de vraiment y croire. »
« Heureusement qu'ils y croient ! Parce que ce ne sont tout de même pas des salades qu'on leur raconte. »
Hermione pensait surtout que les journalistes étaient pros. Qu'ils y croient ou non, ils étaient là pour poser des questions, ce qu'ils faisaient, et l'important était que Kingsley y répondait parfaitement bien. La jeune femme était impressionnée par son patron, et sentait que les choses se passeraient bien pour le pays. Bien évidemment, on ne pouvait pas en dire autant pour les américains.
C'est alors qu'elle réalisa que Drago n'était plus là. Fronçant les sourcils, elle tourna frénétiquement la tête, ne le voyant vraiment nulle part.
Puis, elle se pencha à l'oreille d'Harry, et chuchota :
« Où est Malefoy ? »
« Aux toilettes ? »
Hermione afficha une moue dubitative. Elle était certaine qu'il n'était pas aux toilettes.
Elle décida donc de se lever, et d'aller voir ce qu'il trafiquait...
Mouhahahahah mais que fait donc Drago ? Vous le saurez la semaine prochaine !
Bisous Bisous et prenez soin de vous !
