Hello!

Résumé express: Maugrey avait lancé l'Imperium sur tous ses élèves, Rogue était allé l'engueuler mais il avait appris qu'Angélique avait résisté au sort et Harry, Ron et Hermione avaient découvert le secret d'Angélique.

Merci à toutes et à tous pour vos commentaires! Ça me fait chaud au cœur! ;-)

Bonne lecture!


Chapitre 46 : Le Tournoi des Quatre Sorciers… Quoi ?!

Petit à petit, Angélique fit de plus en plus de progrès et elle recommença à se comporter plus ou moins normalement avec ses amis.

Harry lui avait raconté le rêve étrange qu'il faisait régulièrement depuis cet été, Ron lui avait parlé en détails de la Coupe du Monde de Quidditch à laquelle ils avaient tous les trois assisté avec la famille Weasley et toutes les choses étranges qui s'y étaient produites et Hermione lui avait expliqué le rôle de la fondation qu'elle avait créée, la S.A.L.E. (Société d'Aide à la Libération des Elfes) et avait même fini par la convaincre d'en devenir le quatrième membre en payant deux Mornilles pour son adhésion, sous les regards dépités des deux garçons qui, comme elle, n'avaient pas vraiment eu le choix que d'y adhérer.

Maintenant que les trois Gryffondor savaient que leur amie Serpentard avait subi un viol dans son orphelinat cet été tout était clair entre eux et ils essayaient tous d'agir le plus normalement possible avec elle tout en essayant au maximum de lui éviter des situations inconfortables. Hermione la prévenait toujours et lui demandait son accord avant de l'embrasser ou de la prendre dans les bras et Harry et Ron n'insistaient plus pour avoir les mêmes "droits" qu'Hermione ; ils avaient tous les deux décidé d'attendre qu'elle soit prête à venir vers eux.

Rogue avait été profondément soulagé d'apprendre cette évolution positive de la relation d'Angélique avec ses amis car il détestait la voir triste et abattue à cause de tout le mal qu'elle avait pour aller vers les autres et il remercia intérieurement ces trois crétins de Gryffondor qui n'étaient finalement pas si horribles que ça. Ils avaient tous les trois remonté un peu dans l'estime du maître des cachots, même s'il ne leur avouerait jamais.

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Les jours avaient passé et le 30 octobre arriva finalement en amenant avec lui les délégations des élèves de Beauxbâtons et de Durmstrang qui étaient venus respectivement dans un gigantesque carrosse bleu pâle tiré par d'énormes chevaux ailés et dans un bateau semblable à un drakkar viking qui avait la faculté de passer en mode sous-marin.

Les élèves de Poudlard des différentes maisons avaient tous attendu impatiemment leur arrivée dans la cour, rangés en lignes parfaitement ordonnées, attentivement surveillés par leurs professeurs et leurs directeurs de maison qui veillaient à ce qu'il n'y ait aucune fausse note pour donner la meilleure image possible de la prestigieuse école de sorcellerie qu'était Poudlard.

Ensuite, lorsque les étudiants français, légèrement vêtus de robes bleu pastel, et les élèves bulgares, habillés de capes épaisses, de toques et de fourrures, dans les tons de brun et de rouge, furent arrivés avec leurs directeurs respectifs, madame Olympe Maxime et monsieur Igor Karkaroff, ils rentèrent tous au château pour le banquet de bienvenue et les explications concernant le déroulement du Tournoi des Trois Sorciers.

Les élèves de Durmstrang partagèrent la table des Serpentard et ceux de Beauxbâtons celles des Serdaigle et tous dégustèrent les plats qu'avaient préparé les elfes de maison en l'honneur de leurs invités étrangers puis, quand tout le monde eut fini de manger, Dumbledore commença son discours.

Il présenta d'abord Bartemius Croupton, directeur du Département de la coopération magique internationale et Ludo Verpey, directeur du Département des jeux et sports magiques. Dumbledore expliqua qu'ils feraient tous les deux partie du jury chargé d'évaluer les performances des champions pendant le tournoi au même titre que madame Maxime, Igor Karkaroff et lui-même.

Le directeur de Poudlard demanda ensuite à Rusard d'apporter le reliquaire, une sorte de grand coffre en bois incrusté de pierres précieuses, tandis qu'il continuait d'expliquer que les tâches que les champions devraient accomplir cette année avaient soigneusement été établies par messieurs Croupton et Verpey, qu'elles auraient lieu à différents moments de l'année scolaire et qu'elles mettraient à l'épreuve les qualités des champions (capacités magiques, audace, pouvoir de déduction, aptitude à réagir face au danger…)

Dumbledore leur apprit alors que les trois champions – un pour chaque école – seraient choisis par un juge impartial : la Coupe de Feu. Il tapota le coffre en bois trois fois avec sa baguette et une grande coupe en bois d'où jaillissaient des flammes bleues en sortit. Il annonça que les candidats devraient écrire leur nom et celui de leur école sur un morceau de parchemin, le déposer dans la Coupe de Feu et qu'ils disposaient de vingt-quatre heures pour le faire car la sélection se ferait le lendemain lors du banquet de Halloween.

Il ajouta, pour les petits malins, qu'une Limite d'Âge allait être tracée tout autour de la Coupe de Feu quand elle serait installée dans le hall d'entrée afin qu'aucun élève de moins de dix-sept ans ne puisse déposer sa candidature. Il termina en disant que les champions sélectionnés par la Coupe de Feu seraient liés par un contrat magique et qu'il ne serait plus possible de changer d'avis une fois la sélection faite et donc il leur conseilla de bien réfléchir. Puis il les envoya tous au lit.

Une fois rentré dans ses appartements, Severus déclara en se laissant tomber dans son petit fauteuil près de la cheminée où ronflait un bon feu :

« Je suis bien content qu'ils aient imposé une limite d'âge pour s'inscrire à ce tournoi.

- Parce que tu penses vraiment que j'aurais été mettre mon nom dans cette Coupe ? interrogea Angélique en s'installant sur ses genoux, tandis que Salem se couchait à leurs pieds.

- Tu n'aurais pas voulu essayer ? lui demanda-t-il en posant une main dans son dos.

- Avec mes prodigieux pouvoirs magiques, mon incroyable faculté à me servir de ma baguette et mon courage sans borne… certainement pas ! ironisa la jeune fille. Je ne suis pas suicidaire !

- Ne dis pas ça… Tu fais beaucoup de progrès avec tes pouvoirs et ta baguette et, en plus, tu es loin d'être lâche, la corrigea-t-il en la serrant contre lui.

- Mouais… Enfin, pour le moment, ce n'est pas trop ça… dit-elle, pas vraiment convaincue, en grimaçant.

- Ce n'est que passager, il faut juste que tu reprennes confiance en toi.

- Je fais tout ce que je peux… répondit-elle, sincère.

- Je le sais et je suis très fier de toi, mon ange », affirma-t-il en souriant et en jouant avec l'une de ses bouclettes qu'il s'amusait à dérouler pour la rendre lisse avant de la relâcher pour qu'elle reprenne immédiatement sa forme.

Après quelques instants de silence pendant lesquels Angélique en avait profité pour se blottir contre son père et déposer sa tête au creux de son épaule, Severus ajouta :

« Au moins, avec cette Limite d'Âge, tes arrogants amis de Gryffondor ne pourront pas non plus mettre leurs noms dans cette fichue Coupe, ça t'évitera d'avoir à te faire du souci pour eux… »

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Le lendemain, durant toute la journée, les élèves majeurs des différentes écoles de magie vinrent déposer leurs noms dans la Coupe de Feu qui avait été installée sur le tabouret qui servait d'habitude de socle au Choixpeau et qui était entourée d'un cercle doré, la fameuse Limite d'Âge que le professeur Dumbledore avait tracée lui-même.

Quelques élèves plus jeunes tentèrent tout de même de mettre leurs noms dans la Coupe après avoir ingurgité une potion de Vieillissement mais ils se firent propulser hors du cercle doré et furent affublés d'une longue barbe blanche. C'est ainsi que les jumeaux Weasley se retrouvèrent à l'infirmerie tout comme une élève de Serdaigle du nom de Faucett et un garçon de Poufsouffle nommé Summers.

Une fois le soir arrivé, tous les élèves se rendirent dans la Grande Salle, où la Coupe de Feu avait été déposée sur la table des professeurs, pour le banquet de Halloween mais les étudiants mangèrent avec moins d'entrain tous ces plats pourtant succulents et ce pour deux raisons principales : il s'agissait du deuxième grand banquet en deux jours et surtout ils étaient tous bien trop impatients de connaître les noms des champions du tournoi pour pouvoir apprécier pleinement leur repas.

Les Serpentard étaient en pleine effervescence, sachant que Warrington, un grand type costaud qui jouait dans l'équipe de Quidditch, avait mis son nom dans la Coupe, chacun l'encourageait et lui faisait des signes pour marquer leur soutien. La même chose se passait chez les Serdaigle, les Poufsouffle et les Gryffondor et finalement Dumbledore se leva pour mettre un terme à cette attente insoutenable.

D'un geste ample de sa baguette, le directeur de Poudlard plongea la Grande Salle dans la pénombre, éteignant toutes les chandelles hormis celles qui éclairaient les citrouilles évidées qui servaient de décoration. Les flammes bleues, étincelantes, qui jaillissaient de la Coupe, brillaient à présent avec un tel éclat qu'elles faisaient presque mal aux yeux.(1) Tout le monde attendait, fébrile, certains retenant leur souffle, d'autres jetant des coups d'œil furtifs à leur montre ou à leurs voisins…

Puis, brusquement, les flammes de la Coupe de Feu devinrent rouges et elles rejetèrent un premier nom. Dumbledore attrapa au vol le morceau de parchemin noirci et leur annonça que le champion de Durmstrang serait Viktor Krum, le célèbre attrapeur de l'équipe nationale de Quidditch de Bulgarie. La Coupe rejeta ensuite le nom de Fleur Delacour, championne de Beauxbâtons et celui de Cedric Diggory qui serait le champion de Poudlard, sous les acclamations des élèves.

Alors que tout le monde pensait que c'était fini et que Dumbledore leur faisait un petit discours d'encouragement pour ouvrir le Tournoi des Trois Sorciers, l'ensemble des occupants de la Grande Salle se tut subitement en voyant la Coupe de Feu redevenir rouge et un quatrième morceau de parchemin jaillir des flammes pour atterrir dans la main de Dumbledore qui l'avait machinalement attrapé.

Le directeur lut le petit morceau de parchemin d'abord silencieusement, effaré, avant de déclarer à voix haute :

« Harry Potter. »

La respiration d'Angélique se bloqua nette à l'entente du nom de son ami et elle fixa le Gryffondor, bouche bée, les yeux ronds, dans un silence absolu, tout comme l'ensemble des élèves présents dans la Grande Salle.

Harry semblait figé, totalement abasourdi comme tous les autres, et finalement, sous les petites poussées amicales d'Hermione dans son dos, il se leva de son banc en manquant de se trébucher pour rejoindre la table des professeurs puis, hébété, il se dirigea vers la pièce où avaient disparu les trois autres champions sur les indications de Dumbledore, suivi quelques secondes plus tard par Ludo Verpey.

Un brouhaha de cris, d'éclats de voix et de paroles de mécontentement, de colère et d'indignation s'éleva alors de la Grande Salle quand Harry eut franchi les portes de la pièce où attendaient les champions. Tous les élèves hurlaient et protestaient. Des « C'est pas juste ! », « C'est un tricheur ! », « Il ne peut pas ! », « Poudlard a déjà un champion ! », « Il n'a même pas dix-sept ans ! » ainsi que des huées, des sifflements et des jurons fusaient des quatre coins de la grande pièce sous les regards abasourdis des professeurs qui avaient eux aussi bien du mal à digérer la nouvelle.

Parmi toute cette foule hurlante et gesticulante, seuls Angélique, Hermione, Ron et les adultes étaient silencieux. Les trois jeunes parce qu'ils étaient stupéfaits de ce qui était arrivé à leur ami et les adultes parce qu'ils ne comprenaient pas ce qui avait bien pu se passer pour en arriver là ils avaient pourtant pris toutes les mesures nécessaires pour qu'une telle chose ne se produise pas…

Finalement, après quelques minutes de flottement, Albus Dumbledore prit les choses en mains et réclama le silence d'une voix tonitruante. Il décréta que tous les élèves devaient aller se coucher et chargea les préfets de les raccompagner jusqu'à leurs dortoirs.

Angélique, suivie de son chat qui se faufilait entre les jambes, se fraya un chemin jusqu'à la table des professeurs et s'agrippa à la robe de Severus en l'appelant pour qu'il se tourne vers elle :

« Papa ! Papa, attends !

- Angélique, retourne dans nos appartements et attends-moi. J'arrive tout de suite, répondit Rogue sous le regard surpris de Karkaroff qui avait haussé les sourcils, étonné d'entendre cette petite Serpentard l'appeler papa.

- Harry ne peut pas concourir ! C'est trop dangereux ! s'exclama-t-elle, effrayée pour son ami rouge et or, devant un Karkaroff de plus en plus stupéfait.

- Rentre chez nous. Je vais voir ce qu'il en est », répliqua-t-il en lui caressant rapidement la joue avant de suivre le professeur McGonagall, madame Maxime, Igor Karkaroff, monsieur Croupton et Dumbledore dans la pièce où étaient réunis les champions sélectionnés par la Coupe de Feu.

Environ trois-quarts d'heure plus tard, Severus retrouva sa fille, déjà en pyjama, assise dans le canapé avec son chat en boule sur ses genoux. Elle leva aussitôt la tête vers lui et lui demanda vivement alors qu'il s'asseyait à côté d'elle en l'entourant d'un bras :

« Alors ? Qu'est-ce qu'ils ont dit ? Harry n'est quand même pas obligé de concourir ?

- Si… soupira-t-il. Il est lié par un contrat magique, au même titre que les trois autres…

- Mais ce n'est pas lui qui a mis son nom dans la Coupe ! s'exclama-t-elle, agitée. C'est beaucoup trop dangereux ! Il le sait bien, on en a parlé tous les quatre !

- Tu penses vraiment que ce n'est pas lui ? interrogea Rogue en arquant un sourcil.

- Évidemment ! On s'est tous dit que ce serait génial de gagner ce tournoi mais on savait bien qu'on n'était pas assez fort pour participer. Si seuls les élèves de dix-sept ans avaient le droit de déposer leurs noms, c'est qu'il y avait une raison.

- Potter nous a affirmé que ce n'était pas lui et Maugrey pense que c'est quelqu'un qui lui en veut qui a mis son nom dans la Coupe en le faisant passer pour un élève d'une quatrième école et en jetant un puissant sortilège de Confusion à la Coupe de Feu… expliqua-t-il, songeur.

- Voldemort ? demanda-t-elle, craintive.

- Plutôt l'un de ses adeptes… corrigea-t-il, après avoir grimacé. Si l'on en croit ce qui se raconte, il serait trop faible pour se débrouiller seul… Il doit recevoir de l'aide…

- Queudver ! s'exclama-t-elle aussitôt. Il s'est échappé l'an dernier ! Peut-être qu'il l'a retrouvé et qu'il lui vient en aide. Harry fait souvent un cauchemar dans lequel il voit Voldemort - mais c'est une chose à peine humaine qui a du mal à se débrouiller seule -, Queudver, un énorme serpent et un deuxième homme qu'il ne connaît pas…

- Potter a rêvé du Seigneur des Ténèbres et de Queudver ? interrogea Rogue, intrigué.

- Oui, cet été, et depuis il refait le même rêve assez régulièrement », affirma-t-elle avant de lui expliquer : « Dans son rêve, Voldemort, Queudver et un autre homme discutent ensemble, ils projettent de tuer quelqu'un. Un vieux Moldu arrive et les surprend et Harry se réveille en sursaut à ce moment-là, aveuglé par une puissante lumière verte, avec sa cicatrice qui lui fait mal… Tu crois que ça s'est réellement produit ?

- Je ne sais pas, ma chérie… répondit Rogue, pensif, en regardant ses yeux vairons remplis d'inquiétude. Mais si c'est le cas, les ennuis ne font que commencer… »


(1) J.K. Rowling, Harry Potter et la Coupe de Feu, ch. 16, p. 287.


Merci d'avoir lu! J'espère que ce chapitre vous a plu ;-)

A la prochaine!