Pfiou, quel début de semaine les enfants, je suis sur les rotules. Mais mon chapitre est bien là, et même plus tôt que prévu, yay me ! Je vous préviens cependant que, malgré ce qu'un certain nombre d'entre vous semblaient attendre, il est Avenger-free à l'exception de l'intervention caméo d'un certain ex-Agent... (je ne sais pas si vous vous rappelez, mais entre les bisous des uns et des autres, j'essaie de raconter une histoire, moi, hein...)

Et pour changer... merci pour vos reviews ! Même si je me pose parfois des questions sur votre santé mentale... (Je vous aime bien malgré tout, ceci dit) Je suis ravie que le chapitre précédent vous ait plu (Et soulagée aussi, je ne vous le cache pas, parce que même avec la meilleure volonté du monde, j'aurais pas pu faire mieux)
Réponses personnalisés au même endroit que d'habitude !

Au chapitre prochain, on verra le Directeur du SHIELD en train de faire du hula hoop... nan, mais ç'aurait été drôle. En vrai, Philou retrousse ses manches !


Sarah avait dû batailler ferme pour convaincre ses aînées de ne pas amener leurs amoureux respectifs à leur fête de Noël tardive. Le problème n'était pas tant que la jeune fille ne les appréciait pas… Enfin, elle ne portait toujours pas l'ex-clodo – que Pippa s'obstinait d'ailleurs à appeler Bob – dans son cœur. Toutefois, puisque celui-ci avait réussi à chasser la tristesse des yeux de sa grande sœur, Sarah était prête à se montrer magnanime et passer sur le fait qu'il soit un psychopathe dégénéré doublé d'un cavaleur pathologique. Le Captain, en revanche, était encore monté dans son estime lorsqu'elle avait constaté le brio avec lequel il parvenait à gérer l'humeur volatile de Pippa. Malgré tout, leurs vies avaient subi tant de changements au cours des derniers mois que la jeune fille aspirait à un vrai moment en famille, rien que toutes les quatre. Et ses sœurs avaient fini par se ranger à son point de vue.

Ce soir-là, elles avaient donc enfilé leurs plus jolies robes et s'étaient pomponnées toutes ensemble dans leur minuscule salle de bains avant de s'entasser tant bien que mal dans le canapé du salon, pour siroter un verre de mousseux agrémenté de crème de pamplemousse et déguster des feuilletés au fromage et champignons préparés par Pammy. La cuisson avait duré un poil plus longtemps que prévu, rendant les feuilletés légèrement trop secs mais aucune n'aurait pensé à le lui reprocher. Pas alors qu'elle s'était spontanément proposée pour s'en charger.

- Bon, et qu'est-ce qu'on fait maintenant ? demanda Pippa en posant ses longues jambes gainées de bas noirs sur les genoux de son aînée avant de lui lancer une cacahouète dans la bouche.

- Pourquoi est-ce qu'on ne parlerait pas du charmant jeune homme qui a accompagné notre petite sœurette jusqu'ici ? proposa Em après avoir croqué dans le fruit sec.

- On pourrait aussi discuter des suçons que tu as sur la poitrine et la hanche, rétorqua Pammy, acide.

Pippa tourna vers leur aînée un regard de prédateur. Cette dernière tenta de se composer une expression neutre mais échoua lamentablement.

- Oh vraiment ? susurra la seconde avec un sourire de chat.

- … ou de la trace de morsure qui se trouve en haut de ta cuisse, ajouta Pammy en étrécissant les yeux.

Cette remarque ne s'adressait pas à Em, mais bien à Pippa, laquelle piqua un fard tandis que l'aînée ricanait sous cape. Sarah, qui n'aurait pas imaginé l'irréprochable Captain avoir ce genre de comportement dans l'intimité, s'étonnait avant tout des qualités d'observation de la benjamine. Naturellement, elle n'avait pas manqué le suçon sur la poitrine d'Em pendant que celle-ci se changeait. La marque se trouvait en effet juste au-dessus de son soutien-gorge rose pâle, avec lequel elle tranchait de manière visible. En revanche, Sarah n'avait remarqué ni l'autre suçon ni l'empreinte des dents du Captain sur la cuisse de Pippa.

Pammy avait cependant commis une grave erreur tactique en attaquant ses deux grandes sœurs de manière simultanée. Le meilleur moyen de l'emporter sur l'une d'elles lors d'une discussion était en effet de les diviser. Leur donner une raison de s'unir revenait à signer son arrêt de mort car Pippa et Em étaient si parfaitement complémentaires qu'ensemble, elles devenaient quasi invincibles.

- Revenons d'abord à ce garçon, si tu veux bien, demanda la plus âgée d'une voix doucereuse. Comment s'appelle-t-il, encore ?

- Mickey, non ? intervint Pippa d'un air pensif.

Sarah avait toujours été convaincue que cette dernière faisait exprès de se tromper sur les noms. D'ailleurs, la grande majorité du temps, lorsqu'elle recourait à cette technique, c'était soit pour manifester son manque d'affection envers la personne concernée – de toute évidence, Sarah n'était pas la seule à se méfier de Bob-de-l'Hydra, quoique Pippa semblait déterminée à garder sa propre opinion sous silence tant qu'Em aurait l'air heureuse –, soit pour provoquer une réaction chez son interlocuteur. Ce qui marcha à la perfection auprès de la benjamine, laquelle manquait de pratique quand il s'agissait de tenir tête à ses aînées.

- Son nom est Marty, rétorqua-t-elle d'un air pincé.

- Ah oui, Marty, c'est ça. Le même Marty dont tu nous avais parlé la dernière fois ? Ton copain de classe qui fait toujours le pitre et en pince pour le professeur Anna Marie ?

Le sourire d'Em n'était pas sans évoquer un grand requin blanc chassant dans des eaux particulièrement poissonneuses. Car, si la mémoire de Sarah était organisée de manière à perdre le moins d'informations possibles, celle d'Em semblait naturellement conçue pour conserver tout ce qu'elle y déposait afin de le ressortir en temps utile. Lorsqu'elle était encore à l'école primaire et peinait à retenir ses verbes espagnols malgré ses efforts, Sarah vouait d'ailleurs une intense jalousie à sa grande sœur. Celle-ci avait en effet appris à parler trois autres langues sans la moindre difficulté apparente; l'espagnol par obligation, le français pour aider Pippa dans son propre apprentissage et le japonais pour le plaisir. Sarah avait alors commencé à penser que si Em avait ressemblé un tant soit peu à leur mère, elle serait probablement devenue un génie du mal sans trop d'efforts.

- Hum… oui, c'est bien lui, bafouilla Pammy, dont le regard peinait soudain à décoller de ses chaussures.

- Il habite dans le coin ? voulut savoir Pippa.

- Ben… non, ses parents vivent dans le New Jersey, répondit la benjamine en se tordant les mains.

- Et il a pourtant fait tout le chemin depuis l'Institut Xavier pour t'accompagner ? C'est curieux, tu ne trouves pas, Pipps ?

- Très curieux, en effet. Est-ce que tu as pensé à le remercier comme il se doit pour ce geste totalement désintéressé de sa part ?

Sarah grimaça. Dans la réalité alternative où Em aurait pu se transformer en génie du mal, Pippa serait sans nul doute devenue sa diabolique quoique loyale assistante. Comme Bob-de-l'Hydra l'avait à une époque été pour le Captain, mais à l'envers. Vu de l'extérieur, Pippa semblait la plus vive des deux, la plus haute en couleurs, celle au plus fort tempérament. En réalité, c'était Em qui tenait la maisonnée sous sa coupe, et ce depuis le jour où Marge s'était barrée en les laissant seules avec leur père. Sarah elle-même était bien obligée de reconnaître qu'une grande partie de ses actions étaient conditionnées par ce que penserait ou dirait sa grande sœur. Cela ne lui plaisait guère – elle aimait à croire que son libre-arbitre lui appartenait entièrement –, mais restait néanmoins une réalité. Une chance pour les cadettes que leur aînée n'usât de son influence que dans les cas extrêmes… ou pour torturer une petite sœur un peu trop curieuse et sûre d'elle.

Malgré tous ses défauts, Sarah n'était pas du genre à tirer sur une ambulance. Et puisqu'elle n'était pas suicidaire au point de prendre le parti de Pammy contre les deux plus grandes, elle décida de s'écarter de la scène de crime pour aller allumer son ordinateur. Em et Pippa n'étant pas d'une nature cruelle – moins qu'elle-même, par exemple – et ne dépasseraient donc pas les bornes. Sarah était du reste prête à parier son bras gauche que si l'ombre d'une larme perlait dans les grands yeux verts de Pammy, les aînées se confondraient aussitôt en excuses et en câlins. Il ne lui restait plus dès lors qu'à attendre une occasion de mentionner suçons et morsure devant leurs auteurs respectifs – de préférence en présence de Tony Stark, lequel ne laisserait jamais l'information tomber dans l'oubli –, histoire de coller à ses sœurs la honte de leur vie…

La jeune fille mettait son casque sur les oreilles pour écouter sa musique sans déranger les autres lorsque la clé USB en forme de carotte offerte par Marge à Em pour son anniversaire attira son attention. Au bout d'une semaine et demie de tentatives pour arriver à la lire, cette dernière l'avait donnée à sa cadette en lui disant d'en faire ce qu'elle voudrait. Sauf que leur très chère mère était parvenue à trouver une technique empêchant toute réécriture sur le support tant que le contenu n'en aurait pas été lu. Sarah regrettait d'ailleurs de ne pas connaître ladite technique, qui lui aurait été bien utile le jour où l'un des assistants du professeur avait effacé par mégarde son TD de JavaScript. Elle avait toutefois conservé la clé, à la fois parce que l'ironie sous-jacente lui plaisait et aussi en guise d'exercice pratique de décryptage. Elle était en effet convaincue de pouvoir un jour craquer le code auquel sa mère avait eu recours.

Insérant la carotte dans le port USB, Sarah regarda sans vraiment les voir la série de chiffres et de lettres sans queue ni tête envahir son écran lorsque soudain, elle repensa à son dernier cours d'histoire de l'ordinateur.

- Oh putain ! s'exclama-t-elle alors. Je sais ce qu'elle a fait, cette tarée !

- Sarah ! s'exclamèrent ses aînées en chœur.

Celle-ci leva les yeux au ciel et se renversa en arrière sur le fauteuil à roulettes en croisant les bras derrière le dossier pour ne pas risquer d'abîmer sa coiffure. Elle avait en effet passé un temps fou à boucler ses cheveux raides et à colorer ses mèches en doré pour l'occasion.

L'idée que Pippa – qui pouvait jurer comme un corps de garde au grand complet si elle venait à être contrariée avant d'avoir ingurgité sa première dose de café matinale – prenne réellement à cœur ses écarts de langage était tout de même difficile à avaler. À moins que le Captain se permette de la reprendre lorsqu'elle disait des gros mots ? Encore que, si celui-ci était capable de la mordre, il pouvait très bien lui raconter des cochonneries lorsqu'ils étaient au lit, après tout...

C'était quelque part une chance que leur père ne fut plus de ce monde; il ne se serait jamais remis de voir son idole déchue de son piédestal, surtout si c'était pour avoir souillé sa précieuse cadette… Encore que, si Phil Coulson avait vécu, c'est "Bob" Barnes qui aurait eu du souci à se faire. Pour commencer, ce dernier n'aurait pas été autorisé à approcher à moins de trente mètres d'Em, Captain ou pas Captain. L'aînée avait en effet toujours été la préférée de leur père, qui l'appelait sa princesse et la traitait comme si elle était en cristal. Paradoxalement, celui-ci ne s'était jamais gêné pour la laisser se débrouiller seule avec ses cadettes, lui donnant tout pouvoir au sein de la maisonnée en son absence et celle de Mabel.

Phil Coulson avait eu une confiance absolue en sa fille aînée. C'était des garçons qui l'entouraient qu'il se méfiait comme de la peste. De l'avis de Sarah, il aurait d'ailleurs mieux fait de ne pas s'en mêler. S'il avait laissé un peu plus de liberté à Em, jamais elle ne se serait rabattue sur le premier crétin qui avait eu le courage de passer outre la présence intimidante de leur père pour continuer à la fréquenter. D'ailleurs, puisque Barnes ne semblait pas du genre à se laisser décourager si facilement, Phil Coulson se serait retrouvé avec un sérieux problème sur les bras. Qui aurait pu très mal tourner si leur père surprotecteur avait eu vent de l'existence de certains suçons stratégiquement placés…

- Ça n'arrive jamais à ton Captain de jurer, sans doute ? demanda-t-elle en faisant pivoter le fauteuil pour dévisager sa sœur.

La légère coloration qui envahit les joues de celle-ci laissait entendre que Steve Rogers était en effet capable de dire de très vilaines choses dans l'intimité de sa chambre à coucher. Si sa propre sœur n'avait pas été directement concernée, Sarah n'aurait peut-être pas résisté à l'envie de découvrir ce qui s'y passait, exactement. Mais elle en savait déjà trop sur la vie sexuelle de ses aînées à son goût...

- Ne change pas de sujet, tu veux ? intervint Em, volant comme toujours au secours de son binôme. Qu'est-ce que tu as trouvé ?

- En quoi consiste l'algorithme tordu mis au point par ta mère pour crypter ses clés USB.

- C'est la tienne aussi, Terreur… Tu lui ressembles plus que nous, d'ailleurs, persifla Pippa en posant les mains sur ses hanches pour toiser sa cadette de toute sa hauteur.

Pointer des doigts accusateurs en cherchant des ressemblances avec leur génitrice revenait au sein de la famille McGillis à une déclaration de guerre en bonne et due forme. Sarah décida toutefois de ne pas relever l'insulte, consciente qu'elle-même avait aussi dépassé les bornes.

- Si ça peut te faire plaisir, rétorqua-t-elle en roulant des yeux.

- Et donc, tu as trouvé quoi ?

Le soulagement de Pammy, qui avait du coup cessé de se faire cuisiner, était palpable. Sarah aurait pu lui dire que les deux autres ne laisseraient pas tomber si facilement leur proie, mais décida de la laisser s'en rendre compte par elle-même.

- Cette malade a pondu un algorithme qui lance à chaque nouvel appel un carré magique composé de virgules flottantes écrites en hexadécimales, asséna-t-elle en détachant chaque syllabes pour maximiser son effet.

Sa déclaration fut suivie d'un long silence, le temps pour ses sœurs d'intégrer l'information. Elles n'avaient en effet pas sa facilité à aborder des concepts logiques aussi poussés. Toutefois, vu leurs antécédents familiaux, elles restaient en mesure de comprendre de quoi il retournait.

- Si je me rappelle bien de mes cours de C, programmer un carré magique en décimales n'est déjà pas évident, alors en virgules flottantes… ça devient carrément surréaliste.

- À mon avis, elle a utilisé son pouvoir pour contourner la difficulté. C'est une excellente programmeuse, reconnut Sarah à contrecœur, mais elle n'est pas aussi bonne que l'était Papa. Et l'hexadécimal, c'est juste pour frimer…

Em fronça les sourcils.

- Pas forcément. Puisqu'elle n'a pas pris la peine d'agencer le carré visuellement, l'hexadécimal est le plus sûr moyen de savoir où commence et où finit chaque nombre réel, puisqu'entre le signe, la mantisse et l'exposant, tu as toujours le même nombre de caractères.

- Ce serait également le cas en binaire, contra Sarah. Même si ce serait plus difficile à isoler, je te le concède. De toute façon, on n'arrivera à rien sans avoir la position exacte de la virgule au sein de la mantisse.

En son for intérieur, elle était impressionnée par la perception qu'avait Em du problème. Bien sûr, sa phénoménale mémoire entrait en ligne de compte, mais ce n'était pas la seule raison. Em était simplement beaucoup plus futée que la plupart des gens – parfois même ses propres sœurs – tendaient à le penser.

- Oh ça, on le sait très bien, intervint Pippa avec un petit reniflement de dérision. En quatrième position, comme toujours…

Sarah hocha la tête. Le quatre était effectivement le chiffre fétiche de leur mère. Une manière de se rappeler le nombre de gosses qu'elle avait laissées sur le carreau, sans doute.

- C'est comme… un sudoku super compliqué, alors ? demanda Pammy, qui était toujours en train de réfléchir.

- C'est absolument ça, chérie, assura Em avec un sourire approbateur.

- Tu vois, quand tu veux, commenta Pippa d'un ton sucré. Tout n'est peut-être pas perdu pour Matty, en fin de compte.

- Marty !

- Ça suffit, vous deux. Sarah, de quoi aurais-tu besoin ?

L'intéressée fit mine de réfléchir.

- Eh bien… disons une bonne heure, un demi-litre de Docteur Pepper, la moitié des friands à la saucisse et un massage de la voûte plantaire ?

- Faut tout de même pas pousser, rétorqua l'aînée. Tu peux avoir le tiers des friands et ce qui reste de Docteur Pepper au frigo. Pour le massage, essaie de voir avec ces deux-là…

Finalement, l'opération prit presque deux heures. Sarah engloutit un paquet d'amuse-gueules et le dessert – une succulente mousse aux trois chocolat – sans décoller de son ordinateur. Par contre, Em insista pour qu'elle vienne prendre le plat principal à table. Et elle réussit à obtenir que Pippa lui masse la nuque. Cette dernière avait vraiment des doigts de fée. Le Captain était vraiment un homme chanceux, même si Sarah jugea plus prudent de ne pas faire la remarque alors que les mains de sa sœur étaient si proches de son cou.

- Sésame, ouvre-toi ! déclara-t-elle enfin d'un ton théâtral en appuyant sur la touche Enter après avoir encodé les bons caractères.

Sarah ne l'aurait jamais reconnu en public, mais elle avait malgré tout quelques doutes concernant le code qu'elle avait mis au point pour trouver la solution du foutu carré magique conçu par sa mère, et c'est avec un intense soulagement qu'elle vit l'interminable suite de chiffres et de lettres laisser place au classique explorateur de fichiers. La clé USB, que sa mère avait eu le culot de baptiser Operation_Carotte, ne contenait que deux dossiers. Le premier avait pour nom Coulson_SHIELD_NH10. Le second s'appelait simplement Sandcastle.

- On est d'accord que le niveau d'habilitation de Papa au sein du SHIELD était huit et pas dix, hein ? demanda-t-elle avant de double-cliquer sur le premier dossier.

La benjamine fronça les sourcils, mais les deux aînées hochèrent la tête de concert.

- Je crois que mon Parrain est le seul à avoir le niveau d'habilitation maximal. Ça va avec le grade de Directeur du SHIELD, précisa l'aînée.

- Tante Maria a un jour laissé échapper qu'elle était niveau neuf, renchérit Pippa.

Sarah hocha machinalement la tête tandis qu'un nombre impressionnant de fichiers images de formats divers s'affichaient devant elle. Les noms lui étaient totalement inconnus.

- Ok, est-ce que l'une de vous a déjà entendu parler de trucs comme… un code zéro-huit-quatre… Centipède… ou une certaine Lorelei ?

Cette fois, aucune de ses sœurs n'avait de réponse à lui fournir. Secouant la tête, Sarah décida de passer au dossier suivant. Il ne contenait qu'un seul fichier, vidéo celui-là, portant le même nom que le dossier. Elle cliqua dessus et le mit en plein écran.

La vidéo se déroulait sur une plage en plein été, où deux fillettes brunes construisaient des châteaux de sable, d'où le titre sans doute. La plus petite des deux était toute bronzée, avec des cheveux mi-longs bouclés et un maillot de bain rose à volants. L'autre avait des couettes raides, une peau beaucoup plus claire et un maillot bleu pâle. Tout en travaillant le sable, elles chuchotaient à voix si basse que celui ou celle qui tenait la caméra n'était pas en mesure de les entendre.

- Coucou les filles ! déclara alors une voix si douloureusement familière que les larmes montèrent aux yeux de Sarah.

Les fillettes levèrent la tête dans un bel ensemble et gratifièrent la caméra d'un sourire radieux où manquaient plusieurs dents de lait.

- Coucou Papa ! s'exclamèrent-elles dans un bel ensemble.

- Qu'est-ce que vous faites de beau, dites-moi ? demanda leur père avec amusement.

- Passence fait un cocktail et moi un sateau, expliqua la petite Pippa avec fierté.

- Ferme ce truc tout de suite, ordonna alors le modèle adulte d'une voix glaciale.

- Mais qu'est-ce que…

- Tout de suite !

Sarah avait rarement vu sa sœur dans un tel état de rage. Elle en comprit aussitôt la raison en remarquant les larmes qui roulaient sur les joues d'Em. Pippa l'attira contre elle pour la bercer doucement. Sans discuter davantage, leur cadette referma aussitôt l'ordinateur.

- Qu'est-ce que c'est ?

- C'était nos dernières vacances en famille, et le jour où Marjorie nous a dit…

Em sanglota un peu plus fort, et Pippa resserra son étreinte. Sarah songea une fois de plus que Pammy – qui les fixait de ses yeux écarquillés sans oser dire un mot – et elle-même avaient eu beaucoup de chance de ne pas grandir auprès de leur mère. Celle-ci n'avait pas réussi à leur faire autant de mal qu'à ses aînées.

- Peu importe, conclut Pippa. Sarah, tu voudras bien effacer ce qu'il y a sur cette clé avant de la flanquer à la poubelle ?

- Bien sûr, répondit la cadette.

C'était là un mensonge éhonté de sa part. À la fois parce que rien n'attisait autant sa curiosité qu'un mystère et aussi parce que, même si cette vidéo avait un lien avec la femme que Sarah méprisait le plus au monde, elle contenait également la voix de son père. Une voix qui lui avait tellement manqué qu'elle refusait de la laisser à nouveau sombrer dans l'oubli.


Margaux : Ravie que tu aies apprécié ^^
Par contre, je suis désolée de te décevoir, mais je n'ai pas l'intention de faire une description détaillée de ce qui se passe dans la chambre à coucher de quelque Avenger que ce soit. Déjà parce que le rating que j'ai choisi ne le permet pas (une portion non négligeable de mon lectorat est trop jeune pour lire ce genre de choses), et ensuite parce que moi j'aime bien laisser travailler mon imagination :-p
Ceci dit, si ça peut te réconforter, Em et Bob risquent de ne pas toujours être très sages...

Lulu-la-numérotée : Je n'aime pas le terme "traînée" parce que c'est vraiment très péjoratif. Je préfère penser qu'Em sait (enfin) ce qu'elle veut, tout simplement
Alors à titre personnel, j'ai parfois du mal à retenir les noms des gens, donc j'ai gratifié Pippa de cette particularité, en forçant un peu le trait. C'est elle qui appelle Bucky Bob-de-l'Hydra, et comme je trouvais ça fun comme surnom, c'est ainsi que je me suis mise à l'appeler dans les commentaires... (pis comme je pense l'avoir dit, il existe réellement un Bob de l'Hydra dans le Comic Deadpool)

Lollie : Après avoir fait patienter mon lectorat près de 40 chapitres (et encore, toi tu es arrivée sur la fin... ;-) ), fallait au moins ça !
Cap va pas se gêner, on peut lui faire confiance sur ce point. Il a l'air tout gentil, comme ça, mais il cache bien son jeu, le bougre (Pippa peut en témoigner)
Quant à James, eh bien... il a encore un long chemin à parcourir. Je sais qu'on aimerait le voir aller enfin mieux, mais... il va falloir de la Patience (attention, jeu de mots :-p)

Et pour ce qui est de l'évolution de leurs relations respectives, eh bien... on pourrait encore avoir des surprises
Pour ce qui est de mon "style" si on peut appeler ça comme ça, j'ai une idée bien précise de ce que je recherche, que ce soit dans un livre, une fic ou un film : faut de l'humour, de la romance, des persos avec du caractère, des répliques qui tuent, des histoires de background intéressantes et un peu d'action quand même (je cite généralement La Momie en guise de référence - le premier en tout cas - même si c'est pas tip top ce que je cherche. Ça vaut aussi pour Avengers 1, d'ailleurs...) Et vu que c'est pas toujours évident de faire tout ça avec les persos existants, ben... c'est là que les OC entrent en scène. Mais faut leur donner un minimum de consistance pour éviter l'écueil Mary-Sue. Je ne pousserais pas l'orgueil jusqu'à dire que ce que j'écris atteint tous mes critères (y'a un peu trop de moments Impala pour ça, je le crains), mais je fais mon possible pour m'en approcher, en tout cas !

nutellaforever : Et après on dira que les hommes traitent les femmes comme des objets... n'empêche qu'en lisant les commentaires, j'ai un peu l'impression que mon lectorat considère ces pauvres Avengers comme des cartes Pokémon :p (Note que Johnny, personne n'en veut, à mon avis ^^)
Je l'ai dit, Bob met du temps à chauffer, mais une fois qu'il est lancé, on ne l'arrête plus. C'est Em qui surprend son monde au final (encore que comme le disait Plume, elle avait les hormones qui la travaillaient, c'est pas si surprenant...)

Le coq malade : Et en même temps, ils n'auraient pas pu aller plus vite ^^

MMBB : Ben maintenant tu sais, pour la carotte. Et t'es pas plus avancée, hein ? ^^
Pour Bucky, j'avais prévu qu'il craque en public et donc, pour moi, le début du chapitre est parfaitement logique dans le déroulement naturel des choses (c'était un acte manqué, tout simplement)
Par contre, pour la fin... ben j'avais prévu qu'ils aillent à Coney Island pour un petit rencart tout mimi. Lui et Em ont juste refusé de m'écouter :-/
Concernant le crossover Supernatural/Raiponce, des gens se sont amusés à faire des super montages photos où les persos de Supernatural ont plus ou moins les mêmes expressions que ceux de Raiponce. J'avoue qu'avec Dean/Raiponce, mon préféré est Castiel/Pascal... ^^

RogerRyu : J'attends le moment où tes reviews seront plus longues que mes chapitres, tu sais ? :p
Ben pour le coup, tu as dû être déçue, avec la fameuse carotte ^^
Il est pas forcément maso, c'est aussi une forme d'expiation... ainsi que l'idée que s'il est capable de tenir tête à - voire de battre - Cap en entraînement, il pourra être utile et efficace pendant un vrai combat
Contente que tu aies été convaincue par la scène du baiser. Pour être honnête, cette partie-là était écrite depuis environ 8 ou 9 chapitres, au moment où je me suis dit "Mais bien sûr que c'est James qu'elle aime, duh !" (on la comprend), mais j'étais pas sûre à 100% donc j'ai demandé à un public-test de la relire (je fais ça, des fois) et ai eu en retour des remarques pertinentes qui m'ont fait changer l'ordre dans lequel se déroule la scène. C'est le reste que j'ai dû écrire après... et comme il n'y avait pas de public-test, James est un petit peu devenu incontrôlable ^^
Em, c'est une sorte de Pepper miniature : elle a l'air toute douce, mais elle mène son monde à la baguette lorsque c'est nécessaire (et James ne fait pas exception à la règle). Donc oui, elle a un côté vulnérable, et je pense que ça ne la dérangerait pas de sentir des bras forts autour d'elle pour la soutenir et la protéger, de temps en temps, mais elle gère. Et elle n'est pas du genre à se laisser faire, en plus (ahum)
Disons que pour faire des métaphores élémentaires, Em et Bob sont le feu et Pippa et Steve l'eau (qui commence en petite rivière toute calme et qui finit en torrent déchaîné). Pis je persiste et signe : Cap cache bien son jeu
Je jure que j'avais prévu un rencart tout mignon. Si si. Mon plan pour la fin du chapitre 48 disait et je cite "Bucky emmène Em à Coney Island et promet d'être presque sage en attendant qu'elle soit prête". Sauf qu'il a réalisé qu'il aimait la voir rougir, et là je l'ai complètement perdu. Pis elle a décidé de s'y mettre aussi en plus... :-p
J'avoue que de Hulk, je n'avais vu que le premier avec Eric Bana, et j'ai pas aimé. Par contre, j'aime beaucoup Mark Ruffalo dans le rôle, il était dans mon top 3 après avoir visionné Avengers. Thor, je le trouve physiquement intelligent (et pas bête, voir plus haut), malheureusement j'aime pas des masses sa personnalité. Mais tout de même plus que celle de sa tendre moitié
Dois-je reparler des biceps d'Hawkeye parfaitement mis en valeur ? Ou du costume de Cap qui arrive à être sexy malgré tout (et je ne parlerai même pas du Winter Soldier ou de Monsieur Maximoff *soupire et s'évente*)
Déshonneur sur toi et ta vache ! La scène en question est diffusée au Smithsonian dans TWS. Je ne serais pas surprise qu'on découvre que le blond des frères Scott a également été sauvé par Cap, histoire d'entretenir le suspense. Mais je suis d'accord : tant qu'il y a du Jarvis, tout ira bien. Jarvis rules !
Pour le moment, la pression reste tout à fait supportable. Mais ce n'est "que" le chapitre 49 sur 80. On en reparle au 60, d'accord ? :-p (et cette pression, elle n'a rien à voir avec mes lectrices, c'est entre moi et moi. Je ne veux pas voir un autre film MCU se mettre entre moi et cette fic, et j'anticipe la fin de CW avec beaucoup d'angoisse, vu celle du Comic, justement. Je crains qu'ils ne fassent pire. Et je pense que tu vois de quoi je veux parler...)

Kaori : James en serait capable, mais Patience mettrait des semaines à s'en remettre, à mon avis (c'est qu'elle a pas la même endurance que son grand costaud, la petite) ;-)

Lulu-la-dingue : Ça t'a marquée, cette histoire de grains de beauté comptés, on dirait ! ^^

Bee : Ben j'espère que le film comblera tes attentes, en tout cas !
Tu aimes Dean parce que tu as envie de lui taper dessus ? Le pire est que limite ça se tient :-p (et comme tu m'as donné envie, je me suis recommencé Supernatural depuis la saison 1 :-p)
Après cette fic... ben déjà c'est pas pour tout de suite, hein, y'en a encore pour 4 mois et demi à peu près. Et sinon... alors faudrait que j'avance sur mes originales pis j'aimerais rajouter un chapitre ou deux à Inside Stark Industries, pis j'ai sinon j'ai ce vague projet de fanfic centrée sur Darcy (mais avec des OC et des relations familiales compliquées même si ce serait plus centré humour romance que drame/famille/romance)
On fait comme ça : 3 ^^

Julia : Je les trouve mignons aussi ^^

Quetsche : Franchement, tu vas finir par me faire rougir, tu sais ?
Alors non, désolée de te décevoir, mais on n'a pas vu le lendemain matin. Pas de panique, on assistera à leur réveil une autre fois, promis !
Par contre, comme je le disais plus haut, je ne rentrerai pas dans les détails croustillants. Faudra laisser travailler vos imaginations ! ;-)
Quant au fait que mes persos m'échappent... ben pour ce genre de choses, c'est pas si grave. Par contre, si c'était pour l'intrigue principale, ce serait tout de même plus embêtant...

Esmeyralda : "passif poussé". Dis ça dix fois très vite, pour voir ?
Je ne sais pas ce que tu prends, mais j'en veux aussi ^^
Naturellement qu'il est sexy, le Sergent Barnes. Quiconque prétend le contraire n'a pas les yeux en face des trous, moi je dis !
Et qui a dit que Sarah n'apparaitrait pas près des Avengers ? Après tout, elle et Stark, c'est pour la vie (c'est pas de l'amour, note, mais ça compte quand même)

Je suis ravie de savoir que tu envisage de mettre ma fic dans ton top 5 quand elle sera terminée, mais attend quand même. Sait-on jamais, tu pourrais ne pas aimer la manière dont ça va tourner...
(Sache en tout cas que ton message m'a beaucoup fait sourire ^^)

Mero : Tu veux dire que ton corps la sécrète naturellement ? Chuis sûre qu'il y a moyen d'exploiter cette intéressante particularité à des fins lucratives ^^