Coucou tout le monde !
J'espère que vous allez tous bien.
ON A ATTEINT LES 600 REVIEWS ! JE SUIS VRAIMENT HEUREUSE ! MERCI POUR CA (à Klaineuse pour avoir mis la 600ème) et tout le monde pour votre soutien et votre fidélité. Quand j'ai posté mon tout premier chapitre, je pensais ne jamais atteindre les 100 reviews et regardez aujourd'hui. Vous êtes fantastiques. Merci à toutes les personnes qui ont laissés des commentaires jusqu'à maintenant et même plus tard. MERCI DU FOND DU COEUR.
Merci aux nouveaux follow/fav de la semaine :)
Merci à Anna, Biscotto, Marion, E, CeliaCom7, Sara, Lima's Angel, Klaineuse, mamstaz, minilou pour vos reviews.
AnnaKlaineuse : NOOOOON LAISSE MOI DARREN * pleuuuuuuuuure * C'est de ta faute si je pleure :'( M'en fous je vais aller dans une dimension parallèle où vivent Klaine et j'assisterais à chacune de leurs galipettes OUIIIIIII Mieux que Disney Land !
Soso : OOOOOOH BISCOTTO tu es vraiment gentille tu sais :') tu es ma sauveuse. Qui irait buter Rogue à ma place et qui me sauverait pendant les heures interminables de chimie organique si tu n'étais pas là ? HEIN QUI ? Biscotouille vaincra Choupinette, il vaincra. Rien n'est plus chou qu'eux deux de toute façon. Baise dans les airs, baise contre une voiture... C'est du pareil au même avec tu sais qui (NON PAS VOLDEMORT CINDY Pas de nez pas de... HEHEHE) Blaine a la trique toute pointue tu crois ? TURLUTUTU CHAPEAU POINTUUUUUU C'EST CAAAAAAAAA bisous et pleins de cœurs ma Choupette d'amour.
IheartIns : coucou ! Oui moi aussi. L'action débute pour de vrai à partir de maintenant ;)
E : hmm merci j'imagine. Si tu es qui je pense c'est vraiment gentil de ta part...
CeliaCom7 : je ne suis pas la seule à apprécier les choses sombres alors ^^ merci ce que tu dis est adorable. Bisous :)
Licorne-Klaine : je ferais l'OS du mariage quand Nuances sera terminée. Comme ça, ce ne sera pas totalement fini pour les lecteurs :') Merci beaucoup. Bisous.
Klaineuse : la 600ème c'est toi ma soeureupine. Encore merci :) C'est vrai que Kurt a évolué depuis le tout début. Je m'en suis rendue compte en terminant un chapitre hier :) Bon il a changé mais il reste tout de même profondément le même maniaque du contrôle des premiers chapitres ;) Ouais Kurt s'énerve à la fin du chapitre parce qu'il ne supporte pas qu'une autre personne que lui profite du spectacle de Blaine dans cette situation. Il considère que le corps de son mari n'est qu'à lui. Je dois dire que je le comprends là-dessus. Tu peux te répéter autant de fois que tu veux si c'est pour me dire des choses si agréables :') Ouep, un bon Klaineur qui se respecte et qui les ff connaît Fix You. Comme Go Your Own Way (OMG CETTE FIC **) A mon avis, nous n'avons jamais assez de solo de Blainey :'D ou de Kurt ou de duo Klaine. Tu es Clara ? Carla ? Chantal ? Camilia? Camelia ? (Après ça je crois que j'ai plus de possibilité xD) Oh Darren... Je ne sais plus quoi dire. Je le regarde des fois et je soupire. Il est juste parfait. J'ai envie de pleurer devant sa beauté * sniffouille * Vivement ta review ma soeureupine d'amour et encore merci pour la 600ème. Gros bisous Je t'aime * cœur *
mamstaz : merci, j'aime bien écrire les chapitres en famille pour montrer que Kurt, malgré ce qu'il pense, a des personnes qui tiennent à lui. Ouep tu as tout compris ;)
minilou : les Warblers c'est la vie. Darren et son blazer... ** C'est parfait :') Si Poudlard existe je veux y aller ! Je m'en fous de ne pas avoir de pouvoirs je veux y aller ! Je veux aller à la Dalton Academy aussi même si je ne suis pas un garçon :'D Merci :')
/!\ Présence de lemon /!\
Sur ce, bon chapitre !
ENJOY !
Chapitre 50
Toute trace de sommeil a définitivement disparu de mon corps. J'essaye de trouver une excuse pour expliquer mon état.
« Je ne contrôle pas ces choses-là. Je m'étais allongé à plat ventre en plus »
Il prend une serviette sur le sol et me la balance dessus, les yeux assombris par la colère.
« Cache-toi au moins là-dessous ! »
« Kurt, personne n'a vu que... »
« Foutaise ! Joey et le reste des gardes ne sont jamais loin. Tu ne sais pas s'ils ont appréciés la vue ou non »
Soudain épouvanté, je croise les jambes et abaisse la serviette sur mon érection, moins voyante mais tout de même. J'arrive tellement facilement à ne pas penser à ces hommes qui nous collent aux baskets depuis que l'hélicoptère de Kurt a été saccagé.
« En effet » marmonne Kurt, « tu ne sais pas qui peut te prendre en photo ici et les revendre aux magasines new-yorkais »
Pourquoi je ne pense jamais aux trucs comme ça ? Toute couleur quitte mon visage. Je respire calmement pour faire disparaître totalement la situation gênante au niveau de mon entrejambe. Je me souviens qu'une flopée de photographes m'attendait à la sortie de The New Press quand ils avaient eu vent que Kurt Hummel allait se marier.
« Addition » exige Kurt à l'attention de la serveuse, « on rentre » me prévient-il.
« Maintenant ? »
« Maintenant »
Pas la peine d'essayer de négocier avec lui.
Il renfile son bermuda sur son short de bain tout mouillé et passe un fin tee-shirt blanc. La serveuse se ramène avec l'appareil pour carte bancaire.
A contre cœur, je remets mon short rayé rose et blanc et ma chemise crème. J'enfile aussi mes tongs. Kurt récupère son bouquin et son portable. Ses yeux énervés sont bientôt cachés derrière ses lunettes de soleil. Putain, je n'ai tué personne quand même. Je suis certain que personne n'a remarqué ce petit incident en plus. Il exagère tellement. Agacé, je me retiens de souffler.
J'ai seulement roulé sur le dos. Je ne contrôle pas mon corps et encore moins mes rêves. Je ne sais pas si Kurt a conscience de ça. En tout cas, son insouciance est partie abruptement.
« S'il te plaît. Ne sois pas en colère »
Je retire son livre et son IPhone de ses mains et les mets dans notre sac de plage.
« C'est déjà fait. Suis-moi ! » rétorque-t-il d'un ton calme, bien trop calme.
Il attrape mes doigts et bouge la tête vers Joey et les deux gardes avec lui. Ils sont français et s'appellent Maxime et Clément. Je pense qu'ils sont frères parce qu'ils se ressemblent beaucoup. Ils nous surveillaient tous les trois tranquillement depuis le poste de sécurité. Joey a un air renfrogné sous ses lunettes de soleil. Je devine qu'il est aussi énervé. J'ai du mal à le voir sans son costume sombre habituel. Lui aussi est en short et en tee-shirt.
Kurt ne dit rien, restant de mauvaise humeur. Nous nous déplaçons loin de la plage. Joey et les deux gardes nous suivent de près.
« On va où ? » le questionnais-je, incertain.
« Au bateau »
Aucun regard de sa part.
On arrive enfin à la marine. Il me tire sur la jetée où nous attendent un Jet-Ski et un canot. Des équipements du yacht. Kurt prépare le scooter des mers. Je me tourne vers Joey et lui donne le sac de plage. Il a une mine impassible. J'essaye de contrôler la rougeur qui s'étend sur mes joues.
« Prenez ça Monsieur »
Joey a un gilet de sauvetage entre les mains. Je le passe docilement en faisant attention. Personne d'autre n'en porte d'ailleurs. Autant ne rien dire là-dessus pour le moment. Kurt fusille Joey du regard. Oh merde ! Pourquoi il est aussi furieux contre lui au juste ?! Kurt tend les mains vers les ficelles de mon gilet et les noue plus fermement.
« Ça fera l'affaire » grogne-t-il, bourru, en évitant soigneusement de croiser mon regard.
Il passe avec élégance par-dessus la selle du Jet-Ski et m'incite à prendre ses doigts. Je les serre de toutes mes forces de peur de trébucher et de tomber. Je parviens à enjamber l'appareil sans problème. Joey et les deux gardes sont montés dans le canot. Kurt tend la jambe et prend appui sur la jetée pour repousser le Jet-Ski.
« Tiens-toi bien ! » me commande-t-il.
J'enroule mes bras autour de lui. C'est un aspect vraiment génial des scooters des mers : je suis plaqué à lui, mon visage blotti entre ses omoplates. Il n'y a pas si longtemps, je n'aurais jamais pu faire ça. Son parfum est délicieux. Il a son odeur habituelle mélangée à celle iodée de la mer. Je t'en prie Kurt, pardonne-moi.
Son corps se tend.
« Ne me lâche pas » prévient-il d'une voix plus tendre.
Je pose un baiser sur son tee-shirt et colle ma joue gauche contre son dos. Je regarde vers la marina où quelques personnes attendent le démarrage.
Kurt allume l'engin qui se réveille en vrombissant et en tremblant sous moi. Il accélère et le Jet-Ski se lance à la surface obscure et froide de la mer. Je serre plus fort mes bras autour de lui.
Joey vient se placer à notre droite avec le canot. Kurt le regarde brièvement et va encore plus vite. L'appareil rebondit facilement sur l'eau. Je vois Joey bouger la tête d'un air agacé mais légèrement amusé. Il va vers le bateau alors que Kurt s'éloigne du yacht et fonce vers l'horizon.
L'eau salée nous mouille et fouette doucement nos jambes nues. Le vent chaud fait sécher les éclaboussures quasi-instantanément. C'est tellement exaltant. J'espère que l'humeur enjouée de Kurt reviendra avec ce petit voyage sur l'eau. Je ne t'entends pas et je ne peux pas discerner ses traits mais je sais qu'il prend du bon temps. Il joue comme un enfant. Un enfant de vingt-cinq ans.
Il fait un grand virage et je peux profiter de tout le littoral : la plage, la marina et ses beaux bateaux, les bâtiments plus loin, les rochers sombres et pointus qui donnent toute sa beauté à cette côte. Il tourne prudemment la tête vers moi, un petit sourire sur les lèvres.
« Je recommence ? » crie-t-il par-dessus le rugissements de l'engin.
J'acquiesce vivement. Il m'adresse un énorme sourire radieux, accélère au maximum et fonce vers le grand large. Je pense que je suis excusé.
OoOoOoOoOoO
« Tu as bronzé » déclare Kurt en défaisant les liens de mon gilet de sauvetage.
J'essaye de savoir comment il se sent. On est monté à bord du bateau. Un des membres du personnel patiente pour le gilet. Kurt finit par lui donner.
« Vous avez besoin d'autre chose Messieurs ? » interroge une jeune femme à l'accent chantant.
Kurt enlève ses lunettes de soleil et les porte contre sa poitrine.
« Tu veux boire un verre ? » me propose-t-il.
« Tu penses que je peux en prendre un ? »
Il incline la tête sur le côté.
« Pourquoi tu me demandes ça ? »
« Tu sais pourquoi »
Son front se plisse sous une expression songeuse. J'aimerais vraiment savoir ce qui se passe dans sa petite tête parfois.
« Deux Tequila Sunrise je vous prie et amenez-nous quelque chose à grignoter aussi » annonce-t-il à la jeune femme.
Elle opine et s'en va.
« Tu penses que je vais te donner une punition ? » souffle sensuellement Kurt.
« Tu le veux ? »
« Oui »
« De quelle façon ? »
« Je peux me débrouiller pour trouver »
J'avale difficilement ma salive en pensant à cette sanction sexy.
T'excite pas trop tu pourrais le regretter bien vite.
Kurt plisse le front encore une fois.
« Est-ce que tu veux recevoir une punition ? »
J'aimerais savoir comment il fait ça. Je m'empourpre et bafouille finalement :
« J'hésite »
« Pourquoi ? »
Je sais qu'il réprime un sourire.
« Tu as envie de me faire souffrir ? »
Ses lèvres se transforment en une ligne droite sévère et son amusement disparaît. Il s'incline et pose ses lèvres sur le haut de ma tête.
« Tu es mon mari Blaine. Pas mon soumis. Je n'ai pas envie de te faire souffrir. Jamais. Je pensais que tu l'avais compris au fil du temps. Par contre, je ne pense pas que je réagirais autrement à ce qui s'est passé tout à l'heure. Imagine si Cooper avait eu à voir une photo de toi dans cette situation. Je ne souhaite pas que ça se produise et toi non plus je pense »
Merde, Coop'... Ce serait tellement gênant. Pour lui. Pour moi. Je suis un vrai abruti sérieusement.
La serveuse arrive avec nos cocktails et nos amuses-gueules. Elle met le tout sur la table devant nous.
« Installe-toi » me commande Kurt.
Je m'exécute et Kurt se met à ma droite. Il pousse un verre vers moi.
« Santé Monsieur Hummel-Anderson »
« Santé Monsieur Hummel-Anderson » répétais-je.
Kurt me fixe intensément. Son expression reste cependant impassible. Ça m'agace tellement de ne pas savoir ce qu'il pense. Il est toujours en colère ? Je vais juste faire comme d'habitude : détourner son attention.
« Ce yacht est à qui ? »
« Un comte anglais. Sa famille possédait une immense chaîne industrielle qui était basée à Londres il me semble »
« Donc il a énormément d'argent »
Brusquement, Kurt paraît prudent.
« Oui »
« Comme toi »
« Oui. Comme toi aussi. Tout ce qui m'appartient t'appartient » complète-t-il en citant ses vœux de mariage.
« C'est juste étrange. Je n'ai jamais eu beaucoup de choses et là... »
Je soupire et fait un geste englobant l'environnement.
« Tu t'habitueras »
« Je ne pense pas »
Joey arrive.
« J'ai un appel pour vous Monsieur »
Kurt plisse le front mais prend tout de même son IPhone.
« Hummel ! » grogne-t-il en se déplaçant sur le pont du yacht.
Je tourne la tête vers l'étendue bleue scintillante sans prêter attention à sa discussion avec Pierce, son associée la plus proche. J'ai de l'argent, énormément d'argent. Je n'ai absolument rien réalisé pour avoir cette richesse. Mis à part me marier avec un homme excessivement riche.
Un frisson me parcourt l'échine en me souvenant de notre conversation à propos du contrat de mariage.
Elle s'est déroulée le dimanche suivant la fête d'anniversaire de Kurt. On était tous à la cuisine en train de manger notre petit déjeuner. Zoé, Sam, Carole et moi parlions de cuisine et Kurt et Burt avaient le nez plongé dans les journaux.
OoOoOoOoOoO
« Jetez un œil à ça ! » s'exclame Santana en plaquant sa tablette sur la table, « il y a un article sur les fiançailles de Porcelaine et du Hobbit »
« Aussi tôt ? » dit Burt, surpris, ne relevant même pas les surnoms.
Sa bouche se tord ensuite comme si une pensée sale lui avait traversé la tête. Kurt fronce les sourcils.
Santana nous fait la lecture.
« Nous avons eu vent au Times que le célibataire le plus convoité de New-York, le fameux Kurt Hummel, est prêt à faire le grand pas et à dire 'oui'. Qui est le chanceux ? Nous l'ignorons mais nous fouillerons pour en apprendre plus. Imaginons seulement qu'ils discutent déjà de leur contrat de mariage »
Santana s'apprête à dire quelque chose mais Kurt lui lance un regard glacial. Elle se tait donc. On pourrait presque entendre une mouche voler. La tension dans cette cuisine est plus que palpable.
Putain, c'est quoi ça encore ? Contrat de mariage ?! Je n'ai pas pensé à ça une seconde. Je peux presque sentir mon sang quitter mon visage. Pourquoi le sol ne s'ouvre jamais sous moi dans ces moments ? Kurt gigote sur son siège alors que mes yeux ne peuvent pas se détacher de lui. Il fait non de la tête, sans un bruit.
« Kurt... » commence tranquillement Burt.
« Je ne veux pas du tout parler de ça encore une fois » crache-t-il à son père.
Celui-ci me regarde brièvement, tendu et ouvre la bouche pour dire quelque chose.
« Il n'y aura pas de contrat de mariage » dit Kurt en hurlant presque.
Il penche à nouveau la tête vers son journal, les traits fermés. Il semble oublier notre présence tout à coup. Tout le monde m'interrogent du regard puis fixent Kurt et finissent par nous éviter.
« Kurt... Je ferais tout ce que Monsieur Hummel ou toi me demanderez de faire à ce sujet »
Ce n'est pas comme si tu n'étais pas rodé pour les contrats Hummel...
Kurt me fusille du regard.
« Non ! »
Je frémis et bafouille :
« Je veux que tu sois en sécurité »
« Kurt, Blaine. Il serait plus judicieux de parler de ça entre vous » nous réprimande Carole.
Elle ne dit rien mais lance des coups d'œil sévères à Burt et Santana. Elle semble les tenir responsables de ce dérapage.
« Blaine, le problème ne vient pas de toi » me dit doucement Burt, « et je t'en prie, appelle-moi Burt »
Kurt fixe des yeux froids comme la glace sur son père. Ça me fait mal de voir ça. Putain, il est réellement en colère.
Santana et Zoé débarrassent la table et continuent leur discussion comme si de rien n'était.
« Enfin bref, les pancakes de Blaine sont démentiels » conclut Sam.
Mes yeux sont rivés sur mes mains qui se tordent encore et encore. Qu'es-ce que vont penser Burt et Carole de moi ? Kurt arrête mes mouvements en plaquant sa paume sur le dos de ma main.
« Ne fais pas ça »
Comment peut-il savoir à quoi je pense ?
« Ne fais pas attention à ce qu'il dit » me murmure-t-il, « il dit chaque mot pour moi. Il est énervé à cause de Sebastian. Ne te tracasse pas à ton sujet »
J'ai conscience que Kurt est encore choqué de la discussion qu'il a eu avec Burt.
« Je suis d'accord avec lui Kurt. Tu as beaucoup d'argent. Je n'ai rien moi »
Kurt me jette un coup d'œil noir.
« Blaine, si un jour tu viens à me laisser, tu pourras tout emmener avec toi. Tu m'as déjà laissé et si ça se reproduit je... »
« Rien n'est pareil » le coupais-je doucement, « et... Peut-être que ce sera toi qui viendra à me laisser »
Cette simple idée me retourne le ventre. Il rit sans joie et bouge la tête.
« Kurt... Je pourrais faire quelque chose qui t'obligerais à... »
Je regarde mes doigts. La boule qui enserre ma gorge retient mes mots. Me faire abandonner par Kurt. Non, non, non...
« Stop. Stop. Immédiatement. Fin de la discussion. Je ne veux plus en entendre parler Blaine. Aucun contrat de mariage. Jamais »
Il s'adresse ensuite à Burt :
« Papa, tu veux bien qu'on fasse le mariage ici ? »
OoOoOoOoOoO
C'est vrai. Il n'a jamais mentionné cette histoire à nouveau. Et puis, maintenant que j'y pense, il ne cesse de me répéter des choses à propos de son argent qui m'appartient aussi. Il me le dit souvent. Un petit souffle passe mes lèvres quand je me souviens de la folie qu'a été l'achat de vêtements avec Kurt avant notre voyage de noces. Le simple short de bain que je porte sur moi en ce moment coûte six cents dollars. Bon évidemment, il est superbe mais c'est une somme quand même obscène pour un short.
Kurt reprend sa place à mes côtés et me tire de mes pensées.
« Tu t'habitueras » dit-il.
« Hmm ? »
« A être riche » lâche-t-il en roulant des yeux, « bois, on va aller au lit »
Hein ? Déjà ?
« Bois » répète-t-il plus durement.
Oh bordel de merde. La lueur de ses yeux pourrait donner chaud au Soleil même. J'avale cul sec le contenu de mon verre, le regard verrouillé au sien. Ses lèvres s'ouvrent à peine et la pointe de sa langue passe entre ses dents. Avec habileté et élégance, il s'incline vers moi en s'appuyant sur les deux montants de mon siège.
« Suis-moi, je vais te montrer un petit quelque chose » murmure-t-il.
Je déglutis difficilement.
« Tu peux avoir confiance en moi » ajoute-t-il en me tendant la main avec un sourire lubrique.
Il faudra que quelqu'un m'apprenne à ne pas craquer face à ce sourire. Évidemment que j'ai confiance en lui. Je pourrais mettre ma vie entre les mains de Kurt. Qu'est-ce qu'il a encore derrière la tête ? Rien que de m'imaginer des scénarios, je suis toute chose.
On quitte le pont du bateau pour pouvoir atteindre la grande cabine présente en sous-sol. C'est une superbe chambre en bois verni sombre. Les murs sont gris clairs et le lit est recouvert d'une jolie parure verte anis.
Kurt libère mes doigts pour virer son haut qu'il jette je ne sais où. Il balance ses tongs et abaisse rapidement son bermuda et son maillot de bain. Bordel de Dieu. Le spectacle de le voir nu m'ennuiera-t-il un jour ? Sa peau est moins pâle que d'habitude et ses beaux cheveux châtains sont plus longs et sont dans tous les sens à cause de sa baignade plus tôt.
Il prend mon menton entre ses doigts et tire sur ma peau pour m'empêcher de mordre ma lèvre.
« C'est bien mieux » souffle-t-il en caressant ma bouche
Il pivote et va vers la penderie. Il prend deux paires de menottes et un masque.
Des menottes ? Il ne m'en a jamais fait porter. Je tourne la tête vers le lit. Il n'y a pas de montants. Comment il va les attacher ? Il fait demi-tour et pose sur moi ses yeux assombris.
« Elles peuvent être douloureuses. Elles peuvent blesser la peau si on force dessus. Je veux vraiment les utiliser sur toi »
Je ne sais pas quoi dire.
« Prends-les »
Il fait un pas vers moi et me les tend.
« Tu souhaites les mettre pour voir la sensation ? »
Elles semblent rudes. La pensée soudaine de ne pas vouloir en porter dans un contexte plus grave me frappe. Kurt me fixe avec attention.
« Tu as les clés ? » demandais-je à voix basse.
Il laisse apparaître une minuscule clé au creux de sa main.
« Elle peut ouvrir toutes les paires que j'ai »
Bordel mais il en a combien de ces objets ? Je ne crois pas en avoir remarqué dans la commode de la salle de torture moderne.
Il passe le dis de ses doigts sur mon visage et s'incline près de ma bouche.
« On s'amuse ? »
Mon sang fonce droit au sud de l'équateur et l'envie se déroule dans mon bas-ventre.
« Oui »
Il m'offre un sourire.
« Parfait »
Il embrasse le haut de mon crâne du bout des lèvres.
« On doit décider d'un mot d'alerte. Tu vas me dire stop sans même faire attention alors il nous en faut un »
Il effleure ma joue avec le bout de son nez. Aucune autre partie de son corps ne touche le mien.
Mon cœur tambourine douloureusement dans ma poitrine. Bordel. Il ne peut pas me faire un tel effet avec seulement deux phrases. C'est fou.
« Tu ne vas pas souffrir. Ce sera juste fort. Très fort. Tu ne pourras faire aucun mouvement d'accord ? »
Putain, tout semble vraiment chaud. Mon souffle est déjà court rien qu'en y pensant. Je suis content qu'il soit mon époux. Ce serait très embarrassant autrement. Je laisse mes yeux traîner sur son corps et ils tombent sur son sexe fièrement tendu dans ma direction. Je chuchote tout doucement :
« Ok »
« Donne un mot Blainey. Un mot d'alerte » précise-t-il.
« Fraise »
« Fraise ? » dit-il en gloussant.
« Oui »
Il sourit.
« Choix révélateur. Mets tes bras en l'air »
Je m'exécute. Kurt prend le bas de ma chemise, la déboutonne rapidement et me l'enlève en la laissant tomber par terre. Il reprend les menottes de mes mains et les dépose sur le matelas ainsi que le masque. Il se penche pour enlever le dessus de lit vert.
« Fais demi-tour »
Je fais encore ce qu'il me dit. Il baisse mon short et mon maillot de bain d'un coup et les laisse s'étaler lâchement au sol. Je suis nu à mon tour.
« Demain je m'assurerais que tu en portes un bien moins moulant » grogne-t-il en passant ses doigts dans mes cheveux.
Il les mêle vite à mes boucles et me tire en arrière afin que mon dos soit plaqué à son torse et que mon cul rencontre son membre dur. Un souffle tremblant passe mes lèvres alors qu'il m'incite à incliner ma tête vers la droite pour pouvoir atteindre plus facilement ma gorge.
« Tu as été un vilain garçon tout à l'heure » susurre-t-il contre mon oreille.
Une décharge électrique passe à travers mon corps.
« O-Oui »
« Hmm... D'après toi, je devrais faire quoi ? »
« T'y habituer »
Sa langue contre mon cou accélère les battements de mon cœur. Je le sens sourire contre ma peau.
« L'espoir fait vivre Monsieur Hummel-Anderson »
Il masse doucement mon cuir chevelu de ses longs doigts habiles avant de murmurer contre ma gorge, envoyant de l'air frais sur la ligne de salive qu'il a laissé :
« Tu te souviendras de ce que je m'apprête à te faire »
D'un geste rapide, il enroule son bras autour de moi, s'installe sur le bord du matelas et me tire sur ses genoux. Son sexe bandé repose contre les muscles de mon ventre nu. Je hurle quand sa paume brûlante s'abat brutalement sur mon cul. D'un coup, je suis couché sur le dos. Il m'admire de ses yeux bleus si intenses. Je pourrais jouir sur place sous ce regard.
« Tu te verrais... Tu es tellement magnifique »
Sa main glisse sur ma jambe. Toute ma peau, tout mon être est parcouru de picotements. Son regard ne quitte pas le mien quand il se penche pour atteindre les menottes. Il enroule ma cheville gauche de ses doigts et place un des bracelets métalliques autour.
Il fait de même avec la deuxième cheville. Les deux paires de menottes pendent désormais à mes pieds. Mais qu'est-ce qu'il a derrière la tête au juste ? Il va les accrocher où ?
« Redresse-toi » me commande-t-il.
Je n'hésite pas une seconde.
« Bien. Passe tes bras de part et d'autre de tes cuisses »
Je monte mes genoux contre mon torse et les enlace de mes bras. Il place deux doigts sous mon menton afin que je le relève. Il m'embrasse langoureusement et tendrement. Il place ensuite le masque et me rend momentanément aveugle. Tout est noir. Il n'y a plus aucun son à part ma respiration irrégulière et les vagues qui tapent lentement le bateau.
Putain de merde. Je suis ridiculement dur alors qu'il m'a à peine touché.
« Répète-moi le mot d'alerte Blaine »
« Fraise »
« Parfait »
Il attrape délicatement mon poignet gauche et passe le bracelet métallique autour. Il fait pareil avec le droit. Désormais, ma cheville et mon poignet gauches sont liés et idem de l'autre côté. Je déglutis.
« A partir de là, je vais te baiser si fort que tu n'auras plus de voix à cause des cris » susurre Kurt.
Il passe ses mains dans le creux de mes genoux et me fait basculer sur le dos. Je suis contraint de garder mes jambes contre moi. Si j'essaye de me débattre, le métal attaquera ma peau. C'est vrai. C'est douloureux. C'est aussi assez bizarre d'être obligé de rester dans cette position. Je me sens si vulnérable. Il met plus de distance entre mes pieds et pose ses lèvres sur ma cuisse. Je veux bouger, gigoter mais je ne peux pas. Je ne peux pas jeter mon bassin contre. Je ne peux rien faire.
« Tu es obligé de tout encaisser en restant immobile Blaine » chuchote-t-il en glissant sur ma peau et en soufflant sur mon érection sensible.
Je suis totalement à poil, complètement exposé. Il pose des baisers sur mon ventre et entre sa langue dans mon nombril. Il la fait ensuite traîner jusqu'à mes tétons.
« Calme-toi » me rassure-t-il, « tu es magnifique mon Blaine »
Je geins en commençant à m'agacer. D'ordinaire, j'aurais cambré le dos pour approcher ses lèvres de ma peau. Je gémis en me débattant faiblement, les bracelets des menottes entrant dans la chair.
« Aaaah ! »
« Tu me rends dingue. Je vais te montrer à quel point »
Son corps recouvre le mien désormais. Ses lèvres pincent mon téton gauche. Il le suce, le mordille, le lèche jusqu'à ce qu'il durcisse. Je ne me rends pas compte de la position de sa main droite avant que je sente un doigt entrer en moi d'un coup. Son sexe est appuyé contre ma hanche gauche. Je crie alors qu'il s'attaque au deuxième bouton de chair.
« Kurt ! »
Ses lèvres se retroussent contre ma poitrine.
« Tu veux jouir avec seulement mes doigts ? » chuchote-t-il contre mon téton humide et excité, « je peux le faire, tu le sais »
Il mord plus fort mon mamelon et entre un deuxième doigt en moi. Je hurle. Le désir brûlant et épais s'enroule autour de mon estomac. Mes orteils se crispent. Je tire sur le métal qui mord ma peau. Je ne peux rien faire. Je suis esclave de tout ce qu'il me fait.
« O-Oui »
« Oh mon cœur. Tu sais que ce sera plus difficile que ça »
« O-Oh !... Je t'en prie »
« Calme-toi »
Il mordille la ligne de ma mâchoire, ne cessant pas ses mouvements en moi. Sa bouche atteint la mienne. J'oublie comment respirer. Sa langue passe la barrière de mes dents et se bat sensuellement avec la mienne. Il me pousse, prend possession de moi. Sa langue a le goût de tequila, de jus d'orange et de Kurt. Il place une main sur ma joue et m'empêche de secouer la tête.
« Bébé, reste immobile. Je veux que tu restes immobile »
« Je... Je veux te regarder »
« Non Blainey. Ce sera plus intense de cette façon »
Lentement, il retire ses doigts et les remplace par une partie de sa verge. D'ordinaire, je me serais balancer contre lui pour le prendre entièrement mais c'est impossible ici. Il sort de moi.
« Kurt ! S'il te plaît ! »
« Je recommence ? » demande-t-il d'un ton joueur mais légèrement tremblant.
« Kurt ! »
Il entre encore une fois en moi, seulement son gland, et ressort en me donnant un baiser et en taquinant mes tétons.
« STOP ! »
« Tu as envie de moi Blaine ? »
« Oui ! »
« Je veux te l'entendre dire » chuchote-t-il d'une voix haletant en caressant mon entrée.
« J'ai envie de toi, je t'en prie ! »
Son souffle frappe ma joue.
« Tu vas m'avoir Blaine »
Je jette ma tête dans l'oreiller et crie en me débattant avec les bracelets métalliques alors qu'il me pénètre d'un seul coup. Il arrête de bouger et fait tourner son sexe en moi, touchant immédiatement ma prostate. Tout mon corps s'enflamme.
« Pourquoi tu me provoques Blaine ? »
« Stop, stop Kurt ! »
Il refait un cercle avec ses hanches, ignorant ma demande. Il sort de moi et me reprend profondément.
« Parle. Pourquoi ? » siffle-t-il.
Un hurlement passe mes lèvres. C'est insupportable.
« Parle »
« K-Kurt... »
« Dis-le-moi Blaine »
Il me pénètre à nouveau et la sensation familière et ardente se déploie dans mon estomac. Mes testicules se contractent et le plaisir violent efface la douleur des menottes qui blessent ma peau.
« J'en sais rien. Parce que j'en suis capable. Parce que je t'aime ! Putain Kurt ! Je t'en prie ! »
Il geint et entame des va-et-vients profonds, durs, brutaux en moi excitant toujours plus chacune des terminaisons nerveuses de mon intimité et de mon corps tout entier. Je fais du mieux que je peux pour encaisser ces sensations. Je vais devenir fou... Je vais devenir fou... Je veux serrer les cuisses pour retarder la jouissance qui va me frapper d'un moment à l'autre. Impossible. Je lui appartiens. Seulement sien. Je suis à sa merci. Mes yeux s'humidifient. Je n'en peux plus. C'est insoutenable. Je ne vais pas le stopper. Si je vais le faire. Non... Non.
« Oui, oui » marmonne-t-il, « lâche prise bébé »
Je crie et jouis violemment autour de son érection. Des jets chauds frappent mon ventre crispé. L'orgasme me détruit, m'engloutit tout entier et me laisse en pièces. Je me libère, éreinté, les larmes striant mes joues. Mon corps tremble et se secoue encore et encore dans un orgasme sans fin.
J'ai vaguement conscience que Kurt se redresse, enfoui en moi et qu'il m'assied sur ses cuisses. Il noue ses doigts dans mes cheveux et sa deuxième main me maintient. Il jouit avec force en moi alors que des spasmes m'agitent encore. Excitant. Crevant. Bon. Douloureux. Parfait.
Kurt retire le masque de mes yeux et pose ses lèvres sur mes paupières, le bout de mon nez, mes pommettes. Il essuie mes larmes avec ses baisers en encadrant mes joues de ses paumes.
« Je t'aime mon Blaine » souffle-t-il, « tu me rends fou de rage mais tu me redonnes vie »
Je n'arrive pas à ouvrir mes paupières et encore moins à parler. Avec délicatesse, il me couche sur le matelas et sort doucement de moi.
Un gémissement brisé de douleur passe mes lèvres. Il se met debout pour libérer mes poignets et mes chevilles. Il les caresse et les malaxe lentement et vient se coucher près de moi. Il me prend dans ses bras et j'étire mes jambes lourdes. Je n'ai jamais eu d'orgasme aussi puissant de toute ma vie. Peut-être que je devrais le contrarier plus souvent si c'est ça sa sanction.
OoOoOoOoOoO
L'envie d'aller au petit coin me sort du sommeil. Un moment, je suis perdu. La chambre est plongée dans le noir. Où est-ce que je suis ? Londres ? Paris ? Non, sur le bateau. Il se fait bercer par les vagues et le bruit des moteurs résonne. Je ne me suis même pas rendu compte qu'on se déplaçait. Kurt est près de moi. Il porte une fine chemise bleue et un skinny noir. Il est pieds nus. Sa chevelure goutte et son parfum délicieux de caramel et de gel douche emplit mes narines.
« Coucou » chuchote-t-il avec un regard amoureux.
Je souris en rougissant.
« Je me suis endormi longtemps ? »
« Un peu plus d'une heure »
« On est en mer ? »
« On est sorti hier. On a été en ville les soirs d'avant. Je pensais que ce serait bien de rester rien que tous les deux »
« On est parti où ? »
« Nice »
Je fais craquer mes bras et mes jambes ankylosés. Les cours de yoga de Pete ne sont pas assez pour ce type de sport.
Je dois aller pisser. J'enfile le peignoir blanc près du lit. Je me sens tellement gêné, c'est bizarre. Les yeux de Kurt sont verrouillés sur moi. Je le sais. Je pivote dans sa direction mais son regard est fixé sur l'écran de son PC, le front plissé.
Je passe mes mains sous l'eau en me souvenant de notre soirée de la veille. Les pans de tissus s'ouvrent sur moi. Je me détaille dans la glace, les yeux écarquillés sur mon reflet.
Putain de merde ! C'est quoi tout ça ?!
Et voilà pour ce chapitre.
J'espère qu'il vous a plu. N'hésitez pas à me donner votre avis dans une review, en MP ou même sur Twitter (même pseudo qu'ici). Je suis toujours contente de répondre aux questions de tout le monde.
Je suis en vacances ce soir donc je vais en profiter pour bosser mes exams principaux que j'ai à la rentrée et je vais me reposer aussi beaucoup ^^ donc je ne publierais pas la semaine prochaine. Le prochain chapitre sera pour le vendredi 24. Voilà, j'espère que vous ne m'en voudrez pas trop.
On se retrouve donc dans deux semaines. Pour ceux en vacances comme moi, bonnes vacances et pour les autres, bon week end :)
Gros bisous,
Cindy !
