ENFIN ! Aaah ça fait plaisir de revenir !
Stupide ordi ! -donne un coup de pied dans l'unité centrale-
Pardon pour ce sacrilège Scarylox...^^
Voyez-vous mes amours de lecteurs, cet ********* d'engin a décidé de prendre des vacances d'une semaine...
Je vous laisse imaginer le résultat.
Bon, au moins, j'ai pu bossé ma fic en contrôle d'anglais ! J'avais une heure devant moi après avoir fini... Héhé !
Brefouille, un bon millier d'excuses pour mon retard.
( Pétez la gueule à c't'ordi pour de bon, ça vous fera les nerfs ^^)
Et pleins de poutous à vous tous ! ^O^
( Nonnon pas à mo-.. yeurk !)
Niéhéhé ! Merci à Peluche, Chester, Umichan, AliceLaw, Mufy, Akemi-sempai et la Vague Folle pour leur review !
Vous me faites toujours super plaisir !
( Tais-toi vieille bique ! Lance donc le chap' !)
J'fais s'que j'veux.
Enjoy !
Alphas en trop
( Oui oui, avec un S le « alphas »...)
Un bruit me fit un instant tourner la tête, avant que je revienne me focaliser sur le combat futur, ignorant le nouveau venu, trop attirée par la scène.
- Capitaine ? Qu'est ce qui se passe, là ? Retentit une voie profonde.
Ah bah, si Jean Bart s'en mêlait, ça risquait de se compliquer un chouilla.
Me tournant vers lui, levant haut la tête devant le géant aux larges épaules, j'observais son air circonspect et ses larges sourcils froncés devant la scène de tension qui se déroulait devant ses yeux.
Tension qui allait croissant à mesure que les secondes s'écoulaient. Il sembla prendre conscience de la situation et voulu intervenir, mais je posais une main sur son bras, tachant de l'arrêter.
- N'interviens pas Jean Bart, ils sont un peu occupés.
- Comment ça ils sont occupés ? Ils vont se battre là Aylan, écarte-toi. Répliqua aussi sec le navigateur d'une voix interloquée malgré son calme, avançant encore d'un pas.
- Thib est alpha, tu le sens pas ? C'est puissant pourtant ! C'est l'ordre normal des choses, alors laisse les faire.
Jean Bart me contempla avec sérieux, les deux autres ne portant aucune attention pour nous et continuant à s'observer.
- Seul les animaux se comportent ainsi Aylan, pas les humains. Finit par articuler le géant d'une voix dure. Il n'y a que les bêtes pour avoir un comportement aussi horrible.
- Horrible ?! M'étranglais-je en écarquillant les yeux, choquée.
Ces règles étaient une base pour moi, j'étais tout simplement incapable d'appréhender ce qu'il voulait dire.
Mais Jean Bart se tourna vers Thib et Law, qui n'avaient toujours pas bougés.
Frustrée par sa réponse qui me vexait profondément, je l'imitais finalement, observant le combat visuel.
J'étais curieuse de savoir comment ce genre de conflit pouvait se régler chez les humains. Chez les félins, ils étaient très violents, et en général mortels.
Mais là j'aimerais assez éviter d'avoir à en arriver là...
La tension dans l'air augmentait de seconde en seconde, alourdissant l'air de fébrilité et d'aura de dominance et d'intimidation.
Aucun des deux mâles ne tentait toujours rien.
Trépignant un peu sur place, je déglutis, nerveuse, un malaise s'installant au creux de mon ventre.
Ils n'avaient aucune idée de la puissance qu'ils dégageaient ces deux-là, l'odorat trop insensible pour le percevoir, mais pour moi ça devenait une véritable torture.
Le stress de voir mon alpha provoqué y était certainement pour quelque chose, mais j'avais le sentiment qu'il y avait autre chose... qui ne venait pas de moi.
Et c'était surtout ça qui me posait problème.
Je le sens mal... Songeais-je, mon estomac se crispant légèrement. Je me mordis la lèvre, m'entaillant un peu la peau par mégarde.
Mon instinct était en train d'allumer le voyant rouge et déclencher l'alarme. La peur monta brutalement, me prenant à la gorge alors que l'animal en moi remontait dans le conscient.
Un grondement bas fit vibrer mon esprit et j'écarquillais les yeux de peur alors qu'une violente colère se déchainait au fond de moi.
Non ! Pas maintenant !
La Bête m'avait parut si faible il y a quelques minutes... Qu'est ce que...
Mais elle ne me laissa pas le temps de réfléchir et sa présence envahit violemment mes membres. Je sentis une brûlure familière remonter le long de mon échine.
La terreur me submergea et je bondis en avant sans plus me poser de questions, le cœur battant à tout rompre sous la possession graduelle de la Bête.
Je voyais flou, et bousculais Law qui fut projeté contre le mur par la force de l'animal croissant en moi.
Un BLANG ! retentit suivis de jurons sonores et d'exclamations surprises.
Le cœur martelant mes côtes, je pris la fuite sans demander mon reste, incapable d'aligner deux pensées cohérentes, trop apeurée pour songer à autre chose qu'à courir loin d'eux, de lui.
La peur me donnait des forces malgré mon estomac vide et j'accélérais, prenant un virage et croisant quelques membres d'équipages qui s'écartèrent précipitamment devant moi avec des cris énervés.
Je n'y prêtais aucune attention. La seule chose que je savais, c'était qu'il fallait que je parte, vite, le plus vite et le plus loin possible.
Je sentais que cette fois, si je n'arrivais pas à la contenir, elle tuerait Law, Sachi, Penguin ou Bepo...Thib. Tous ceux qui seraient sur son chemin.
Je trébuchais, tombais une première fois à genoux.
Avec horreur, je sentis le goût du sang affluer dans ma bouche alors qu'une violente douleur envahissait ma poitrine.
Je hurlais, incapable de m'en empêcher, les mains crispées agrippés à mon tee-shirt, qui se déchira de plusieurs points sur la couture des épaules.
- Aylan !
La voix de Thib me parvint lointaine, comme dans un rêve, alors que je commençais à tousser brutalement, à quatre pattes sur le sol.
Me relevant, forçant sur mes jambes tremblantes, je repris ma course plus lentement, la douleur brouillant encore plus ma vue.
Un nouveau choc résonna dans le couloir.
- Ow !
La voix de Thib se tue.
-Jean Bart, embarque-moi ça. Je m'oc-...
Law.
Je ne parvins pas à entendre la suite, le sang vrombissant à mes tempes avec un bruit horrible, martelant mes veines douloureusement.
Haletante, une chaleur anormale et désagréable envahissant mon corps, je m'écroulais à nouveau par terre sur le métal frais, appuyant mon front contre celui-ci, cherchant à baisser ma température, incapable d'avancer plus.
Toussant encore, le corps tremblant violemment et transpirant, je crachais du sang sur le sol, répandant le liquide écarlate sur le métal gris.
Mes dents s'étaient allongées, mes ongles recourbés en griffes m'avaient blessé les paumes, mais, depuis que je m'étais enfuie loin de l'odeur des deux alphas, la transformation avait ralentie.
Me faisant violence, je me forçais à respirer, mettant en pratique les heures de méditation que Law m'avait forcé à faire, alors que le bruit des pas précipités de mon alpha se rapprochait de moi.
Tachant de contrôler ma peur, je pris une profonde inspiration d'air plus pur, débarrassé de la puissance des deux mâles en confrontation.
La goulée d'air entra plus facilement dans mes poumons, et la brûlure sembla se calmer sensiblement.
Je fermais les yeux fermement, serrant les dents, le goût du sang encore sur ma langue, ma température augmentant encore, mes cheveux jetant une ombre sur mon visage.
Une main fraîche se posa sur mon front moite, une autre sur mon épaule, me faisant sursauter.
- Tu es brûlante... murmura le capitaine brun agenouillé près de moi, la voix tendue.
Sa présence me rassura et je déglutis péniblement, lâchant un soupir par à-coups.
Respirant déjà plus facilement cependant, j'appuyais mon front contre la paume froide de Law.
Des piqures acides transpercèrent encore mon ventre et ma poitrine et je gémis tout bas, les dents serrées.
-Nnhkk...
Sa main caressa doucement mes cheveux trempés, son pouce effleurant délicatement ma tempe gauche.
- Ne respire pas trop vite. M'intima-t-il en posant une main ferme sur ma poitrine.
Son contact apaisait la brûlure et semblait calmer la rage inconnue en moi, remplaçant sur la zone de contact la chaleur désagréable et moite par la sienne, douce et apaisante.
Mes canines pointues se résorbèrent lentement, mes griffes s'arrachèrent de mes paumes sans bruit, répandant un peu plus de sang sur le sol.
La brûlure disparue.
Un soulagement brutal m'envahit et mon corps contracté se détendit d'un coup, se relâchant sur le sol glacial comme une poupée de chiffon.
Law, un genoux au sol, me retourna sur le dos et passa une main derrière mes épaules, soulevant mon buste et le posant contre son genoux relevé.
J'ouvris péniblement les yeux, levant la tête vers mon alpha, et rencontrais son regard orageux crispé et furieux.
Furieux ? Pourquoi...
Mon souffle s'échappait faiblement entre mes lèvres entrouvertes, et mon visage était délicatement maintenu par sa main, sous mon menton, le corps parcouru de frissons de froid alors que j'étais brûlante.
Law me fixa, réfléchissant, puis son regard s'abaissa, descendant vers ma bouche tâchée de sang, et il écarquillant un peu plus ses yeux de givre.
En une seconde, je me retrouvais je ne sais comment dans ses bras, lui m'emmenant en courant presque, revenant sur ses pas, me maintenant fermement contre son torse musclé.
Je déglutie, secouée par sa marche, et, l'esprit confondu, j'articulais difficilement :
- Law...
Il émit un « quoi ? » sec sans me regarder, les yeux rivés devant lui.
Je n'arrivais pas à me concentrer, à chercher pourquoi il était en colère, si c'était de ma faute ou celle de Thib.
Alors je continuais, la vision de plus en plus floue, prise de légères convulsions.
- Thib... soufflais-je. … Il est toujours-... Vivant... ?
Cette fois le Chirurgien de la Mort tourna vers moi ses beaux yeux balayés par la colère.
- Je me fous de ce clébard ! Cracha-t-il. Je m'occupe d'abord de toi.
Peinant à garder les yeux ouverts, je le regardais sans bien comprendre comment je devais l'interpréter.
Le noir vint ronger les bords de ma vue, assombrissant de plus en plus mon environnement défilant sous mes yeux.
La fièvre m'empêchait de réfléchir clairement, et je dus perdre connaissance, car je me réveillai lorsque Law me posa sur un lit de son infirmerie.
J'avais encore mal, le sang battant la mesure dans ma tête violemment, la nausée me soulevait encore le cœur, mais j'avais moins chaud.
Ou n'était-ce qu'une impression ?
Reprenant doucement pied avec la réalité, je rouvris les yeux et observais mon alpha s'agiter autour de moi, comme hypnotisée par ses mouvements, incapable de réfléchir à faire autre chose, les pensées éteintes.
La poitrine encore tremblante, je haletais par à-coups plus qu'autre chose, l'esprit embrumé par la fièvre, de plus en plus nauséeuse.
Je me sentais très mal d'un seul coup, la gorge prise dans un étau, les couleurs dansant devant mes yeux, brouillant un peu plus ma vue.
Law ne revint vers moi que quelques minutes plus tard, tenant plusieurs objets que je n'arrivais pas à distinguer.
- Ne bouge pas Aylan, et évite de me mordre. M'intima-t-il en prenant mon bras.
- Gnnh...M-mordre ?... Moi... ? Murmurais-je d'une voix tremblante en grimaçant un petit sourire.
J'en étais pas vraiment capable là...
Une pointe aiguisée perça ma peau désagréablement et je grimaçais faiblement, mon corps refusant de faire autre chose.
- Pas la piqure... Préfère encore... l'eau rose... miaulais-je, piteuse.
L'eau rose ? Oui pourquoi pas après tout.
Je me sentais peu à peu perdre pied avec la réalité, mon esprit décollant dans des lieux inconnus, déconnectant avec mon environnement.
Je ne résistais pas, trop fatiguée pour refuser le repos qu'il m'offrait.
POV Law :
Le Chirurgien brun vit son regard glisser dans le vague, prenant cette étincelle vacillante du délire. Law fronça les sourcils.
La fièvre avait beaucoup montée en peu de temps, et il n'avait rien vu venir.
Rien.
La voyant commencer à babiller, délirante, l'inquiétude monta en lui. Appuyant un linge frais sur son front emperlé de sueur, il prit sa température.
48,5C° !
Bordel ! Un être humain normal serait mort ! Pourquoi cette réaction violente ? La Bête devait sûrement avoir sa part de responsabilité dans l'affaire, mais aucune idée rationnelle ne venait pour expliquer cela logiquement.
Pendant que le produit qu'il lui avait injecter faisait effet, il s'installa sur une chaise au pied du lit pour réfléchir.
Pourquoi la Bête aurait-elle rendue malade Aylan ? Elle n'avait rien à gagner en affaiblissant physiquement son hôte, elle y perdrait au contraire.
Mais plus important, il fallait d'abord remonter à ce qui semblait être la source du problème :
Pourquoi avoir fuit de cette façon ?
Elle avait toujours été capable de prévenir quand la Bête se manifestait. Il ne comprenait pas pourquoi elle n'avait rien dit.
Law se reconcentra sur Thib, qui ne devait pas être étranger au problème d'Aylan. Tout comme lui-même. Tous deux semblaient avoir une influence étrange sur Aylan, et le brun n'aimait pas ça.
Sa compagne semblait plutôt d'accord pour la raclée -méritée- qu'il allait infliger au blond.
Il savait qu'il avait accepté de garder Thib parce que, déjà, il n'avait qu'une parole.
Ensuite, Aylan s'était attachée à lui d'une manière qu'il ne s'expliquait que par hypothèse.
Instinct maternelle devant l'inconnu à l'apparence faible à la première rencontre ?
Instinct animal qui pousse à protéger quelqu'un qui semblait plus bas dans la hiérarchie de la meute ?
Hypothèses sur hypothèses, aucune ne lui suffisait comme réponse. Il ne connaissait pas le monde animal suffisamment bien pour comprendre la jeune femme.
Et tout cela l'énervait profondément.
Tout en réfléchissant, il déshabilla rapidement la jeune femme, utilisant un scalpel pour découper plus rapidement les bretelles et bandeau de son soutien-gorge, puis la couvrit d'un drap blanc sans s'attarder.
Attrapant un mouchoir, il nettoya le sang qui perlait encore un peu à ses lèvres pâles.
Elle s'était endormie ou avait perdu connaissance, restant inerte entre ses mains.
Qu'est ce qu' il se passe dans ta tête Aylan ? Soupira mentalement le capitaine brun, répétant une vieille phrase dite il y a longtemps.
Si la Bête s'était manifestée au cour de leur affrontement, il devait y avoir une raison logique à cela. De même, on ne crache pas du sang quand on était pas malade une heure auparavant.
Fatigue ? Non.
Virus brutalement contracté ? Non.
Virus anciennement contracté qui se manifeste ? Mmh... Possible mais peu probable.
Ainsi Law repassa en revue toutes les possibilités existant à sa connaissance. Mais il ne faisait cela que pour la forme, par habitude, sachant très bien où tout cela allait le mener.
La Bête.
Cela provenait très probablement d'elle.
Un parasite pouvait-il tomber malade ? Si tant est que cette dernière en était un, et pas... autre chose. Ni Law ni Aylan elle-même ne savait vraiment comment la définir.
Mais si le problème vient d'elle, et pas d'Aylan, qui sait si je parviendrais à guérir l'animal à travers la femme...
Le problème sans réponse le plus urgent était bien celui-là.
S'il n'arrivait pas à la guérir...
Un gémissement s'échappa alors des lèvres d'Aylan. Sa bouche et ses yeux fermés se crispèrent brutalement et son bras se leva, semblant vouloir attraper un objet invisible au-dessus d'elle.
- Non... ! Arr-... marmonna-t-elle faiblement, s'agitant un peu, le visage contracté.
Law prit rapidement son poignet et le rabaissa doucement, reposant son bras sur le drap froissé.
Sa peau était encore brûlante, la fièvre semblait ne pas vouloir redescendre malgré la piqûre de prévention. Le jeune capitaine plaça un nouveau linge frais sur front, ne pouvant faire plus pour le moment.
Posant ses doigts contre son cou, Law mesura ses battements de cœur. Irréguliers, mais rien d'alarmant compte tenu de la situation présente.
Il la contempla encore quelques minutes après qu'elle ait cessé de s'agiter, puis s'assit au bord du lit, observant son visage très pâle entouré de mèches blanches et brunes.
Il saisit délicatement son menton pour le faire pivoter et ainsi avoir ne vue plongeante sur sa gorge, la faisant instinctivement déglutir sous le mouvement.
Son tatouage n'avait pas changé, mais la silhouette du félin se distinguait plus nettement qu'avant.
Encore un mystère qui ne s'expliquait pas.
A nouveau, il repassa en revue tout ce qu'il savait de la bête. Progression limitée par l'hôte lors de ses manifestations. Possibilité de de pousser l'hôté à reprendre le contrôle.
Tendance à massacrer tout ce qui lui passe sous la main.
Tout ce qu'il savait de la bête défila en image devant ses yeux, et il revécut toutes ses prises de contrôles. Il replaça dix fois un linge sur le front de sa jeune compagne et chercha dans ses livres d'autres solutions qui auraient pu lui échapper, mais sans succès.
Perdu dans ses pensées sans pour autant arrêter ses soins, Law ne remarqua même pas les rayons du soleil baissant par la fenêtre donnant sur l'océan, concentré uniquement sur ce sujet qui lui résistait.
De toute sa cogitation, il retint la plus intéressante des informations :
Manifestation toujours survenue lors d'une fragilisation de l'équilibre mentale de l'hôte.
Reste à savoir ce qui avait bien put la déstabiliser au point de laisser le champ libre à la Bête.
Cela pouvait être-...
Soudain, un léger tapotement à la porte le fit sursauter légèrement, le ramenant à la réalité. Se retournant, il sentit ses vertèbres craquer d'avoir été immobiles longtemps.
- Capitaine ? Appela la voix étouffée de Sachi. Vous êtes là ?
Sans bouger, le Chirurgien de la Mort répondit d'une voix sourde d'être restée inutile longtemps :
- Oui Sachi, qu'y a-t-il ?
- C'est bientôt l'heure du dîner... vous êtes enfermé depuis presque dix heures, alors on s'inquiétait un peu, les gars et moi.
Déjà le soir !
Le jeune homme brun ne s'était pas aperçu du temps passé.
Se levant, le corps engourdi par l'immobilité, il fit jouer ses épaules pour les détendre en soupirant lacement, fatigué et tendu comme il l'était .
- J'arrive Sachi. Aylan est tombée malade, elle a de la fièvre.
- Aylan ? S'exclama le mécanicien derrière la porte.
- Ne bouge pas, j'arrive. Ordonna Law en se lavant les mains tâchées de sang.
Débarrassé de toute trace du liquide carmin, il se passa de l'eau fraîche sur le visage, puis s'étira avant de dire au mécanicien anxieux de patienter un moment.
Law récupéra son sweat qu'il avait déposé sur son lit le matin même, rangea son matériel, puis vint trouver à la porte un Sachi très inquiet.
Pendant que son capitaine se préparait, il n'avait cessé de ronger son frein, s'empêchant de tourner la poignée pour aller voir sa nakama.
Le mécanicien tenta d'apercevoir la jeune malade derrière son capitaine, mais Law referma la porte :
- Elle a besoin de repos. Tu la verras plus tard Sachi.
Les épaules du rouquin s'affaissèrent un peu, un peu déçu.
- OK capitaine... Mais comment ça se fait qu'elle soit tombée malade comme ça ? Elle l'a jamais été avant.
Commençant à marcher vers la cuisine, le Chirurgien de la Mort prit son temps pour répondre.
- Elle a dû aller repêcher le blond ce matin, c'est plus un coup de froid qu'autre chose je pense, mais la Bête a probablement un rôle là-dedans. Expliqua finalement Law en se passant une main dans le cou. Non, je t'arrête tout de suite, je n'en sais pas plus pour le moment. Ajouta-t-il sèchement, de mauvaise humeur.
Coupé en plein élan, Sachi se détourna et referma la bouche, inquiet et boudeur devant la réplique agressive de son capitaine.
Ils cheminèrent encore un moment en silence, chacun ruminant ses pensées, puis Sachi reprit finalement :
- Aylan va bien quand même ?
- Oui je pense. Mais je ne quitterais pas son chevet cette nuit, on ne sait jamais. Demain, si la situation s'est stabilisée, Akar me remplacera avec les autres gars.
Le mécanicien roux fixa son capitaine derrière ses lunettes de soleil. Ce n'était pas la première fois que ce dernier passait une nuit blanche, mais ce n'était jamais bienvenue.
Surtout s'il gardait son humeur de chien toute la sainte journée.
Mais ça ne l'empêchera pas de veiller Aylan pour autant, comme il l'aurait fait pour n'importe lequel de ses hommes.
La fierté d'avoir cet homme pour capitaine emplit Sachi et un sourire étira doucement ses lèvres.
Law lui lança un regard scrutateur, curieux de savoir la provenance de ce sourire étrange en dépit de sa réplique acerbe, mais ne posa pas de question.
Ils croisèrent en arrivant devant la porte de la cuisine où l'équipage commençait à s'attabler l'ours blanc en combinaison orange, qui salua le duo avant d'interpeler Law :
- Ah au fait capitaine ! Jean Bart m'a demandé de vous dire qu'il a laissé Thib inconscient dans le dortoir - j'ai pas très bien compris pourquoi d'ailleurs...-. Et on s'approche d'une île, la dernière avant le Shin Sekaï !
Law se retourna vers Bepo, arborant un sourire satisfait.
- Parfait Bepo. Pile au bon moment, on commençait à manquer de vivres.
L'équipage avait entendu les dernières paroles du second, et de vives discussions joyeuses et excités débutèrent immédiatement.
L'ambiance était devenu fébrile, faisant rire le médecin brun devant cet équipage enthousiaste. Ils ne savaient même pas ce qui les attendait dans cette dizaine de miles qui les séparaient du Nouveau Monde.
Law fut tiré de sa rêverie par l'ours, qui n'en avait apparemment pas encore finit.
- Capitaine ? Autre nouvelle !
- Qu'y a-t-il Bepo ? Demanda avec agacement le brun, devant les gesticulations du pelucheux second.
- Désolé...
- Aller Bepo, dis-nous ! Rit Sachi, lui aussi rendu excité et nerveux par la première nouvelle.
Tous les regards se fixèrent sur le pauvre ours alors qu'un grand silence s'installait dans la cuisine, chacun attendant cette autre nouvelle.
- Ben... bredouilla le second en se trémoussant, embarassé, faisant rire les hommes.
Il se racla la gorge un instant, arrêtant de se dandiner bêtement, puis articula :
- L'île est sous la domination de Shiro Hige, et il y est en ce moment même !
A suivre...
Voili !
Yataaa ! Réussi !
Merci de votre grande patience envers nous !
( Hey j'y suis pour rien !)
Dégonflée.
(- sors le couteau- Répète ! *mode Astérix en Corse*)
Merci d'avoir lu ! Des commentaires ? Lachez-vous !^^
( Mais non, il suffit de la lincher pour lui apprendre à poster plus vite ! XD)
Oï oï tout doux...;p
Banzaïïï !
