Chapitre 55 : La prophétie
Albus Dumbledore n'en revenait pas. Sibylle Trelawney, une jeune femme ne devant pas avoir plus de vingt cinq ans, assise devant lui dans le bar d'un de ses amis, venait de lui dicter une prophétie. Il en était sur, l'état de transe dans lequel la femme s'était plongée et ses yeux exorbités le lui prouvait, sans compter le fait qu'elle ne se souvint pas d'avoir prononcer cette prédiction.
Dumbledore avait d'abord était très soupçonneux envers cette femme qui se disait être l'arrière petite-fille d'une célèbre voyante des temps passé. Lui-même ne croyait pas un mot de ces bêtises, comme il disait, la divination n'étant pour lui que des sornettes. Il avait jusqu'à maintenant trouvé inutile d'enseigner cette matière dans son école, mais le ministère en avait décidé autrement.
Bien que le Ministre de la Magie ne puisse pas contredirent les décisions que prenait Dumbledore, celui-ci savait qu'il pouvait nuire à sa place. Non pas à aller jusqu'à le faire exclure, mais il pouvait faire en sorte que les familles retirent leurs enfants de Poudlard, les calomnies étant si vite propagée.
En voyant entrer la jeune femme, ses châles recouvrant presque entièrement son corps, ses nombreux bracelets et ses bagues incalculables, le directeur avait d'abord cru à un canular, une mauvaise farce, et s'était bien retenue de ne pas lui rire au nez, ce qui aurait était fort mal placé.
Mais après l'épisode de la prophétie, il avait changé d'avis et avait décidé d'embaucher cette femme. Il savait que si Voldemort apprenait qu'elle était capable de prédire une prophétie, surtout le concernant, la jeune femme ne vivrait pas longtemps. Il n'y avait qu'à Poudlard qu'elle serait protégée, peut-être même qu'elle ferait une autre prédiction, dans ce cas, il fallait mieux qu'il soit présent.
Il arrangea les derniers papiers avec la femme, ne lui révélant pas ce qui s'était passé, convaincu qu'elle s'empresserait de le raconter à tout le monde. Ils furent d'accord sur le fait qu'elle commence tout de suite, pour le deuxième trimestre, le plus tôt étant le mieux.
Mais Dumbledore n'en avait que faire de ces détails, il fallait qu'il parle aux Potter, de toute urgence. Ils étaient en danger, tout comme leur fils, promis à un avenir difficile avant même d'être né… Il se sentait déjà mal de devoir dire cela à Lily, il savait la jeune femme sensible à tout ce qui approchait son enfant. Et James… il savait que le jeune homme entrerait dans une colère noire contre le Mage noir, tout comme Sirius quand il l'apprendrai…
Sirius Black. C'était d'abord à lui que Dumbledore avait pensé quand il avait su qu'un espion était dans l'Ordre, donnant des informations confidentielles à Voldemort. Il avait eu tant de doutes qu'il avait projeté d'en parler à James et aux autre. Mais c'était avant d'analyser le comportement de Peter Pettigrow, le quatrième Maraudeur. Oui, il en était quasiment certain, cela ne pouvait être que lui, l'espion.
Mais l'heure n'étais pas à savoir qui ou qui les dénonçait, il fallait qu'il trouve une solution, et pour cela il devait voir Lily et James.
Le mois de février commençant tout juste, les deux époux devaient être dans leur manoir, peut-être en compagnie de Sirius. Rémus était à nouveau en mission pour l'Ordre, depuis quelques jours maintenant.
Le directeur savait que la mission qu'il avait donnée au jeune homme était complexe, mais tout deux savaient qu'il était le seul à pouvoir s'en charger, condition de loup-garou oblige.
Il ne savait pas où pouvait être Peter, mais il ne pensait pas qu'il soit chez ses amis, tous ayant remarqué qu'il préférait s'éclipser que de rester en leur compagnie.
Il transplana donc devant l'immense manoir, l'ancienne propriété des parents de James, et sonna à la porte. Lily vint lui ouvrir quelques minutes plus tard. Il entendit les voix de James et Sirius derrière lui, souriant intérieurement.
- Bonjour Lily, salua-t-il, la grossesse te va à ravir.
- Merci Professeur, répondit Lily, ses joues rosissant légèrement.
A cet instant, Dumbledore s'en voulut encore plus de faire subir cela à la jeune femme, il l'a savait forte, puissante, mais aussi sensible et émotive.
- Entrez donc, reprit Lily, James et Sirius sont dans le salon.
Lily conduisit son ancien directeur dans la pièce où les deux jeunes hommes discutaient, comme à leur habitude.
Lily avait compris d'elle-même que la gourmette et le collier, aussi joli soient-ils, avaient leurs utilités. James la couvrait souvent de cadeaux de se genre, dans n'importe qu'elle occasion, et elle se doutait que si il lui avait offert encore un bijou pour Noël, c'est qu'il était spécial, surtout qu'il était accorder avec le cadeau des Maraudeurs. Elle les avait coincé, un soir, et leur avait demandé si ses doutes étaient fondés. Les garçons avaient abdiqués, avouant que la gourmette était, tout comme le collier, un inopia. Les inopias étaient des bijoux ensorcelés qui permettaient au sorcier qui le portait de prévenir quelqu'un si il était en danger. La personne que celui-ci voulait prévenir devait aussi posséder une gourmette, ou un collier. Le rubis chauffait si il y avait un danger, tandis que l'émeraude chauffait si la personne voulait juste communiquer. Le collier, plus rare déjà, ne servait qu'à communiquer, James ayant voulu rester en contact avec Lily quoi qu'il arrive, qu'ils soient ensemble ou non.
La jeune fille savait que les garçons avaient besoin de savoir si elle allait bien, aussi les remercia-t-elle et ne fit aucuns commentaire, leur promettant de garder les présents sur elle, quoi qu'il arrive.
Leur utilisation est assez simple, il suffit de frotter la pierre concernée, rubis ou émeraude, pour que le bijou connecté entre en scène, dans ce cas, les trois gourmettes, celle de Sirius, Rémus, et James, que ce dernier possédait tout de même, en plus du collier.
C'est donc dans une ambiance joyeuse de fêtes de fin d'année que Albus Dumbledore entra dans la pièce, plus que jamais conscient de marquer le destin de ces personnes à jamais.
Jamais le directeur n'avait autant voulu ne pas être aussi influent, annoncer à des anciens élèves, qu'il portait désormais dans sa plus haute estime, qu'il considérait presque comme ses petits-enfants, était pour lui une chose plus difficile qu'il ne le pensait.
Souvent il avait était amené à avertir les gens des danger, annoncer un décès à une famille, mais mettre Lily et James en garde, simplement les prévenir, leur dire le danger qu'ils courraient, sans le vouloir, était difficile.
Difficile, tout comme il savait que cela serait de demander à Sirius de les laisser en privé. Sirius qui était toujours présent, ce jeune homme qu'il savait entièrement dévouer à l'Ordre, plus encore qu'au ministère. Il se lança tout de même, espérant que le meilleur ami de James, et le presque frère de Lily comprenne :
- Sirius, je suis désolé de devoir te demander sa, je sais que de toute manière James, ou Lily, te le dira, mais je veux m'entretenir avec eux quelques instants, seul…
Sirius le fixa quelques instants de ses yeux bleus intenses, d'un regard indéchiffrable que Dumbledore ne dévia pas, le fixant lui aussi derrière ses lunettes en demi-lune.
- Si vous y tenez.
Sirius se leva, serra la main du professeur, frappa dans celle de James, et embrassa Lily, toujours assise, sur le front, ne voyant pas le sourire tendre que Dumbledore lui porta quand il fit ce geste.
- Bien, commença le directeur, brisant le silence qui s'était installé avec le départ de Sirius. Jamais les deux époux ne s'étaient retrouvés seul devant lui.
- Que se passe-t-il ? demanda James, n'y tenant plus. Pourquoi avez-vous demandé à ce que Sirius s'en aille ? Que se passe-t-il ?
Le sorcier soupira, James n'était pas bête du tout, et Lily le savait déjà, rien ne lui échapper… Il essaya tout de même de faire diversion, même si cela ne lui ressemblait pas du tout, lui d'habitude si à l'aise, sachant que celle-ci ne durerait pas longtemps avec les deux là :
- Je reviens de La Tête du Sanglier, je devais rencontrer une femme qui se prétendait voyante, pour le poste de professeur de divination, le ministère exige que cette matière soit enseigner… je ne peux pas dévier toute les lois non plus, cela ne serait pas juste pour les autres écoles, je ne veux pas que Poudlard favorise les élèves juste parce qu'un vieux sorcier un peu fou –ses deux élèves eurent un petit sourire, peut-être ferait-il diversion plus longtemps ?- n'aime pas cette matière. Mais elle ne restera tout de même qu'une option, elle ne sert à rien, qu'en pensez-vous ?
- Je n'aime pas la divination, grimaça Lily, mais vous n'êtes sûrement pas venu ici pour nous parler du recrutement de vos professeurs.
Loupé, Lily n'était pas entré dans son jeu, autant qu'il en finisse tout de suite, cela serait brutal, mais il comptait sur James pour soutenir la jeune femme, elle n'était qu'à quatre mois de grossesse, mais dans son cas, mieux valait être prudent.
- C'est exact, ce n'est pas pour cela… Pas entièrement en tout cas. Je dois vous avouer que je n'avais pas l'intention d'embaucher cette personne, mais un fait qui s'est passé quelques minutes avant que nous nous quittions m'a fait changé d'avis. Je ne mis attendait vraiment pas, mais les fais sont là, nous ne pouvons pas les ignorer.
- Que se passa-t-il donc, Albus ? redemanda James, s'énervant peu à peu. Le directeur savait que le jeune homme ne supporter pas de ne pas savoir se qui pouvait être dangereux pour eux, encore plus quand il s'agissait de Lily en prime.
- Sibylle Trelawney, tel est le nom de la personne, a dit une prophétie.
La phrase, aussi courte soit-elle, eu le don de jeter un froid dans la pièce pourtant si agréable. James n'avait pas bougé, mais Lily avait placé une main sur son ventre, légèrement bombé.
- Cette prophétie vous concerne, poursuivit Albus, vous allez être les premiers, après moi, à l'entendre, je n'ai pas encore averti le ministère, il m'empêcherait de vous la révéler, et je veux que vous soyez au courant, il serait dangereux pour vous que cela ne soit pas le cas. Mais avant de vous mettre dans la confidence, il faut que je m'enlève un doute, Lily, votre enfant, il doit bien naître dans le mois de juillet ?
- Vers la fin, c'est exact. Mais rien n'est certain, il est possible qu'il vienne avant.
- C'est bien se que je redoutais… J'aurais préféré que cela ne soit pas le cas, enfin, nous n'avons pas le choix, Voldemort la connais aussi, ou la connaîtra dans les heures qui suivent.
- Voldemort est au courant ? s'exclama James, devançant Lily.
- Oui, Tom la connaît. Elle le concerne aussi, d'ailleurs, mais ne vous préoccupez pas de cela pour le moment, je vais vous montrer se que j'ai entendu.
Dumbledore fit apparaître sa pensine sur la table basse, le dernier souvenir y flottant en surface, laissant voire une femme assez étrange selon les pensées de James et Lily. Mais le directeur ne leur laissa pas le temps de détailler les formes, il leur ordonna gentiment de plonger dans la bassine, restant dehors, voulant les empêchait de voir la fin du souvenir, ne trouvant pas nécessaire que les Potter sachent qu'il n'avait pas était prudent du tout…
A peine eurent-ils touché la surface lisse qu'ils se sentirent tirés vers l'intérieur, ne cherchant pas à se débattre, connaissant le système de la pensine. Le couple ne prit pas le temps de détailler l'endroit dans lequel ils se trouvaient, se doutant que se qui se dirait dans la conversation qu'ils allaient entendre serait primordial. Ils se concentrèrent sur les paroles de la femme quand ils reconnurent l'état de transe commune aux prophéties.
'' Celui qui a le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres approche… il naîtra de ceux qui l'ont par trois fois défier, il naîtra lorsque mourra le septième mois… et le Seigneur des Ténèbres le marquera, en fera ainsi son égal. Mais il aura un pouvoir que le Seigneur des Ténèbres ignore… et l'un devra mourir de la main de l'autre car aucun d'eu ne peux vivre tant que l'autre survit… Celui qui détient le pouvoir de vaincre le Seigneur des Ténèbres sera naît lorsque mourra le septième mois…''
Ils virent tout les deux que le souvenir ne s'arrêtait pas là, mais Dumbledore les tira en arrière, les empêchant de voir la suite. Qu'est-ce que Dumbledore voulait leur cacher alors qu'il leur avait dit qu'il voulait qu'ils sachent ? Inutile de le lui demander, ils ne le sauraient pas…
Dumbledore ne prit pas beaucoup le temps de leur expliquer le pourquoi du comment, ne leur disant que le nécessaire. Une prophétie devait être répertorié dans les douze heures suivant la prédiction pour être valable. Une loi totalement idiote selon Dumbledore, puisqu'une prophétie reste une prophétie, qu'elle leur soit communiquée dans les douze heures ou non.
Il se pouvait donc que leur fils soit celui qui puisse vaincre le Seigneur des Ténèbres, le sorcier qui ne cessait de répandre la terreur dans le monde ? James s'inquiétait, son fils n'était même pas encore au monde qu'il portait déjà ce fardeau sur ces épaules, tandis que Lily était déboussolée, ne croyant pas, ou ne voulant pas croire, se qu'il venait de se passer.
