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Sans plus attedre la suite !
Chapitre 54 : Une plante qui vous fait monter hauuut !
PDV Margaux
Vendredi 7 décembre
D'après Lily, et Johanne, et Camille, et même Mégane, j'avais quelque peu une allure de zombie depuis hier. Durant notre petit déjeuner j'ai bien tenté de leur expliquer que la natation (qui est un bien grand mot pour la longueur que j'ai faite) me stressait beaucoup et m'empêchait de dormir convenablement. Mais elles avaient toutes très envie d'associer ça à ma « rupture » (pour citer Camille) avec les Maraudeurs. C'est vrai qu'après ce que James et Sirius m'avaient dit, j'avais eu du mal à retrouver le sommeil, l'idée d'avoir blessé Remus m'obsédant. Mais depuis mercredi (parce qu'impossible de lui parler, il était toujours occupé ou entouré ou autre chose) il y avait quelque chose de différent quand je croisais son regard. Il était passé du glacial/blessé au très-penseur/merde-elle-m'a-surpris. En effet, chaque fois, j'avais l'impression de surprendre un conflit intérieur colossale, du genre ceux que ma sœur avait pour choisir sa coiffure mais en dix fois plus grave.
En entrant dans le donjon de potion à dix heure et demi, après un cours de défense contre les force du mal, je tentai une expérience, je lui lançai un tout petit sourire. Il ouvrit grand les yeux, regarda le sol, puis battit trois fois des paupières et partit s'assoir avec les trois autres Maraudeurs au fond de la salle.
Conclusion de l'expérience, aucune.
Mais le plus bizarre fut la sensation qui s'empara de moi lorsque je rejoignis ma sœur et son meilleur ami à leur table. Une douce odeur titilla mes narines lorsque je me posai sur ma chaise, elle envahit doucement mes sens, comme si j'avais bu un verre de trop.
Sluggy commença son blabla de potionologie et pour une raison inconnu il ne me parut pas aussi grotesque que d'habitude, j'aurai même été jusqu'à dire que sa toison sub-labial paraissait soyeuse. D'ailleurs en y prêtant attention, les cheveux de Severus aussi. Tout le monde dans cette salle paraissait moins laid que d'habitude, les cheveux de Lily étaient comme une flamme de dragon, d'un rouge aveuglant. Je me repris brusquement, et me consternai pour ne pas me retourner vers les mecs qui étaient déjà bien en temps normal.
Mais qu'est ce que j'avais, quelque chose dans cette salle me faisait l'impression d'une drogue ou d'un alcool.
Je regardais les ingrédients déposés devant moi et saisis une poignée d'une herbe qui ressemblait à de la menthe et respirait son odeur. Mon cerveau pétilla.
- Chaton, demanda ma sœur, ça va ? T'as l'air un peu ailleurs.
Je lui adressai un grand sourire.
Elle répondit par un regard franchement dubitatif.
La pièce me paraissait de plus en plus irréaliste, mon odorat s'était soudain surdéveloppé, et je pouvais sentir les humeurs des élèves. Exactement, quatre filles avaient leurs règles, deux mecs étaient en état de frustration, un était dans un état bizarre d'attente perpétuel, enfin, voilà quoi. Mais surtout pratiquement tous les garçons de la pièce me semblaient anormalement attirants.
J'approchai encore mon nez de l'espèce de menthe, et je frémis. Un cri me vint étouffé de ma sœur :
- Chaton ! Recrache ça tout de suite !
Mais mon cerveau me lâcha et je perdis conscience de ce qui m'arrivait.
PDV Septembre
Ma…sœur…était…folle !
Elle était complètement malade ou droguée, ses paupières étaient à moitié fermées, elle gesticulait dans tout les sens, impossible de la calmer.
Je décidais d'essayer de me consacrer à la potion, alors les ingrédients :
* 1 plume d'hyppogriffe noir et blanc
* 2 veracrasses
* de la fourrure de doxy
* une herbe que je ne connaissais pas mais qui était assez joli
* et deux pages de l'antique livre « forma » du romain Adhaleis Benedicta.
Le petit Slughorn commença à expliquer quelle potion nous allions travailler aujourd'hui et les instructions à respecter. Seul un sorcier de première année n'aurait pas su dire que l'on allait préparer une « potiocambiare », je ne vois même pas pourquoi il insistait tant sur la préparation qui n'était pas aussi difficile qu'il osait bien vouloir le dire. J'en glissai d'ailleurs un mot à Severus (en attrapant ma sœur) qui retenu un rire.
- Vous allez donc prendre la cataire et l'ajouter à votre mélange, il se teintera d'une couleur rouge pompéien…
Blablabla, qu'est ce que je disais tout le monde sait ça. Attendez une minute… de la cataire, il y a un autre mot pour cette herbe, mais quoi ?
- Monsieur, veillez m'excuser mais n'y a-t-il pas un autre terme pour designer la cataire ?
- Très perspicace mademoiselle Coton, me répondit-il en se frottant le ventre d'excitation, on l'appelle aussi catnip, ou plus communément « herbe à chat » et elle…
- Chaton ! Recraches tout de suite !
- Miaww
- Tout de suite ! recrache ça ! Monsieur, commençais-je à l'adresse de mon prof, ma sœur y est très allergique, il faut absolument l'amener à l'infirmerie.
- Oh ! Mlle Evans, accompagnez tout de suite mademoiselle à l'infirmerie.
Naaaan, gros phoque il faut que ce soit le petit Remus qui l'accompagne !
- NON !
Là, je sens un peu trop de regards porté sur ma petite personne…
- Je veux dire que dans l'état où elle est il faudrait la porter jusqu'à l'infirmerie et bien que je ne doute pas de la force de caractère de Lily, sa force physique c'est une autre histoire. Il faudrait donc UN préfet pour l'accompagner.
- Mais oui, où avais-je la tête, Lupin accompagnez-la à l'infirmerie.
C'est bizarre, il n'y a plus de Mademoiselle, mais juste Lupin, hihihi… Bon, je prenais ma jumelle en mode princesse (mais c'était dure vu comment elle agitait les bras et les jambes), il y avait encore plus de regards sur nous maintenant. Remus s'approcha et la prit dans ses bras.
- Dépêches toi d'atteindre la sortie avant qu'elle n'essaye de te grimper dessus.
- Quoi ? quoi ?
- Surtout ne l'amènes pas à l'infirmerie, lui dis-je en chuchotant.
- Evidemment je suis pas stupide !
Après le cours, Potter et Sirius vinrent me voir.
- Qu'est ce que t'as mijoté Coton ? demanda hargneusement Potter
- Moi ? Rien. Sirius je…
- Tu rigoles, t'as envoyé Lunard avec ta…ta… qu'est ce que tu mijotes ?! continua l'irritant petit binoclard.
- Remus ne vous a rien dit ?
- Dit quoi ?
- Nan rien. Enfaite l'herbe à chat est une herbe anti insectes, mais aussi un excitant de phéromones sexuelles chez le chat.
Potter ajouta juste que j'étais une emmerdeuse et ils tournèrent les talons.
- Sirius attends !
Aucune réaction.
- Sirius ! continuais-je en les suivants, Tu sais je me suis excusée ! Il m'en veut plus !
Bon c'était peut-être un peu fort, il m'en voulait certainement encore. Mais Sirius ne m'avait rien dit, même pas regardé. Et ils ne s'arrêtèrent toujours pas.
- Sirius, s'il te plait…
Mais ils entraient dans ce que j'appelle une zone à haut risques, donc couloir à dindes.
- Ecoute-moi !
J'entendis James murmurer un « j'te laisse » et parti devant, enfin il allait me parler.
- Par les hippogriffes de l'enfer ! Sirius !
Il se retourna…mais pas vers moi. Vers une meuf dans le troupeau, grande (7eme année surement), bien roulé et tout. Il me jeta un regard qui me disait « regardes bien », quand il la prit par les hanches, et il l'embrassa. Le message était passé…
Je parti immédiatement en courant. J'avais déjà avoué que Vince avait raison sur un point, j'aimais encore Sirius. Mais moi, j'en avais omis un, ce mec que j'aimais était une ordure.
Arrivée dans mon dortoir, je me jetai sur mon lit et fondais en larmes. J'avais même cru que après ce qui c'était passé avec Remus il m'aurait peut-être …invité au bal, ce qui aurait voulu dire s'afficher, lui et moi. Heureusement j'étais seule dans le dortoir (vu que tout le monde était en cour ou au dans la grande salle pour manger).
Ça faisait déjà 6 heures que je pleurais en lisant le quatrième tome sur la légilimencie et je l'avais presque fini. Il fallait que je me change les idées, je descendai les escaliers pour aller me blottir près du feu, il était 18h et la salle commune était presque pleine. Je me faufilais pour aller m'allonger à coté de la cheminée et finir mon livre. Ce que je n'avais pas prévu c'est que Severus vienne squatter. Il repéra tout de suite que je lisais son livre, vint s'asseoir à côté de moi.
- Temby t'es sûr que ça va ?
- Oui, pourquoi ça n'irai pas ?
- Euh…je sais pas mais ce que je vois me fait peur. Ton maquillage a coulé, tu as les yeux rouges et gonflés et tu as presque fini mon livre, signe que tu n'es pas sortie depuis au moins 5 heure.
- Nan. Tout va bien, c'est gentil de t'en inquiéter.
Je mentais, évidemment que ça n'allais pas bien ! Sirius m'avait envoyé valser de la pire manière qui soit. Et voilà que j'y repensais, la scène défilais encore et encoredevant mes yeux. Severus !
- Sort de ma tête !
Protège-toi, protège-toi…
- Tu ne veux pas me dire et c'est tout à ton honneur. Mais je serais au courant.
Et voilà que ça défile, toute mon après-midi. Confiante, je me laisse faire, c'est mon meilleur ami après tout, il me consolera peut-être. Je m'assois en tailleur face à lui et on se regarde les yeux dans les yeux mais sans vraiment se voir. C'est comme si on regardait un film ensemble. Mais un film pourri, où je pleur et je lis une livre.
Puis vient le moment où Sirius embrasse cette fille et puis plus rien. Je regarde Severus.
- C'est pour ÇA que tu as pleurée tout l'après-midi ?!
- J'ai pas pleuré…
- Temby ! T'aurais du venir me voir et puis… c'est ridicule. C'est qu'un bat*** ! Je te comprend pas du tout là, je savais ce qui c'était passé mais je pensais pas que tu… ?!
Il se leva me prit de haut et dit :
- T'aurais peut-être dû résister un peu plus.
Et parti.
Aï… il m'a pas du tout consolé. Je me levai aussi vite que je pu, le suivi pour le rattraper, lui attrapa le bras mais il se délivra. C'est alors que Lucius et Narcissa surgirent de nul part. Lucius m'attrapa par les épaules et cria sur elle.
- Mais lâches moi, sérieux ! Tu me soûles, je fais et fréquente encore qui je veux.
Je voulus pleurer mais c'était impossible, j'avais déjà vidé toutes les larmes de mon corps pour un idiot.
- Je te rappelle que nos familles ont un accord ! s'écria Narcissa.
- Ouais, mais moi on m'a rien demandé, je ne veux pas d'une chieuse comme toi ! Si Septembre a besoin de moi je vais la voir et tu va pas me péter les souaffles ! CASSES-TOI JE…
- je…je vais vous laisser, dis-je dans un murmure mais Lucius l'entendit.
- Certainement pas ! C'est elle qui va nous laisser, ajouta-t-il à l'égard de Narcissa.
- Nan. Cette fois je ne partirais pas. Ça fait trop longtemps que je pars à chaque fois que tu élève la voix et…
- Et c'était très bien, maintenant casses-toi Black.
Et se fut à ces derniers mots que Narcissa fit une grimace de colère, m'insulta (ceux à quoi Lucius répondit) et partit.
PDV Margaux
Je ne su pas trop où mon euphorie me conduisit. Quelques couloirs sans doute mais qui furent un véritable Labyrinthe de Dédale dans mon état. Ce ne fut que lorsque que l'effet s'arrêta et que j'eu l'impression qu'on se servait de mon crâne comme d'un mortier que je repris un peu conscience. Je sentis d'abord le sol sous mes jambes, et déduisis que j'étais assise parterre. Puis je me rendis compte que j'étais avachie sur quelqu'un, ma sœur de toute évidence. Elle m'avait surement emmené dans un couloir après ma réaction en potion.
Je grognai lorsque j'essayai d'ouvrir les yeux, la lumière me brulait. Aussi je resserrai la prise de mes bras autours du buste de ma jumelle en enfouissant mon visage dans ses seins (on se calme ça n'a rien de pervers ! C'est ma sœur !). Sauf que quelque chose n'était pas comme d'habitude.
« Margaux ? demanda une voix, tu te réveilles ?
Je relevai brusquement la tête pour découvrir la personne que j'avais prise pour ma sœur.
Remus.
- Remus ?! m'écriai-je sautant sur mes pieds.
Je perdis l'équilibre au passage et lui retombai dessus.
- Eh là ! doucement, dit-il en me forçant à me rassoir.
- Mais…Mais … mais qu'est ce que tu fais ici ?
- Il fallait un préfet pour t'emmener à l'infirmerie et…
- Mais on n'est pas à l'infirmerie !
- Parce que ta sœur m'a dit de ne pas t'y emmener.
Je ne comprenais rien à ce qui se passait. Il y avait pas encore une heure, il faisait tout pour m'éviter et maintenant on était là, assis dans un couloir comme s'il ne s'était rien passé.
- Ecoute, j'ai parlé à ta sœur tu sais …
Ok, il lui a parlé à elle mais moi… non certainement pas.
- Elle m'a dit des trucs par rapport à moi et à …
- Ton problème de fourrure ?
Devant la tête qu'il fit je précisai que James avait déjà employé ce terme devant moi.
- Remus. Je ne sais pas ce que t'a dit ma sœur et peut-être que ça ne me regarde pas. Mais on est amis. Et même si, oui, j'ai peur de ce que j'ai vu cette nuit-là, je veux qu'on reste amis. Comme toi et les maraudeurs ! Et vu qu'en plus je suis un… animagus, continuai-je en baissant d'un ton, je ne risque rien.
Pourquoi faut-il qu'il est constamment l'air en conflit avec lui même.
- La réaction de ta sœur était plus saine…
- Ma sœur est à Serpentard. Sans penser à ce que chaque maison représente, ça veut dire qu'on n'est pas totalement pareil puisqu'on est dans des maisons différentes. On n'a pas tout à fait les mêmes réactions.
- Mais tu ne me vois pas que je suis un monstre ? souffla-t-il.
Cette seule phrase sembla lui fendre l'âme. Et la mienne avec. Je compris que ma réaction l'avait blessé, qu'il avait pensé que je ne voudrais plus jamais de lui, puisqu'en m'enfuyant j'avais moi-même fait de lui un monstre.
- Dans l'histoire, c'est plus nous les monstres.
- Oh, je t'en pris Margaux. Ne me sors pas le couplet sur la trahison, pas toi…
- Mais non, je parle de moi, de Temby, de James, Sirius, Peter. Ce sont nous les monstres.
Mais il ne comprenait pas.
- Tu sais, ce n'est pas normal pour un humain de se laisser prendre par ses instincts animaux. Toi, tu ne l'as pas choisi et le fait est que ça te rebute. Dans un sens ça te rend plus humain. Mais nous, qui avons pleinement choisit notre condition, qui avons décidé et apprécions de nous faire submerger par nos instincts, tu crois que nous sommes normaux ?
Il me regarda, un instant puis deux, puis longtemps. Ce regard détruit et haineux qu'il affichait encore au début de notre conversation s'estompa, et la douceur que j'aimais tant revint fondre l'or de ses yeux. Malgré tout, je savais que je ne la seule chose dont je l'avais convaincu était que je n'accepterai pas de qu'il s'éloigne encore une fois comme ça.
- Mais toi tu ne risques pas de tuer des gens, vu ta taille.
- Ne plaisantes pas avec ça, j'ai faillis manger Peter.
Un sourire timide se dessina sur ses lèvres. C'était le moment ou jamais.
- Remus, si tu savais à quel point je suis désolé. Jamais, tu m'entends jamais je n'ai voulu te blesser, ni m'éloigner ! Si je ne suis pas venu te voir à l'infirmerie c'est que j'ai été nulle. Mais jamais je ne pensais que j'aurais pu te faire du mal et…
Il posa un doigt sur mes lèvres.
- He… Tu me fais un cadeau merveilleux en restant là avec moi, je ne peux pas t'en demander plus.
Je regardai ses yeux. Ses yeux doré, si puissant. Mais un étrange frisson me parcourut l'échine. Ses yeux me rappelèrent ces yeux jaunes qui avaient brillé dans la nuit.
- Ça va ?
- Oui, oui, t'inquiètes c'est rien, sans doute un contre coup tu sais.
Refouler mon instinct que je laissais d'habitude me guider était un vrai calvaire. Mais je devais y arriver, parce que je l'aimais.
Mon ventre sursauta. Me l'avouer aussi directement m'avait surpris… J'avais l'impression d'avoir refoulé ça depuis longtemps.
- Et d'ailleurs, à propos de ça, qu'est ce qui t'es arrivé en potion ?
- Je sais pas… je crois que c'était cette menthe, elle devait être bizarre.
- Tu es la seule qui ait eu une réaction.
- Comment ça s'appeler ?
- Je crois que c'était de la cataire. Pourquoi ? T'y es allergique ou un truc comme ça ?
De la cataire … Merlin ! Voilà qui expliquait tout !
- Je… non, ce n'est pas ça.
- Donc …
Je baissai les yeux sur les dalles du couloir.
- La cataire, c'est ce qu'on appelle de l'herbe à chat.
- Ah…
- Elle a un effet spectaculaire sur les chats et je suis…
- Partiellement un chat.
- Oui.
Il réfléchît quelques instants et posa la question que je redoutais.
- Quels genres d'effets ?
- Et bien... elle…, bafouillai-je en cachant mon visage avec mes mains et me ratatinant sur moi-même, elle… Elle déclenche une énorme production de phéromones sexuelles dans notre cerveau !
Je ne bougeai pas d'un pouce. J'avais terriblement honte de moi, parce que ça m'étais déjà arrivé une fois, à Beau-bâton, dans de même circonstance. Et d'après mes amis, j'avais bien faillis abusée d'un des playboys de ma classe de l'époque. Alors soudain je n'osai même pas imaginer ce que j'avais pu tenter avec un mec dont j'étais vraisemblablement amoureuse.
Je sentis son bras (contre lequel j'étais appuyée) remuer, comme secoué de spasmes. Puis je l'entendis rire. Je le regardai au travers de mes mains en disant :
- Tu te fous de ma gueule.
- Mais non, répondit-il toujours aussi tordu de rire.
- Je retire ce que j'ai dit, je ne suis pas désolé du tout.
- Excuse moi Margaux, mais…
Il repartit de plus bel, puis réussi à se calmer un peu.
- Excuse, mais avoue que c'est drôle.
- Oui, je me marre.
- Oh, pardon, me dit-il en passant sa main dans mes cheveux, mais ça explique beaucoup de chose…
- Quoi ?! m'écriai-je.
- Bah dans ton comportement de tout à l'heure.
- Pourquoi, qu'est ce que j'ai fait ? J'ai rien tenté avec toi rassure moi ! J'ai pas essayé de te…
- Mais non, m'interrompit-il avec un sourire amusé, ne t'inquiète pas…
Je soupirai de soulagement.
- T'as beaucoup ronronné par contre.
- C'est pas drôle ! Je peux pas du tout me contrôlé dans ce cas là.
- Ça explique pourquoi j'ai eu un mal fou à ce que tu me lâches…
Je me réenfouis dans mes mains. Il me releva la tête d'un doigt.
- Allez, je dis ça pour t'embêter, t'étais mignonne tu sais.
J'attrapai sa main dans les miennes en souriant un peu. Puis je la regardai et me figeai. Elle était couverte de trois longues griffures toute neuve. Je jetai un regard à l'autre qu'il s'empressa de cacher derrière lui. Je me jetai sur lui pour attraper son autre main et vis qu'elle aussi était recouverte de griffures. J'écarquillai les yeux.
J'avais fais ça ?
Je posai mes doigts au niveau des blessures.
Même écartement.
- Margaux, ça…
Je levai doucement mes yeux toujours grands ouverts vers lui.
- C'est ça que tu appelles « difficile de me faire lâcher ? » Pourquoi tu ne m'as rien dit ?
- C'est rien Margaux.
- Attend je t'ai ouvert jusqu'au sang ! Ce n'est pas rien du tout !
- Arrête, d'accord ! Tu avais l'air complètement shootée ! Tu ne peux pas t'en vouloir pour ça. Et puis j'en suis plus à une griffure près.
Je ne répondis pas. Parce que déjà je n'étais pas habitué à l'entendre élever la voix. Et en plus, en l'entendant dire ça, j'avais l'impression qu'il espérait avoir raison. Pas pour moi, mais pour lui. Je compris que si je le contredisais, je lui dirais ouvertement que tout ce qu'il pourrait faire pendant ses pleines lunes, il en serait pleinement responsable, ce qui était très largement faux. Il n'empêche que je l'avais griffé jusqu'au sang.
- Pardon, murmurai-je en prenant ses mains, excuse-moi Remus.
J'embrassai tout doucement les marques que je lui avais faites. En relevant la tête je vis qu'il souriait. Enfin un beau et franche sourire.
- Margaux, tu …
- Oui ?
- Tu voudrais pas qu'on…
Puis il s'interrompit et détourna la tête avec un air triste.
- en tout cas, tu n'as pas t'inquiéter, lui dis-je, mes griffes sont propres, tu ne risques aucunes infections.
