Salut tout le monde !
Je suis de retour pour vous jouer un mauvais tour ! Ou pas...
Me voilà avec un nouveau chapitre tout beau pour vous !
J'espère que vous passez de bonnes vacances ! C'est mon cas, mais j'ai pas toujours internet pour publier, alors ne m'en voulez pas trop :)
Brefouille
Disclaimer : Tout à JKR sauf l'intrigue et les personnages originaux (je ne gagne rien pour ce que j'écris !). L'image de cette histoire n'est pas de moi... Bref !
Bonne lecture à tous !
Enjoy :)
Chapitre 50
Enora serra dans ses bras Bénédicte, qui semblait avoir l'esprit ailleurs.
- J'arrive pas à croire que nous avons fait tout ce chemin, pour tout simplement nous rendre compte que c'était sous notre nez qu'il fallait chercher, et ce, depuis le début, grogna Drago, les bras croisés.
La rousse soupira, agacée. Son petit-ami ne faisait que ressasser cette histoire depuis qu'ils avaient quitté la bibliothèque d'Alexandrie. Cela avait été éprouvant pour les trois autres de le supporter durant le chemin du retour à la civilisation. Eux étaient restés silencieux, chacun ruminant dans son coin.
Enora pensait au fait qu'elle était de plus en plus proche de son but. Bénédicte méditait sur l'excuse qu'elle pourrait servir à son chef pour avoir disparu un peu moins d'une semaine. En effet, son amie l'avait persuadée de ne pas parler tout de suite de la bibliothèque d'Alexandrie retrouvée au reste du monde. Elle voulait garder une certaine longueur d'avance sur Lucius Malefoy et Drago avait approuvé, délicieuse accalmie dans ses grognements habituels. George, de son côté, pensait à de nombreuses choses. Il pensait à l'Angleterre et à sa famille qu'il avait hâte de retrouver. Mais il pensait aussi à ce qu'il perdrait en partant d'Égypte. Parce qu'il avait gagné quelque chose en arrivant à Alexandrie, quelque chose qui l'avait changé, quelque chose qu'il ne voulait pas voir disparaître : Bénédicte et leur relation. Aussi conflictuelle qu'elle ait été, elle lui avait apporté une nouvelle fraicheur qui l'avait poussé à se dépasser, à l'instar de ce qu'il avait pu faire aux côtés d'Enora juste après la mort de son frère. Mais ce n'était pas tout à fait pareil. Seulement, il n'arrivait pas vraiment à savoir pourquoi… Pourquoi il aimait la taquiner et pourquoi il aimait qu'elle lui réponde du tac au tac… Il aimait tant de choses chez elle. Parfois, une idée lui traversait l'esprit. Cependant, dès qu'il essayait de la saisir, elle lui échappait. Cela le frustrait plus qu'autre chose. Sauf peut-être moins que le fait que Bénédicte se soit un peu éloignée d'eux depuis qu'ils étaient de retour à l'hôtel.
En fait, quand ils étaient rentrés, la prudence avait été de mise. Ils craignaient tous que Lucius soit resté pour leur faire cracher tout ce qu'ils avaient appris à leur retour. Mais cela s'était avéré faux. La première nuit fut des plus tranquilles, les tours de garde qu'ils avaient mis en place ne servant strictement à rien. Ils avaient même obligé Bénédicte à rester dormir avec eux, sachant pertinemment que Lucius avait dû faire sa petite enquête et découvrir donc son identité, ce qui la mettait, elle aussi, en danger.
La seconde nuit se passa beaucoup mieux, même si les deux garçons et Enora n'avaient dormi que d'un œil. Et puis, le jour qui suivit, les trois Anglais réussirent à trouver un Portoloin pour Londres. Même si cela les rapprochait d'un danger certain (Lucius savait pertinemment que quoi qu'ils aient découvert ou non, les trois amis repasseraient par le Terrier ou chez leurs connaissances pour se ressourcer avant de repartir à l'aventure), Enora avait insisté pour qu'ils rentrent le plus vite possible. Elle voulait mettre un point final à cette histoire. Bien qu'elle n'en soit pas totalement sûre, elle avait l'impression que Londres était le début et l'aboutissement de sa propre aventure, de son existence.
La rousse observa la vieille poupée borgne qui leur servait de moyen de transport, tandis que Drago faisait ses adieux à Bénédicte. Cela fut plutôt rapide. Vint alors le tour de George. Ce dernier se révéla un peu gêné, puis il se reprit. Il serra la jeune femme dans ses bras.
- Tu vas me manquer, raclure de bidet, marmonna la brune à l'oreille de son ami.
Seule Enora, grâce à ses dons, put entendre cette phrase. Elle retint de laisser son sourire s'étaler sur son visage. Voulant essayer de donner à George et à Bénédicte un tant soit peu d'intimité, elle s'éloigna un peu. Seulement, elle sous-estimait les pouvoirs elfiques dont elle avait hérité.
- Toi aussi, Bénédicte…, répondit le jeune homme en prenant une grande inspiration, alors que ses yeux le piquaient un peu.
- Ainsi, tu es capable de dire mon prénom en entier, sans l'écorcher ou le diminuer ?, railla-t-elle, toujours à voix basse, comme si parler plus fort briserait ce moment qui n'appartenait qu'à eux.
Sa moquerie n'ébranla pas le sérieux qui avait pris George depuis qu'il la tenait dans ses bras.
- Tu sais… J'aime beaucoup ton prénom, malgré tout ce que j'ai pu en faire…
La briseuse de sort sourit, surprise, dans le bon sens du terme. Puis, la tristesse envahit ses traits, son sourire restant.
- Pas de blague pour se dire au revoir ?
- Je pensais que…
- GEORGE !, appela Drago. Le Portoloin part dans deux minutes ! Presse-toi !
Enora lui jeta un regard noir que le blond ne comprit pas. Enfin, jusqu'à ce que des gestes appuyés et répétés vers les deux amis, qui se regardaient maintenant droit dans les yeux, eurent raison de sa cécité temporaire aux sentiments ambiants.
- Tu pensais que ?
- Euh… TunevoudraispasprendredesvacancesenAngleterre ?
- Pardon ? Faire une maison en pommes de terre ?, reprit la brune les sourcils levés et un rire au bord des lèvres.
George eut un petit rire.
- Non… Prendre des vacances en Angleterre…
Un sourire prit place sur le visage de Bénédicte.
- Moi qui pensais que c'était une super aventure architecturale que tu me proposais ! Je suis vraiment déçue !
- Les vacances ne sont pas une aventure en soi ?
- J'aimerais… mais…
- Tu ne peux pas…
- GEORGE ! On doit partir ! Il ne reste que 20 secondes !
- Vas-y !, s'écria Bénédicte en le poussant vers ses amis.
George attrapa le Portoloin, un peu forcé par Drago.
- N'oublie pas de repasser me voir un de ces quatre !
- Bien s…
Bénédicte eut un sourire désabusé.
Elle aurait tellement voulu accepter la proposition de George, rien que pour passer plus de temps avec lui, rien que parce qu'elle s'était sentie bien, vivante à ses côtés. Rien que parce qu'il faisait battre son cœur différemment. La vie semblait tellement belle avec lui, malgré les mauvaises choses qui pouvaient arriver.
Elle soupira.
Ils étaient partis.
George et ses rires étaient partis.
oOo
L'atterrissage dans le jardin du Terrier se fit en douceur, sauf pour le cœur blessé de George qui éprouvait un vide dérangeant. Ce vide que l'on a quand on passe du temps très souvent avec quelqu'un sur une courte période et que ce quelqu'un se rendait alors indispensable.
Seulement, contrairement à ce que pensait Enora, le rouquin ne dit rien, ne montra presque rien, mais n'en pensait pas moins. La jeune femme le vit oublier quelques instants la séparation difficile à laquelle il venait de faire face le temps de retrouver sa famille.
En effet, à peine Enora avait effleuré la porte de son poing que Molly ouvrait déjà pour la prendre dans ses bras et la serrer bien fort contre sa poitrine. La rousse sourit, heureuse. On ne lui avait jamais réservé un accueil pareil quand elle retrouvait quelqu'un après un certain temps d'absence. C'était une sensation nouvelle et très agréable. Elle fut alors embarquée dans une tournée des câlins auprès de toutes les personnes présentes au Terrier. Hermione, Ron, Harry, Percy, Arthur, Ginny… Cela lui faisait tellement plaisir de les revoir.
- Je suis tellement heureuse de vous revoir sains et saufs !, s'écriait Molly en écho à ses pensées.
- Ouais, sourit Ron. M'man ne pouvait pas s'empêcher de regarder l'horloge du salon, surtout depuis qu'elle y a vu que, pendant deux heures, George a été en danger de mort. Elle supposait que vous l'étiez aussi, continua-t-il en parlant de Drago et d'Enora.
- Oh ça va Ronald !, le réprimanda Hermione en même temps que sa mère. Je sais que tu étais aussi inquiet, parce que tu tripotais ton Déluminateur tout le temps. Je suis sûre que si cela avait duré plus longtemps tu serais parti les chercher et tu les aurais ramenés en Angleterre aussi sec en moins de temps qu'il ne faut pour dire Quidditch.
- Nianianianian…, grommela le rouquin.
- Bon bon bon ! Assez discuter ! Venez mes enfants, sourit Molly à George, Drago et Enora. Allons-nous asseoir et vous nous raconterez ce qui vous est arrivé là-bas !
Aussitôt dit, aussitôt fait ! Personne n'osa contredire la matriarche. Cette dernière alla tout de même faire trois sandwiches pour les nouveaux venus parce qu'ils lui paraissaient avoir maigri depuis la dernière fois qu'elle les avait vus. Elle revint quelques minutes plus tard. Le silence qu'elle avait laissé derrière elle n'avait pas changé. Tout le monde l'attendait avec impatience pour écouter le récit des aventures des trois amis.
Drago et Enora se partagèrent la parole de manière tacite, comme s'ils n'avaient pas besoin de se consulter pour savoir quand l'un ou l'autre devait ajouter quelque chose par rapport à son conjoint. Cela plaisait beaucoup au public, tant et si bien, qu'appréciateur, il réagissait au bon moment avec les exclamations ou les onomatopées appropriées. Rien ne faisait plus plaisir aux deux conteurs. De son côté, George se savait que dire. Ou plutôt, il n'avait aucune envie de parler de l'Égypte, celui lui faisait trop penser à ce qu'il y avait laissé.
- Mais comment êtes-vous sortis de là ?, interrogea Ginny, complètement transportée par l'histoire, comme elle l'avait été quelques années auparavant quand on lui avait parlé pour la première fois du Survivant et de son étonnante bataille contre l'un des plus grands mages noirs que l'Histoire (avec un grand « H ») ait connu.
- De la bibliothèque ou de la pièce du talisman de Thot ?, demanda Drago avec un sourire, heureux de voir que, contrairement à son père, les Weasley pouvaient s'intéresser à ses exploits.
- Des deux !
- Eh bien voilà… Nous avons d'abord essayé le plus simple…, commença le blond.
- Transplaner, compléta sa petite amie.
- Seulement, voilà… Nous ne pouvions pas passer. Nos pouvoirs n'étaient pas bloqués, mais c'était comme si les Égyptiens avaient installé un sort contre le transplanage alors que tout le monde sait pertinemment que…
- Ce sort n'a été inventé qu'en 1345 !, s'exclama Hermione, sidérée par toutes les choses qu'elle apprenait et déçue de ne pas avoir pu les vivre par elle-même.
- Exact, acquiesça Enora. Nous avons donc essayé d'autres possibilités, nous débrouillant par nos propres moyens, étant donné que le Supra-Golem avait disparu. Il ne pouvait donc pas nous aider.
- Et c'est George qui a trouvé la solution, sourit Drago en se tournant vers son ami.
Ami qui s'était levé et avait marché jusqu'à la fenêtre.
- Tu ne veux pas avoir ton heure de gloire mon petit Gryffy ?, ricana gentiment Malefoy.
Ledit Gryffy ne répondit pas, concentré par ce qu'il voyait au-dehors. Il ouvrit alors la vitre, laissant entrer un hibou totalement échevelé.
- Helmut !, s'écrièrent les trois voyageurs.
- Helmut ? C'est le hibou de qui ?, interrogea Ron, qui s'approchait de l'animal, intrigué.
- C'est celui de Bénédicte.
George le mena à la mangeoire installée pour les grands êtres volants, comme lui. Il put alors décrocher de son bec la lettre.
- Oh oh…, laissa simplement échapper Drago avec un sourire contrit, même s'il était un peu machiavélique sur les bords.
Il y avait de quoi dire « Oh oh »… Pourquoi ? Parce que la lettre reçue par George (et qui en plus lui était destinée) était d'une couleur particulière : elle était rouge. Mais qu'est-ce qu'une lettre de couleur rouge signifie ?
- Une Beuglante…, souffla Ron, qui se crispa au souvenir de celle qu'il avait reçue de sa mère quelques années plus tôt dont il gardait un souvenir cuisant gravé dans sa mémoire.
George la regardait, ne sachant que faire. Une Beuglante de Bénédicte ? Pourquoi faire ?
- Euh… Frangin, dit doucement Ginny, en posant sa main sur son bras. Tu devrais l'ouvrir… Tu sais ce qui se passe quand on l'ouvre pas, n'est-ce pas ?
Le rouquin hocha du chef, les doigts crispés sur la lettre. Mais bon ! Il avait été réparti à Gryffondor ou pas (cette phrase est souvent une excuse, une rengaine trouvée par les élèves répartis dans cette maison à Poudlard pour se donner du courage, courage qu'ils sont censés avoir) ? Il prit une grande inspiration, plissa les yeux et décacheta l'enveloppe. Si l'on connaissait Molly Weasley pour ses engueulades mémorables et ses Beuglantes à faire pâlir Ombrage de jalousie, Bénédicte entrait dans une nouvelle catégorie. Une de celle qui est bien au-dessus de ce que l'on aurait pu attendre d'elle.
- AAAAAAAH ! GEORGE WEASLEY ! COMMENT OSES-TU ? COMMENT AS-TU OSÉ ME FAIRE UN COUP PAREIL ALORS QUE TU VIENS JUSTE DE PARTIR ? MON BUREAU N'EST PAS UNE ANNEXE DE TON MAGASIN DE FARCES ET ATTRAPES À CE QUE JE SACHE !
Tous purent l'entendre reprendre une grande inspiration, comme si elle cherchait de l'air… et ses mots pour la suite. La seule chose qui brisa le silence de la Beuglante fut le ricanement incontrôlé de Drago qui, en son âme de Serpentard, ne pouvait s'empêcher d'apprécier ce moment. Serpentard un jour Serpertard pour toujours !
- Et toi, Drago, arrête de rire, dit froidement la lettre, comme si elle savait exactement ce qui était en train de se passer dans la tête de tout le monde autour d'elle.
Un frisson prit alors les spectateurs à cette idée.
- Et puis… JE NE COMPRENDS PAS POURQUOI JE N'AI PAS REÇU UN QUELCONQUE MESSAGE ME PRÉVENANT QUE VOUS ÉTIEZ BIEN ARRIVÉS ? PAR LES TEMPS QUI COURENT, JE N'AI PAS PU M'EMPÊCHER D'ÊTRE INQUIÈTE POUR VOUS TROIS ! JE PENSAIS QUE, TOI, ENORA, TU SAURAIS FAIRE ATTENTION À CE GENRE DE DÉTAILS ! JE… Oh ! une lettre… MAIS ELLE N'EST PAS DE VOUS ! JE SUIS EN TRAIN DE ME FAIRE UN SANG D'ENCRE, PERSUADÉE QUE LUCIUS VOUS A EU ! SI VOUS RECEVEZ CETTE LETTRE, ET VOUS AVEZ INTÉRÊT À LA RECEVOIR, revoyez-moi un message… S'il vous plait, termina la voix qui était passée d'une colère terrifiante à une inquiétude sans nom en l'espace de quelques secondes. SINON VOUS AUREZ AFFAIRE À MOI !
Et la lettre s'autodétruisit. Et Molly les regarda avec un air de folle furieuse… celui qu'elle prend quand elle est véritablement en colère, prête à vous arracher les yeux. C'était juste le stade en-dessous de celui qui l'avait poussée à tuer Bellatrix. Et ça faisait plutôt peur.
- Rassurez-la tout de suite…, dit-elle d'une voix blanche et glaciale, tandis qu'Enora, Drago et George s'exécutaient.
- Elle fait bien pire que mon père, là… et j'étais persuadé que mon père tenait le record de la voix-froide-et-distante-qui-fait-peur-à-en-pisser-dans-son-froc, chuchota Drago de sorte que seule Enora l'entendit.
La jeune femme lui sourit en lui pressant l'avant-bras de sa main. Elle savait qu'évoquer son père, même avec humour n'était pas toujours aisé pour son petit ami. Ce fut George qui écrivit une simple lettre pour rassurer Bénédicte, lettre que les deux autres signèrent. Ils la donnèrent à Helmut qui repartit à tire-d'aile sans demander son reste.
- Il est courageux comme hibou…, soupira Ron, posant son menton dans sa main. Ce n'est pas le mien qui ferait ça, repartir direct après des heures de vol.
Hermione soupira.
- Ronald… Tu sais très bien que Coquecigrue est un vieil oiseau… Il lui faut du temps pour se remettre d'un quelconque voyage… C'est normal.
- Mouais, mouais…
Puis, le récit d'Enora et de Drago reprit, avec un George beaucoup plus actif, comme si la lettre de la brune avait réveillé quelque chose. Ils expliquèrent comment ils étaient ressortis de la bibliothèque, par le biais d'un autre passage secret qui utilisait la téléportation. Finalement, ils s'étaient retrouvés dans les alentours de la ville et il leur avait fallu marcher une bonne heure avant de retrouver leur hôtel.
- Nous avons enfin pu prendre une bonne douche !, sourit George.
- Mais vous n'utilisiez pas le sort de nettoyage ?, interrogea Hermione, en jetant inconsciemment un regard à Harry et Ron, qui l'avaient utilisé comme elle lors de la recherche des Horcruxes.
- Si, mais ça n'a strictement rien à voir avec une vraie douche ! Tu sais, le jet d'eau et sa pression qui massent tes muscles endoloris par la marche, la crasse invisible mais que tu sais être sur ton corps qui s'en va… Non, vraiment, la douche est indispensable dans ma vie.
Enora essaya de se retenir de pouffer devant l'envolée lyrique de son meilleur ami, sans succès. Mais elle n'était pas la seule à qui cela avait créé un excès d'hilarité. Arthur et Hermione souriaient et Harry ricanait. Ron, lui, acquiesçait avec entrain, approuvant pleinement ce que venait de dire son frère.
Molly coula un regard détendu et souriant sur l'assemblée qui discutait joyeusement sous ses yeux. Son bonheur de voir son monde réuni ne fut terni qu'à la pensée de l'absence de Fred. Elle leva la tête vers George et croisa son regard. Instantanément, elle sut qu'ils avaient la même chose à l'esprit. Quoi de plus normal ? Ils auraient tellement voulu qu'il soit là, en compagnie de tous ceux qui étaient morts durant la guerre. Elle aurait voulu que cette guerre n'ait jamais eu lieu. Seulement, si cela avait été comme ça, Molly n'aurait jamais connu Enora et Drago de la même manière qu'elle les connait aujourd'hui. Cela aurait pu être de même avec Harry et Hermione. Finalement, aussi triste que cette réalité soit, elle ne la changerait pas, parce qu'elle était tout de même heureuse de ce que la vie lui avait réservé, malgré les deuils et les déceptions.
De son côté, sans le savoir, Enora avait les mêmes pensées que son hôte. Elle pensait surtout à son père et à tout ce qu'elle avait perdu lors de son emprisonnement chez les Malefoy. Mais elle pensait aussi, avec le recul de quelques mois, à tout ce qu'elle avait gagné : un meilleur ami, un petit ami, une famille… Même si ce n'était pas la famille rêvée, c'était celle qui lui convenait, celle qui l'avait acceptée avec tout son passé, son présent et qui serait là pour la soutenir dans son futur. Malgré tout ce que cela avait pu entraîner de triste, de monstrueux, de terrible, la rousse était fière de ses choix de vie et, si elle avait à recommencer, elle ferait de même.
Finalement, la jeune demi-Elfe se laissa tomber dans son fauteuil, se lovant avec plaisir dans le moelleux de son dossier. Elle soupira d'aise en souriant, les yeux, comme ceux de Molly, détaillant toutes les personnes autour d'elle. Elle était heureuse d'être de retour.
- Et maintenant ? C'est quoi la suite ?, demanda Ron, comme un cheveu sur la soupe.
Oui, je sais, c'est pas très sympa d'arrêter un chapitre de cette manière, mais j'avais envie (mouhahah) Je disais bien que j'allais vous jouer un mauvais tour !
Brefouille ! Dites-moi ce que vous en avez pensé !
Bonne soirée !
Bonne journée !
Bonne semaine !
A la revoyure !
