Chapitre 10 : Gryffondor montre son talent.

-Je n'ai fait que te rassurer, Harry… Le reste tu l'as fait toi-même…

Inlassablement, Harry se répétait les paroles de Dumbledore à propos de leur cours de légilimencie.

-Je ne t'ai jeté aucun sort… Je n'ai dégagé aucune aura particulière…

C'était ce qu'il lui avait dit pourtant ! Un mensonge, encore un… Il l'avait fait marcher en lui faisant croire qu'une réaction magique l'aiderait à entrer dans son esprit…

-J'ai fais en sorte de gagner ta confiance, pour que tu parviennes à vaincre seul cette gêne que tu ressentais quand tu me fixais…

Certes, le résultat était bien présent, mais tout de même… Il y avait d'autres moyens que les mensonges, non ? Il lui en voulait beaucoup. S'il lui mentait pour ça, pourquoi ne lui manquait-il pas sur la Caverne de Godric, après tout ? Tant de questions sans réponses…

Le duel n'avait rien donné. Harry n'avait fait que perdre son temps et son énergie avant l'entraînement de Quidditch. Il ne pouvait tout simplement pas obtenir de résultat face à Dumbledore. A peine avait-il jeté ses sortilèges qu'il en annulait déjà les effets ! Comment pouvait-il progresser ? Lui, le meilleur élève de son année en duel et en Défense contre les Forces du Mal, qui avait même réussi à mettre McClaggan hors d'état de nuire, se voyait incapable d'agir ! Ce n'était pas faute de rapidité, pourtant… Mais Dumbledore était tout bonnement trop fort pour lui. Il comprenait pourquoi même Voldemort le craignait ! Bien sûr, il ne pouvait nier que le peu d'effets obtenus ne faisait que renforcer sa détermination. Se voir si impuissant l'énervait, et il ne supportait pas cela ! Il voulait réussir à atteindre sa cible au moins une fois ! Il avait l'impression d'être un incapable, face à lui !

Son moral remontait cependant un peu lorsqu'il se battait contre Malefoy, ce qui arriva plus d'une fois dans les semaines à suivre. Au moins, il avait le temps de constater que ses pouvoirs ne diminuaient pas, à en juger par l'état de Malefoy quand Hermione intervenait pour les séparer. Il prenait néanmoins de nombreux coups lui-aussi, ce qui lui laissait croire que finalement, Voldemort et ses partisans ne se moquaient pas totalement de lui et lui apprenait à se battre convenablement, même si ce n'était pas encore suffisant pour le battre. Car qui d'autre aurait pu lui apprendre à se servir des sortilèges impardonnables, comme le doloris, auquel il servit de cobaye ?

Par ailleurs, si Ron et Hermione vivaient le parfait amour, Ginger n'avait montré aucun signe de vie, et Harry devait supporter sa horde de fans qui le suivait partout où il allait. Il dut même élever la voix pour interdire à certaines filles de l'accompagner dans les toilettes. Ron semblait trouver cette situation très amusante au début mais même lui commençait à se lasser de tout cela. Ils ne pouvaient plus être tranquilles tous les trois sans que quelqu'un ne vienne les perturber. Hermione avait retiré des points à toutes les maisons, même Serpentard, mais le résultat restait moindre et, ne voulant plus punir Gryffondor de cette façon de peur de lui faire perdre ses chances de gagner la Coupe des Quatre Maisons, elle avait laissé tomber et se contentait d'assister à la scène, impuissante. Harry ne supportait plus toute cette popularité et cette agitation qui tournait autour de lui. Le pire était qu'il ne pouvait même pas prendre sa cape d'invisibilité car Ron et Hermione étaient eux aussi assaillis de questions et ainsi bousculés de toutes parts, aussi sa présence risquerait d'être vite découverte. Les professeurs commençaient également à désapprouver ce comportement insensé. D'accord, Harry avait empêché Voldemort de prendre le pouvoir, mais était-ce vraiment une raison pour le harceler comme une bête ? McGonagall donnait tant de retenues pour ce motif qu'elle pouvait facilement remplir une classe entière le soir. Flitwick donnait tant de tâches ménagères en guise de punition que le château n'avait jamais été aussi propre…

Sur un domaine tout à fait différent, Voldemort se tenait très calme, ces derniers temps. Bien sûr, il y avait toujours des meurtres tous les jours, mais leur envergure était beaucoup moins importante que durant l'été. Harry en avait déduit qu'il préparait un mauvais coup, comme lors de sa cinquième année. Mais quoi ? Il n'aurait su le dire… Cependant, son inquiétude augmenta d'un cran : n'était-ce pas lui que convoitait le Seigneur des Ténèbres, et encore plus depuis cet été ? Il donnait sa main à couper que ce calme précédait une tempête qui lui était destinée…

Mais il eut de toute manière une autre préoccupation qui arriva en même temps que la grisaille d'octobre. Le premier match de Quidditch aurait lieu la deuxième semaine du mois… Les entraînements devinrent de plus en plus intensifs, et Harry avait réussi à obtenir des cernes plus profondes encore que celles de Remus. Il hésitait à demander à Dumbledore une potion d'anti-fatigue : le directeur ne lui avait donné aucune autre précision au sujet de la caverne et quand ils étudiaient ensemble la legilimencie, il prenait bien soin de retirer cette pensée dans une pensine. Si bien que Harry, même s'il avait trouvé quelques sortilèges intéressants dans le livre qu'il avait emprunté à la bibliothèque, se contentait des incantations de base lors des duels, ce qui avait le don d'exaspérer Dumbledore, qui ne comprenait pas qu'il se faisait berner. Au moins, l'espoir renaissait dans le cœur de Harry : il avait déjà déniché pas mal de choses et s'il les sortaient toutes en même temps, il risquait d'être impressionné, cela ne faisait aucun doute ! Mais Dumbledore, en attendant ce moment, était assez déçu de lui, si bien qu'il ne cessait de lui répéter inlassablement l'importance de son travail.

Hermione prenait ensuite le relais quand il rentrait dans la salle commune, généralement à des heures très tardives –ou très matinales. Ses nerfs étaient à vifs, il sentait que la pression sur lui augmentait à mesure que les jours passaient. Bientôt, le match de Quidditch serait passé et il pourrait souffler un peu, mais il devait encore tenir jusque-là et supporter toutes les allusions des Serpentard, qui prenaient un malin plaisir à lui rappeler sa pénible situation.

-Comme si j'avais oublié… marmonna-t-il à ses amis la veille du match, quand il monta jusqu'à la tour de Gryffondor pour regagner la salle commune. Vivement demain !

-Bof… Je suis sûr que demain, tu voudras revenir quelques jours en arrière, dit Ron. Imagine l'effervescence quand on va exploser l'équipe de Serpentard ! Toutes tes fans vont êtres folles ! Et naturellement, pour attraper le vif d'or, tu auras effectué une superbe descente en piquée avec un de ces redressements spectaculaires dont tu as le secret. Le capitaine de l'équipe d'Angleterre en entendra parler et viendra voir ça en personne, et comme tu l'impressionneras, il va te demander d'entrer dans l'équipe. Et donc, comme tu vas accepter et que tu deviendras une vedette –encore plus que maintenant– tes fans vont rester en permanence près de toi pour te protéger, même si elles ne serviront à rien parce que tu auras trois gardes du corps plus les membres de l'Ordre sur le dos. En bref, profite bien de tes dernières heures de tranquillité, mon vieux !

-Ne dis pas n'importe quoi, Ron ! grogna Hermione. Ce n'est absolument pas drôle ! Je ne suis pas censé le dire, mais le capitaine de l'équipe d'Angleterre cherche bel et bien un attrapeur pour son équipe, et il a l'intention de venir au match demain.

-Quoi ? s'exclamèrent les deux garçons d'une même voix.

Ron devint soudain extrêmement pâle.

-Oui, il va venir. L'équipe est toute nouvelle, et il lui faut des joueurs. Il n'a trouvé aucun attrapeur de satisfaisant, alors il se rabat sur Poudlard, expliqua Hermione. Il se peut bien qu'il te repère, Harry. Après tout, même Viktor a perçu ton talent !

Elle jeta un regard furtif à Ron qui heureusement ne réagit pas.

-De toute façon, même s'il me repère, je n'accepterai pas son contrat, dit fermement Harry. Je n'ai pas que ça à faire.

-C'est ce que tu dis maintenant, alors que tu es seul avec nous deux, s'écria Hermione, mais qu'est-ce que tu diras quand le capitaine en personne te l'aura demandé ? Et quand toutes ces idiotes qui te tournent autour l'apprendront ? Et quand la presse s'en mêlera ? Et quand l'équipe de Bulgarie s'en rendra compte ? Et quand…

-Ca va ! coupa Harry. Je n'accepterai pas son contrat s'il me le propose, c'est clair ? J'ai une prophétie sur le dos, et Dumbledore n'est pas très content de moi, depuis un petit moment –j'y suis pour quelque chose, c'est vrai, et c'était le but. Mais il ne laissera jamais un joueur de Quidditch, même international, mobiliser le peu d'heures qu'il me reste, et il aura raison. Voldemort prépare quelque chose, j'en suis certain. Quand ça se passera et où, ça je n'en ai aucune idée, mais j'ai de bonnes raisons de penser que tout retombera sur moi. Alors arrête de me prendre pour une personne facilement influençable, Hermione ! Je sais où sont mes priorités, et je connais aussi mes responsabilités ! Le jour où j'accepterai de jouer dans cette équipe, la guerre sera terminée. Je peux te le jurer sur tout ce qui m'est cher. Il y a des choses plus importantes que le Quidditch, dans la vie, tu l'as dit toi-même. Alors si je dois supporter une pression encore plus forte et venant de toute l'Angleterre, et bien je le ferai.

-Et pour la finale à Los Angeles ? reprit Hermione. L'autre fois, tu as refusé pour nous permettre, à Ron et à moi, de faire la paix, et tu as tiré un trait sur cette possibilité qui s'offrait à toi. Mais aujourd'hui, dirais-tu non à la dernière chance qu'il te reste de voir Ginger ?

-Oui.

Harry avait dit cela d'une voix rauque et il se demanda un instant si c'était bien lui qui avait parlé. Avait-il vraiment dit ça ? Avait-il vraiment dit qu'il refuserait de voir Ginger ? Il réfléchit un instant et trouva la réponse au fond de lui-même : ça ne pouvait plus durer. Si Ginger avait voulu le voir, où lui parler, elle l'aurait fait. Il en avait assez de cette situation. Elle s'était fichue de lui, voilà le fin mot de l'histoire. Ou du moins c'était ce qu'il avait déduit, étant donné qu'elle ne lui avait laissé aucune trace de vie depuis son départ.

-Oui ? répéta Ron.

-Oui, assura Harry. Je connais bien Ginger, et si elle avait envie de me voir, elle aurait trouvé un moyen. Or, elle ne l'a pas fait. Inutile de te dire ce que j'en conclus.

Hermione s'apprêta à dire quelque chose mais s'abstint au dernier moment. Voyant bien que ses intentions n'avaient pas échappé à ses amis, elle haussa les épaules et fit une moue dubitative.

-De toute façon il n'est pas dit que tu seras repéré, Harry. Nous verrons cela demain. En attendant, tu devrais aller te coucher. Tu as des cernes aussi profondes que Remus, voir plus.

Harry acquiesça et monta dans son dortoir en se frayant un chemin parmi la foule excitée qui l'avait attendu toute la soirée pour lui souhaiter bonne chance. Il lui restait quelques pages à lire, qui peut-être seraient fructueuses…


Le temps était parfait pour un match de Quidditch de cette importance. Pas de soleil mais pas de vent ni de pluie. Juste un ciel bleu gris et un air vivifiant. C'était bien : il n'y aurait pas de problème de visibilité, ni d'instabilité.

Harry vérifia une dernière fois l'état de son bras : le cognard qui l'avait frappé la veille n'avait pas laissé de trace, pas même un petit bleu.

-Bon, tu viens ! grogna Ron de l'autre côté de la porte de la salle de bain. C'est l'heure du petit-déjeuner !

Harry s'empressa d'enfiler sa robe de Quidditch et rejoignit son ami. Ils descendirent jusqu'à la Grande Salle, où ils restèrent tous les deux écœurés devant leur bol de porridge et les œufs au bacon qui fumaient encore dans un plat, faisant semblant de ne pas se soucier de tous les regards qui s'étaient tournés vers eux. Finalement, ils préférèrent filer directement vers les vestiaires, incapables d'échanger le moindre mot durant tout le trajet. Harry fit un tour qui s'avéra inutile dans son bureau de capitaine, tandis que Ron vérifia pour la énième fois que son balai était en bon état. Puis, Ginny, accompagnée de Brigitte et de Mary Jane, firent irruption dans le vestiaire, bientôt suivies par Dean et Seamus, tous deux très excités à l'idée de jouer devant le capitaine de l'équipe d'Angleterre.

-Non mais vous vous rendez compte ! Robert Dawson a besoin de joueurs et c'est vers nous qu'il se tourne ! s'écria joyeusement Seamus. C'est hallucinant, pas vrai ?

Harry et Ron échangèrent un regard très significatif : ni l'un ni l'autre ne partageait cet avis. Leur stress était devenu trop grand pour pouvoir se réjouir d'un tel spectateur.

-On a intérêt à faire exploser le score, renchérit Brigitte. Harry, laisse-nous marquer plein de points avant d'attraper le vif !

-J'attraperai le vif dès la première occasion, parvint à articuler Harry. Mieux vaut ne pas prendre de risque.

-Dans ce cas c'est Ron qui devra bloquer tous les buts, dit Dean. On compte sur toi, hein !

Ron se contenta d'un hochement de tête très raide : déjà, on entendait les hurlements hystériques des supporters s'amplifier de seconde en seconde. Harry ne se souvenait pas de les avoir jamais entendus faire tant de bruit. Son cœur se mit à battre extrêmement vite. C'était lui qui était la cause de tout ce bruit, il en était sûr… Il ne fallait pas qu'il déçoive tous ces visages qui n'étaient venus que pour le voir jouer merveilleusement bien… Mais était-il capable de jouer merveilleusement bien ? D'ordinaire, comment jouait-il ? Bon sang, le capitaine de l'équipe d'Angleterre allait être déçu, c'était une évidence !

-Ca va être l'heure, avertit-il d'une voix rauque.

Les mots avaient faillis rester coincés dans sa gorge. Depuis combien de temps n'avait-il pas été aussi tendu pour un match ?

A ce moment, les portes du vestiaires s'ouvrirent et les cris des supporters se firent encore plus forts. Harry, précédant son équipe, s'avança vers le terrain alors qu'on criait son nom avec tant de puissance qu'il en avait mal aux oreilles. C'était presque irréel : à la tribune des professeurs, un homme à la carrure imposante avait les yeux fixés sur lui. Et dans toutes les autres, de mêmes expressions d'admiration se lisaient sur tous les visages, hormis peut-être ceux de certains Serpentard. Comment avait-il pu apporter tant d'espoir dans les cœurs ? Comment se pouvait-il qu'aujourd'hui, il soit devenu celui que tout le monde admirait, alors que pendant des années entières, il n'avait été… personne… Il se revit le temps d'une seconde à Privet Drive, pleurant devant les injustices des Dursley. Il se revit à terre, frappé par la bande de Dudley dans la cour de l'école. Mais il se revit dans ce sombre cimetière, attaché à la pierre tombale en attendant le retour de Voldemort, et il se revit au Ministère de la Magie, la main dans la Coupe de Pouvoir. Qu'attendaient-ils de lui, à la fin ? Qu'il en finisse avec le Seigneur des Ténèbres, quel qu'en soit le prix pour lui ? Qu'il se sacrifie pour permettre à la Terre entière de sourire à nouveau ? Si c'était cela, ils risquaient d'être déçus…

Tous ces visages, néanmoins, lui ôtèrent cette idée de la tête. Ils le regardaient avec tant d'espoir, tant de reconnaissance qu'il ne pouvait se résoudre à laisser Voldemort leur prendre leur liberté. Non, ils ne seraient pas déçus. C'était son rôle. Il devait le faire. Ses parents, Cédric et Sirius étaient morts, et certainement pas pour rien. Soudain, son petit jeu lui parut ridicule : il ne fallait plus qu'il joue avec Dumbledore. Il fallait qu'il se batte, qu'il montre à tout le monde qui était le meilleur… Et cette nouvelle étape commençait là, sur ce stade de Quidditch. Il allait leur faire comprendre qu'il n'avait pas peur. Il voulait que les gens prennent conscience qu'il n'avait pas froid aux yeux et que les risques ne le faisaient pas reculer. Il serra brièvement la main de Malefoy qui tenta comme toujours de lui faire le plus mal possible, mais il ne broncha pas. Il enfourcha son balai et les yeux rivés sur Mrs Bibine, l'arbitre, il attendit le coup de sifflet annonçant le début du match.

Pansy Parkinson détenait toujours le poste de commentatrice et s'en donna à cœur joie dès que le souaffle fut lancé : elle trouva très amusant de rappeler à tout le monde le culte que Mary Jane vouait à Harry. Pourtant, sans perdre de temps, la nouvelle poursuiveuse marqua un premier but qui fit hurler les spectateurs. Dans sa tribune, Robert Dawson hocha la tête de satisfaction. Mais qu'importe, après tout ! Ce n'était pas pour lui que Harry voulait se battre.

-Et Serpentard reprend le souaffle ! s'écria joyeusement Pans Parkinson.

Visiblement, les Gryffondor n'étaient pas les seuls à vouloir montrer ce qu'ils avaient dans le ventre. Leurs adversaires semblaient eux-aussi plus déterminés que jamais à impressionner le capitaine de l'équipe d'Angleterre.

-Mais Weasley, de Gryffondor, le récupère et file vers les buts… Elle évite un cognard lancé par Goyle… Eh, Goyle, faudrait apprendre à viser ! Weasley tire et… marque… Bon sang, vingt à zéro pour les lions ! Bougez-vous, les Serpentard !

McGonagall soupira mais n'essaya même pas de la faire taire. Années après années, les commentateurs prenaient parti et rien ni personne ne pouvait rien y faire.

Harry était fier de son équipe. Elle était très soudée et la plupart de ses joueurs avaient fait de grands progrès depuis qu'ils avaient été sélectionnés. Seule Mary Jane n'avait pas vraiment eu le temps de bien s'entraîner, et pourtant elle était déjà une poursuiveuse redoutable. Avec Ginny et Brigitte, qui avaient tout de suite sympathisé, elle faisait réellement un excellent travail et leurs attaques s'achevaient toujours par un résultat. Si bien que le score augmenta rapidement et que bientôt, les Serpentard furent menés de cent-dix points.

La marée rouge des supporters ne tenait plus en place. On ne put même plus distinguer ce qui faisait le plus de bruit entre leurs cris surexcités et leurs tapements de pieds sur les gradins. Pansy Parkinson fut presque obligée de crier pour se faire entendre, mais comme ce qu'elle avait à dire n'était généralement pas très mélioratif pour les Gryffondor, il n'était pas rare d'entendre la foule la huer, masquant la fin de ses phrases. Les supporters de Serpentard tentaient tant bien que mal de rivaliser avec toute cette hystérie mais se perdaient rapidement parmi les applaudissements de leurs adversaires tandis que les buts pour Gryfondor défilaient à une allure folle.

-Et nous voilà à cent quatre-vingt-dix à trente pour les lions, marmonna Pansy Parkinson. Toujours aucun signe du vif d'or.

En effet, Harry avait beau chercher et chercher, aucun éclat doré n'attira son attention, ni celle de Malefoy. Il jeta un regard de biais à Robert Dawson : il ne le quittait pas des yeux. Jusqu'au moment où il détourna le regard vers un point quelque part derrière lui. Le jeune homme se retourna vivement, manquant de se tordre le cou, et vit ce qu'il fallait voir : le vif d'or voletait près des tribunes des Serdaigle… Il n'hésita pas une seule seconde : il s'était promis de prouver à tout le monde ce qu'il avait dans le ventre ; c'était le moment ou jamais. Il donna tout ce qu'il avait pour l'accélération de son Eclair de Feu, le balai le plus performant jamais créé. Le vent siffla à ses oreilles, et il se sentit beaucoup plus léger. Il adorait cette sensation. Plus rien n'importait, hormis le vif, qui s'agitait devant lui. Ses vêtements claquèrent avec la vitesse, mais il ne songea même pas à ralentir : au contraire, il se pencha encore un peu plus pour accélérer. Un premier cognard passa près de lui, puis un deuxième. Aucun ne parvint à l'atteindre. Il ignorait si Malefoy le suivait, ou bien si Parkinson commentait toujours le match : il ne voulait pas détourner les yeux de la petite balle dorée qui commença à fuir, et il n'entendait plus rien. Il était seul contre le vif, tout le reste avait disparu…

Les tribunes se rapprochaient dangereusement, et le vif d'or semblait l'avoir compris : il se mit à slalomer entre les gradins, passant parfois à moins de dix centimètres de certains spectateurs et prenant des virages si serrés qu'il frôlait les murs. Ceci n'effraya pourtant pas Harry qui plissa les yeux pour se concentrer et atteignit la vitesse maximale. Il sut qu'il ne pourrait plus s'arrêter avant d'avoir mis fin au match, et cette perspective l'excitait énormément. L'adrénaline avait fait un bon dans tout son corps, et il fallait qu'il l'évacue. Le vif n'était plus très loin, désormais : une vingtaine de centimètres, tout au plus… Le mur n'était pas loin non-plus et Harry, suivant la petite balle, ne l'évita qu'au dernier moment, provoquant des cris de stupéfaction qu'il n'entendit même pas. Mais le slalome ne s'arrêta pas là et il circula avec agilité entre tous les gradins, ses vêtements heurtant parfois les obstacles qu'il croisait en chemin. A aucun moment il n'eut envie de ralentir et de diminuer le risque, même s'il manquait à chaque fois de s'écraser contre les murs pour suivre le vif d'or. Il se sentait plein de vie, comme s'il renaissait après des années de profond sommeil. Il aimait le danger du Quidditch, et il fallait qu'il leur montre, à tous.

Finalement, faute de tribunes, le slalome prit fin et la poursuite se prolongea dans une ligne droite. Harry regretta de ne plus pouvoir accélérer, mais quand il vit ses doigts se rapprocher de la minuscule balle qui battait hâtivement des ailes pour lui échapper, il ne put s'empêcher de regarder furtivement autour de lui. Tout le monde s'était levé pour mieux le voir, et même les joueurs avait perdu leur concentration pour suivre son parcours. La bouche de Pansy Parkinson s'ouvrait et se refermait, telle une balançoire, incapable de laisser le moindre son s'échapper. Et le capitaine de l'équipe d'Angleterre souriait béatement, comme s'il venait de trouver ce qu'il avait toujours recherché. Puis, enfin, sa main se referma sur le vif qui cessa de se débattre. Il brandit le poing en l'air en signe de victoire et le son lui revint : les supporters hurlèrent encore plus forts que durant le reste du match. Mrs Bibine siffla la fin de la rencontre et applaudit avec enthousiasme, apparemment impressionnée par sa performance, comme tout le monde.

Harry, épuisé, vint se poser à terre et s'écroula au sol, incapable de se tenir debout. Il resta là quelques secondes, le temps de reprendre un peu de souffle, puis saisit fermement la main que Ron lui tendait, le visage radieux, à la tête d'une marée de rouge. Parmi elle, il reconnut toute son équipe, qu'il serra dans ses bras. Tous ensemble, ils étaient arrivés à un score de quatre cent trente à quarante…

Malefoy, de rage, jeta son balai au sol et s'enfuit dans les vestiaires. Mais Harry n'eut pas le temps de s'en réjouir car déjà, une silhouette massive s'avançait vers lui d'une démarche assurée. La foule s'écarta pour laisser passer Robert Dawson, qui lui tendait le bras dans l'espoir d'une poignée de main. Du coin de l'œil, il vit Hermione hausser les épaules d'une façon qui voulait sûrement signifier « qu'est-ce que j'avais dit ! ».

-J'ai été très impressionné par votre prestation, Mr Potter, avoua Dawson. J'ai même eu un peu peur pour vous…

C'était l'essentiel : au moins, il avait atteint son but, et il en avait mis plein les yeux à tous ceux qui avait assisté au match. Tout le monde savait désormais de quel bois il se chauffait, et ce n'était peut-être pas plus mal.

-Puis-je vous dire quelques mots en privé ? demanda Dawson.

Il n'attendit pas la réponse et, saisissant le bras de Harry, se dirigea en direction des vestiaires puis du bureau du capitaine.


-Je comprends maintenant mieux pourquoi Viktor Krum en personne est venu vous voir, dit Dawson en faisant comme s'il était chez lui.

Il passa près du mur sur lequel était affiché la liste de tous les capitaines de Gryffondor et l'arracha sans aucune gène.

-Ah, je vois ! Chez vous, c'est génétique !

-Mon père était un bon joueur, d'après ce que j'ai entendu, confirma Harry.

-Et votre grand-mère, également… Helen Whitecare. Ici.

Il montra du doigt un des noms sur la liste.

-C'était ma grand-mère ? s'étonna Harry, qui n'avait jamais vraiment cherché à savoir.

Dawson hocha la tête. Quelque part dans le vestiaire, quelqu'un fit couler l'eau d'une douche.

-Si je me souviens bien, votre père a refusé le poste d'attrapeur qu'on lui avait proposé, c'est bien cela ? interrogea le capitaine de l'équipe d'Angleterre.

-C'est cela, en effet.

-Que diriez-vous de reprendre le flambeau et d'honorer une dernière fois votre défunt géniteur, Mr Potter ? demanda Dawson un peu trop durement, ce qui lui valut un regard noir de la part de Harry. Il aurait été fier d'avoir un fils mondialement reconnu pour ses talents en Quidditch !

-Qu'est-ce que vous en savez ? marmonna Harry. Vous le connaissiez, peut-être ?

-J'étais en même temps que lui à Poudlard, en effet, répliqua Dawson, une pointe de malice dans la voix.

Harry le dévisagea un instant.

-Et… Vous pourriez me parler de lui ? demanda-t-il avec espoir.

-Et bien, si vous acceptez d'entrer dans mon équipe, pourquoi pas !

-Et sinon ?

-Sinon je crains vous devrez trouver un autre témoin…

Harry lui jeta un regard encore plus noir que le précédent. Cet homme était tellement abject ! Comment pouvait-il dire une chose pareille pour le persuader d'accepter sa proposition ?

-Vous n'obtiendrez rien de moi par le chantage, avertit-il.

-Votre père aurait dit la même chose ! Il n'aimait pas qu'on le prenne pour un imbécile.

-Et moi non-plus, rétorqua Harry avec une certaine raideur dans la voix. C'est génétique, chez moi !

Dawson sourit à la reprise de sa réplique.

-C'est un point fort pour un joueur de Quidditch professionnel, d'avoir de la répartie ! La presse se tient un peu à l'écart, comme ça !

-Je n'ai pas besoin d'être un grand joueur de Quidditch pour avoir la presse sur le dos, vous savez ! dit Harry en lui arrachant la liste des mains pour la remettre en place sur le mur.

-Pourtant, vous êtes bel et bien un grand joueur de Quidditch, Harry ! Je l'ai tout de suite compris quand je vous ai vu slalomer entre les tribunes ! C'était tellement impressionnant ! Si vous acceptez de rentrer dans l'équipe, je vous assure que nous irons en finale ! N'avez-vous pas envie de traverser la planète et de visiter Los Angeles ?

L'image de Ginger vint rapidement faire un tour dans son esprit.

-Non. Je ne veux pas servir de publicité ambulante pour l'équipe d'Angleterre. Et ne vous faîtes pas d'illusions : si jamais j'avais voulu devenir joueur professionnel, j'aurais choisi une équipe un peu plus performante. Si je me souviens bien, vous n'êtes pas allé très loin lors de la dernière Coupe du Monde, n'est-ce pas ?

Le visage de Dawson se décomposa.

-L'équipe a été entièrement recomposée, à l'exception du gardien, qui n'est autre que moi-même.

-J'en suis très content pour vous ! s'exclama Harry en se dirigeant vers la porte et en l'ouvrant pour bien faire comprendre à son visiteur qu'il était temps de partir. Je suis ravi d'avoir fait votre connaissance, Dawson. Mais si je peux me permettre, j'ai beaucoup de travail qui m'attend au château et j'aimerais beaucoup m'y mettre rapidement…

Ce n'était pas totalement faux étant donné qu'il fallait désormais qu'il mette en pratique la petite demie douzaine de sortilèges qu'il avait trouvée. Mais il avait d'abord une victoire à fêter dans la salle commune…

-Très bien, dit fermement Dawson. Pensez bien à ce que j'ai à vous offrir. Une opportunité comme celle-là ne se représentera pas deux fois dans votre vie, Harry.

-Viktor Krum me l'a déjà dit la dernière fois, répliqua Harry. Mais c'était bien essayé ! Au plaisir de ne pas… enfin je veux dire, au plaisir de vous revoir !

-Je reviendrai bientôt voir si vous avez changé d'avis ! avertit Dawson. Vous faites une grosse bêtise, vous savez ! Plus tard vous me remercierez d'insister tant !

-Bien sûr, bien sûr ! marmonna Harry qui n'en croyait pas un mot.

Il serra brièvement la main du capitaine.

-Je vous souhaite un bon retour, monsieur !

Il claqua la porte et la verrouilla à l'aide d'un sort.


Ce fut sans regret que Harry s'accorda une soirée de répit dans ses recherches pour Dumbledore. Certes, il travaillerait un peu plus le lendemain, mais la fête dans la salle commune des Gryffondor était si accueillante qu'il ne put s'empêcher de se joindre à ses camarades. Ron, à l'aide de la carte du Maraudeur, était allé faire rapidement un tour à Pré-au-Lard, d'où il avait ramené une bonne réserve de Bierraubeurre ainsi que quelques bouteilles de Whisky Pur Feu, sous l'œil désapprobateur de Hermione qui néanmoins ne fit rien, considérant qu'il n'enfreignait pas le règlement puisqu'il était majeur et donc qu'il avait le droit de boire tout ce qu'il voulait.

L'ambiance était à son comble quand Harry emprunta le passage derrière le portrait de la Grosse Dame, et il entendait déjà les cris surexcités qui se perdaient parmi les chants félicitant les joueurs, cris qui doublèrent de volume dès qu'il entra. Un grand sourire aux lèvres, il se jeta dans les bras de Mary Jane sans même en éprouver la moindre gêne, sans même penser que ses amies étaient ses plus ferventes fans. Vint ensuite le tour de Brigitte et de Ginny, puis il trinqua avec Ron, Dean et Seamus. Le Whisky Pur Feu lui brûla la gorge mais il finit son verre et partit danser en prenant Ginny par la main, l'entraînant au centre de la salle en circulant avec agilité entre les corps, en mémoire au temps où Ginger n'existait pas, où ils étaient heureux ensemble et parlaient presque de leur avenir tous les deux. Temps qui était révolu, certes, mais qui lui laissait tout de même d'excellents souvenirs !


-Ron, mets ta main devant ta bouche quand tu bailles, rouspéta Hermione en attendant devant la porte de la salle de Défense contre les Forces du Mal. On dirait que tu vas te décrocher la mâchoire !

Ron cligna doucement des yeux et respira profondément, puis bailla une nouvelle fois.

-Pas ma faute si on nous fait travailler jusqu'à des heures pas possibles ! bougonna-t-il une fois la grosse fatigue passée. A quelle heure je me suis couché hier, hein ? Deux, trois heures du matin ?

-Et moi, alors ! rétorqua Harry en s'étirant longuement, ses yeux tenant à peine ouverts.

Il n'en était pas à sa première nuit blanche du mois. Il finissait ses devoirs très tard et devait en plus continuer de s'entraîner pour Dumbledore, qui avait été ravi de découvrir qu'en fin de compte, il ne perdait pas tout son temps. Finalement, il préférait ne pas dormir du tout plutôt que de ne somnoler que pour quelques heures à peine qui ne feraient que le fatiguer encore plus.

-Je n'ai encoooooore pas dormi cette nuit, dit-il en baillant et en se laissant tomber contre le mur. Je crois que je vais demander à Dumbledore une potion anti-fatigue, comme ça je sera plus efficace. Je ne tiens plus debout !

Comme pour confirmer ses dires, il bailla à nouveau très largement.

-Personnellement, je me méfierai des potions de Rogue, à ta place, murmura Ron car Malefoy venait d'arriver. Il serait capable de mettre je ne sais pas quoi dedans, pour qu'on perde au Quidditch, par exemple. Il était furieux quand les Serpentard ont perdu le match devant Dawson. Moi je te dis, fais gaffe !

-C'est ridicule ! marmonna Hermione. Rogue est un professeur de Poudlard ! Pourquoi voudrait-il faire une telle chose ?

-Ombrage était un professeur de Poudlard, je te rappelle, bougonna Harry, et elle a voulu me faire ingurgiter du Veritaserum, alors s'il te plait, laisse tomber ta morale de petite préfète bien sage qui respecte les profs !

Hermione ne trouva à répondre mais sembla vexée par les dires de son ami. Ron pouffa de rire.

-Oh, allez, avoue qu'il n'a pas tort ! s'écria-t-il. Qu'il soit professeur, ça ne change rien ! Regarde Quirell, regarde le faux Maugrey ! Et regarde Lockart !

Mais Hermione n'eut pas le temps de répliquer car devant les élèves qui tous commençaient à se demander pourquoi Kharitina n'était toujours pas là alors que la sonnerie avait retenti depuis déjà dix bonnes minutes, la porte se déverrouilla tout seule et s'entrouvrit légèrement, comme pour leur dire d'entrer.

-Ah bah enfin ! gronda Malefoy en bousculant tout le monde pour pouvoir entrer en premier dans la salle de classe.

Comme un signal de départ, toute la classe suivit, passant la porte en se demandant ce que cela signifiait. Harry avait bien une petite idée en tête mais espérait fortement se tromper : il était incapable de dire précisément ce qu'ils avaient étudiés au dernier cours étant donné qu'il s'était endormi avant la fin…

-Je n'aime pas trop ça… chuchota Ron, alors que la pièce était plongée dans le noir et que la porte se referma toute seule derrière le dernier élève, qui était Neville.

Il y eut un cliquetis et le verrou se tourna. Les élèves comprirent tous qu'ils étaient enfermés et que ce n'était pas normal.

-Lumos !

Hermione avait eu la présence d'esprit de mettre un peu de lumière et elle fit rapidement le tour de la salle, cherchant quelque chose qui pourrait l'aider à comprendre ce qui se passait. Mais rien ne laissait deviner ce qu'il fallait faire. Parvati Patil eut beau tourner la poignée des dizaines de fois et cogner dans la porte jusqu'à ce que son pied commence à lui faire mal, elle resta bien verrouillé et aucun sort ne put remédier à ce problème.

-Bon, qu'est-ce qu'on fait, alors ? s'enquit Neville, qui regardait un peu partout d'un air effrayé. On ne va pas rester plantés là !

A ce moment, la porte au fond de la classe, qui d'habitude ne menait qu'à un placard renfermant de vieilles boîtes à craies et d'autres instruments peu utiles, s'ouvrit lentement en grinçant. Chacun retint son souffle en attendant de voir ce qui allait arriver, bien que la plupart avait déjà deviné que ce ne serait rien de très pacifique. Kharitina les avait prévenus : les tests pouvaient tomber n'importe quand, et cette situation y ressemblait beaucoup.

-Ron… murmura Harry, de plus en plus inquiet. Qu'est-ce qu'on a vu au dernier cours ?

Mais il n'eut pas besoin d'attendre pour avoir la réponse : avec un rugissement qui lui glaça le sang, il vit apparaître en même temps que la lumière se rallumant une créature mi-aigle mi-lion, à l'allure peu sympathique.

-Les griffons ? s'exclama-t-il alors que tout le monde se mit machinalement à reculer vers le mur opposé.

-Pas n'importe lesquels, bredouilla Hermione. Celui-là c'est un Griffon du Diable ! Regarde ses yeux !

Harry eut tout juste le temps d'apercevoir une pupille rouge vif avant qu'un jet de flamme de vienne brûler la table la plus proche. Plusieurs étudiants crièrent, en particulier les filles de Poufsouffle, et chacun essaya hâtivement de bâtir un bouclier sensé les protéger de la créature démoniaque qui s'en prenait à eux.

-Et qui c'est qui avait raison à propos de cette stupide prof ! gronda Hermione en ramenant Harry vers l'arrière de la classe.

Avec l'aide de ses deux amis, elle édifia un bouclier tellement puissant qu'il brilla légèrement dans les airs. Soupirant de soulagement, Ron s'assit au sol et se mit à attendre que la bête se calme.

-Tu comptes rester là combien de temps ? marmonna Harry. Il faut qu'on la terrasse, cette bestiole, avant qu'elle ne fasse trop de dégâts !

Il sursauta quand le Griffon du Diable fit exploser le bureau du professeur.

-Hermione, toi qui écoutes toujours en cours, comment on doit faire pour la calmer ?

Hermione secoua fébrilement la tête de gauche à droite, sous les regards attentifs de ses amis.

-Quoi ? s'impatienta Harry. Pourtant tu secoues la tête ? Qu'est-ce qu'il y a ?

-Je cherche, mais je n'arrive pas à me souvenir de ce qu'on a fait sur les griffons ! C'était vers le début de l'année, si tu rappelles !

-Non justement, je ne me rappelle pas ! grogna Harry. J'ai autre chose à faire que d'écouter des cours aussi soporifiques que ceux de Kharitina !

-Ron, tu te souviens ? interrogea Hermione, désespérée, et elle gémit quand Ron répondit négativement. Bon sang ! Griffon du Diable, Griffon du Diable… Je me souviens avoir parlé des griffons normaux, mais pas de ces créatures-là ! Les avons-nous seulement étudiées, au moins ?

Elle cria quand un des boucliers voisins explosa sous les flammes du Griffon du Diable. Neville se retrouva face à la bête, complètement démuni, tremblant de tous ses membres. Les yeux rouges de la créature luirent un instant de triomphe, puis il cracha un nouveau jet de flammes…



bon ba finalement c'est bon pour ce chapitre, je suis dans les temps ! j'aurai même le reste de l'après-midi pour commencer le suivant... donc pour le moment, c'est tranquille, je tiens le rythme! comme vous l'avez sûrement remarqué je mets désormais des barres entre les différentes parties de chaque chapitre, je pense que pour vous c'est plus clair comme ça, non? ça évite de devoir passer du coq à l'âne sans comprendre et après de se dire "ah d'accord ce n'est plus le même paragraphe! je comprends mieux!"
voilà, c'est tout ce que je voulais dire!

Miss Black, il ne faut pas exagérer ce que je dis: Rogue est gentil, pour moi ça veut dire qu'il est du bon côté, mais il n'est pas "gentil" dans le sens propre du terme. Rogue reste Rogue, c'est-à-dire (tu l'as si bien décrit! lol!) "irritant, détestable, froid, agaçant, frustré, sinique, égoïste" et tout ce que tu veux!
Et puis tu as raison que c'est mieux que je prenne le temps qu'il faut pour écrire mes chapitres, vu je n'ai pas encore des fans avec basouka alors ça va! T'as pas de
basouka au moins? lol

Et oui, Hop'Eyes, Harry est surchargé! Même plus le temps de dormir! Ou alors très peu... Imagine, des cernes encore pires que celles de Remus, faut le faire! allez, voilà un nouveau chapitre!

Ah, zabou aussi surchargée que Harry...beh écoute bon courage (même si je te l'ai déjà dit la dernière fois). C'est sûr qu'avec toutes tes heures de gym ça doit pas être facile tous les jours!
Bon sinon je suis super contente que tu préfères cette année à la précédente, alors qu'on n'est même pas encore rentré dans l'action principale! Enfin, tu verras par la suite, c'est vrai, mais quand même c'est encourageant, ça ! Donc merci à toi!

Et non Ara (puisque c'est comme ça que tu signes tes reviews!), j'aime pas les bisous sur le nez! Ce qui me fait bien rire c'est que je parle de trucs comme ça alors que je suis en plein dans les réponses aux reviews... enfin bon, je réponds à la tienne, donc après tout pourquoi pas! Alors, ça fait quoi d'avoir 23 ans? Ca t'en fait 9 de plus que moi, quand même! Qu'est-ce que ça fait d'être grand? lol! Et bien sûr que je mérite un bisou! J'en mérite même beaucoup plus parce je suis à l'heure (pour le moment) ! Donc sur la joue, hein! pas sur le nez! et pourquoi t'es jamais sur msn? ralala, ces profs alors... toujours oocupés à trouver des trucs pour embêter leurs élèves!

Ah, désolée Harpiotte mais Harry va laisser tomber son idée de ne rien faire simplement pour embêter Dumbledore... Il va se rendre compte que c'est pas très malin de sa part, étant donné tout ce que les gens attendent de lui. Il peut pas se permettre d'échouer, et plus il s'entraînera moins il aura de chances que ça arrive. Donc si au début il trouve ça marrant, il revient vite sur sa décision...

Désolée Mysm, mais il n'y a pas de duel avec Dumbledore dans ce chapitre. Une prochaine fois, peut-être!
Raaa, et Ginger... Beh les filles auront intérêt à se tenir à carreau, c'est vrai, sinon elle va les avada kedavriser. C'est qu'elle est jalouse, la petite Ginger! Petite Ginger qui, je le rappelle, ne va pas tarder à refaire parler d'elle...

J'aime bien ton point de vue toujours très mature, Maelstrom! tu as raison, Harry était très immature pour décider une chose pareille, mais il va s'en rendre compte dans ce chapitre... Tant pis pour la caverne, il en apprendra dessus un peu plus tard! La prophétie avant tout, même si la caverne y est liée...

Oh, ne te réjouis pas trop vite, Lagolia, car malgré le désastre des tests, Kharitina ne va pas changer de méthode! dans le genre chieuse, elle est pas mal, je crois! enfin non, j'en suis même sûre! Tu trouves personne de mieux si tu veux des emmerdes... en particulier dans le prochain chapitre!
Pour la caverne, c'est quoi ton idée? lol! Je suis très curieuse pour ces choses-là!

Aaaaah! 10 mois de cours à tenir? merci de ton réconfort, David! lol! 10 mois de cours, avec au bout un brevet qui attend gentiment... c'est sûr, ça motive...
Que la caverne t'intrigue, c'est normal, j'ai fais exprès! Hary aimerait bien en savoir plus, lui-aussi!
Et la prof, beh écoute, elle est engagée pour l'année, même si elle est nulle... après, qu'elle soit pour Voldemort, ça tu verras, je vais pas le dire! Peut-être, peut-être pas... Autant pour Rogue je suis claire, autant je préfère garder le doute sur elle pour la suite...
Le retour de Ginger est de plus en plus proche (normal en même temps, depuis le temps que je vous dit c'est pour bientôt!). Il est même presque imminent... presque! Rassurés? je devrais même pas vous dire ça, mais je peux pas m'empêcher! lol!
allez bon courage à toi aussi! pas trop dur les maths?

Ah, nouveau revieweur, Joachim-Maat? je suis contente que ça te plaise! merci!
Je crains que Harry et Ginny, c'est définitivement fini, surtout maintenant que Ginger est sur le point de revenir... Comme toi j'aime beaucoup ce couple, pourtant!
Pourquoi avoir mis une prof aussi nulle? Beh écoute, pourquoi avoir mis Ombrage pour la cinquième année de Harry? Il en faut, c'est tout! Et puis j'aime bien l'idée des petits tests, alors à la limite...

Pas bête ce que tu dis, Bertie Crochue! J'avais pas pensé à la salle sur demande! beh écoute je vais faire en sorte que Harry y pense, ou à la limite Hermione, puisqu'elle pense à tout! En tout cas merci d'avoir fait la remarque!

bon beh voilà un chapitre en plus! je vais pas m'attarder puisque que j'en ai un autre en cours et que si je veux le mettre dimanche, il va falloir bosser! donc dimanche (sûrement le soir): Une situation très embarrassante.

allez, bisous!