Bougie du sourire
Saï esquiva sans mal la première attaque. Alors qu'il était précédemment allongé semblant dormir, il dut battre en retraite et se réfugia dans un coin supérieur de la pièce. Il s'était arrêté dans une auberge sur le chemin du retour.
Son agresseur avait déjà prévu le coup, Saï le sentit dans son dos. Il fut totalement déstabiliser en reconnaissant l'odeur. Une odeur qu'il avait l'habitude de fréquenter dans de toutes autres situations. Il se laissa faire prisonnier, prêt à courir le risque.
Sa femme le chevauchait, un kunaï pressé contre sa gorge.
— Ino, souffla-t-il.
— Mon chérie, salua sa femme.
— Tu avais trop envie de moi ?
— Tu es très, très, très loin mon amour. Quel jour est-on ?
Devant son sourire haussé, Ino répondit à sa place :
— Le jour de ton anniversaire.
Cette fois, il soupira. Voici une discussion qu'ils avaient déjà eu de nombreuses fois. Une première série quand ils avaient commencé à sortir ensemble. Ino avait voulu fêter son anniversaire, elle avait trouvé bizarre qu'il n'est jamais signalé cette datte au détour d'un conversation.
Et quand elle lui demandait pourquoi, il répondit :
— Cette date a été choisi au hasard comme mon prénom et toutes les autres informations que tu pourras trouver à mon sujet exactement comme aujourd'hui.
— Saï tu as un fils maintenant. Tu veux le convaincre comme tu m'as convaincu ?
— Notre fils est intelligent, il comprendra que ma vie ne corresponde pas au standard.
— Il le sait déjà. Tout ce qu'il veut c'est un jour pour fêter son père. Alors je te ramène chez nous.
Ino le traîna pendant plus de trois heures en pleine nuit malgré sa fatigue. Saï crt bien halluciné qu'elle décide finalement de le porter. Ils arrivèrent après quatre heures et trouvèrent leur fils de sept ans endormis sur la table du salon en face d'un gâteau.
Sa femme lui lança un regard d'avertissement avant de réveiller doucement Inojin. L'enfant regarda d'abord sa mère puis son regard se posa sur son père. Il écarquilla les yeux et tomba dans les bras de celui-ci.
— Joyeux anniversaire ! C'est pour toi, je l'ai fait tout seul !
Saï pensa à lui expliquer que cette date n'avait aucune signification mais à la place il s'exclama – parce qu'il ne pouvait résister au sourire de son fils :
— Génial, goûtons-le maintenant.
