Bonjour, voici le 227ème épisode d'Edward et Bella dans HC. Je sais pas trop quoi vous dire à propos de ce chapitre mais un personnage qu'on a pas vu depuis longtemps! Hihihi! Bon dimanche, bonne lecture! A la semaine prochaine! Des bisous les folles!
SBR
Chapitre 52
Bella
La reprise a été dure, rentrer du lac, reprendre le boulot, préparer le dossier pour l'affaire au tribunal avec James, programmer les projets de rentrée… je suis plus que sur les rotules après seulement quelques jours.
Edward me manque, sa famille me manque, ces cinq jours passés avec ses frères et sœur ont été une vraie bouffée d'oxygène. Je ne sais toujours pas comment on a fait pour trouver le temps de faire du rafting, du canyoning, de la planche à voile et une journée entière de randonnée dans les massifs.
Edward avait dit qu'après cinq jours avec sa famille je ne voudrais plus le voir, c'est bien l'inverse qui s'est produit. J'adore ses frères et sa sœur, ils sont pleins de vie et tellement adorables. Si Jasper avait été là ça aurait été vraiment parfait. En plus, je suis certaine qu'il s'entendrait vraiment bien avec eux. Je sais qu'il aime beaucoup Edward et je ne vois pas comment il pourrait ne pas s'entendre avec Antony et Garry. Jane est vraiment attachante, j'ai passé des supers moments avec cette gamine. C'est officiel, si j'ai de nouveau un enfant un jour, ce qui n'est plus un rêve inaccessible désormais, je voudrais avoir une petite fille, pour pouvoir partager les mêmes moments de complicité que j'ai eus avec la petite sœur d'Edward.
Mon Edward… je soupire en pensant à lui, je me demande ce qu'il fait à cet instant, je jette un coup d'œil à la pendule sur mon écran d'ordinateur, à 17H00 il doit être en train de boucler son rapport de stage chez lui.
Je décroche le téléphone, ne tenant plus, j'envoie l'appel sur son portable. J'ai enregistré son numéro dans mes raccourcis. La tonalité résonne une seule fois avant que sa voix délicieuse me parvienne.
-Oui Madame Swan, qu'est-ce qu'il y a, encore ?
-Tu fais quoi ? Dis-je tout de suite, ignorant la façon dont il insiste sur le « encore » sachant que son sarcasme est seulement destiné à m'agacer.
-J'envisage de changer de numéro de téléphone, et toi ?
-J'essaie de faire le planning d'automne. Qu'est-ce qu'on mange ce soir ?
-Pourquoi t'envisages de cuisiner ? Répond-il du tac au tac, j'entends des bruissements de feuilles à l'arrière.
-Non, mais est-ce que tu veux que je m'arrête prendre quelque chose ?
-Si tu veux, marmonne-t-il, l'aulne c'est imputrescible ?
-Oui, ça l'est, mais ce n'est pas un bois très noble, qu'est-ce que tu veux faire avec de l'aulne ?
-Une baguette pour te fouetter les fesses, ricane-t-il.
-Tu ne penses qu'à ça ! Est-ce que je prends à manger ou pas ?
-Ouais, prends ce que tu veux, tu viens à quelle heure ? Demande-t-il distraitement, j'entends à sa voix qu'il est concentré sur quelque chose.
-Vers vingt heures, comme d'habitude, est-ce que ça te va ?
-Ouais c'est parfait, j'ai eu Jane au téléphone tout à l'heure, elle te passe le bonjour.
-C'est gentil, tu lui feras un bisou pour moi quand tu la verras.
-Ouais, bah ce week-end, on va voir Antony au circuit, Carlisle sera là.
-Ouah ! Il y a vraiment du progrès !
-Ouais, on dirait, je crois qu'il va lui dire qu'il va reprendre les cours, ça va aller mieux maintenant. Est-ce que tu viendras ?
-C'est quand ?
-Dimanche.
-Je vais chercher Jasper à l'aéroport dimanche matin.
-Emmène-le, lâche Edward comme une évidence.
-Euh, je ne sais pas, il sera peut-être fatigué et puis, je ne vais peut-être pas lui dire tout de suite. Je vais lui laisser le temps de revenir, de reprendre ses marques tu ne crois pas ?
-Hum, oui, t'as sûrement raison, tu le connais mieux que moi, tu feras au mieux j'imagine. On en parle tout à l'heure ?
-D'accord, je vais prendre des sushis, c'est bon ?
-C'est bon pour moi bébé.
-Ok, à toute à l'heure alors, travaille bien.
-Ouais, merci, toi aussi.
-Bisous.
Je vais pour raccrocher mais sa voix m'interpelle.
-Hé ? Bella ?
-Oui ?
-Fais-moi plaisir, ne porte pas de sous-vêtement en arrivant, ça va m'énerver.
-J'aime quand tu es énervé, ris-je.
-Tu vas prendre. Claque-t-il froidement.
-J'ai hâte, souris-je en raccrochant.
Mes joues sont rouges et mon sang bouillonne dans mes veines quand je reporte mon attention sur mon écran. Comment se concentrer après ça ?
J'y parviens tout de même et je finalise trois contrats d'entretien pour la rentrée.
Je suis interrompue par un coup de téléphone au beau milieu de la rédaction d'une demande de permis de construire. Je ne regarde même pas l'identité de l'appelant en décrochant, sur ma ligne directe à cette heure-ci ça ne peut être qu'Edward.
-Oui ? Dis-je en coinçant le combiné entre mon oreille et mon épaule.
-Salut Punky ! S'exclame la voix de Julian.
-Salut Conan ! Dis-je surprise, quoi de neuf ?
-Je crois que je vais m'installer à Dubaï, j'aime cet endroit tu n'imagines même pas à quel point.
-Je te crois sur parole, qu'est-ce qui t'amène ?
-Brent, Brent m'a dit que tu allais signer le terrain à Daly City ?
-Oui, on a rendez-vous la semaine prochaine chez le notaire mais je veux en parler à Jasper d'abord, pourquoi ?
-Combien t'a-t-il proposé ?
-350 000.
-Ah oui quand même !
-C'est très convenable au vu du marché. Julian ne répond rien, je l'entends tapoter sur quelque chose, je comprends que c'est une calculatrice quand il m'explique brièvement.
-Faut l'allotir Bella, 3 hectares c'est trop, Dina a chiffré le raccordement aux réseaux, tu peux amortir ces travaux en revendant une partie du terrain.
-Laquelle ? Je ne veux pas avoir des maisons tout autour de chez moi !
-Oui, mais la partie basse est assez isolée, j'ai envoyé Damon voir, tu peux vendre deux parcelles, on a des projets qui iraient très bien avec l'architecture d'Edward.
-D'accord, envoie-moi je regarderai ça !
-Super et sinon quoi de neuf ?
-Et bien pas grand-chose, on prépare la reprise et toi ?
-Moi je bosse et me tape des croqueuses de diamants. Rit-il.
-T'es vraiment cliché Julian !
- Comment va Jasper ? Élude t-il, tu as de ses nouvelles ?
-Il m'a appelé hier oui, il va bien il est très content de son stage, il a beaucoup appris mais il a hâte de rentrer.
-Sa potite môman lui manque ? Se moque Julian en retenant un petit rire.
-Sa petite amie encore plus, je réplique avec amertume et mon ex ne le rate pas.
-Ne sois pas jalouse, souffle-t-il, ton bel étalon ne te comble plus ?
-Je me doutais bien que tu ferais une réflexion là-dessus tôt ou tard, désolée de te décevoir mais ça va très bien entre Edward et moi.
-Vous vous voyez toujours alors ? S'exclame-t-il surpris.
-Oui, on se voit encore et ce n'est pas près de changer, c'est plutôt sérieux entre nous.
-Ce n'est pas ce que tu disais il y a quelques semaines.
-Les choses ont changé.
-Ah oui ? Quoi ? Tu t'es rendue compte qu'être célibataire à 40 ans c'était vraiment la loose ?
-Parle pour toi ! Non, je me suis rendue compte que c'était quelqu'un de vraiment extraordinaire et que je serai folle de ne pas m'engager avec lui.
-Et bien ravi pour toi Punky, j'espère que ça se passera bien, qu'est-ce que Jasper en dit ?
-Il n'est toujours pas au courant. Je l'entends soupirer à l'autre bout du combiné, ça fait écho à mon soupir. Il ne va pas du tout aimer ça hein ?
-Bah disons que je me mets à sa place, la pilule ne va pas être facile à avaler c'est un de ses potes quand même !
-Comment je dois m'y prendre, comment je suis censée lui dire ?
-Soit juste honnête, dis lui que t'as rencontré quelqu'un, que c'est sérieux et que ça lui plaise ou non c'est avec ce mec que tu seras et puis voilà !
-J'adore tes conseils Conan ! Toujours aussi pragmatique ! Mais je ne peux pas lui dire ça comme ça !
-Tu veux lui dire comment ?
-Je n'en sais rien, mais il va bien falloir.
-Demande à ton mec de le faire.
Je considère sa remarque une seconde, puis je secoue la tête avec véhémence, ça serait foutrement lâche et Edward a déjà fait suffisamment pour nous deux.
-Non, je ne peux pas lui demander ça et puis c'est mon fils, c'est à moi de lui dire. Est-ce que tu seras de mon côté Julian ?
-Évidement, lâche-t-il comme une évidence et ça me surprend vraiment. Sa réaction est limite trop facile et ça me fait un peu tiquer.
-Pourquoi tu le prends aussi bien ? Dis-je simplement, Julian et moi n'avons jamais pris de pincette pour nous parler et ce n'est pas aujourd'hui que cela va commencer.
-Je ne sais pas, je trouve ça bien que tu sois avec quelqu'un, il a l'air d'être bien même si c'est un gamin et qu'à mon sens il ferait mieux de traîner avec des femmes de son âge mais il a l'air de te rendre heureuse alors c'est cool. Tu sais je m'inquiète pour toi souvent.
-C'est nouveau ? Dis-je surprise.
-Non, bien sûr que non ricane-t-il, Punky, poupée, tu sais très bien que ce n'est pas parce qu'on est plus ensemble que je t'ai rayée de ma vie. Jasper, mes parents et toi vous êtes et resterez toujours ma famille.
-Ouais, je sais, mais c'est étonnant, en fait c'est même un peu blessant, tu as l'air de te réjouir que je sois passée à autre chose.
-Il était temps quand même ! Tu sais, je ne te l'ai peut-être jamais dit ou jamais montré mais quand tu m'as mis dehors, enfin, quand tu as décidé de divorcer, je m'y attendais, je l'avais bien cherché. Mais je ne me suis pas vraiment inquiété pour moi.
-Oui j'avais remarqué ça, je n'ai pas eu beaucoup à te forcer.
-Je sais, mais c'est parce que je ne te méritais pas Bella, franchement je t'aimais, je t'aime toujours cela dit mais je ne t'aimerai jamais assez. Enfin tu sais comment je suis et tu as besoin d'un mec qui soit à cent pour cent avec toi, qui te traite bien, soucieux de toi et de ton bien-être et le petit Eddyboy il a l'air sérieux et pas du genre à faire les choses à moitié alors c'est cool, je suis content. Il est gentil et droit de ce que j'ai pu en voir et en entendre. Ça me foutrait en l'air que tu sois avec un connard, je ne te laisserais pas faire de toute façon.
-Tu vieillis bien Julian. Dis-je avec émotion.
-Ouais, la sagesse me gagne, peut-être que je vais me poser moi aussi, qui sait ?
-Vraiment ? Tu as rencontré quelqu'un ? M'enquis-je avec intérêt.
-Non je déconne ! L'éclat de rire qui s'ensuit m'éclate le tympan.
-T'es con !
-Punky Baby, tu m'as dégoutté à vie du mariage chérie !
-Merci ! Je te retourne le compliment.
-Donc pas de mariage avec Eddyboy ?
-Non pas de mariage non, dis-je en riant.
-Dommage, j'aurai adoré te conduire à l'autel !
-Oh ! C'est la meilleure celle-là ! J'éclate de rire pour de bon en me laissant aller en arrière dans mon fauteuil. C'est à ce moment-là que je repère Edward appuyé contre le montant de la porte de mon bureau.
-Eh salut ! Dis-je à son attention en riant encore. Puis je remonte le combiné sur mon oreille.
-Conan ? Je te laisse, Edward est là.
-Ça marche, appelle-moi pour me dire ce que tu penses des projets, c'est sur ton mail.
-Déjà ? Dis-je surprise.
-Tu sais comment je suis dès qu'il s'agit d'argent.
-Mouais, je sais, vieux gripsou. A bientôt.
-Ça marche, plus bébé !
Je raccroche rapidement le téléphone et saute sur mes pieds immédiatement, Edward est déjà entré largement dans la pièce.
-Je croyais qu'on se rejoignait chez toi ! Dis-je surprise en me mettant sur la pointe des pieds pour atteindre son visage. Ses lèvres se posent délicatement sur les miennes et ses mains se logent dans le creux de mes reins pour me prendre contre lui.
-Ouais, mais j'avais envie de prendre l'air. T'es dispo ?
-Pas trop, enfin, ça dépend, tu veux faire quoi ?
-Bouger, j'ai besoin de m'aérer, on va manger un morceau sur le front de mer ?
-Maintenant ?
-Pourquoi pas ? Sourit-il.
-Ok ! Laisse-moi juste enregistrer deux trois trucs et on y va.
-D'acc', je vais récupérer des documents en bas, je peux ?
-Bien sûr ! Fais comme chez toi, je te rejoins !
Je regagne mon bureau dès qu'il me relâche et je transfère rapidement les dossiers dont j'ai besoin sur mon portable. Edward va travailler une grosse partie de la nuit comme d'habitude et je dois prendre de quoi m'occuper.
-Au fait ? Je relève la tête vivement, surprise qu'il soit encore là. Qu'est-ce que te racontais ton ex-mari qui te faisait autant rire ?
Je réfrène un sourire en y repensant et surtout parce que la mine contrariée d'Edward me coupe l'envie de rire de nouveau.
-Il s'est proposé pour me conduire à l'autel le jour de notre mariage.
-Trop sympa, grince Edward en levant les yeux au ciel, exaspéré par la stupidité de Julian. Je ne peux pas lui donner tort sur ce coup là, mais franchement ce serait vraiment drôle. J'éteins mon poste et je rassemble rapidement mes affaires.
Edward a le nez dans un placard à archives quand je rentre dans l'open space du deuxième étage. Je sais qu'il entend mes tallons résonner sur le carrelage mais il ne sort pas la tête de l'étagère pour autant alors je me glisse derrière lui et enroule mes bras autour de sa taille.
-Un problème madame Swan ? Demande-t-il distraitement. Dire que le ton qu'il emploie ne me met pas des idées polissonnes en tête serait mentir.
-Non, pas vraiment ris-je, qu'est-ce que tu cherches ?
-La fiche technique des panneaux en fibre de verre utilisés sur le chantier de la Calypso.
-C'est Emmett qui doit les avoir, je ne pense pas que tu les trouveras ici.
-Je sais que j'en ai laissé une copie ici. Ses grands doigts écartent un par un les documents et je penche un peu la tête sur le côté pour lire les titres.
-Là ! S'exclame-t-il victorieux en tirant une liasse d'une dizaine de feuillets.
-Bien joué ! Je n'aurais jamais cherché ici !
-C'est le talent ça ma belle ! Rit-il en dégrafant rapidement les pages. J'ai mal pour ses ongles mais je ne dis rien, je ne suis pas sa mère et c'est bien un truc de mec.
-T'es prête au fait ? Demande-t-il en fourrant les papiers dans le rack de la photocopieuse.
-Oui, je t'attends !
Quelques minutes plus tard, l'impression rangée dans une pochette, la copie remise à sa place, Edward et moi marchons main dans la main à travers le parking souterrain. Il prend machinalement les clés que je lui tends et m'ouvre la portière passager du 4x4.
-Je suis contente que tu sois venu me chercher, dis-je en le regardant s'installer derrière le volant.
-Oui, je sentais bien au téléphone que t'avais envie qu'on vienne te libérer de tes obligations. Edward met le contact et sort rapidement du souterrain.
-C'est gentil, je trépigne un peu, j'ai hâte que Jasper revienne, le temps passe trop lentement.
-Plus que quelques jours, souffle-t-il en pressant ma cuisse, comme pour me soutenir. Il me couve du regard quand on s'arrête à un feu rouge. Il me regarde longtemps, de ses grands yeux pénétrants, comme s'il comprenait ce que je ressens. Il n'en est rien mais j'aime qu'il se soucie de moi et de mon bien-être.
-Et toi ? Ça ne te met pas trop en retard ?
-Je ne suis pas en avance, mais faut savoir lâcher prise un peu et se détendre pour être plus efficace.
-Reculer pour mieux sauter ?
-C'est exactement ça chérie !
-Tu reprends quand les cours ?
-Dans deux semaines.
-En même temps que Jasper alors ?
-Oui je crois.
-Mais qu'est-ce que vous allez faire pendant un mois ? Je ne comprends pas, vous avez un stage de six mois, un mois de cours et dix mois de stage ? C'est bizarre non ?
-Peut-être ouais, je ne sais pas c'est comme ça, on a deux modules qui ne rentrent pas dans le programme alors ils les ont mis là, je n'en sais rien, je m'en fiche en fait, je n'ai même pas besoin de ces cours, mais bon, au moins ça met dans le cadre pour finaliser les mémoires et puis ça fait une petite pause entre les deux stages, c'est cool !
-Tu trouves que les cours c'est cool ? T'es vraiment étrange Edward Cullen.
-J'aime bien l'école ! Se défend-il, je te l'ai déjà dit, j'ai le temps de penser quand je suis à l'école. Et puis au moins tu ne me harcèleras pas quand je serai en cours !
-Je ne te harcèle pas !
-Si, tu le fais, tout le temps !
-C'est faux ! C'est pour t'obliger à faire des pauses !
-Laisse-moi rire, tu es une sangsue Bella !
-N'importe quoi ! Nie-je avec véhémence.
-Il est temps que tu arrêtes de te comporter comme une adolescente attardée !
-Pffff ! Tu as juste à le dire si ça t'embête.
-Ça ne m'embête pas, sourit-il en tirant le frein à main, je constate étonnée qu'on est stationné à l'entrée de la baie, le littoral s'offre à nous et le serpent d'asphalte qui s'étire entre la plage et les restaurants est baignée de la lumière encore bien jaune du soleil qui décline.
-Le coucher de soleil va être magnifique ! Dis-je en le rejoignant devant le capot. Les embruns font voltiger ses cheveux et comme il a enfilé sa paire de Ray ban je me noie dans la contemplation de mon magnifique Apollon. Il m'offre un sourire époustouflant en attrapant ma main et je me colle à lui pour avancer vers la place animée.
Vvv
Dire que je trépigne d'impatience n'est pas du tout approprié pour décrire mon état d'esprit. Dans quelques heures mon fils sera de nouveau sur le territoire Californien et rien que d'y penser des papillons s'envolent dans mon ventre. J'ai hâte de le voir, de le serrer dans mes bras, de retrouver son sourire, de le toucher. Je suis comme un lion en cage en attendant Alice en bas de sa résidence. J'arpente le trottoir de long en large, les mains dans les poches de mon jean.
Heureusement qu'Edward a été plutôt disponible pour moi ces derniers jours sans ça je serais probablement devenu folle. Je regrette de ne pas avoir été plus calme pour profiter de nos derniers moments en tête-à-tête avant un petit moment mais je n'envisage pas non plus d'attendre trois mois avant d'annoncer à mon fils que je suis désormais en couple.
-Bonjour Madame Swan ! Sourit Alice en avançant.
-Bella ! Alice, combien de fois vais-je devoir te le dire ! Comment vas-tu ?
-Bien je suis impatiente ! Elle me serre dans ses bras en sautillant.
-Ok tu es encore plus excitée que moi. Oh et tu es ravissante au passage ! Je détaille sa petite robe jaune pâle, asymétrique, un peu grunge ce qui s'accorde parfaitement avec ses espadrilles et ses breloques qui pendent partout autour de son cou, ses poignets et ses oreilles.
-Elle vous plaît ? Demande-t-elle en écartant les bras.
-Elle est originale et tu la porte très bien !
-Je l'ai faite pour l'occasion, j'espère qu'il l'aimera !
-Il va l'adorer j'en suis sure. Es-tu prête ? Je lui désigne la voiture garée à quelques mètres.
-J'ai le trac ! Lâche-t-elle en se tortillant, sa petite besace s'agite contre sa hanche et je ris en voyant ses joues colorées et ses yeux pétillants. Elle est vraiment complètement folle de mon fils et je ne peux que m'en réjouir. Je détesterais qu'elle ne l'apprécie pas à sa juste valeur.
-Ça va aller, ne t'en fais pas, de quoi as-tu peur ?
-Qu'il ait changé, m'explique-t-elle en s'installant sur le siège passager. Il a vécu tellement de choses là-bas, il a rencontré tellement de monde, s'il me trouvait insipide après ça ?
Je me tourne vers elle brusquement.
-Insipide ? Qui pourrait te trouver insipide Alice ? Tu es une jeune femme intelligente, jolie et rayonnante ! Et Jasper est complètement amoureux de toi ! Ne dis pas ça !
Elle hoche la tête comme si elle avait bien compris le message et je reporte mon attention sur la route, démarrant tranquillement, car même si je suis tout aussi impatiente qu'elle, j'évite de trop le montrer, j'ai quand même l'image de la mère de famille responsable à garder et si je me mets dans le même état qu'elle, on va avoir l'air parfaitement ridicules.
Il y a très peu de monde sur la route ce matin-là si bien qu'on arrive à l'aéroport avec une bonne heure d'avance. J'entraîne Alice prendre un café dans un petit bar après avoir checké sur le tableau d'affichage que le vol 2456 en provenance de Miami n'a pas de retard annoncé.
Alice ne parle presque pas et tortille ses doigts entre eux. On a une micro conversation sur ce qu'on a fait cet été. Elle a travaillé dans un magasin de prêt-à-porter pour mettre un peu de beurre dans les épinards comme elle dit et moi je lui dis simplement que j'ai passé quelques jours au lac, ne mentionnant pas volontairement qui m'accompagnait.
Le temps que les passagers récupèrent leurs bagages un petit attroupement s'est formé devant la porte 22, celle où Jasper est censé sortir d'ici quelques minutes. Alice et moi piétinons au milieu des gens, on se dévisse le cou chaque fois que le battant de la double porte s'ouvre.
Même si je repère ses cheveux blonds en premier c'est Alice qui est la première près de lui et surtout la seule à lui sauter au cou comme une perdue pour violer littéralement sa bouche. Je regarde ailleurs jusqu'à ce qui la relâche, j'ai beau me faire à l'idée, j'ai toujours du mal à voir mon bébé peloter une fille.
-Salut M'man ! Sourit-il en venant enfin vers moi, ne lâchant pas sa petite amie pour autant. Son sourire est époustouflant, sa peau halée et ses mèches ont blondi, comme toujours l'été.
-Tu as bonne mine ! Je le serre contre moi et soupire de bien-être, le poids dans mon ventre disparaît enfin totalement et je déglutis pour de bon la petite boule d'angoisse qui s'était formée dans ma gorge il y a deux mois.
-Tu m'as manqué, marmonne-t-il en me serrant un peu plus fort. Je tapote son dos, surprise par la fermeté de ses muscles. Je le relâche et l'observe curieusement.
-T'as grandi et t'as grossi non ?
-Grandi, non ! Rit-il du haut de son mètre quatre-vingt-dix. Comment ai-je pu engendrer un homme si grand ?
-Tu as changé ! dis-je avec certitude mais sans pouvoir mettre réellement des mots là-dessus.
-J'ai grossi oui et j'ai fait beaucoup de sport !
-Mais toi aussi t'as pris un peu non ? Se moque-t-il en pinçant ma taille.
-Pas du tout ! Nie-je en m'éloignant, leur faisant signe de me suivre. J'ai grossi c'est vrai, le régime Edward Cullen est bon pour le moral mais mauvais pour les hanches. Je me remets au jogging dès demain lundi. Mais en attendant, je ne pense à rien d'autre qu'à rentrer à la Bipo et que Jasper nous raconte en long en large et en travers les deux derniers mois passés loin d'ici.
